Tuesday, October 27, 2015

Le partage



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No one has ever become poor by giving.No one has ever become poor by giving, helping each other is very important.
Posté par JAY DEEP sur dimanche 14 décembre 2014

Friday, October 23, 2015

Le complot agroalimentaire mondial



« Pour de nombreux partisans de l'agriculture biologique, l'idée d'une perte d'autonomie due à la mondialisation tourne vite à la théorie du complot. Un complot qui serait orchestré par les multinationales.

« L'érosion de la diversité cultivée est le résultat du monopole de quelques multinationales qui veulent contrôler l'ensemble de la chaîne alimentaire, de la semence jusqu'au droit des peuples à se nourrir », affirme Guy Kastler (porte-parole de Nature & Progrès).

Pour sa part, Philippe Desbrosses (fondateur d'Intelligence Verte), se demande si « nous voulons une société totalement artificialisée et inféodée aux cartels anonymes qui mettent la planète en coupe réglée et privatisent nos ressources communes ». Évidemment, il ne s'agit plus de la conspiration des Coston, Carton et de certains précurseurs de l'agriculture biologique française dans laquelle juifs, francs-maçons et grands trusts tiraient les ficelles du monde afin de l'asservir.

Aujourd'hui, les maîtres de la nouvelle conspiration ont pour nom Monsanto, Bayer, BASF, Pioneer, Rockefeller, Bill Gates, etc. Cependant, le schéma de pensée paranoïaque reste similaire, de même que les expressions utilisées.

Dans leur ouvrage « Pesticides, Révélations sur un scandale français », François Veillerette et Fabrice Nicolino s'attachent ainsi à « démonter un système et démontrer que l'industrie a pénétré jusqu'au cœur des services d'un État qu'on croyait impartial ». Des lobbyistes astucieux, redoutablement efficaces, parviennent à convaincre que l'intérêt privé se confond avec l'Histoire en marche et le bien commun. Ils vont s'emparer en dix années de tous les leviers de pouvoir, de tous les centres de décision », écrivent-ils. Reprenant une image très en vogue durant la Seconde Guerre mondiale, ils ajoutent que « le lobby des pesticides a visiblement choisi la stratégie de l'araignée. Tisser des toiles, relier des points, tenir l'espace. » Seule la cible aurait changé.

Le thème de la conspiration est également au cœur de l'enquête de Marie-Monique Robin « Le monde selon Monsanto ». Pour la journaliste, le semencier américain serait à l'origine « d'un vaste projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l'équilibre écologique de la planète ». Tout en se défendant d'être « un adepte de la théorie du complot », Nicolas Hulot, qui a préfacé le livre éponyme (sorti comme le film en 2008), se demande « s'il faut continuer à permettre à une société comme Monsanto de détenir l'avenir de l'humanité dans ses éprouvettes et d'imposer un nouvel ordre agricole mondial ».

Pour Raoul Jacquin, responsable de l'association spécialiste des semences anciennes Kokopelli, c'est un complot visant à affamer la population mondiale qui est à l'œuvre. « Sans entrer dans les notions de nouvel ordre mondial ou de théorie du complot, on peut quand même se demander si tout n'est pas mis en place pour affamer la population mondiale, sachant que ce qui vaut pour le maïs, existe pour le blé, le riz, et le soja, quatre piliers de l'alimentation de l'humanité ! », s'enflamme-t-il dans la revue Nexus. Le président de Kokopelli, Dominique Guillet, explique quant à lui que « la mafia semencière contre laquelle Kokopelli défend son droit d'exister, c'est cette même mafia qui contrôle la pharmacie, et qui contrôle l'agrochimie, et qui contrôle les chaînes de distribution alimentaire. Ce sont les multinationales des Sciences de la Mort qui stérilisent, qui virtualisent et qui synthétisent le Vivant ». Sans craindre le ridicule, il ajoute même que « le Nouvel Ordre Mondial est maintenant au grand jour et [que] tous les joueurs de ce monopoly alimentaire planétaire ne se donnent même plus la peine d'occulter leurs liaisons intimes. La règle de base de ce grand jeu est simple, et elle fut dictée par Henry Kissinger, en 1970, un acteur clé du grand terrorisme mondial : "Contrôlez le pétrole et vous contrôlez les nations ; contrôlez la nourriture et vous contrôlez les peuples"». Au cœur de la nouvelle pieuvre planétaire se trouveraient ainsi les héritiers d'Henry Kissinger, c'est-à-dire les grandes entreprises de la chimie et des semences ! « Ces monstres de la chimie (qui s'autoproclament les "sciences de la vie''), Monsanto, Bayer, BASF, Du Pont, Syngenta, Dow... sont ceux-là mêmes qui sont en train de terroriser l'humanité avec leurs chimères génétiques. Avec, comme cheval de Troie, la Fondation Rockefeller. »


Gil Rivière-Wekstein, "Bio, fausses promesses et vrai marketing".

Gil Rivière-Wekstein est en réalité au service du lobby productiviste agricole. La faconde ironique et anti-conspirationniste de ce passionné de culture hébraïque, préfacier de la réédition d'un livre du philosophe juif Moses Mendelssohn, n'est, à l'instar de la dissimulation talmudique, qu'une causerie narcotique, un chant mystificateur des sirène-murènes de la gouvernance mondiale dont l'existence a été révélée par Alain Minc. 

Alain Minc avait dit : "On croit qu’il n’y a pas de gouvernance mondiale, c’est faux. Il y a une forme de gouvernance mondiale sauf qu’elle n’est pas codifiée, elle est empirique, elle est implicite, mais elle est décisive". C'était le samedi 26 septembre 2009, au micro de Colombe Schneck, animatrice de l'émission "Les liaisons heureuses" (France Inter).

L'étrange révélation de Minc était-elle une bévue ? Toujours est-il, depuis plusieurs années, les flics de la pensée, comme Gérald Bronner Prix Procope des Lumières présidé par Jacques Attali, participent à la ghettoïsation de ceux qui dénoncent la gouvernance mondiale antidémocratique.


Wednesday, October 21, 2015

Un légume vert gratuit et excellent pour la santé


Dans son ermitage himalayen, Milarépa ne se nourrissait que de ce légume. C'est pour cette raison que le célèbre ascète tibétain est vert sur des thangkas.


Devinette :

Quel est le légume vert gratuit qui contient 100 fois plus de calcium que la pomme,
2 fois plus de phosphore que la carotte et le brocoli,
2 fois plus de fer que l'épinard,
2 fois plus de potassium que le navet,
2 fois plus de magnésium que le chou vert ?

Quel est le légume vert gratuit 6 fois plus riche en vitamine C qu'une orange,
2 fois plus riche en vitamine PP que le radis ou la laitue,
10 fois plus riche en vitamine B2 que le radis, la tomate, la betterave,
2 fois plus riche en vitamine B1 que la pomme de terre,
7 fois plus riche en provitamine A que la tomate, la laitue, le haricot, seulement 1,5 fois moins que la carotte ?



