Wednesday, January 28, 2015

Michel Houellebeck lecteur de René Guénon

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Le Califat des Gaules


Dans le roman « Soumission » de Michel Houellebecq, le candidat de la Fédération musulmane est élu président de la république française en 2022. Il a une idée de l'Europe et un véritable projet de civilisation.

L'islam deviendra-il la nouvelle force civilisatrice de l'Occident et du monde, comme l'avait annoncé le philosophe libertaire et athée Michel Onfray ? « Il y aura probablement, avait dit Michel Onfray, une grande civilisation islamique. »

Extrait :

« Dans un article destiné à « Oummah », où il se posait la question de savoir si l'Islam était appelé à dominer le monde, Rediger (un universitaire pro-palestinien auteur d'une thèse intitulée « Guénon lecteur de Nietzsche ») répondait finalement par l'affirmative. C'est à peine s'il revenait sur le cas des civilisations occidentales, tant elles lui paraissaient à l'évidence condamnées (autant l'individualisme libéral devait triompher tant qu'il se contentait de dissoudre ces structures intermédiaires qu'étaient les patries, les corporations et les castes, autant, lorsqu'il s'attaquait à cette structure ultime qu'était la famille, et donc à la démographie, il signait son échec final ; alors venait, logiquement, le temps de l'Islam). Il se montrait plus prolixe sur le cas de l'Inde et de la Chine : si l'Inde et la Chine avaient conservé leurs civilisations traditionnelles, écrivait-il, elles auraient pu, demeurant étrangères au monothéisme, échapper à l'emprise de l'Islam ; mais à partir du moment où elles s'étaient laissées contaminer par les valeurs occidentales elles étaient, elles aussi, condamnées : il détaillait le processus, fournissait un calendrier prévisionnel.

L'article, clair et documenté, trahissait nettement l'influence de Guénon, sa distinction fondamentale entre les civilisations traditionnelles, prises dans leur ensemble, et la civilisation moderne. […]

Michel Houellebecq fait dire au narrateur : « C'est d'ailleurs, curieusement, à l'occasion d'une recherche Internet sur Huysmans que je tombai sur l'un des plus remarquables articles de Rediger, paru cette fois dans la « Revue européenne ». Huysmans n'y était qu'incidemment cité, comme l'auteur chez lequel l'impasse du naturalisme et du matérialisme apparaissait avec la plus grande évidence ; mais l'ensemble de l'article était un énorme appel du pied à ses anciens camarades traditionalistes et identitaires. Il était tragique, plaidait-il avec ferveur, qu'une hostilité irraisonnée à l'islam les empêche de reconnaître cette évidence : ils étaient, sur l'essentiel, en parfait accord avec les musulmans. Sur le rejet de l'athéisme et de l'humanisme, sur la nécessaire soumission de la femme, sur le retour au patriarcat : leur combat, à tous points de vue, était exactement le même. Et ce combat nécessaire pour l'instauration d'une nouvelle phase organique de civilisation ne pouvait plus, aujourd'hui, être mené au nom du christianisme ; c'était l'islam, religion sœur, plus récente, plus simple et plus vraie (car pourquoi Guénon par exemple s'était-il converti à l'islam ? Guénon était avant tout un esprit scientifique, et il avait choisi l'islam en scientifique, par économie de concepts ; et pour éviter, aussi, certaines croyances irrationnelles marginales, telles que la présence réelle dans l'Eucharistie), c'était l'islam, donc, qui avait aujourd'hui repris le flambeau. À force de minauderies, de chatteries et de pelotage honteux des progressistes, l'Église catholique était devenue incapable de s'opposer à la décadence des mœurs. De rejeter nettement, vigoureusement, le mariage homosexuel, le droit à l'avortement et le travail des femmes. Il fallait se rendre à l'évidence : parvenue à un degré de décomposition répugnant, l'Europe occidentale n'était plus en état de se sauver elle même – pas davantage que ne l'avait été la Rome antique au Ve siècle de notre ère. L'arrivée massive de populations immigrées empreintes d'une culture traditionnelle encore marquée par les hiérarchies naturelles, la soumission de la femme et le respect dû aux anciens constituait une chance historique pour le réarmement moral et familial de l'Europe, ouvrait la perspective d'un nouvel âge d'or pour le vieux continent. Ces populations étaient parfois chrétiennes ; mais elles étaient le plus souvent, il fallait le reconnaître, musulmanes. »

« Soumission » de Michel Houellebecq

Friday, January 23, 2015

Survivre en France



Les catastrophes, les accidents, aujourd'hui les attentats, cela n'arrive pas qu'aux autres.

Soit on ne veut pas le savoir. Par angoisse, on préfère ne pas y penser. Mais si jamais cela arrive, le risque est grand de paniquer, de ne pas avoir les bonnes réactions, ce qui aggrave les conséquences de l'événement dramatique.

Soit parce que, comme le dit le proverbe, un être averti en vaut deux, on s'informe à froid afin de faire face s'il y a lieu. Une attitude responsable consiste à prendre connaissance de ces données afin d'avoir les bons réflexes en cas d'urgence. En effet, l'expérience prouve que la connaissance des mesures préventives et des conduites à tenir permet de limiter considérablement les blessures et les pertes humaines, tant sur le plan physique que sur celui du traumatisme psychologique, ainsi que les pertes matérielles. