Monday, March 27, 2017

Initiations tibétaines déviées



« La sottise d'un grand nombre et même de la majorité des hommes, à notre époque surtout, et de plus en plus à mesure que se généralise et s'accentue la déchéance intellectuelle caractéristique de l'ultime période cyclique, est peut-être la chose la plus difficile à supporter qu'il y ait en ce monde. »



René Guénon


« Tandis qu’imperturbablement, écrit Jean Biès, dans une indifférence concertée, l’œuvre de René Guénon retournait de fond en comble les illusions et les mensonges de l’occident, l’énorme majorité des Occidentaux, en dépit d’indices éloquents qui auraient dû tenir lieu d’avertissements, préféraient s’abandonner aux délices de Capoue de la contre-initiation... »



La contre-initiation



De faux instructeurs spirituels, comme Sogyal Rinpoché le gourou nyingmapa de Rigpa, sont généralement des agents, conscients ou inconscients, de la contre-initiation.

Un courant contre-initiatique prétend s'inspirer des enseignements de sages de l'Himalaya et d'ascètes des régions gangétiques. Il dénature et transforme des doctrines traditionnelles en vulgaire produit commercial pour amateurs de spiritualisme exotique. La clientèle qui enrichit les gourous souffre généralement d'un terrible manque de discernement et de la sottise que René Guénon avait du mal à supporter.

Dans son livre, "Initiation et réalisation spirituelle", René Guénon écrit :

« On ne saurait donc trop se tenir en garde contre ces faux instructeurs, qui ne peuvent qu'égarer ceux qui se laissent séduire par eux et qui devront encore s'estimer heureux s'il ne leur arrive rien de plus fâcheux que d'y perdre leur temps ; que d'ailleurs ils ne soient que de simples charlatans, comme il n'y en a que trop actuellement, ou qu'ils s'illusionnent eux-mêmes avant d'illusionner les autres, il va de soi que cela ne change rien aux conséquences, et même en un certain sens, ceux qui sont plus ou moins complètement sincères (car il peut y avoir en cela bien des degrés) n'en sont peut-être encore que plus dangereux par leur inconscience même. Il est à peine besoin d'ajouter que la confusion du psychique et du spirituel, qui est malheureusement si répandue chez nos contemporains et que nous avons dénoncée en maintes occasions, contribue dans une large mesure à rendre possibles les pires méprises à cet égard ; si l'on y joint l'attrait des prétendus « pouvoirs » et le goût des « phénomènes » plus ou moins extraordinaires, qui d'ailleurs s'y associent presque inévitablement, on aura par là une explication assez complète du succès de certains faux instructeurs. »



Les initiations déviées



René Guénon met en garde contre un risque encore plus redoutable. Il dénonce le danger qui vient des représentants d'initiations déviées.

« Du reste, écrit René Guénon, nous pouvons dire tout au moins que les « instructeurs » se rattachant à de telles initiations ont généralement [...] l'habitude de manifester leurs « pouvoirs » psychiques à tout propos et sans aucune raison valable (car nous ne pouvons considérer comme telle celle de s'attirer des disciples ou de les retenir par ce moyen, ce qui est le but qu'ils visent le plus ordinairement)...

Durant des méditations dirigées par Sogyal Rinpoché, les élèves sont priés de fixer les yeux du gourou. Or, l’hypnose est une faculté généralement maîtrisée par les lamas. Un texte majeur du Vajrayana tibétain, le Hevajra Tantra, mentionne plusieurs mantras pour hypnotiser et soumettre autrui à sa volonté. L'expression tibétaine pour désigner les yeux est « la porte d'eau du lointain lasso ». Lasso subtil qui permet à un gourou sans scrupules de fasciner les plus fragiles et de se constituer un cheptel d'ouailles dociles.

Les représentants d'initiations déviées s'efforcent de maîtriser plusieurs pouvoirs occultes. Selon B. Bhattacharya, « Esoteric Buddhism », le bouddhisme tantrique reconnaît huit grands siddhis :

- le pouvoir de vaincre avec une épée magique (khadga) ;

- le pouvoir de découvrir les trésors cachés, grâce à un onguent sur les yeux (añjana) ;

- la faculté de se mouvoir sans être perçu, grâce à un onguent sur les pieds (pâdalaja) ;

- la faculté de disparaître à la vue (antardhâna) ;

- le pouvoir de transmuer les métaux en or, au moyen d’une solution magique (rasarasyana) ou d’acquérir la jeunesse éternelle, l’immortalité : c’est le double objectif de l’alchimie ;

- la faculté d’aller dans le firmament (khecara) ;

- la faculté d’aller n’importe où sur terre en un instant (bhûcara) ;

- la faculté de se rendre dans les enfers, les mondes inférieurs (pâtâla).


Sogyal Rinpoché adepte de la folle sagesse


« En novembre 1994, en Californie, Sogyal Rinpoché fait l'objet d'une plainte pour « mauvais traitements physiques, psychiques et sexuels » déposée par une personne sous le pseudonyme de Janice Doe. La procédure judiciaire se termine en décembre 1995 par un règlement financier à l'amiable et la non communication des détails de l'affaire au public.