Réponse : 

Le légume vert gratuit excellent pour la santé est l'ortie. 



L'ortie 
par Annie-Jeanne et Bernard Bertrand 


On ne le dira jamais assez ! Dans notre environnement immédiat, l'ortie est la plante la plus riche qui soit en chlorophylle, et par voie de conséquence l'une des plus riches en éléments nutritifs vitaux : protéines, vitamines, sels minéraux et oligo-éléments !

L'ortie contient jusqu'à 40 % de son poids sec de protéines (plus que le soja). Equilibrées en acides aminés, ses protéines foliaires ont, contrairement à une idée reçue, autant de valeur que des protéines animales et plus de valeur que celles des céréales et des légumineuses.



Où la récolter ? 


Vous avez un jardin, laissez une petite place à l'ortie, dans un recoin peu fréquenté, sur un lieu riche en humus. Une ortillère (plantation d'orties) de 10m2 suffit à couvrir les besoins d'une famille de 4 personnes.

Vous n'avez pas de jardin, récoltez-la dans la nature, mais attention aux sites pollués, une petite enquête de voisinage pour savoir si le lieu a été désherbé chimiquement est indispensable !

Les zones humides, proches des cours d'eau (peupleraies par exemple) sont des zones privilégiées pour trouver des orties sauvages saines.

Evitez les bords de routes trop fréquentées, les décharges, les tas de fumier, etc.

Vous habitez en ville, cherchez sur les foires et marchés biologiques et si vous n'en trouvez pas, harcelez votre jardinier bio jusqu'à ce qu' il mette des orties en vente sur son étal !



Quand et comment la cueillir ? 

Les orties se récoltent toute l'année à partir du moment où la plante est jeune et n'est pas encore fleurie.

Au printemps, récoltez la plante entière, plus tard cueillez uniquement les jeunes pousses ( 4 à 5 feuilles terminales). N'oubliez pas que l'ortie est fibreuse ; avec ses tiges, on fait du tissu !

Ensuite, triez si besoin et lavez soigneusement, comme n'importe quel légume vert. On dit que l'ortie mouillée ne pique plus, c'est partiellement vrai ; en revanche, les anciennes piqûres sont ravivées lorsqu'on plonge les mains dans l'eau. [...]

L'ortie se cuisine comme n'importe quel légume vert et notamment comme l'épinard.

Les jeunes pousses printanières sont les plus savoureuses ; poêlées, c'est un régal ; à l'eau, juste 2 à 3 min d'ébullition et les voilà fondantes à souhait ! En été et en automne les repousses sont plus fermes, plus goûteuses aussi; la cuisson à l'eau salée leur convient mieux (de 5 à 8 min). C'est aussi en fin de saison que 1'on fait sécher les pousses d'ortie pour en avoir sous la main en hiver à toute occasion. [...]



Pourquoi, comment manger des orties crues ? 


C'est bel et bien l'ortie crue qui est la plus profitable à l'organisme, et pour cause, elle nous offre ainsi, sans retenue, la totalité des vitamines et minéraux qu 'elle contient…

Cependant, manger de l' ortie crue fait peur, comment l'ingérer sans se piquer ?

En balade, au travail, le truc du randonneur, très facile à utiliser en cas de fatigue soudaine : roulez les jeunes feuilles sur elles-mêmes, de façon à emprisonner la partie supérieure du limbe, et écrasez-les entre vos doigts ; vous pouvez alors les mastiquer et les manger sans aucun risque ! Une dizaine de feuilles redonnent plus de tonus qu'une barre de céréales et permettent de terminer sans encombre une étape harassante, ou un travail difficile !

A la maison, préférez l'ortie hachée. Utilisez un hachoir électrique pour broyer les jeunes pousses, juste avant de les consommer, avec un peu d'huile d'olive, relevée d'une pointe d' ail, de basilic et de sel... Vous obtiendrez un pistou énergisant à consommer tel quel, avant le repas ou en accompagnement d'un plat cuisiné. [...]

L'ortie sèche est sans doute la plus agréable façon de consommer l'ortie crue, la plus pratique aussi ! En persillade sur une salade de pissenlit, ou en saupoudrage sur vos plats, comme on le fait avec les paillettes de levure, elle viendra enrichir vos menus en quelques instants. L'ortie sèche est parfaite pour les citadins qui ne peuvent récolter chaque jour le précieux complément alimentaire.



Saveurs d'ortie
Annie-Jeanne et Bernard Bertrand 


"Saveurs d'ortie" n'est pas un livre de recettes végétariennes.

Tuesday, October 20, 2015

Cancer du sein & alimentation moderne


U
ne vidéo clandestine tournée à l'abattoir d'Alès et montrant des maltraitances animales a provoqué la fermeture de l'établissement.

L'horreur est associée à l'industrie de l'alimentation humaine. Cette industrie est responsable de la souffrance animale mais aussi de nombreuses maladies.



L'exemple du cancer du sein

par le Docteur Jean Seignalet


Les cancers sont fort nombreux et ont chacun leurs particularités. Il est impossible de les discuter tous. J'ai choisi le cancer du sein pour plusieurs raisons :

* Il est très fréquent, touchant en France une femme sur dix.

* Il est de plus en plus répandu, avec une incidence augmentant de 2 % chaque année.

* Il est redoutable, mortel une fois sur trois, obligeant les patientes à subir des traitements lourds : amputation chirurgicale, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie.

* Il peut parfaitement s'expliquer par un encrassage, consécutif à l'alimentation moderne.

Beaucoup d'auteurs ont insisté sur l'importance des hormones, en particulier les oestrogènes. 70 % des cancers du sein sont au départ hormonodépendants, ce qui signifie que les cellules malignes ont des récepteurs pour les oestrogènes. Ceux-ci favorisant la croissance rapide de la tumeur et peuvent expliquer la résistance de certaines tumeurs aux divers traitements. L'action stimulante des oestrogènes sur les cellules malignes est parfois si forte que ni la radiothérapie, ni la chimiothérapie ne parviennent à éradiquer ces cancers rebelles. Pour juguler le danger des oestrogènes, on a recours à des médicaments antihormonaux, comme le tamoxifène, parfois à l'ablation des ovaires, voire des surrénales.

Cependant, si les oestrogènes ont un rôle aggravant, je ne crois pas qu'ils puissent provoquer les transformations malignes initiales. Pour élucider l'origine de ce cancer, je me tourne vers l'alimentation et j'accuse principalement les viandes cuites et certaines graisses saturées.

Le cas des Japonaises est fort instructif à cet égard. Il n'existe pas d'élevage de bétail au Japon, si bien que les Japonaises consommaient autrefois très peu de viandes et de graisses saturées. Les protéines et les lipides animaux étaient fournis par le poisson. Le cancer du sein était exceptionnel. Après la Seconde Guerre mondiale, deux constatations ont été faites :

* Certaines Japonaises ont émigré à Hawaï ou aux États-Unis et ont adopté le mode nutritionnel américain. Leurs descendantes ont présenté des cancers du sein aussi souvent que les Américaines.

