Thursday, March 24, 2016

Influences shivaïtes dans le Vajrayana



"On a de bonnes raisons de penser que les adeptes du Véhicule de Diamant (Vajrayana) furent en relation avec des groupes similaires d’inspiration shivaïte. Cela n’a rien d’étonnant, bouddhisme et hindouistes vivaient côte à côte, souvent patronnés les uns et les autres par un même souverain. Des emprunts mutuels n’ont pu manquer de se produire.

Les siddha sont issus d’un milieu de yogis vivant sur les cimetières, les terrains de crémation de cadavres, d’une manière analogue à celle de certains ascètes shivaïtes, tels les Kapalika ,« Ceux aux crânes », ou Mahavratadhara, « porteurs du grand vœu », et les Kalamukha, dont les mœurs étaient singulières, contraires à toute bienséance. Ils s’ornaient de colliers ou de tabliers faits d’ossements, buvaient de l’alcool dans des crânes, se nourrissaient de mets répugnants et pratiquaient même dit-on, des sacrifices humains, ainsi que la mystique érotique et la magie.

Deux siddha, Tilopa et Naropa sont à l’origine de l’école tibétaine des Kagyupa. Naropa fut initié par Tilopa au KALACHAKRA TANTRA dans un cimetière. Lui-même eut pour principal disciple le Tibétain Marpa, dit le Traducteur, lequel initia par la suite le grand poète mystique Milarépa (« l’Homme vêtu de coton », qui s’infligea une rigoureuse ascèse, après une jeunesse orageuse vouée à la magie noire) et fut avec lui à l’origine de la secte des Kagyupa.

Un célèbre manuel de yoga est intitulé : « Les six doctrines de Naropa ». Ce texte donne, semble-t-il, la quintessence des instructions que Naropa a reçues de son maître Tilopa au sujet des méthodes secrètes, psychophysiologiques, permettant de réaliser l’expérience mystique. Sont aussi attribués à Naropa des commentaires du Hevajratantra, du kalachakratantra et d’autres cycles tantriques."



Robert Saillet


Un pan peu connu du bouddhisme


La transmission des Kaguypa et l’initiation de Kalachakra se sont développées dans l’école des Gelugpa, les prétendus « vertueux », fondée par Tsongkapa.

La réforme de Tsongkapa s’opposait, dit-on, aux dérives du clergé corrompu adepte des pratiques aberrantes de la magie sexuelle et du meurtre rituel.

Mais Edward CONZE, spécialiste incontesté du bouddhisme, écrit : « On ne s’attend pas, en fait, à ce que les adeptes d’une religion revendiquent comme une sorte de devoir sacré, par exemple, « le commerce sexuel quotidien dans des endroits écartés avec des filles âgées de douze ans, de la caste candâla ». Le Guhyasamâjatantra, l’une des plus ancienne, et aussi des plus sacrées, parmi les Ecritures du Tantra de la Main-gauche, enseigne, semble-t-il, exactement le contraire de ce que soutenait l’ascétisme bouddhique. Il nous dit que nous atteindrons facilement la bouddhéité si « nous cultivons tous les plaisirs des sens, autant que nous pouvons le désirer ». Les rigueurs et les austérités échouent, alors que la satisfaction de tous les désirs » réussit. Ce sont justement les actes les plus immoraux, les plus frappés de tabou qui paraissent avoir particulièrement fasciné les adeptes de cette doctrine. »

Les écrits d'Edward CONZE ainsi que ceux de Robert SAILLET (entre autres) permettent de découvrir les aspects ténébreux du Vajrayana (ou bouddhisme tibétain). 

"Un maître, écrit SAILLET, d’origine cachemirienne, Guhyaprajna, dit Marpo, « le Rouge », vint au Tibet occidental. Il semble que son enseignement sur les tantra ait été teinté de Shivaïsme. On lui reproche, ainsi qu’à des maîtres du même genre, d’avoir répandu que le yoga consistait dans l’union sexuelle avec des femmes et que pour accéder à la délivrance, il fallait mettre à mort des êtres vivants. De pareilles conceptions furent en tout cas mises en application par un groupe de « moines-brigands », qui enlevaient des femmes et des hommes pour les sacrifier au cours de cérémonies tantriques (ganachakra puja : le rite de l’orgie collective)."

L’engouement des néo-spiritualistes occidentaux pour les éléments les plus troubles (spiritisme, magie, démonologie…) d'un lamaïsme déraciné est-il insufflé par la contre-initiation dénoncée par René GUENON dans son livre "Le règne de la quantité et les signes des temps" ?

