Wednesday, March 29, 2017

Les nuits secrètes des pagodes et des gompas

Sodomie, flagellation, zoophilie, sadisme...




Les sculptures des pagodes de la vallée de Katmandou obsèdent-elles les gourous lamaïstes ?


« Des couples, voire des trios s'enlacent amoureusement dans les positions les plus invraisemblables. Ils copulent de face, de dos, même de profil : un assistant parfois encourage les amants de ses caresses ou même s'associe à leurs jeux par sodomie, fellation ou même flagellation.

Là une jeune fille se laisse couvrir amoureusement par un cheval, une autre copule avec un chien, ailleurs une femme les jambes écartées, relevées jusqu'aux épaules, exhibe avec impudeur sa vulve que ses mains ouvrent largement.

Deux femmes sont assises à côté d'un homme, l'une le nourrit, l'autre le masturbe, plusieurs personnages s'unissent dans des positions complexes, un homme avec plusieurs femmes ou des hommes avec une seule femme, des groupes se livrent à des pratiques d'un sadisme exacerbé, un religieux à chignon et longue barbe s'apprête à pratiquer le coït avec une jeune fille. »

"Tantra, théologie de l'amour et de la liberté" est 
l’œuvre de deux passionnés des secrets sulfureux du bouddhisme, Eric Chazot et François Guenet. 

En 2015, Eric Chazot a fait connaître les pratiques secrètes du "Tantra de Chandamahârosana", le livre de chevet des bouddhistes adeptes des perversions « dharmiques ».


Dans le "Chandamaharosana tantra", « l’amant avale avec une avidité joyeuse le liquide qui suinte du vagin et de l’anus de l’amante et goûte sans nausée ses excréments, son mucus nasal et les restes de nourriture qu’elle a vomi sur le plancher. Le spectre complet des déviances sexuelles est présent, même si c’est sous la forme du rite. » (www.trimondi)



Monday, March 27, 2017

Initiations tibétaines déviées



« La sottise d'un grand nombre et même de la majorité des hommes, à notre époque surtout, et de plus en plus à mesure que se généralise et s'accentue la déchéance intellectuelle caractéristique de l'ultime période cyclique, est peut-être la chose la plus difficile à supporter qu'il y ait en ce monde. »



René Guénon


« Tandis qu’imperturbablement, écrit Jean Biès, dans une indifférence concertée, l’œuvre de René Guénon retournait de fond en comble les illusions et les mensonges de l’occident, l’énorme majorité des Occidentaux, en dépit d’indices éloquents qui auraient dû tenir lieu d’avertissements, préféraient s’abandonner aux délices de Capoue de la contre-initiation... »



La contre-initiation



De faux instructeurs spirituels, comme Sogyal Rinpoché le gourou nyingmapa de Rigpa, sont généralement des agents, conscients ou inconscients, de la contre-initiation.

Un courant contre-initiatique prétend s'inspirer des enseignements de sages de l'Himalaya et d'ascètes des régions gangétiques. Il dénature et transforme des doctrines traditionnelles en vulgaire produit commercial pour amateurs de spiritualisme exotique. La clientèle qui enrichit les gourous souffre généralement d'un terrible manque de discernement et de la sottise que René Guénon avait du mal à supporter.

Dans son livre, "Initiation et réalisation spirituelle", René Guénon écrit :

« On ne saurait donc trop se tenir en garde contre ces faux instructeurs, qui ne peuvent qu'égarer ceux qui se laissent séduire par eux et qui devront encore s'estimer heureux s'il ne leur arrive rien de plus fâcheux que d'y perdre leur temps ; que d'ailleurs ils ne soient que de simples charlatans, comme il n'y en a que trop actuellement, ou qu'ils s'illusionnent eux-mêmes avant d'illusionner les autres, il va de soi que cela ne change rien aux conséquences, et même en un certain sens, ceux qui sont plus ou moins complètement sincères (car il peut y avoir en cela bien des degrés) n'en sont peut-être encore que plus dangereux par leur inconscience même. Il est à peine besoin d'ajouter que la confusion du psychique et du spirituel, qui est malheureusement si répandue chez nos contemporains et que nous avons dénoncée en maintes occasions, contribue dans une large mesure à rendre possibles les pires méprises à cet égard ; si l'on y joint l'attrait des prétendus « pouvoirs » et le goût des « phénomènes » plus ou moins extraordinaires, qui d'ailleurs s'y associent presque inévitablement, on aura par là une explication assez complète du succès de certains faux instructeurs. »



Les initiations déviées



René Guénon met en garde contre un risque encore plus redoutable. Il dénonce le danger qui vient des représentants d'initiations déviées.

« Du reste, écrit René Guénon, nous pouvons dire tout au moins que les « instructeurs » se rattachant à de telles initiations ont généralement [...] l'habitude de manifester leurs « pouvoirs » psychiques à tout propos et sans aucune raison valable (car nous ne pouvons considérer comme telle celle de s'attirer des disciples ou de les retenir par ce moyen, ce qui est le but qu'ils visent le plus ordinairement)...

Durant des méditations dirigées par Sogyal Rinpoché, les élèves sont priés de fixer les yeux du gourou. Or, l’hypnose est une faculté généralement maîtrisée par les lamas. Un texte majeur du Vajrayana tibétain, le Hevajra Tantra, mentionne plusieurs mantras pour hypnotiser et soumettre autrui à sa volonté. L'expression tibétaine pour désigner les yeux est « la porte d'eau du lointain lasso ». Lasso subtil qui permet à un gourou sans scrupules de fasciner les plus fragiles et de se constituer un cheptel d'ouailles dociles.