* Au Japon même, certains aliments occidentaux ont été adoptés. La quantité de graisses absorbée chaque jour par un individu était en moyenne de 23 grammes en 1958. Elle est montée à 52 grammes en 1973 et le nombre de cancers du sein a augmenté de 30 %.

Ces données écartent une responsabilité des oestrogènes à la phase initiale du cancer. Certes les Japonaises prennent beaucoup moins la pilule contraceptive et les hormones substitutives de la ménopause. Cependant elles ont une sécrétion d'oestrogènes analogue à celles des Occidentales. Malgré cela, les Japonaises ne développaient presque jamais une tumeur du sein. L'alimentation moderne me semble le vrai coupable.

Les irritations locales répétées par un aliment dangereux ont été évoquées dans la genèse des cancers du tube digestif. Mais ce mécanisme simple ne peut tout expliquer. Si l'on prend le cas du cancer du sein, grandement facilité par la consommation de viandes cuites et de graisses saturées, il est plus logique d'admettre qu'une molécule alimentaire ou bactérienne, venue du grêle, a traversé la barrière intestinale, est passée dans le sang et est allée s'accumuler dans la glande mammaire, parce que sa structure lui conférait une affinité pour ce type de tissu. Cette accumulation croissante au fil des ans, finit par perturber le fonctionnement de certaines cellules et entraîne leur cancérisation. […]

Le lait

* Le lait de vache contient des facteurs de croissance, capables de faire grossir un veau de 200 kilos en six mois. De tels facteurs pourraient être cancérigènes pour les humains, bien plus que leurs propres oestrogènes ou androgènes. Au cours des cinquante dernières années, la forte augmentation de la consommation des laitages a entraîné un changement dans la stature des Français qui ont gagné en moyenne 10 centimètres et 10 kilos par rapport à leurs grands-parents. Pendant cette période, certains cancers sont devenus plus répandus. Une relation de cause à effet est plausible.

* ALBANES (1998), dans une revue de la littérature, constate que le risque de cancer est accru, non seulement par le surpoids ou l'obésité, mais aussi par une taille élevée. Les hommes qui mesurent 180 cm ou plus ont davantage de cancers que ceux qui mesurent 165 cm ou moins, 36 % en plus. ALBANES accuse une absorption plus forte de calories chez les sujets grands. Je soupçonne plutôt une consommation plus poussée de lait de vache ou une réceptivité plus grande aux facteurs de croissance contenus dans ce lait.

* Les aliments chauffés au-dessus de 110 °C, en particulier les viandes grillées, sont bourrés de substances cancérigènes : composés nitrés, hydrocarbures aromatiques, polycycliques, amines hétérocycliques, acrylamide. [...]

Je pouvais donc espérer que le changement nutritionnel, en empêchant l'encrassage extra-cellulaire, intracellulaire et au niveau des cellules immunes, parviendrait à éviter la formation d'un cancer chez de nombreux sujets.


Télécharger gratuitement le livre du Dr Seignalet « L'alimentation ou la troisième médecine » :


L'alimentation ou la troisième médecine

"Mon excellent et regretté collègue Jean Seignalet aurait été  heureux de la nouvelle version de son best-seller qui soutient  fortement et scientifiquement cet aphorisme d'Hippocrate il y  a 2512 ans : "Que ton alimentation soit ta médecine."

Encore aujourd'hui, on oppose facilement médecine traditionnelle et  médecines douces. En réalité, elles se complètent. Le grand  mérite de Jean a été de promouvoir la troisième voie avec grand succès. Une méthode simple et rigoureuse, souvent nettement plus efficace que des traitements traditionnels ou modernes très coûteux dans de nombreuses maladies de
civilisation.

Ce livre est une mine d'or. Nos ministres de la Santé devraient le connaître afin de promouvoir d'importantes économies pour leurs budgets qui explosent de toute part. Une mauvaise alimentation est capable d'être à l'origine, avec d'autres facteurs associés, de maladies de longue durée handicapantes pour le restant des jours.

La méthode Seignalet consiste précisément à changer ses habitudes alimentaires. Le plus beau cadeau que vous puissiez faire à vos amis, à votre médecin, c'est ce livre. Vous apprendrez beaucoup sur votre patrimoine de santé et ce que vous ne comprendrez pas, votre médecin vous l'expliquera."
Henri Joyeux



Sunday, October 18, 2015

Les goulags spirituels du 3ème millénaire


Christian Lazaridès invite ses lecteurs à se livrer à une véritable investigation dans le domaine spirituel. "Et, écrit l'auteur, l'on découvre alors un incroyable ramassis d'ex-gens de l'extrême-droite qui le sont toujours, de personnes liées à l'Opus Dei et au jésuitisme, beaucoup de gens des mouvances Guénon-Evola, beaucoup de Francs-Maçons, etc. Bref, on se trouve dans une étrange ambiance intermédiaire entre... les États et les sectes ! Simplement, la règle du jeu n'est plus la même, le scénario n'est plus celui de la pauvre secte opprimée contre l'Etat ou vice-versa ; on est déjà à l'étape suivante : on prépare la future religion syncrétique contrôlée, telle que le Nouvel ordre mondial pourra la tolérer et s'en servir. On est très ouvert à l'ésotérisme, du moins à certains ésotérismes, plutôt traditionnels, mais on n'est pas contre une touche de Nouvel Age, et la Scientologie est la bienvenue. On peut bien laisser les gens jouer avec les jouets qu'ils préfèrent. Ce qui importe, c'est qui chapeaute le tout.

L'évolution vers plus d'ésotérisme est inéluctable ; ce qui importe, c'est qui contrôle le processus. Et nous avons là un niveau déjà plus sérieux de l'ésotérisme de manipulation, les loges intermédiaires, en fait les mêmes que celles qui agissent par les États, celles qui font intervenir les marionnettes... [...]


Et il suffit d'un peu de sensibilité et d'intuition pour se rendre compte que la seule chose qui n'est pas acceptable, recevable, par toutes ces officines ouvertes à tout et à tous en apparence, la seule chose dont elles ont une haine profonde, haine qu'elles masquent par tous les artifices et tous les mensonges, c'est l'expérience vraiment libre du spirituel, c'est l'autonomie initiatique. Tout leur effort est tendu vers le chapeautage de l'initiation des temps à venir. Leur but est de préparer le troupeau de l'initiation de groupe, la pire perversion spirituelle qu'on puisse imaginer, les goulags spirituels du troisième millénaire. [...]

Nous sommes dans une guerre occulte monstrueuse et qui va durer, pas dans de petites escarmouches dont on puisse se tirer à bon compte.

Je signalerai aussi, comme autre exemple de récupération œcuménisante de l'ésotérisme, la revue catholique jésuitoïde « Actualité des religions ». Dans son numéro de septembre 1999, on trouve étalée sur deux pleines pages, sous le titre de rubrique tout à fait positif « L'expérience spirituelle », ni plus ni moins que « La grande invocation » de Alice Bailey/Le Tibétain, c'est-à-dire la prière appelant à la venue de l'Antichrist. [...]