Alexandra David-Néel :

"Tous les rites tibétains sont à tendances magiques. Il en est de très naïfs et il en est de très subtils... Contraindre le Dieu ou le démon est un acte de magie. C'est se mesurer avec lui, essayer d'en faire son serviteur. Cela ne ressemble pas à la prière, cela n'a rien de religieux... Une grande quantité de rites tibétains ont donc pour but d'obtenir d'une manière ou d'une autre, pour un bénéfice personnel d'abord, puis éventuellement altruiste, le concours de personnalités extra-humaines. Tout au moins, c'est ainsi que le commun des tibétains comprend ces rites.

Tous les tibétains se disent bouddhistes et croient qu'ils le sont, quelles que soient les déformations qu'ils ont pu faire subir à la doctrine du Bouddha et alors même qu'ils professent des opinions et s'adonnent à des pratiques formellement condamnées par le Bouddha..."  LIRE LA SUITE



Saturday, March 19, 2016

Le Tibet au temps des dalaï-lamas



En 1935, le professeur Giuseppe Tucci parcourt le Tibet Occidental, l’ancien royaume indépendant du Zhang zhung. Les observations de l’explorateur Italien corroborent l’extraordinaire déclaration d'un dignitaire lamaïste, Chögyam Trungpa (1939-1987) lama sans langue de bois, qui disait au sujet du Tibet de son enfance : "Plus personne ne pratiquait réellement, c’était une grosse arnaque. Pas étonnant que les communistes aient décidé de prendre le pouvoir, ils avaient raison de ce point de vue."

Les 28-30 juin 1935, le professeur Tucci est à Taklakot, il écrit :

"Par nature, le Tibétain est un commerçant ; il cherche à tirer profit de la plus petite bagatelle et, il faut bien l’avouer, les meilleurs marchands sont les prêtres. Aussi de nombreux moines abandonnent l’oisiveté du monastère pour se lancer dans l’aventure du commerce. […]

Mais ce n’est pas dans les monastères que se perpétuent les trésors spirituels de l’expérience bouddhiste : le symbolisme du rite auquel nous avons assisté fut imaginé par des ascètes inconnus afin d’évoquer chez l’initié des renaissances libératrices. La cérémonie, à laquelle ne prenaient part à l’origine que le maître et le disciple, prédisposait à une lente ascension vers des états spirituels de plus en plus élevés. Mais, par la suite, transférée au sein de l’immense communauté religieuse, elle perdit petit à petit sa signification symbolique et son efficacité psychologique ; le rite initiatique et ésotérique évolua vers une forme souvent vide de contenu. Une déchéance semblable à celle qui ruina la vie politique du pays se reflète dans la vie religieuse : aux anciennes ardeurs mystiques, qui firent de ces contrées un des pays les plus renommés dans l’histoire du bouddhisme, s’est substitué le culte aveugle de la forme pour la forme. Même le temple que nous visitons est triste, sale et mal entretenu ; les peintures religieuses sont entassées en vrac, déchirées et crasseuses. Les livres sont rares ; enroulés dans des bouts d’étoffes poussiéreuses, nul ne les ouvre ni ne les lit et ne saurait davantage en comprendre le sens. Les mœurs aussi sont quelque peu relâchées ; les moines de la secte jaune doivent respecter scrupuleusement les vœux de chasteté, de ne pas manger de viande, ni boire d’alcool. Mais ceux des différentes sectes rouges, tels les Sakyapa qui vivent dans ce monastère, sont moins orthodoxes. Les occasions de fauter ne manque pas. Les couvents des nonnes sont presque toujours adossés à ceux des moines et les religieuses souvent très jeunes et très gracieuses. Elles sont préposées au service des monastères, portent l’eau, préparent les repas, nettoient, vont et viennent librement."

Taklakot, le 3 juillet 1935 :


"D’une manière générale, les prix des objets sacrés me semblent moins élevés dans cette région que dans les autres, peut être parce que la mauvaise administration des préfets a tellement appauvri la population qu’elle ne veut pas perdre l’occasion de faire un bénéfice, aussi petit soit-il. Comme toujours les moines refusent les pièces tibétaines et veulent être payés en monnaie indienne ou en thalers chinois, ou encore en compani du Népal. Plus d’une fois, les mendiants ont dédaigné l’aumône en monnaie tibétaine. La crise monétaire de Lhasa est très grave : on en ressent les répercussions jusque dans ces contrées lointaines."