Les représentants d'initiations déviées s'efforcent de maîtriser plusieurs pouvoirs occultes. Selon B. Bhattacharya, « Esoteric Buddhism », le bouddhisme tantrique reconnaît huit grands siddhis :

- le pouvoir de vaincre avec une épée magique (khadga) ;

- le pouvoir de découvrir les trésors cachés, grâce à un onguent sur les yeux (añjana) ;

- la faculté de se mouvoir sans être perçu, grâce à un onguent sur les pieds (pâdalaja) ;

- la faculté de disparaître à la vue (antardhâna) ;

- le pouvoir de transmuer les métaux en or, au moyen d’une solution magique (rasarasyana) ou d’acquérir la jeunesse éternelle, l’immortalité : c’est le double objectif de l’alchimie ;

- la faculté d’aller dans le firmament (khecara) ;

- la faculté d’aller n’importe où sur terre en un instant (bhûcara) ;

- la faculté de se rendre dans les enfers, les mondes inférieurs (pâtâla).


Sogyal Rinpoché adepte de la folle sagesse


« En novembre 1994, en Californie, Sogyal Rinpoché fait l'objet d'une plainte pour « mauvais traitements physiques, psychiques et sexuels » déposée par une personne sous le pseudonyme de Janice Doe. La procédure judiciaire se termine en décembre 1995 par un règlement financier à l'amiable et la non communication des détails de l'affaire au public.

Cette même année, le 14e dalaï-lama avait donné sa bénédiction à la campagne menée par des disciples féminins de Sogyal Rinpoché accusant celui-ci de comportement sexuel abusif, tandis que le secrétaire du dalaï-lama, avait déclaré que ce qu'avaient vécu certaines de ces étudiantes était terrible et regrettable. Selon le dalaï-lama, si des maîtres occidentaux ou orientaux avaient un comportement répréhensible, leurs disciples devaient les dénoncer, si nécessaire en citant leur nom dans les journaux. [...]

En mai 2011, l'émission Sex scandals in religion (« scandales sexuels dans la religion »), dont le troisième épisode In the name of enlightenment (« Au nom de l'éveil »), incrimine Sogyal Rinpoché.

En 2011, Elodie Emery, journaliste à Marianne, dénonce, les dérives de Sogyal Rinpoché, parmi lesquelles, les humiliations publiques de ses collaborateurs, des plaisanteries racistes et le fait qu'il n'hésite pas à prononcer « Heil Hitler » en public. […]

Pour Olivier Raurich, bras droit et traducteur de Sogyal Rinpoché pendant 30 ans, ainsi qu'ancien directeur de Rigpa France, Sogyal Rinpoché « aime le luxe, la mode, les films américains violents ; l'écologie et les questions sociales ne l'intéressent pas du tout. ».

En 2016, Marion Dapsance, anthropologue des religions, relate les dérives du bouddhisme dans un livre intitulé "Les Dévots du bouddhisme". Elle y brosse un portait de Sogyal Rinpoché qui tranche avec l'aura quasi-divine dont il jouit aux yeux de ses disciples. Elle voit en lui un « enfant » ultra-matérialiste gérant Rigpa comme une multinationale, chaque retraite vouée à l'apprentissage dans un centre coûtant plusieurs centaines d'euros, et une partie du travail sur soi consistant à satisfaire les besoins du maître (en anglais "lama care")...

D'après un article de Wikipédia.



Un nyingmapa nommé Matthieu Ricard


Matthieu Ricard est-il solidaire de Sogyal Rinpoché, un frère d'initiation ?

Comme Sogyal Rinpoché, Matthieu Ricard fut initié par Dilgo Khyentse, un lama magicien de la secte des nyingmapas.

Matthieu Ricard est-il secrètement adepte de la folle sagesse à l'instar de Chögyam Trungpa, Sogyal Rinpoché, Drukpa Kunley, un lama lubrique et occasionnellement tueur ? La folle sagesse justifie les pires excès des faux instructeurs spirituels et des lamas dégénérés.


Secrètes perversions



Moine nyingmapa depuis de nombreuses années, Matthieu Ricard n'ignore pas les traditions secrètes du Vajrayana. Traditions qui, de Dilgo Kientsé à Padmasambhava en passant par Longchenpa, n'écartent pas le jyorwa (sbyor-ba) ou yoga sexuel.

Fondateur de la secte nyingma et propagateur du bouddhisme magique au Tibet, Padmasambhava, le maître avec qui Matthieu Ricard s'identifie quotidiennement durant la pratique du Gourou Yoga, avait un grand appétit sexuel et ne pouvait pas se contenter d'une seule épouse.

Dans le Vajrayana, la sexualité est une véritable obsession. Obsession que l'on dissimule aux profanes, mais qui se libère dans des textes réservés aux initiés. Ces textes sacralisent les obscénités et toutes sortes de perversions sexuelles. « Dans le Chandamaharosana tantra par exemple, l’amant avale avec une avidité joyeuse le liquide qui suinte du vagin et de l’anus de l’amante et goûte sans nausée ses excréments, son mucus nasal et les restes de nourriture qu’elle a vomi sur le plancher. Le spectre complet des déviances sexuelles est présent, même si c’est sous la forme du rite. » (www.trimondi) 



Extrait du Tantra de Chandamaharosana :




Pour parvenir à l’état de Bouddha, 

prenez refuge dans la vulve d’une femme... 

« Quand j’enseigne de renoncer à l’union sexuelle, c’est pour que les êtres faibles du monde l’abandonnent. J’enseigne tout ce qui aide les êtres du monde à mûrir.

Dans tous les discours et textes Abhidharma, les femmes sont dénigrées. Cela s’adresse à des disciples de faibles capacités. La vérité profonde est enseignée secrètement.

Pourquoi les premiers disciples et certains autres ont-ils calomnié les femmes ?

Le Seigneur Bouddha répondit :

« Cela est fréquent chez les nouveaux disciples, comme pour d’autres qui vivent au royaume du désir sans connaître le chemin de la Libération qui repose sur les femmes et qui permet de tout obtenir. »

C’est avec son épouse Gopa que le Bouddha fit l’expérience de l’extase en unissant le sceptre de diamant et le lotus. Sans cette expérience, il n’aurait pas atteint l’Eveil.

La pratique de l’Eveil ne s’accomplira pas par ascétisme.

Aussi longtemps que l’esprit n’est pas purifié, on ne porte pas de fruit et on est enchaîné par l’ignorance.