L'anthroposophie - dans le prolongement de La philosophie de la liberté de Rudolf Steiner - est un mouvement qui devrait faire résonner, par le travail de la pensée, dans la vie sociale, et dans toutes sortes de pratiques, la note de la liberté spirituelle. C'est à elle, et à d'éventuelles autres impulsions valables dans ce sens, qu'il appartient de mener un réel combat pour la liberté initiatique. Elle a cette responsabilité par rapport à elle même, à son essence, et par rapport à d'autres mouvances pour qui elle pourrait être un exemple.

Ce serait un abandon dramatique de cette responsabilité que de rechercher, à la première attaque, à la première anicroche, à se mettre dans des girons protecteurs illusoires. Il est dans la logique profonde de cette impulsion - michaélique - que d'être à la pointe du combat spirituel. Et rien ne saurait être plus aux antipodes de cela que de se décharger de ses responsabilités sur des tiers, sur des parasites captateurs dont la dynamique de fond n'est et ne peut être que d'étouffer cette impulsion de réelle liberté.

Il est inutile de se fourrer la tête dans le sable ou dans le premier sac que l'on vous tend. Il est inutile de s'illusionner sur la possibilité de solutions confortables, car le drame des milieux se réclamant de l'anthroposophie, c'est un souci de leur confort, de leur petite vie tranquille, mais un tel « michaélisme bien tempéré » mène au sommeil de plus en plus profond. Et il faut bien prendre conscience du fait qu'il n'y a pas non plus de neutralité possible dans le jeu d'influences occultes qui entourent l'impulsion anthroposophique, c'est là une autre illusion. Il faut choisir, il faut trancher. Les gens qui se réclament de l'anthroposophie devraient lire un auteur qui, avec une rare violence et une rare détermination, s'est élevé sans cesse contre toutes les démissions ou compromissions par rapport à la liberté spirituelle : un certain Rudolf Steiner, auteur hélas presqu'oublié, même si beaucoup lu. Nous sommes en guerre, et ça ne fait que commencer. Que ceux qui ont peur aillent se coucher, ou qu'ils changent de camp, mais clairement, car le drame c'est qu'actuellement l'anthroposophie est en train de changer de camp, mais sans le dire, parfois sans même le savoir, et que cela fausse tout, crée une indicible confusion. […]

L'anthroposophie dévoyée et la défense de l'être « Anthroposophie »


Il devient d'autant plus difficile de défendre « Anthroposophie » que l'anthroposophie - dans le sens de tout ce qui se dit et se fait désormais sous ce label - devient de moins en moins défendable. Cela prendrait des ramettes de papier de détailler comment, en moins d'un siècle, mais décisivement au cours des quinze dernières années, l'anthroposophie a complètement perdu le gouvernail et se retrouve, sur toutes les questions cruciales, sans cap précis, entraînée dans le sillage de toutes sortes de courants antagoniques de ce que devrait être sa dynamique : les jésuito-anthroposophes des courants tombergiens, les anthroposophes New-Age (style R. Powell, R. Leviton), les pèlerins de Maastricht, Rome ou Compostelle docilement convoyés par les actuels bergers de la Société anthroposophique universelle, etc., mais aussi et surtout les anthroposophes technocrates qui, à force de vouloir s'intégrer dans le Système étatique ou européiste, ou mondialiste, ont fini par en être des suppôts totalement assimilés. Et je pourrais détailler les mille et une voies d'un tel dévoiement qui fait qu'à l'insu de presque tout le monde, tant des adhérents naïfs, et qui surtout aiment tellement le calme et le confort, que du public qui, très logiquement, prend pour anthroposophie ce qu'on lui donne pour de l'anthroposophie, s'est constitué un sosie illusoire, qui s'appelle anthroposophie, qui se réfère apparemment à l’œuvre de Steiner, qui déploie toute la panoplie des applications anthroposophiques, mais qui a perdu, ésotériquement, spirituellement, le cap, la boussole.

Une telle anthroposophie dévoyée n'est pas le moindre mal dans une situation telle que celle dont j'ai parlé jusqu'ici. Car elle fausse tout le débat, toute la perspective. Si, comme j'ai tâché de le montrer, les buts de l'État ne sont pas réellement ce qu'ils disent ou prétendent être, si les justiciers et « protecteurs » sont en fait un remède pire que le mal, si la plupart des courants soi-disant spirituels sont en fait anti-spirituels, eh bien il faut aussi compter avec une anthroposophie qui est, et sera de plus en plus, anti-anthroposophique. [...]

Une guerre sur au moins cinq fronts

Car cette guerre qu'il faudrait mener va devoir être menée sur plusieurs fronts à la fois. […] Je propose un schéma pour imager la façon dont je vois la situation.





En face de ce pentagramme inversé, dirigé contre l'autonomie initiatique, il y a l'Anthroposophie authentique ou bien, de façon plus générale, toute démarche spirituelle authentiquement libre, authentiquement respectueuse de la dignité humaine, du sanctuaire de la volonté individuelle, mais cela ne fait pas grand monde.

Un tel schéma n'a bien entendu, qu'une valeur indicative ou incitative. […]
Il permet de bien mettre en évidence une première fausse dualité ou fausse opposition, celle entre les ésotérismes traditionnels et les ésotérismes style Nouvel Age/Verseau.

Il permet aussi de bien mettre en évidence une seconde fausse dualité ou fausse opposition, celle entre, d'un côté, l'État ou le Système - qui est en effet, et sera sans doute de plus en plus, au service des forces d'étouffement de la spiritualité libre, en bref qui sera de plus en plus le relais de l'américanisme culturel, lui-même relais de l'action des entités asouriques, le mal radical - et, de l'autre côté, de prétendues organisations de défense de la spiritualité libre, mais qui sont donc en fait au service des mêmes forces antichristiques, antihumaines, antilibertaires - collusion qui est d'ores et déjà visible de maintes manières.

À l'évidence existent toutes sortes de passerelles entre ces quatre ensembles, en dépit de certaines apparences, qui ne sont précisément que des apparences, et en dépit de démarcations verbales.

Il permet enfin de mettre bien en évidence, en complément de ces deux fausses dualités, de ce carré très efficace d'étouffement de la vraie spiritualité et de la vraie liberté, le rôle terrible que vient jouer l'anthroposophie dévoyée, laquelle devient alors une véritable caution et une véritable justification occulte des quatre éléments mentionnés précédemment."

Christian Lazaridès, octobre 1999. 
lazarides.pagesperso-orange.fr


Ce texte est extrait de l'article de Christian Lazaridès « Une illustration de la guerre occulte actuelle », téléchargeable gratuitement ICI.