Tchiu, le 10 juillet 1935 :


"Le monastère de Tchiu se dresse comme un fortin sur une colline escarpée au bord de l’eau : des murailles écroulées, des petits murs de pierres sèches servant d’enclos pour les troupeaux, deux chapelles peintes en rouge, trois tchörten, une atmosphère de pauvreté, de saleté et d’abandon. Le monastère qui appartient à la secte Drukpa est entretenu par un moine dont les occupations sont à la fois sacrées et profanes. Il récite des prières dans son temple et cherche à s’enrichir par le négoce ; il a femme et enfants et enseigne à deux ou trois moinillons la liturgie et l’art du commerce."

Langpona, le 11 juillet 1935 :

"Le monastère de Langpona appartient lui aussi à la secte Drukpa et plus exactement à un lama incarné qui réside au gompa de Khorzog, dans le district du Rupshu ; on dit de lui qu’il est doté de nombreux pouvoirs magiques et qu’il est très doué pour le commerce."

Barkha, le 20 juillet 1935 :

"Nous campons à Barkha où se trouve une maison et de nombreuses tentes. La maison est habitée par le Targium et ses soldats, sorte de sous-préfet chargé surtout de faire respecter l’ordre ; un second se trouve à Tokchen, à l’est du Manasarovar. "

"Hier au soir, ils ont justement arrêté quatre brigands. Deux d’entre eux se sont enfuis pendant la nuit en pratiquant une ouverture dans le toit de la prison et les deux autres ont eu droit à un procès. Le magistrat a convoqué les notables, les fonctionnaires et les soldats ; ni l’habillement, ni les traits du visage ne permettent de distinguer ces derniers des brigands. L’acte d’accusation n’est suivi d’aucune défense mais d’un interminable panégyrique de vertu qui fait couler de chaudes larmes de repentir sur ces visages patibulaires et pour finir deux cents coups de fouet sont infligés aux coupables. Le butin confisqué n’est pas restitué et part enrichir les profits du préfet de police."

Toling, le 18 août 1935 :

"Abbé et tchagdzö (administrateur) vivent dans l’enceinte même du monastère, sous le même toit. L’un donne des ordres, l’autre médite ; l’administrateur s’agenouille devant l’abbé et, quand il s’adresse à lui, c’est avec toute la finesse du style honorifique : " joyau parmi les maîtres, océan de sagesse, seigneur suprême ", mais en fait, il agit comme bon lui semble et ne tolère aucune ingérence du pouvoir spirituel dans ses affaires."

"Au cours de mes longues haltes à Toling, j’ai pu réaliser combien l’antagonisme est violent entre ces deux hommes, à tel point que l’un suspecte continuellement l’autre et le fait surveiller par des serviteurs de confiance qui excitent les rivalités, font courir des bruits, épient et dénoncent. Une atmosphère d’hypocrisie se dégage du monastère mais le tyran est, sans l’ombre d’un doute, l’administrateur avide d’argent et d’autorité, sans culture ni scrupules, et naturellement jaloux du prestige que, malgré tout, sagesse et vertu confèrent à l’abbé qui lui, vit dans une terreur presque constante de l’autre."

Piang Dunkar, le 25 août 1935 :


"Ici, vivait un peuple fervent, des âmes nobles, ivres de renaissances mystiques, qui s’élevaient jusqu’au sublime grâce à des ascèses et des contemplations ; des artistes qui savaient créer des œuvres dignes d’être comparées aux plus grands chefs-d’œuvre de l’Orient, des rois pieux sous le règne desquels le pays prospéra et s’ennoblit. Aujourd’hui, non seulement tout signe de vie a disparu, non seulement les sables et le silence du désert engloutissent et détruisent les dernières œuvres de l’homme, mais encore la déchéance a pris possession de l’âme des rares survivants ; je dirais même que, comme toujours, la mort de l’esprit a précédé celle des choses."

Le récit du professeur Tucci, publié en 1937, rejette catégoriquement le mythe du peuple tibétain vivant heureux avant l'invasion chinoise. 


"SADHUS et BRIGANDS du KAILASH" de Giuseppe TUCCI, Editions R. Chabaud.

La grande misère du peuple tibétain

Pour en savoir plus :
Critique du lamaïsme et du servage.