Cette même année, le 14e dalaï-lama avait donné sa bénédiction à la campagne menée par des disciples féminins de Sogyal Rinpoché accusant celui-ci de comportement sexuel abusif, tandis que le secrétaire du dalaï-lama, avait déclaré que ce qu'avaient vécu certaines de ces étudiantes était terrible et regrettable. Selon le dalaï-lama, si des maîtres occidentaux ou orientaux avaient un comportement répréhensible, leurs disciples devaient les dénoncer, si nécessaire en citant leur nom dans les journaux. [...]

En mai 2011, l'émission Sex scandals in religion (« scandales sexuels dans la religion »), dont le troisième épisode In the name of enlightenment (« Au nom de l'éveil »), incrimine Sogyal Rinpoché.

En 2011, Elodie Emery, journaliste à Marianne, dénonce, les dérives de Sogyal Rinpoché, parmi lesquelles, les humiliations publiques de ses collaborateurs, des plaisanteries racistes et le fait qu'il n'hésite pas à prononcer « Heil Hitler » en public. […]

Pour Olivier Raurich, bras droit et traducteur de Sogyal Rinpoché pendant 30 ans, ainsi qu'ancien directeur de Rigpa France, Sogyal Rinpoché « aime le luxe, la mode, les films américains violents ; l'écologie et les questions sociales ne l'intéressent pas du tout. ».

En 2016, Marion Dapsance, anthropologue des religions, relate les dérives du bouddhisme dans un livre intitulé "Les Dévots du bouddhisme". Elle y brosse un portait de Sogyal Rinpoché qui tranche avec l'aura quasi-divine dont il jouit aux yeux de ses disciples. Elle voit en lui un « enfant » ultra-matérialiste gérant Rigpa comme une multinationale, chaque retraite vouée à l'apprentissage dans un centre coûtant plusieurs centaines d'euros, et une partie du travail sur soi consistant à satisfaire les besoins du maître (en anglais "lama care")...

D'après un article de Wikipédia.



Un nyingmapa nommé Matthieu Ricard


Matthieu Ricard est-il solidaire de Sogyal Rinpoché, un frère d'initiation ?

Comme Sogyal Rinpoché, Matthieu Ricard fut initié par Dilgo Khyentse, un lama magicien de la secte des nyingmapas.

Matthieu Ricard est-il secrètement adepte de la folle sagesse à l'instar de Chögyam Trungpa, Sogyal Rinpoché, Drukpa Kunley, un lama lubrique et occasionnellement tueur ? La folle sagesse justifie les pires excès des faux instructeurs spirituels et des lamas dégénérés.


Secrètes perversions



Moine nyingmapa depuis de nombreuses années, Matthieu Ricard n'ignore pas les traditions secrètes du Vajrayana. Traditions qui, de Dilgo Kientsé à Padmasambhava en passant par Longchenpa, n'écartent pas le jyorwa (sbyor-ba) ou yoga sexuel.

Fondateur de la secte nyingma et propagateur du bouddhisme magique au Tibet, Padmasambhava, le maître avec qui Matthieu Ricard s'identifie quotidiennement durant la pratique du Gourou Yoga, avait un grand appétit sexuel et ne pouvait pas se contenter d'une seule épouse.

Dans le Vajrayana, la sexualité est une véritable obsession. Obsession que l'on dissimule aux profanes, mais qui se libère dans des textes réservés aux initiés. Ces textes sacralisent les obscénités et toutes sortes de perversions sexuelles. « Dans le Chandamaharosana tantra par exemple, l’amant avale avec une avidité joyeuse le liquide qui suinte du vagin et de l’anus de l’amante et goûte sans nausée ses excréments, son mucus nasal et les restes de nourriture qu’elle a vomi sur le plancher. Le spectre complet des déviances sexuelles est présent, même si c’est sous la forme du rite. » (www.trimondi) 



Extrait du Tantra de Chandamaharosana :




Pour parvenir à l’état de Bouddha, 

prenez refuge dans la vulve d’une femme... 

« Quand j’enseigne de renoncer à l’union sexuelle, c’est pour que les êtres faibles du monde l’abandonnent. J’enseigne tout ce qui aide les êtres du monde à mûrir.

Dans tous les discours et textes Abhidharma, les femmes sont dénigrées. Cela s’adresse à des disciples de faibles capacités. La vérité profonde est enseignée secrètement.

Pourquoi les premiers disciples et certains autres ont-ils calomnié les femmes ?

Le Seigneur Bouddha répondit :

« Cela est fréquent chez les nouveaux disciples, comme pour d’autres qui vivent au royaume du désir sans connaître le chemin de la Libération qui repose sur les femmes et qui permet de tout obtenir. »

C’est avec son épouse Gopa que le Bouddha fit l’expérience de l’extase en unissant le sceptre de diamant et le lotus. Sans cette expérience, il n’aurait pas atteint l’Eveil.

La pratique de l’Eveil ne s’accomplira pas par ascétisme.

Aussi longtemps que l’esprit n’est pas purifié, on ne porte pas de fruit et on est enchaîné par l’ignorance.

Celui qui, éprouvant du désir, réprime le désir, vit le mensonge. Ce mensonge est un péché qui mène en enfer... […]

Pour parvenir à l’état de Bouddha, prenez refuge dans la vulve d’une femme de valeur. »



Tantra de Chandamaharosana.




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