Celui qui, éprouvant du désir, réprime le désir, vit le mensonge. Ce mensonge est un péché qui mène en enfer... […]

Pour parvenir à l’état de Bouddha, prenez refuge dans la vulve d’une femme de valeur. »



Tantra de Chandamaharosana.




Monday, March 20, 2017

La tradition contemplative de Saint Michel du Var



A Saint Michel du Var, il est possible d'apprendre les techniques psycho-physiques employées par les hésychastes. 

« Il faut se souvenir, écrit Jean-Yves Leloup, que ces exercices ne doivent être utilisés qu’avec la plus grande discrétion car ils peuvent être dangereux si on les accomplit mal. En eux-mêmes ils reposent sur un principe anthropologique sûr et solide : l’unité du composé humain, corps et âme, et sur le fait que, par conséquent, le corps a un rôle positif à jouer dans la prière, mais les auteurs orthodoxes insistent pour que ceux qui pratiquent ces méthodes se placent sous la direction constante d’un père spirituel expérimenté. »

Mieux vaut dire que Dieu n’existe pas que de projeter dans l’infini nos manques et nos fantasmes... […]

« Dostoïevski, dans le même esprit, dira qu’un athée est quelquefois plus proche de Dieu qu’un croyant qui ne fait que répéter les idées et les images qu’on lui a enseignées sur Dieu, et qui se dispense ainsi du vertige qu’on éprouve aux bords des abîmes... quand les « réels apparents » cèdent sous l’analyse du psychiatre ou du physicien et que le monde se révèle plus proche du Rien que du Quelque Chose.

Avoir les pieds sur terre aujourd’hui, c’est savoir qu’on pose les pieds sur un Vide qui n’a que les apparences du solide. La démarche apophatique, dans sa lucidité impitoyable, n’ignore rien de tout cela, et pourtant elle ne conduit nullement à l’absurde ou au nihilisme. Au contraire, son lent travail de déconstruction des idées et des idoles la conduit à l’expérience nue du Réel, à la Divinisation sans illusion de l’homme et du Cosmos, à l’enfance intelligente qui joue — étonnée — avec les éléments spatio-temporels de la « Divine Comédie ». [...]



Une méthode spirituelle et thérapeutique

Le Practikè d’Evagre est un traité de thérapeutique du IVe siècle « dont le but est de permettre à l’homme de connaître sa véritable nature « à l’image et à la ressemblance de Dieu », délivré de toutes ses malformations ou déformations pathologiques.

C’est dans ce sens qu’on pourrait traduire le mot apatheia qu’emploient Evagre et la tradition monastique du désert non par « impassibilité », mais par « état non pathologique » de l’être humain, s’il est vrai que la conversion « consiste à revenir de ce qui est contraire à la nature vers ce qui lui est propre » (saint Jean Damascène).

La practikè est une forme de psychanalyse dans le sens propre du terme : analyse des mouvements de l’âme et du corps, des pulsions, des passions, des pensées qui agitent l’être humain et qui sont à la base de comportements plus ou moins aberrants. Ainsi, l’élément essentiel de la practikè au désert va- t- elle consister dans une analyse et une lutte contre ce qu’Evagre appelle les « logismoi », qu’il faut traduire littéralement par les « pensées ».

Dans la tradition chrétienne, par la suite, on parlera des démons ou des « diabolos » (littéralement, ce qui « divise » (dia) l’homme en lui-même, ce qui le déchire; c’est également l’étymologie du mot hébreu shatan, l’ « obstacle » : ce qui s’oppose à l’unité de l’homme, à l’union avec les autres, à l’union avec Dieu. Il s’agit toujours de la même idée de discerner dans l’homme ce qui fait obstacle à la réalisation de son être véritable, ce qui empêche l’épanouissement de la vie de l’Esprit (du pneuma) dans son être, sa pensée et son agir.

Evagre distingue huit « logismoi » à la racine de nos comportements qui sont huit symptômes d’une maladie de l’esprit ou maladie de l’être qui font que l’homme est « vicié », à côté de lui-même, en état d’« amartia » :

1. La gastrimargia (Jean Cassien traduira directement du grec de spiritu gastrimargiae). Il ne s’agit pas seulement de la gourmandise, mais de toutes formes de pathologie orale.

2. La philarguria (Cassien : de spirituphilarguriae) : non seulement l’ « avarice », mais toutes formes de « constipation » de l’être et de pathologie anale.

3. La porneia (Gassien : de spiritu fomicationis) : non seulement fornication, masturbation, mais toutes formes d’obsessions sexuelles, de déviation ou de compensation de la pulsion génitale.

4. Orgè (Cassien : de spiritu irae) : la colère, pathologie de l’irascible.

5. Lupè (Cassien : de spiritu tristiae) : dépression, tristesse, mélancolie.

6. Acedia (Cassien : de spiritu acediaé) : acédie, dépression à tendance suicidaire, désespoir, pulsion de mort.

7. Kenodoxia (Cassien : de spiritu cenodoxiae) : vaine gloire, inflation de l’ego.

8. Uperèphania (Cassien : de spiritu superbia) : orgueil, paranoïa, délire schizophrénique.

Ces huit symptômes auront une longue histoire — de saint Jean Cassien jusqu’à Grégoire le Grand qui, dans les Moralia, supprime l’acédie, mais introduit l’ « inuidia » (l’envie) et déclare la « superbia » « hors jeu » comme reine des vices, ce qui ramène le chiffre à sept ; ainsi les « huit symptômes » deviendront les « sept péchés capitaux » dont la liste fut répandue par la Contre-Réforme. Le moralisme fera peu à peu oublier le caractère médical de leur analyse, car à l’origine il s’agit bien de l’analyse d’une sorte de cancer psycho-spirituel ou de cancer du libre arbitre qui ronge l’âme et le corps humain et qui détruit son intégrité. Il s’agit en effet d’analyser les influences néfastes qui agissent sur la liberté, « désorientent » l’homme et lui font perdre le sens de sa finalité théanthropique. »

Extraits du livre de Jean-Yves Leloup « Écrits sur l'hésychasme ».