Thursday, March 17, 2016

Shoko Asahara, exterminateur au nom de Shambhala



Shōkō Asahara, initié à l'ésotérisme politique de KALACHAKRA et ami du Dalaï-lama (le grand hiérophante de KALACHAKRA), est toujours en attente de son exécution.

"Le gourou de la secte Aum, dit Marc Bosche, se proposait de transformer à marche forcée le monde en un "royaume de Shambhala" et avait mis en valeur ses introductions auprès de sa Sainteté le Dalaï-lama pour faciliter la pénétration des idées du tantrisme bouddhique de Shambhala dans la société japonaise."

Le " maître spirituel " était grand amateur de voitures de luxe et de femmes. Il annonçait l’apocalypse et assurait que " tuer peut être utile parfois ". Ses disciples firent 12 morts et quelque 5 500 blessés dans l’attentat au gaz sarin de Tokyo le 20 mars 1995.

A la fin des années 80, Shoko Asahara n’était plus un inconnu. Il rencontra cinq fois le Dalaï-lama dont il se disait le disciple. Même après l’attaque au gaz sarin, le Dalaï-lama aurait, selon le magazine Stern (Stern 36/95, p. 126), réaffirmé son amitié pour le responsable de Aum Shinrikyo, appelant ce dernier " un ami, peut-être pas parfait, mais un ami ". De nombreux courriers attestaient de relations très amicales et respectueuses entre Asahara et les nombreuses autorités tibétaines, incluant Khamtrul Rinpoche et Kalu Rinpoche.

Marc Bosche écrit : "Sa Sainteté le dalai lama pose main dans la main avec le riche bienfaiteur Shoko Asahara qui aurait donné en tout à la cause tibétaine 45 millions de roupies, soit environ 170 millions de Yen ou encore 1,2 millions de dollars selon le journaliste Christopher Hitchens, His Material Highness, 13 juillet 1998 in :
http://www.elevenshadows.com/tibet/hismaterialhighness.htm

Quelques années plus tard, le 20 mars 1995, le même Shoko Asahara, gourou de la secte Aum, et surtout psychopathe ayant l'intention d'anticiper à sa manière la vision apocalyptique de Shambhala, fera gazer au sarin de sa propre initiative les passagers captifs du métro de Tokyo. L'attentat entraîna de nombreuses morts et de très nombreuses intoxications (environ 5500) dans ce qui devait s’avérer l'une des plus grandes catastrophes contemporaines en relation avec une secte. La photo ne figure pas dans l'album souvenir de Sa Sainteté sur son nouveau site www.dalailama.com, mais est reproduite en revanche dans le livre électrochoc de Victor et Victoria Trimondi (http://www.trimondi.de) "The Shadow of the dalai Lama" qui consacre tout son chapitre XIII (Deuxième partie de l'ouvrage) à cette question :

On découvre dans le chapitre sus-mentionné, précis et documenté, les liens qui unissaient, avant le drame, Sa Sainteté le Dalaï Lama et Shoko Asahara, (même si bien entendu Sa Sainteté n'avait pas la moindre idée de la dangerosité future et des projets funestes de ce dernier). On peut suggérer à chacun qui lit l'anglais de découvrir en intégralité le chapitre XIII du livre des époux Trimondi http://www.trimondi.de/SDLE/Part-2-13.htm pour s'en faire une idée précise et informée. En particulier il semble que les deux hommes se soient rencontrés cinq fois à partir de 1987 si l'on en croît aussi le magazine Stern (36-95, p.116-117).

Le gourou de la secte Aum se proposait de transformer à marche forcée le monde en un "royaume de Shambhala" et avait mis en valeur ses introductions auprès de sa Sainteté le dalaï-lama pour faciliter la pénétration des idées du tantrisme bouddhique de Shambhala dans la société japonaise.

Voici quelques liens Internet proposés par Victor et Victoria Trimondi concernant les relations entre le dalaï lama et Shoko Asahara :

"Shoko AsaharaThe Japanese Doomsday-Guru Shoko Asahara who became famous because of a gas-attack in the underground of Tokyo and whose organisation murdered more than 20 people was a good friend of the Dalai Lama. His worldview incorporates many elements he found in Tibetan Buddhism, including the Shambhala Empire. Asahara is extremely Anti-semitic. 

The Dalai Lama with ShokoAsahara:




Source : Marc Bosche

Shoko Asahara a été condamné à la peine capitale en 2004.