Vivons-nous les commencements de l’Ère des Poissons ?
(Recherche sur la chronologie précessionnelle indiquée par Rudolf Steiner)


Commentaire d'un lecteur :


L'auteur à partir d'un bibliographie impressionnante fait une synthèse rigoureuse de la question de la précession des équinoxes.
A partir de là, il pose la question de la chronologie des ères zodiacales, un sujet hautement polémique puisque toute la mouvance "New Age" voudrait nous faire entrer prématurément dans l'ère du Verseau.
Au delà de ses aspects techniques, l'ouvrage aborde les aspects forcément cachés de l'occultisme et le sens de notre destin Humain.


Saturday, October 17, 2015

Pourquoi Poutine est si apprécié dans la France populaire ?


par Marie-Cécile Crevelle


Si en Russie, Vladimir Poutine est plus populaire que jamais : 87% de taux de satisfaction en août, le plus haut niveau relevé depuis six ans, selon un sondage du centre indépendant Levada, il en va de même dans les cafés français où chacun est manifestement lassé des airs benêts et des poignées d’amour de notre « président de la République hypocrite »...

En France, où les sondages sont davantage « ajustés » qu’à Novossibirsk, les Français seraient au moins 35% à nourrir une bonne opinion pour le président russe. Mais selon la tendance politique, les avis divergent. Ceux qui soutiennent le PS sont 78% à en avoir un avis défavorable, contre seulement 67% chez les Républicains. En revanche, Poutine est très majoritairement apprécié chez les électeurs FN, à hauteur de 83% d’opinions favorables.

Manifestement, Poutine est célébré dans nos restaurants routiers, dans nos cafés périurbains, dans les bars de campagne, dans les vestiaires de rugby, dans les grillades entre ouvriers, chez votre beau-frère, chez les supporters de l’Equipe de France, sur les chantiers, dans les camionnettes utilitaires...

Les Français sont en tout cas davantage pro-russes que les Européens dont le taux moyen d’opinion favorable ne dépasse pas les 15% sous la pression des chaînes d’information en boucle véhiculant la doxa américaine.

Dans un sondage BVA du 18 janvier 2014, , Poutine est jugé à 72 % comme « énergique » et à 56% comme « défendant bien les intérêts de son pays ». Ce qui semblerait indiquer que, malgré la peur du personnage entretenue par la campagne de bourrage de crânes, l’image de Poutine est devenue très positive en France ; au point de confirmer les déclarations de Gérard Depardieu sur le plateau du JT de Pujadas :

« Je pense qu'ici, ils sont plus malheureux les gens. On décrie énormément Poutine, mais beaucoup de gens voudraient avoir Poutine comme président.../... C'est pas facile de faire le boulot de ces présidents...»

Pour Pierre-Henri D'Argenson, professeur à Sciences-po, interrogé en mars 2014 par notre confrère Le Figaro :

« Une partie de cette réaction s'explique par la sympathie pro-russe que l'on retrouve surtout en France au sein des mouvements gaullistes et souverainistes. Ce courant est pétri de la tradition géopolitique française de « l'alliance de revers » entre la France et la Russie, et exprime une vision des relations internationales structurée par la puissance et l'indépendance des nations, contre le projet fédéraliste et atlantiste. Mais c'est une explication bien commode pour ceux qui veulent caricaturer le sentiment « pro-russe ». 


En réalité, ce qui est frappant dans les réactions à la crise ukrainienne, ce n'est pas tellement le nombre de témoignages « prorusses », mais plutôt le refus implicite de beaucoup de gens de se plier à l'injonction médiatique désignant la Russie de Poutine comme le camp du Mal. Il s'agit d'une révolte intellectuelle, qui relève d'une lame de fond de rejet de l'ordre idéologique régnant. Internet facilite cette révolte en libérant l'expression, et nous assisterons dans les années qui viennent à un soupçon de plus en plus systématique, par principe, à ce qui sera présenté comme la pensée obligatoire sur tel ou tel sujet.

Et Pierre-Henri D'Argenson :

« il y a évidemment une fascination pour la ‘virilité’ du personnage, avec son mélange de sang-froid et d'audace guerrière, mais là aussi la raison profonde est ailleurs. Dans l'inconscient collectif, Vladimir Poutine évoque un peu Louis XIV: c'est un monarque absolu, autoritaire, mais capable de protéger le peuple russe contre les puissants. Les médias « mainstream » ne comprennent pas cela. Quand Vladimir Poutine fait emprisonner l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski, il rappelle Louis XIV faisant arrêter Fouquet. C'est arbitraire, mais le peuple y trouve son compte : si le roi peut renverser les puissants, c'est qu'il peut défendre les intérêts du peuple… même si ce n'est pas toujours le cas. Or, que disent les critiques de notre système politique ? Qu'il a donné le pouvoir à l'oligarchie, aux baronnies, aux multinationales, aux lobbies, qui font et défont les règlements européens sans le moindre contrôle populaire, face à une classe politique toujours prompte à parler de « démocratie » et de « droits de l'homme » mais en réalité impuissante ou consentante.

L'engouement pour Poutine révèle ainsi en creux un besoin profond, ancré au sein du peuple et pas des élites, de retrouver des dirigeants qui soient leurs défenseurs, et qui pour cela aient encore en main les instruments de la maîtrise du destin de la nation, aujourd'hui dilués dans de multiples instances insaisissables ».

Deux positionnements récents du président russe ont particulièrement contribué à renforcer et diffuser cette représentation, déjà présente chez les plus avertis : le durcissement de la législation à l’encontre des homosexuels et l’opposition à une intervention militaire en Syrie. Le premier point est perçu comme le symbole d’un pouvoir qui assume son conservatisme sociétal, en symbiose avec une Église orthodoxe historiquement structurante. Face à une Europe jugée intégralement dépravée et une Amérique mi-bigote mi-libertaire, la Russie apparaît comme gardienne de l’âge d’or, soit le temps d’avant la "victoire LGBT"...

Le second point renvoie à l’idée d’un dirigeant lucide quant à la supposée menace islamiste mondiale et ferme dans la réponse à y apporter. Là où l’Occident laisserait prospérer l’islam à l’intérieur de ses frontières et serait prêt à soutenir les islamistes contre leurs dictateurs, Poutine assume un christianisme confiant et apparaît comme l’Homme providentiel contre les rebelles islamistes dans le jeu international.

La figure de Poutine est d’autant plus appréciée que le déficit démocratique et la limitation des libertés individuelles en Russie ne lui sont guère reprochés puisque c’est pire en Europe ! Poutine est d’ailleurs généralement vu comme l’homme ayant ramené l’ordre en Russie, après le relatif chaos des années Eltsine.

Mais ce qui frappe le public populaire Français, c’est le sentimentalisme de Poutine; oui son sentimentalisme perçu par ceux qui ne lui contestent pas le droit d’aimer son pays. Un jour, Vladimir Poutine avait dit :

« Celui qui veut restaurer l'Union soviétique n'a pas de tête. Celui qui ne la regrette pas n'a pas de cœur. »

A ce sujet, Irina de Chikov écrivait en mars 2014 :

« Il est possible que le président russe se trompe comme il est probable qu'il voit plus loin qu'une taupe. De toute façon, il serait plus intéressant d'en débattre plutôt que tendre les micros à Kiev ou en Crimée au premier manifestant venu. Sur les écrans de la télévision, ce qui frappe d'emblée c'est leur ressemblance. Sous le drapeau russe ou le drapeau ukrainien, on retrouve les mêmes têtes de pioches qui débitent les mêmes slogans. Mais à l'envers. ».