Une tradition contemplative

L'hésychasme (du grec hesychia : paix, silence) est la tradition millénaire qui nous enseigne cet « art des arts » que sont la méditation et la prière dans le christianisme, des pères du désert à nos jours. Jean-Yves Leloup, connu comme "père Jean Séraphin " dans l'orthodoxie, nous transmet ce qu'il a lui-même reçu au mont Athos et durant ses séjours dans les ermitages d'Orient et d'Occident.

Les différentes approches de ces écrits, historique, théologique, leur ouverture sur l'anthropologie comparée et l'apport des témoignages contemporains font de ce livre une introduction sérieuse et vivante à l'esprit et à la pratique de l'hésychasme, tradition encore trop mal connue en Occident, source toujours vive du christianisme, trésor du patrimoine spirituel de l'humanité.

Saturday, March 11, 2017

Chiropractie



Des adeptes du zen animent le site "massage zen thérapie". Ils vantent les bienfaits d'un traitement qui repose essentiellement sur la manipulation des vertèbres. Cette manipulation se nomme la chiropraxie ou chiropractie, elle prétend remédier à la subluxation.


De la chaude-pisse au cancer, à l'origine de toutes les maladies la subluxation 

« D’après les chiropracteurs, la santé est régulée par la circulation d’une énergie vitale nommée « intelligence innée ». Cette énergie vitale passe dans le cerveau puis circule dans tout l’organisme par l’intermédiaire des nerfs liés à la colonne vertébrale et par la moelle épinière. » (www.massage-zen-therapie.com)


Quand une vertèbre quitte de son emplacement, il y a subluxation faisant obstacle à la circulation de l'énergie vitale dans l’organisme. Pour que le malade recouvre la santé, le chiropracteur se livre à des manipulations exercées sur la colonne vertébrale.

Les rayons-X ont démontré que les vertèbres des malades ne sortent pas de leur emplacement. Malgré cela, la plupart des chiropracteurs disent toujours à leurs patients que leur colonne vertébrale est sortie de son alignement et qu’ils vont s’occuper de la remettre en place.

« Les premiers chiropracteurs croyaient que 100% des maladies étaient causées par la subluxation. De nos jours, la plupart des chiropracteurs affirment toujours que les subluxations causent des perturbations du système nerveux, causant maladie et une mauvaise santé. » (http://www.charlatans.info/news/Le-glas-de-la-chiropraxie)


Lire aussi l'article "Attention au piège des manipulations vertébrales" 



Vous, vous avez les moyens de payer une complémentaire santé AXA ! 

« Vous bénéficiez d'un forfait pour les consultations de médecine douce (Ostéopathe, chiropracteur...). » [Contrat Modulango.]

François Fillon est le candidat des assureurs contre la Sécurité sociale.



Friday, March 10, 2017

Quand Deepak Chopra médite



Deepak Chopra, auteur du livre « Les clés spirituelles de la richesse - Vos premiers pas vers la fortune », milite contre l'excès de matérialisme.

Un soir, Chopra méditait dans sa demeure à 2,5 millions de dollars, sa kundalini le fit frissonner. Il éternua et se décolla la rétine du troisième œil.


« Il a expliqué aux journalistes, selon son habituelle façon décousue : « Je perforais l'infini à un niveau atomique, j'allais entrer dans le saut quantique, fusionnant la physique mécanique et le Chi méditatif, lorsque les vibrations devinrent trop fortes, me faisant éternuer de manière extrêmement forte ».

Ses amis et sa famille lui ont conseillé de recevoir un traitement à l'hôpital, mais il dit qu'il allait utiliser la guérison quantique à la place. Big Karma essaye encore de clarifier si une théorie fabriquée peut résoudre une condition médicale fabriquée, mais nous vous tiendrons au courant. »

Source :
 https://fr.sott.net/article/29843-Deepak-Chopra-eternue-il-se-decolle-la-retine-du-troisieme-il



Wednesday, March 08, 2017

Le wahhabisme disséqué : entretien avec Daoud Riffi

Membres de la police religieuse saoudienne, les mutawwain


Les pétrodollars saoudiens auraient-ils réussi à faire du wahhabisme la nouvelle orthodoxie islamique ?

Condamné à ses débuts comme une innovation et une hérésie, souvent confondu avec le salafisme, le wahhabisme saoudien demeure mal connu. Ce qui ne l’empêche pas de susciter la répulsion générale.

Afin d’y voir plus clair, Daoud Riffi, professeur d’histoire et de géographie, chercheur en histoire du monde arabe contemporain, éditeur (éditions Tasnîm) et cofondateur de la librairie militante Lumières d’Orient, revient sur les orig
ines du wahhabisme .

Propos recueillis par Jihâd Gillon


Pouvez-vous évoquer les origines de Abd al-Wahhab et son parcours « intellectuel » ?

Un imam au parcours estudiantin limité

Muhammad Ibn Abd al Wahhab est un imam et prédicateur né en 1703 à ‘Uyayna dans la région du Najd, au cœur de l’Arabie. Le Najd, dépourvu d’intérêt stratégique à l’époque, est alors aux marges de l’Empire ottoman. Il est le fils et le petit-fils de savants ayant fonction de juge pour les oasis de la région. Du fait de son origine familiale il était logique qu’il étudie auprès de oulémas, notamment issus du même milieu hanbalite : comme l’exige la tradition de voyage à des fins de connaissance, il se rend pour cela à La Mecque, Médine et Bassorah, tous proches de son Najd natal. Remarquons d’emblée que son parcours estudiantin est finalement limité. Géographiquement d’abord : il est alors courant pour un tâlib, un étudiant, de parcourir des contrées bien plus grandes – vers Al-Azhar en Égypte, voire la Qarawiyyine marocaine ou encore l’Inde – à la recherche de la science. Qualitativement ensuite : même les hagiographes saoudiens du cheikh wahhabite ne font pas mention de notables ijâzâtes – ces fameuses licences obtenues auprès des maîtres permettant à l’étudiant de transmettre lui-même. Seuls trois savants sont cités par les biographes. Ses environnements géographique et intellectuel furent donc limités à sa région d’origine.