Sunday, March 13, 2016

Le charity-business des rinpochés


Un collaborateur du fondateur de Rigpa (le sulfureux Sogyal Rinpoché) se nomme Orgyen Tobgyal. Ce gourou tibétain a reçu de nombreuses transmissions de Dzongsar Khyentsé Chökyi Lodrö et de Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpoché.


Le temple-palace d'Orgyen Tobgyal

Dignitaire du Vajrayana, Orgyen Tobgyal a fait construire un palace dans la petite ville de BIR dans l’Himachal Pradesh (Inde). La riche demeure du Tibétain est éloignée du monastère où s’entassent les moines pauvres et crasseux. L’édifice est habilement dissimulé afin de ne pas indigner les Indiens qui sont de plus en plus irrités par l’affairisme des prélats du bouddhisme tibétain. Le jésuitisme d’Orgyen Tobgyal ne recule devant aucune ruse, il a fait édifier un faux temple afin de cacher sa luxueuse résidence qui regorge de biens aussi précieux qu’inutiles. Les portes ne s’ouvrent que pour la famille et les acolytes du gourou. Derrière le mur d’enceinte du faux temple et du vrai palais, des moines zélés et des chiens de garde dissuadent les pauvres et les curieux d’approcher.



Tibetan connexions

Des Occidentaux font partie de l’entourage d’Orgyen Tobgyal. Les membres de l’association Art Tibet, qui sollicitent régulièrement la générosité des français pour aider les populations tibétaines défavorisées de BIR, ne peuvent ignorer l’existence de l’habitation seigneuriale du roublard apôtre du bouddhisme. 
Présidée par Sogyal Rinpoché, l’association Art Tibet est liée à Rigpa. 

Orgyen Tobgyal intervient régulièrement dans les centres Rigpa et à Lerab Ling. Lerab Ling avec son colossal temple en béton armé est le Bouddhaland du Languedoc, le haut lieu du mercantilisme et du bourrage de crâne de la diaspora tibétaine.

Des célébrités soutiennent les hiérarques tibétains quémandeurs et insatiables : l’actrice Véronique Jannot, Serge Ada (président de TV5), Bernard Campan, Jean-Michel Dijan, Lara Fabian, Murielle Hermine, Marthe Keller, Denis Marval, Philippe Poiret, Line Renaud, Laurent Voulzy, Bruno Wolkowitch, Yves Piaget…


Des lamas de plus en plus riches

De nombreux bourgeois bohèmes sont réceptifs à la propagande lamaïste.
En revanche, de simples voyageurs occidentaux sont beaucoup moins dupes :

Dans les rues, écrit un voyageur, on se faisait klaxonner par de grosses bagnoles reluisantes pleines de moines avec des grosses lunettes noires et chaussés de super baskets branchées.


Devant les restos où les enfants mendiants népalais cherchaient la pitance, se prenant des coups de pieds lorsqu’ils demandaient des morceaux de croissants ou des bonbons qui dépassaient des poches des moinillons grassouillets et hautains se goinfrant de confiseries payées avec de gros billets. Là c’était trop pour moi, il y avait quelque chose qui clochait, qui ne tournait pas dans le sens des stupas ! Je ruminais en mangeant mes momos à la cantine des pauvres, regardant tourner les pèlerins autour du grand monument, entouré de riches magasins tibétains de tankas, fausses antiquités, restaurants luxueux. D’où venait le fric pour construire et entretenir de tels édifices quand on sait que ces gens ont quitté le Tibet sans le sou ?
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La presse se garde bien de se faire l’écho des nombreuses anomalies qui trahissent le bouddhisme frelaté des lamas. Va-t-elle ignorer plus longtemps les critiques pertinentes d’Elisabeth Martens : " Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants "

Par exemple, le Nouvel Obs participe volontiers à la désinformation généralisée. Son numéro spécial du 17 janvier 2008 consacra ses pages au Tibet et reprit l'étonnante déclaration du Dalaï-lama qui annonça cyniquement : " Je suis un marxiste en robe bouddhiste..." : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2254/dossier/a364527-"je_suis_un_marxiste_en_robe_bouddhiste".html

L’affirmation du dignitaire tibétain est révoltante. N’était-il pas au cœur du scandaleux mercantilisme religieux des Rinpochés capitalistes ? Plus grave, le lauréat du prix Nobel de la paix est le prophète d’un redoutable fondamentalisme.


Un système religieux totalitaire


Le bouddhisme tibétain n’est ni philanthropique ni tolérant, et son plus haut représentant, le Dalaï-lama, n’est pas un saint...