Poutine est également populaire dans la classe politique hostile à l’Union Européenne. Sans insister davantage sur la position clairement poutinienne de Philippe de Villiers et même de Dupont-Aignan, il est à noter qu’une certaine « vieille gauche » résiste encore un peu mieux qu’au Parti communiste où le soutien à Poutine est à la fois ultra-majoritaire mais tabou.

Ainsi, Jean-Pierre Chevènement, invité par l’université populaire de Belfort le 14 mai 2015, osait déclarer :

« Entre l’Europe et la Chine, il y a la Russie, et on n’a rien trouvé de mieux ! ../... La politique qui consiste à rejeter la Russie vers la Chine n’est pas intelligente. Les Américains ont intérêt à empêcher un rapprochement avec l’Union européenne. L’intégrité territoriale est un droit incontestable mais les peuples ont aussi celui de disposer d’eux-mêmes, comme les Criméens qui veulent être russes. Nos rapports avec la Russie sont fondés sur l’ignorance et le conditionnement de l’opinion. Poutine n’est pas un enfant de chœur mais la seule voie possible, ce sont les accords de Minsk qui prévoient une décentralisation. Or, Kiev n’en veut pas. »

La poutinomania va jusqu’à l’armée américaine et jusqu’à des unités de propagande US. En avril de l’année dernière, Ralph Peters, lieutenant-colonel de l’armée américaine à la retraite et conseiller stratégique de Fox News, déclarait à son tour :

« Le président russe Vladimir Poutine est à l’heure actuelle l’homme politique le plus fort, le plus efficace et le plus vif de la scène politique internationale ».

Tout cela, naturellement, la France populaire l’entend, le devine où le réinvente pour elle-même à la faveur de chaque apparition du président russe, ou de chaque crise qui met en lumière sa détermination, une détermination que les Français réclament vainement de leurs dirigeants actuels sans jamais rien voir de ce côté-ci.

Mais surtout, au moment où Daech devient la principale anxiété des Français qui peuvent voir autant d’égorgeurs potentiels chez les migrants syriens, Vladimir Poutine apparaît comme un « cador » antiterroriste salvateur. N’est-ce pas le président russe qui avait promis aux terroristes tchétchènes, un lendemain d’attentat ignoble, d’aller les chercher « jusqu’au fond du trou des chiottes » ?

On imagine évidemment mal notre François Hollande perpétuellement mal assuré parler ainsi, et se montrer crédible si seulement l’idée lui en venait quand même.

Poutine ne tardera pas, par l’affaire syrienne et son offensive quasi personnelle contre Daech, à prendre une place encore plus grande dans le cœur des Français... Rêvons alors qu’il le fera exprès et que notre pays est encore, pour le président russe, un véritable objectif de séduction !

Marie-Cécile Crevelle, directrice de Géo Arsenal, est membre du M6M.


Oligarques et politicards corrompus, le M6M veille !

Le M6M est une organisation anti-libérale, décroissante et autarcique, et une formation réserviste de survie destinée à participer dans le futur à la réorganisation des pouvoirs publics qui se trouveraient déstabilisés ou anéantis lors d’une catastrophe majeure, d’attentats massifs nucléaro-chimiques, d’une agression de l’OTAN contre la souveraineté française, d’une suspension oligarchique de la démocratie, d’une submersion démographique commanditée par les pétro-monarchies fondamentalistes, ou d’une offensive généralisée des islamo-fascistes sur le sol français.

Le M6M, mouvement du 6 mai, fait référence au faux choix organisé entre François Hollande et Nicolas Sarkozy un sinistre dimanche de mai 2012. A partir de ce jour crucial, le M6M, rejetant droite et gauche de gouvernement, date symboliquement sa résistance contre le renoncement des élites, contre le triomphe insolent d’un capitalisme barbare, l’intolérable virtualisation du pouvoir, la soumission définitive aux directives de l’OTAN, l’abandon général aux hystériques systèmes d’émotionnement collectif, la vitrification des services publics, la négation brutale des droits du peuple, et la mise en danger ultime de notre cohésion sociale et de nos défenses.

Poutine, le monde libre 

Friday, October 16, 2015

Philippe Verdier & « l'interdiction de toute pensée »



Philippe Verdier a-t-il été écarté de l'antenne après son livre sur le climat et sa lettre ouverte à François Hollande ? Le monsieur météo de France 2 n'assure plus la présentation des bulletins météo de la chaîne depuis plusieurs jours.


Lettre ouverte de Philippe Verdier à Monsieur le Président de la République


Paris, le 1er octobre 2015


Monsieur le président de la République,

Avant votre campagne présidentielle de 2012, je présentais la météo de BFMTV. Un matin, vous vous êtes installé à quelques mètres dans le même studio pour répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin. Je commentais les cartes devant vous, vous sembliez fasciné. Était-ce une ruse pour montrer des signes de décontraction avant une entrevue musclée ? Pendant la pub, alors que je quittais discrètement les lieux, vous m'avez interpellé pour me dire à quel point le fait de parler de la pluie et du beau temps sur un fond vert vous semblait incroyable.

Aujourd'hui, à quelques semaines de la conférence de Paris, la COP21, je vous écoute parler du climat et de la météo. Depuis plus d'un an, un refrain vert sur l'avenir de la planète revient dans chacun de vos discours. Vous dramatisez pour souligner votre volonté de rassembler les puissants du monde et désamorcer un cataclysme annoncé. Monsieur le Président, n'étant pas un animal politique, je ne peux simuler le moindre intérêt lorsque vous vous exprimez sur cette question. Je peine à percevoir dans vos paroles la sincérité, l'intention d'agir pleinement pour l'environnement de manière posée et constructive. Entre vos mains, le climat n'est qu'une fiche parmi toutes les autres.

J'ai rêvé, monsieur le Président, que vous plantiez un arbre dans la cour de l'Élysée. Un arbre enraciné dans la cour de l'Élysée symboliserait le peuple français. Aujourd'hui, vos visiteurs ne connaissent que le contact des pneus des berlines sur le gravier.

Dans deux mois, la France accueille la COP21, conférence des Nations unies sur le climat. Vos services de stratégie vous ont informé qu'elle ne servira à rien comme les vingt précédentes. Alors pourquoi continuer à feindre un sauvetage de la planète ?

Vous, président de la République, ne pouvez pas cautionner les scientifiques ultra-politisés du GIEC, les lobbies d'entreprises, les ONG environnementales, ni les chefs religieux autoproclamés nouveaux apôtres du climat.