On entend souvent dire que le wahhabisme s’attache à une lecture littérale des textes.

Parler de littéralisme pour cette doctrine est à la fois inexact et périlleux. C’est d’ailleurs un préjugé ayant la vie dure puisque les observateurs européens de l’époque ont déjà l’impression que le wahhabisme est un retour au « mahométisme le plus pur », selon l’expression de l’explorateur William Gifford Palgrave (m. 1888).

Périlleux d’abord : le littéralisme, comme son nom l’indique, implique que l’on s’attache à la lettre même du message. Cela revient à dire que les « non-wahhabites » ne sont pas littéralistes, ne respectant donc pas la lettre du Coran et suivant ainsi leurs interprétations personnelles : c’est exactement le discours que tiennent les wahhabites et on les conforte là dans leurs prétentions à être seuls attachés de manière authentique au message coranique.

La racine du mal : la prétention d'un retour aux sources

Inexact ensuite : le wahhabisme est en réalité une lecture, erronée pour partie et très limitative, d’une certaine variante du hanbalisme. Rappelons que la jurisprudence sunnite est organisée autour de quatre écoles juridiques, dont le hanbalisme. On présente souvent, à tort là aussi, l’école hanbalite comme plus rigoriste que les trois autres – hanafite, malékite, chaféite (renforçant l’idée que le wahhabisme, avatar du hanbalisme, serait un littéralisme). Le savant damascène Ibn Taymiyya (m. 1328), qui a tant fait parler de lui, appartenait à cette école : il sera le modèle d’Ibn Abd al-Wahhab. Ibn Taymiyya a créé la polémique autour de certaines de ses positions, juridiques et théologiques, ce qui lui valut la prison (où il mourra d’ailleurs). Mais malgré ces positions qui attirèrent sur lui les foudres des savants de toutes époques, il resta cependant un savant inscrit dans le cadre de l’islam classique, y compris dans son rapport au soufisme (alors même que ses positions pouvaient être rigides dans ce domaine) : il était d’ailleurs affilié à la confrérie Qadiriyya. Le grand traditionniste (muhaddith) Ibn Hajar al-Asqalani affirme même qu’Ibn Taymiyya, avant sa mort, s’est repenti devant témoin de ses positions, en particulier théologiques.

Toujours est-il qu’Ibn Abd al-Wahhab se rattachera, non à la tradition hanbalite en tant que telle, mais à une certaine lecture qu’il fait d’Ibn Taymiyya, notamment de ses positions problématiques et de sa démarche globale : sa prétention à revenir directement aux Sources islamiques (Coran, Sunna), en dépassant les querelles d’écoles juridiques (d’où l’apparent littéralisme) et en s’opposant ainsi à l’imitation des positions adoptées par celles-ci (al-taqlîd). Ibn Taymiyya sera sa référence, mais le maître damascène était un savant, contrairement à l’« élève » posthume. Le hanbalisme wahhabite est donc doublement limité : c’est un néo-hanbalisme, via un Ibn Taymiyya lui-même revisité. Retour aux sources oblige, Abd al-Wahhab revendiquera également le droit à pratiquer l’ijtihâd (l’interprétation personnelle) dans le domaine juridique, se plaçant ainsi dans la grande tradition des savants majeurs de l’islam, droit que lui dénieront toujours ses opposants.

Cette prétention d’un retour aux sources, au-delà de la vision idéalisée que l’on en a souvent et de son aspect a priori vivifiant, est en réalité la racine du mal et porte en elle les germes de son hétérodoxie. Car ce retour implique nécessairement le rejet des méthodes héritées de la tradition savante des siècles passés, bien qu’Ibn Abd al-Wahhab se soit toujours défendu d’innover, se réclamant ouvertement du hanbalisme. C’est ce rejet de la tradition qui fonde la paradoxale modernité du wahhabisme et portera un coup fatal aux structures socio-intellectuelles du monde musulman, lourd de conséquences aujourd’hui encore.

Sources anti-traditionnelles du wahhabisme 

Le wahhabisme n’est donc pas littéraliste au sens strict – ses partisans interdisent souvent des actes ayant bien un fondement scripturaire – mais il défend une certaine interprétation des Sources qui, pour partie, est anti-traditionnelle, en ce sens qu’elle déroge aux normes fondamentales d’extraction des règles à partir de ces Sources. C’est cette hétérodoxie foncière qui justifiera la violente campagne menée depuis toujours par leurs opposants au sein de la classe des ulémas.


Les savants de l’époque vont s’attacher à réfuter les thèses d’Abd al-Wahhab, qu’ils qualifient d’hérétique.


Oui, à commencer par Sulayman Ibn Abd al-Wahhab, le propre frère du cheikh wahhabite. Cette histoire des réfutations est d’ailleurs encore dans une large mesure à faire, même si Hamadi Redissi, dans son Pacte de Nadjd, en a posé les jalons.

L’opposition savante va essentiellement prendre la forme de fatwa-s et de lettres récapitulant les causes de condamnation de l’agitateur najdite. L’amplitude des réactions – les savants écrivent depuis le Maroc jusqu’en Inde – est liée à une triple cause. D’abord l’agitation wahhabite a lieu en Arabie, à proximité des lieux saints : les pèlerins du monde entier, confrontés aux troubles que le mouvement génère (les wahhabites font notamment le blocus autour de La Mecque et empêchent l’arrivée des pèlerins), annonceront donc la nouvelle dans leurs contrées d’origine. C’est ensuite l’ampleur elle-même des actes commis par les wahhabites qui explique la réaction internationale : destructions de sanctuaires religieux (tombes de saints notamment ; ils vont même tenter de détruire celle du Prophète) ; pillages et massacres ; remise en cause de l’autorité publique (affiliée à l’Empire ottoman) en décidant d’appliquer de facto des sentences (y compris la peine capitale) sans recours aux tribunaux existants, etc.