Selon Herbert et Mariana ROETTGEN (de Munich), experts en études culturelles, le Dalaï-lama, au lieu d’être le véritable champion de la tolérance religieuse et de la coexistence des croyances, est le chef d’un système religieux dont le but est de conquérir le monde. LIRE LA SUITE…


L’idéal ascétique du Bouddha Siddhartha Gautama est malmené par les lamas d’affaires. Charity-business, commerce des initiations tantriques, vente de reliques, le bouddhisme tibétain est vénal, et c’est pourquoi son influence ne cesse de se développer dans notre société de consommation. LIRE LA SUITE...


Friday, March 11, 2016

La pilule des cinq "nectars"

"La consommation de matière fécales et d’urine, de sperme et de sang menstruel, mélangés à la chair humaine, prolonge la vie."
Kalachakra Tantra

La lecture de certains textes tantriques, notamment des TANTRAS qualifiés de "supérieurs", génère parfois un profond malaise.

Le KALACHAKRA TANTRA (La Roue du Temps) est certainement le texte le plus sacré du bouddhisme tibétain, sa rédaction remonterait au premier roi de SHAMBHALA (SUCHANDRA " Lune parfaite "). Ce TANTRA fondamental du VAJRAYANA a été traduit en français. Le livre est édité par DESCLEE de BROUWER. Depuis l'année 2000, il est distribué dans toutes les grandes librairies. Certains libraires peu attentifs au contenu de leurs livres ont mis le KALACHAKRA TANTRA à côté de délicats textes religieux
 empreints de poésie mystique.

Le chapitre six du KALACHAKRA TANTRA comprend un traité d'alchimie et de démonologie infantile. La strophe 125 de ce traité est peu ragoûtante. C'est une prescription moyenâgeuse qui affirme sans ambages : "La consommation de matière fécales et d’urine, de sperme et de sang menstruel, mélangés à la chair humaine, prolonge la vie". Ce sont les cinq ingrédients qui entrent dans la composition des pilules de "nectar".


Selon le KALACHAKRA TANTRA, c’est le Bouddha lui-même qui explique comment préparer et utiliser ces ingrédients pour rajeunir, supprimer toutes les maladies et mettre fin aux difformités corporelles…

Des lamas distribuent parfois des "pilules de nectar" à leurs élèves les plus zélés. Ces pilules sont considérées comme une faveur rare, mais le lama KELSANG GYATSO, entré dans la dissidence qui ébranle l’école GUELOUPA, recommande de ne pas les consommer. Dans son livre "Guide du Pays des Dakinis", éditions THARPA, 1997, p
age 22, il donne le conseil suivant : 

"... seule une personne ayant des accomplissements exceptionnels peut transformer des substances impures, telles que de l’urine et des excréments, en précieuses pilules de nectar ; il est impossible qu’une personne sans entraînement et qui a peu de réalisation le fasse. Certains pratiquants étaient connus parce qu’ils faisaient des pilules à partir de véritables viandes et de véritables nectars et qu’ils les distribuaient, et ce bien qu’ils n’aient reçu aucun signe indiquant que les ingrédients avaient été transformés. Différents textes tantriques nous préviennent de ne pas accepter ces pilules, sinon il se pourrait que nous mangions des excréments !" 

Jean-Luc ACHARD, chercheur au CNRS, a traduit un texte DZOGCHEN intitulé "Le Cycle de l’Immortalité Adamantine". Ce cycle, le sPyi-ti yoga (prononcer Chiti Yoga) est l’un des cycles de la Grande Perfection (Dzogchen). Le DZOGCHEN est considéré comme l’enseignement le plus élevé de l’école NYINGMA. Ce texte est attribué à PADMASAMBHAVA. Le folio 10
 est digne de la magie noire du KALACHAKRA TANTRA :

"Il existe une préparation secrète propre à ces enseignements du sPyi-ti et aux substances et objets que tu découvriras : tu mélangeras de ma semence, du sang des règles de YESHE TSOGYEL, de la semence de huit Vidyadharas et de huit Mahâsiddhas, des cheveux, du sang écoulé du nez et de l’amrita.
La base de la préparation sera de la chair d’un brahmane aux oreilles en forme de conque. Celui qui consommera les pilules ainsi préparées, qui les verra, les touchera ou plus simplement, en entendra parler, sera digne des offrandes de la multitude."


Photo : http://www.thecollectiveint.com/2013/04/tibetan-sky-burial.html#.Ul_wj7urINN.facebook