Vous pouvez vous illustrer par une action individuelle, ressentie, iconoclaste et spirituelle. Un arbre dans la cour de l'Élysée donnerait davantage de sens à la fibre environnementale que tous vos discours oubliés.

Philippe Verdier, chef du service météo de France Télévisions. Auteur du livre "Climat Investigation". 

L'interdiction de toute pensée


L'interdiction de toute pensée est venue d'Amérique après le 11 septembre 2001. Depuis cette date tragique, les célébrités, qui exprimèrent publiquement des analyses contredisant la version officielle des attentats, subirent la vindicte d'une véritable Inquisition médiatique. Et, comme à l'époque de l'Inquisition cléricale, les « hérétiques » doivent confesser publiquement leurs « erreurs ». On se souvient de Jean-Marie Bigard demandant pardon pour ses propos sur le 11 Septembre. Malheureusement, comme au Moyen-âge, le schismatique repenti est marqué à vie. Il est relégué dans la catégorie ignominieuse des « complotistes » ou des « climato-sceptiques ».


Philippe verdier est devenu « hérétique » en exprimant une réflexion personnelle sur la thèse officielle du réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique provoqué par les activités humaines est un des dogmes utilisés par les ténors du nouvel ordre mondial pour contrôler les populations. Il est donc interdit de le remettre en question. Il faut préciser que l'origine du réchauffement climatique est étudié par des scientifiques honnêtes qui évoquent d'autres causes que l'activité humaine.

Il y a environ 100 ans, le penseur Rudolf Steiner avait pressenti l'influence délétère de l'Amérique sur une grande partie de l'humanité. Plus grave, il avait dénoncé la venue d'une nouvelle inquisition en ces termes : « une sorte d'interdiction de toute pensée viendra de l'Amérique, une loi, dont l'objectif sera de réprimer toute pensée individuelle ». « Aux environs de l'année 2000 et quelques, avait précisé Rudolf Steiner, une répression du penser de grande envergure se déclenchera sur le monde dans une ampleur extrême. »

D'après la mise en garde de Steiner et le sort fait aux rebelles des médias officiels, amis blogueurs iconoclastes de la catégorie maudite des conspirationnistes, la nouvelle Inquisition, prétextant la lutte contre le terrorisme, ne tardera pas à lancer une Web-persécution. 



Climat Investigation 



LES DESSOUS D'UN SCANDALE PLANÉTAIRE

Le climat est aujourd'hui une guerre, une religion. Tout avis contraire sera éliminé. Quelle voix s'élèvera pour rompre le silence pour faire éclater la vérité, avant le sommet de Paris ?

Il n'existe aujourd'hui plus de lien entre le climat et le discours alarmiste sur ce sujet. Les Français sont maintenus dans la peur par un matraquage sans précédent. Cette prise d'otages constitue un enjeu diplomatique pour la Conférence de Paris. Au plus haut sommet de l'État, l'échec de la COP 21 est diagnostiqué depuis longtemps, mais la manipulation et le spectacle s'amplifient davantage.

Le GIEC, ultra politisé, se délite sous les scandales et ses méthodes critiquables. La parole scientifique est inaudible. Les Nations Unies plongées dans la corruption pataugent volontairement depuis une génération de pourparlers. Lobbies économiques, associations écologistes, gouvernements et désormais religions tissent des liens dangereux. Les ambassadeurs du climat entretiennent cette crise aussi brûlante qu'impalpable.

La France figure pourtant parmi les pays les moins touchés par le changement climatique. Notre économie et notre société bénéficient aussi des avantages considérables du réchauffement. Le développement des énergies renouvelables menace notre sécurité et ne compensera aucunement l'explosion démographique identifiée comme une cause principale du problème.

Qui osera ouvertement briser ces tabous, sous la pression extrême des dirigeants ?





Wednesday, October 14, 2015

Poutine, le monde libre

Le protecteur de la sainte Russie contre la barbarie yankee et les hordes de l'OTAN.

Ici (en Russie), il reste encore des racines vivantes. Elles sont en train de donner des pousses. Il y aura une restauration des valeurs civiques et spirituelles. Vous, en Europe, vous êtes dans une éclipse de l'intelligence. Vous allez souffrir. Le gouffre est profond. Vous êtes malades. Vous avez la maladie du vide. J'ai senti tout cela dans le Vermont. Le système occidental va vers son état ultime d'épuisement spirituel : le juridisme sans âme, l'humanisme rationaliste, l'abolition de la vie intérieure... Toutes vos élites ont perdu le sens des valeurs supérieures. Elles ont oublié que le premier droit de l'homme, c'est le droit de ne pas encombrer son âme avec des futilités. 
Soljenitsyne


Poutine, le monde libre
par Philippe de Villiers

Je pousse Vladimir Poutine à m'expliquer la confrontation des visions du monde entre la Russie et l'Amérique : la Russie veut un monde multipolaire, m'explique-t-il, les États-Unis le veulent unipolaire — atlantiste, mondialiste. Les sanctions sont une aberration géostratégique pour la France. Elles coupent l'Europe de la Russie alors que les complémentarités sont évidentes, entre les biens industriels et les sources d'énergie, entre nos cultures et nos richesses spirituelles. L'Europe de saint Benoît et de saint Vladimir, celle de Pouchkine, de Tolstoï, de Balzac et de Victor Hugo.

— La Russie avait vocation à devenir l'interface entre la Chine et l'Union européenne. La crise ukrainienne a abîmé ce rêve eurasiatique. L'Amérique y a mis son veto.

Il me fait comprendre que la Russie n'a désormais d'autre choix que de se tourner davantage vers la Chine et l'Inde. Et nous, les Français, nous n'avons pas d'autre horizon, hélas, que l'américanisation de l'Europe.

— Vos dirigeants passent à côté de leur avenir. Comme on dit en Russie, ils ne cessent de marcher sur le même râteau. Trop souvent sans culture, ils ne connaissent plus les leçons du passé. Ainsi ignorent-ils que l'Ukraine est historiquement un pays lié à nos affections. Quant à la Crimée, revenue à la mère patrie, l'ancienne Chersonèse et Sébastopol ont une importance civilisationnelle et même sacrée, inestimable pour la Russie, comme le mont du Temple à Jérusalem pour les croyants de l'islam et du judaïsme. Le baptême du grand-duc Vladimir eut lieu à Chersonèse en Crimée ; et le baptême des Russes eut lieu à Kiev en Ukraine.

En réalité, en écoutant cet homme d'État qui cherche à embrasser l'avenir du monde et qui parle sans détour, je comprends que nous assistons aujourd'hui à une formidable inversion historique. Jusqu'à la chute du Mur, la Russie représentait le bloc soviétique, le bloc soumis, et l'OTAN le monde libre. Désormais, la Russie libérée de toute idéologie révolutionnaire, assiste en pays libre à l'instrumentalisation de l'OTAN pour asservir le monde à l'Amérique ainsi qu'à son modèle de société. Le monde libre, indépendant, ne serait-il pas désormais à l'Est, le monde asservi — sous domination américaine — désormais à l'Ouest ? Si l'Europe et les nations européennes veulent sortir de la récession, voire d'une disparition pure et simple — puisqu'on nie aujourd'hui les valeurs chrétiennes qui ont forgé leur identité —, elles doivent se tourner vers le monde orthodoxe qui résiste envers et contre tous à une forme de décadence occidentale reposant sur l'individualisme absolu, le nihilisme transgressif et le consumérisme globalisé.