C’est enfin la stratégie même du prédicateur najdite qui va provoquer les réactions, stratégie qui en dit long sur sa vision du monde musulman et de lui-même. Dans sa prétention à reproduire la geste prophétique, il va envoyer aux chefs religieux des différentes contrées musulmanes des lettres les avertissant de son « message » (à l’instar du Prophète qui avait envoyé des lettres aux dirigeants – non musulmans eux – entourant l’Arabie) et les enjoignant à la conversion. Ce simple acte est une insulte pour les savants puisqu’il place Ibn Abd al-Wahhab dans le sillage du Prophète et eux-mêmes dans celui des souverains non-musulmans de son époque. C’est, en substance, un acte d’excommunication qu’il fait là, ou au minimum une remise en cause de leur orthodoxie.


Les répliques savantes – dont l’intitulé récurrent parle de lui-même : « Réfutation (radd) de l’égaré qui égare… » – tournent généralement autour des mêmes condamnations. Elles accusent Ibn Abd al-Wahhab de bid’a (innovation blâmable), lui reprochent sa pratique injustifiée de l’ijithâd en contradiction flagrante avec les avis juridiques des quatre écoles, son exclusivisme qui impose une doctrine rigide et unique, ses erreurs méthodologiques graves qui conduisent à l’excommunication, son insolence envers le Prophète, son appel injustifié du jihâd et au meurtre de musulmans, etc. À ces condamnations écrites par des savants géographiquement éloignés s’ajoutent le « Radd », la réfutation, du frère d’Ibn Abd al-Wahhab, Sulayman (qui taxe le chef wahhabite d’ignorant et d’incompétent). Relevons enfin celle du savant Ibn Zayni Dahlan (m. 1886), mufti shafiite de la Mecque, auteur entre autres du célèbre « Fitnatu -l wahhabiyya » (« La Sédition wahhabite »). Celui-ci assimile les wahhabites aux kharijites évoqués par le Prophète de l’Islam dans un fameux hadîth (« Ils sont sortis de l’islam plus vite que la flèche ne sort de l’arc »). Les kharijites sont dans l’histoire musulmane le symbole de la sédition hérétique et de la violence aveugle : l’assimilation des wahhabites à ce groupe sera une constante jusqu’aujourd’hui. À cela s’ajoute, dans beaucoup de critiques faites au mouvement, l’évocation de dits prophétiques condamnant le Najd comme le lieu d’où doivent surgir troubles, séditions et faux prophètes.


Sur quoi se fonde cette pratique, particulière au wahhabisme, de l’excommunication, du takfir ?


Cette tendance à l’excommunication (plus ou moins forte selon les tendances internes à ce mouvement) repose sur deux innovations.

La première innovation, dans le domaine théologique, est initiée par Ibn Taymiyya mais Ibn Abd al-Wahhab la reprendra à son actif. Elle consiste en une subdivision du credo musulman – al tawhîd, l’unicité divine – en deux éléments à observer : la proclamation de l’unicité divine en sa qualité de seigneurie (tawhîd al-rububiyya) et en sa qualité de divinité (tawhîd al-ulûhiyya). Concrètement, et pour résumer, il est possible, selon les wahhabites, de reconnaître la souveraineté divine tout en restant polythéiste car on commet un acte qui relève de la divinisation d’une créature : ils visent ici ceux qui recherchent l’intercession des saints. Cette subdivision, condamnée par de grands savants, tel l’azharite Yusuf al-Djiwi (m. 1946), va contribuer à exclure de l’islam toute une partie des musulmans.

Deuxième innovation, liée à la précédente, dans le domaine juridique : la confusion dans le statut des actes. Là aussi le reproche sera fait par les savants du vivant même d’Ibn Abd al-Wahhab : les wahhabites confondent en effet dans leurs jugements ce qui relève de l’orthopraxie – les questions de fiqh – et ce qui relève de l’orthodoxie – le credo. En droit sunnite, le musulman qui pèche ou qui pratique de manière incorrecte un rite pourra être considéré tantôt comme pécheur, tantôt comme innovateur. Aux yeux du wahhabisme par contre il pourra entrer dans la catégorie du renégat, du kâfir. Cette grave erreur – symptôme d’incompétence foncière d’Ibn Abd al-Wahhab pour les oulémas – aura concrètement des conséquences dramatiques dès l’époque, en particulier dans la véritable guerre qu’Ibn Abd al-Wahhab va mener contre le soufisme et les pratiques populaires associées, à tort ou à raison, au soufisme.

Ces pratiques consistent souvent, entre autres, en la visite faite aux tombes de saints défunts dans l’espoir de s’exposer à leur baraka, bénédiction, ou d’obtenir leur intercession (al-tawassul). Si des controverses entre savants ont toujours existé concernant le statut de l’intercession – on trouve des arguments des deux côtés et des grandes autorités pour ou contre – elles vont prendre un nouveau statut avec le wahhabisme. Alors que les savants du passé qui jugeaient ces pratiques répréhensibles les faisaient entrer dans la catégorie du harâm ou du makrouh – l’interdit ou la forte réprobation – pour Ibn Abd al-Wahhab il s’agit de shirk, d’associationnisme, faisant donc sortir la personne ipso facto de l’islam. La recherche d’intercession, de baraka, etc., ne relève alors plus des questions de fiqh, mais désormais de credo. Ajoutons à cela le fait qu’Ibn Abd al-Wahhab s’arroge le droit de juger, d’appliquer des sentences et de proclamer le jihâd – surtout depuis son alliance avec le chef des Saoud, Muhammad Ibn Saoud (m. 1765) – et l’on devinera les conséquences d’une telle idéologie d’excommunication : les wahhabites déclareront licites de tuer les musulmans, renégats selon eux, dans ce qu’ils estiment être un nouveau jihâd. On mesure la terrible actualité de cette histoire, même si les mouvements takfiristes actuels ont donné un aboutissement encore plus extrême à cette idéologie.


La fin de la seconde Guerre mondiale marque pour vous le début d’une seconde phase du wahhabisme, avec l’entrée de l’Arabie saoudite sur la scène internationale.


Oui en effet. Historiquement on peut dire que le wahhabisme a été renforcé par deux alliances : celle entre Ibn Abd al-Wahhab et Muhammad Ibn Saoud d’une part et celle entre Franklin D. Roosevelt et Abd al-Aziz Ibn Saoud d’autre part.