Aujourd'hui la Russie, où je vais régulièrement, ne représente plus, selon moi, une menace, elle est même pour nous une opportunité remarquable sur le plan économique comme sur le plan moral, parce qu'elle est sortie de l'idéologie que nous avons fabriquée pour elle — Marx et Engels étaient des Européens. Elle peut donc nous aider à nous libérer nous-mêmes de nos dérives idéologiques, quelles qu'elles soient. Hélas, l'Europe n'est plus pensée comme un ensemble de nations aux cultures proches qui peuvent travailler ensemble de manière multilatérale, mais comme une idéologie, un absolu, un magma en fusion sans consistance et sous influence, l'Europe des Femen et du terrorisme médiatique.

Un an après cet entretien du 14 août 2014, j'ai pu constater que l'Histoire n'a pas traîné. Obama, qui tient Merkel et Hollande dans sa main, commande les destinées de l'Europe, tant sur le plan militaire que diplomatique. L'Amérique a besoin d'un ennemi pour tenir et cimenter l'Alliance atlantique, qui n'a plus de raison d'être depuis la disparition du pacte de Varsovie et la chute du communisme. Elle a donc besoin d'un diable. Et ce diable, c'est Poutine. S'il n'y a plus de diable, la brouette risque de perdre ses grenouilles en route. Nul ne pourra plus les retenir. Les Européens échapperont alors à la férule américaine.

Mon père me rappelait souvent les liens de notre famille avec l'Amérique. Notre ancêtre, qui fut ministre de la Guerre, le général de Ségur, participa à la guerre d'Indépendance. Ce qui nous vaut d'être membres de la prestigieuse National Society of the Sons of the American Revolution. Mais l'amitié ne doit pas entraver la lucidité. Mon père me répétait :

— J'ai vu de près les Américains pendant la guerre, je les aime beaucoup, ils ont de l'allant, mais ce sont de grands enfants. Ils jouent avec le monde.

Il faut croire qu'aujourd'hui les Européens sont aussi devenus puérils. La différence entre les enfants et les adultes, c'est le poids de l'Histoire et le prix de leurs jouets.

Pour l'heure, la brouette transatlantique accompagne, en queue de convoi, les pyromanes américains partout où il leur prend l'envie d'aller mettre le feu : le Kosovo, l'Irak, la Libye, la Syrie, l'Ukraine. Leurs voyages sont nos voyages ; leurs conflits, nos conflits ; leurs aventures, nos aventures. C'est la définition même d'un protectorat.

Notre président est un proconsul américain qui a choisi de rendre visite à Castro plutôt que d'associer la France à la grande commémoration patriotique du 9 mai 2015 à Moscou. C'est plus qu'une faute, une erreur stratégique. Qui est passée inaperçue, car beaucoup d'intellectuels français ont salué cette « entrevue historique » à la une des journaux. Sans doute avaient-ils la larme à l'œil à cause de leurs souvenirs de jeunesse. Ces gens-là en veulent à Poutine de ce qu'ils ne sont plus. Ils l'accusent d'être un ancien du KGB, quand eux-mêmes ont passé leur jeunesse chez Mao, Castro, Pol Pot.

La presse française a parlé de « l'isolement de Poutine », le jour de cette parade militaire qui célébrait le soixante-dixième anniversaire de la victoire de la Russie sur l'Allemagne nazie.

Un drôle d'« isolement ». Sur l'estrade officielle, le président de la Russie était entouré du président de la Chine et du Premier ministre de l'Inde. A la tribune, il y avait trois milliards d'hommes représentés. Le parti communiste chinois a ensuite déclaré : « Cette cérémonie a propulsé à un nouveau stade le partenariat stratégique global entre la Chine et la Russie. »

Bientôt, en Europe, on dénoncera chez Poutine cette dérive vers l'Asie. Ainsi lui reprochera-t-on ce qu'on a provoqué. Moscou est devenue la capitale du système polycentrique face au bloc unipolaire sous clé américaine. La diplomatie européenne, au contact des grands enfants yankees, est devenue infantile. Elle relève d'un monôme dans une cour d'école : Hollande met les mains sur les épaules de Merkel qui les dispose sur les épaules d'Obarna. Et en avant pour le tour du monde. Seul l'Américain sait où il va.

Au rebours de nos intérêts, les sanctions contre la Russie ont des conséquences stratégiques pour l'Europe. « Leur but caché n'est pas de mettre la Russie à genoux, mais d'empêcher que la coopération entre Russes et Européens n'engendre le premier concurrent de l'économie américaine. » Seule la France peut aider l'Europe au nécessaire retournement stratégique que le président russe appela de ses vœux à la fin de notre entretien :

— Pensez-vous, m'interrogea-t-il, qu'il puisse y avoir un jour un mouvement d'émancipation des vieilles nations européennes face à l'Europe technocratique et américaine ?

— Bien sûr que oui. Et plus tôt que nous ne le pensons. Un jour, Margaret Thatcher m'avait dit : « On s'est débarrassé des commissaires à l'Est. Ce n'est pas pour obéir à d'autres commissaires à l'Ouest. » Bientôt ce système oligarchique va s'effondrer. Mort, il faudra bâtir la grande Europe confédérale...

— C'est le bon sens, reprit Vladimir Poutine. Helmut Kohl et François Mitterrand nous l'avaient secrètement proposée après la chute du Mur de Berlin. Mais les Américains veillaient. Ils voulaient que l'Europe passe de l'atlantisme au mondialisme.

— De Gaulle, lui aussi, avait proposé la Grande Europe. Il avait même prédit : « Un jour viendra où la Russie boira le communisme, comme le buvard boit l'encre. »

Préparez-vous, monsieur le président, votre projet de « Grande Europe » sera bientôt à l'ordre du jour.

Alors, Vladimir Poutine, qui connaît ses classiques, d'un geste de la main, m'interrompit :

— Oui... Oui... L'Europe de l'Atlantique à l'Oural.


Philippe de Villiers, « Le moment est venu de dire ce que j'ai vu ».




Le moment est venu de dire ce que j'ai vu

« J'ai été un homme politique. Je ne le suis plus. Ma parole est libre. Je suis entré en politique par effraction. Et j'en suis sorti avec le dégoût. 

Le désastre ne peut plus être maquillé. Partout monte, chez les Français, le sentiment de dépossession. Nous sommes entrés dans le temps où l'imposture n'a plus ni ressource ni réserve. La classe politique va connaître le chaos. Il n y a plus ni précaution à prendre ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent. En conscience, j'ai jugé que le moment était venu de dire ce que j'ai vu. »