La première alliance, en 1745, avait assuré à la doctrine religieuse un bras armé dont la fonction était d’incarner la force politique et militaire du wahhabisme, ce dernier étant strictement religieux. D’où les deux dynasties structurant jusqu’à aujourd’hui l’Arabie saoudite : les Ahl al-Shaykh, élite religieuse descendante d’Ibn Abd al Wahhab, et celle des Saoud, la monarchie au pouvoir.

L'alliance américano-saoudienne 

La seconde alliance, entre le président américain et le roi saoudien en 1945, aura pour conséquence la pérennisation de ce pouvoir par un double élément. D’abord l’Arabie saoudite sort de la sphère d’influence britannique pour rejoindre celle des États-Unis ; rappelons-nous que les chefs arabes s’étaient alliés à l’Angleterre contre l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale. Avec
l’alliance américano-saoudienne, les Saoud s’assurent la protection de la future première puissance mondiale.

Ensuite, avec la découverte du pétrole, cette alliance va devenir un partenariat économique durable, achevant l’impunité saoudienne à tous les niveaux. Protection politique, puissance économique : l’Arabie saoudite est durablement installée comme un État respectable à part entière. Ce que montrent tout récemment encore les contrats de dix milliards d’euros signés à Riyad par Manuel Valls, si « regardant » pourtant sur la question de l’islam en France…


Les autorités saoudiennes se défendent en arguant que le wahhabisme fait partie de leur tradition. C’est pourtant un mouvement religieux bien peu traditionnel.



Avec le wahhabisme nous sommes dans le cadre de ce que l’on peut appeler « l’invention d’une tradition », pour reprendre une expression de l’historien Eric Hobsbawm. En effet, comme expliqué précédemment1, le wahhabisme, dès son origine, entre en rupture avec une tradition islamique pluriséculaire.

Pour comprendre cela il faut revenir sur ce qui constitue La tradition à l’époque, c’est à dire l’orthodoxie sunnite héritée (ahl al-sunna wa al-jamâ’a). Celle-ci se concentre autour de trois éléments qui englobent l’entièreté de la vie religieuse du croyant : la foi, le droit, la spiritualité.


La « sortie » de la tradition du wahhabisme

Ces trois domaines trouvent leurs sources dans le fameux « hadith Jibril », ainsi nommé car il narre un dialogue entre le Prophète et l’ange Gabriel (Jibrîl en arabe), qui prit apparence humaine pour l’occasion. Parmi les questions posées par l’ange au Prophète on retiendra les « qu’est-ce que al-îmân [la foi], al-islâm (la soumission à Dieu) et al-ihsân [l’excellence] ? ». Ces trois éléments fondamentaux donneront naissance aux trois grands domaines de la connaissance en islam, avec chacun sa méthodologie, ses grandes autorités et son vocabulaire spécifique : la théologie (îmân) avec ses trois écoles ; le droit (islâm) avec ses quatre écoles ; la spiritualité (ihsân) avec ses « écoles » que sont les confréries soufies. La « sortie » de la tradition opérée par le wahhabisme aura lieu dans ces trois domaines fondamentaux : par leur critique des interprétations du dogme faites par les écoles théologiques (les wahhabites auront une tendance marquée à l’anthropomorphisme) ; par leur relativisation, voire leur condamnation, des écoles juridiques (madhab-s) ; par leur détestation de toutes les confréries soufies.

La propagande mondiale 

Une fois l’Arabie conquise, en 1925, le travail conjugué du pouvoir politique (renforcé par les pétrodollars) et religieux (avec la dynastie des Ahl al-Shaykh) sera de normaliser le wahhabisme et de convaincre qu’il n’est pas une innovation mais bien l’islam des salaf-s, des premières générations de l’islam : le « salafisme ». Pour cela le royaume wahhabite va étendre sa propagande : par le financement de fondations religieuses dans le monde et d’ouvrages dans toutes les langues ; par la diffusion du message auprès des pèlerins (qui reviennent très souvent avec des livrets wahhabites) ; par la création d’universités qui copieront les modèles préexistants, en particulier celui d’al-Azhar en Égypte. Ces universités, au mode de fonctionnement moderne, sont aujourd’hui encore un outil majeur dans la « wahhabisation » du monde musulman.

Car il faut insister là-dessus : il n’y avait aucune tradition de ‘ilm, de connaissance religieuse forte, dans l’Arabie centrale avant Ibn Abd al-Wahhab. Les historiens et biographes arabes du XIXe siècle comme les chercheurs occidentaux actuels s’accordent pour dire qu’il n’y a pas à l’époque de filiation intellectuelle reliant le Najd à la grande tradition hanbalite médiévale de Syrie ou d’Irak. Pour reprendre l’expression du chercheur Nabil Mouline, Ibn Abd al-Wahhab était « l’homme de quelques livres ». Les étudiants najdites d’alors étaient contraints de voyager pour étudier car il n’y avait pas de savants faisant autorité dans leur région. Entendons « savants » au sens d’hommes de sciences transmetteurs de sanad-s, ces chaînes de transmission qui seules accordent une légitimité au savant. Fait notable : jusqu’au début du XXe siècle les biographes officiels du prédicateur najdite ne chercheront pas à éluder cette absence de légitimité scientifique. L’unique bagage intellectuel livresque d’Ibn Abd al Wahhab, le couple « Ibn Taymiyya-Ibn al-Qayyim » (élève du premier), était parfaitement assumé. Il faudra attendre la prise de pouvoir définitive des Saoud en Arabie, en 1925, pour que l’on commence à chercher une légitimité plus ancienne. C’est à ce moment que commence l’invention de la tradition.

Dans Les Clercs de l’Islam, Nabil Mouline montre bien comment s’est élaborée cette orthodoxie wahhabite, par une institutionnalisation artificielle de la secte d’hier. Les oulémas-historiens officiels vont construire de toute pièce un passé intellectuel au Najd, forgeant des sanad-s sans preuve scripturaire. C’est le cas par exemple des travaux du cheikh Abdallah Bassam, contraint de s’appuyer sur des récits populaires évoquant des miracles pour justifier les incohérences historiques de son travail, un comble pour des hommes qui détestent l’évocation de récits surnaturels ! Parallèlement est élaborée une pseudo-histoire : celle d’un monde musulman, en particulier l’Arabie, où les populations seraient retombées dans un paganisme pire que celui de la Jahiliyya, l’anté-islam. Les élites n’auraient été quant à elles que composées de « savants-ignorants », imitateurs des erreurs juridiques passées et de soufis innovateurs. Le salut ne serait donc dû qu’à la doctrine d’Ibn Abd al-Wahhab et à l’épée des Saoud. La tradition est désormais inventée.


Par quels processus ce wahhabisme est-il en train de s’imposer comme l’islam orthodoxe ?


Il y a plusieurs causes à cette « réhabilitation de l’hérésie », selon l’expression de Hamadi Rédissi.

D’une part nous avons vu que, pétrodollars et contrôle des Lieux saints aidant, l’Arabie saoudite avait tous les moyens pour étendre sa propagande : par l’aide financière apportée à l’édition d’ouvrages, la construction de mosquées et de centres islamiques partout dans le monde.

Un second élément sera déterminant dans l’audience sans cesse accrue des idées wahhabites : la destruction des structures socio-culturelles des sociétés musulmanes. Ici le rôle de la colonisation sera central notamment dans les colonies françaises. Pour résumer, on peut dire que la colonisation crée deux ruptures. D’abord, en s’appuyant sur certains acteurs officiels de l’islam institutionnel (oulémas, chef de confréries…), les autorités coloniales vont alimenter les préjugés véhiculés par les intellectuels partisans d’une réforme de l’Islam. Ces préjugés font des savants officiels et des confréries soufies des relais coloniaux et la source d’abrutissement des populations. Les conséquences de la stratégie coloniale seront dramatiques : cela va définitivement discréditer les institutions religieuses traditionnelles, perçues comme collaborationnistes2, ouvrant ainsi la porte à de nouveaux acteurs qui véhiculeront les idées wahhabites. Deuxième rupture : la colonisation achève le processus de pénétration de la modernité en pays de l’Islam – modernité portant en elle les germes de destruction de la tradition.

Modernisation des sociétés et évacuation des anciennes élites traditionnelles laisseront le terrain libre à une figure inédite qui deviendra centrale dans le paysage islamique et dans sa « wahhabisation » : l’intellectuel (muthaqqaf). Ce muthaqqaf est un « touche à tout » : tantôt journaliste, tantôt écrivain, tantôt penseur, tantôt militant politique. Il va progressivement remplacer le savant. Il serait trop long de relever ici l’importance que ces intellectuels vont avoir dans l’introduction du wahhabisme dans la sphère de l’orthodoxie, mais notons simplement que ceux-ci vont jouer un rôle majeur dans les mouvements indépendantistes qui prendront le pouvoir après la colonisation. À l’indépendance c’est leur vision de l’islam qui sera très largement promue : en particulier la relativisation de l’héritage juridique traditionnel et la détestation du soufisme (notamment populaire). Ils participeront à la construction de l’histoire mythologique dont je parlais, où l’islam traditionnel sera présenté comme la source de la déchéance du monde musulman et de son « retard » dans son « développement » face à l’Occident. Le « progrès », en particulier technique, deviendra l’obsession des intellectuels du monde arabe, au moment même où, en Europe, des voix se font entendre pour dénoncer les dérives de la modernité… mais cela est une autre histoire.

Source : http://www.querellesdorient.fr/le-wahhabisme-disseque-entretien-avec-daoud-riffi-22/


Tuesday, March 07, 2017

Sainte Alpais et l'Abhidharma

Photographié devant une statue du Bouddha, Eric Dubay défend la théorie de la Terre plate. 


Sainte Alpais est la sainte patronne des cosmonautes. Les textes qui relatent les expériences mystiques de la sainte impressionnent tous ceux qui les lisent, notamment les spationautes. En effet dans ses extases, Sainte Alpais s'élevait au dessus de la terre qu'elle voyait comme un boule suspendue au milieu d'une mer d'azur (l'ozone)... Elle décrivait l’univers : « qui a la forme circulaire et sphérique ». Et, contrairement aux croyances médiévales, elle affirmait que le soleil est plus grand que la Terre. Elle disait aussi, la Terre est « un globe au milieu des ténèbres » (l'obscurité de l'immensité sidérale)... 

Pour en savoir plus, lire le livre de Jean Larcena, « Sainte Alpais, la lépreuse de Dieu ». 

De leur côté, des lamas tibétains et leurs disciples lobotomisés soutiennent les doctrines de l'Abhidharma et le dogme de la Terre plate.

Eric Dubay défend la théorie de la Terre plate dans son livre « The Flat-Earth Conspiracy ». L'auteur est un provocateur, voire un agent du système, ses thèses conspirationnistes aberrantes ne visent qu'a discréditer la véritable dissidence qui dénonce les mensonges médiatiques et le complot oligarchique.

Des sites diffusent des informations et des enquêtes à contre-courant des tendances dominantes. Quand ces sites révèlent les machinations des réseaux occultes et des oligarchies politico-financières, les chiens de garde du système et les inquisiteurs du Web (Conspiracy Watch, Décodex, etc.) les estampillent de l'infamant terme de « complotistes ». 


Mais tourner en ridicule la dissidence « conspirationniste » est une stratégie beaucoup plus efficace que toutes les excommunications des Torquemada d'Internet. 

Eric Dubay excelle dans son rôle de faux conspirationniste et de vrai pitre.


Pour en savoir plus sur Eric Dubay :





La cosmologie de l'Abhidharma est toujours enseignée par les lamas tibétains :



Au centre de la Terre se trouve le mont Sumeru (qu'on appelle aujourd'hui le mont Kailash), vénéré des hindous, bouddhistes, jaïns et böns. Le mont Sumeru est la montagne mythique considérée comme l'axe du monde.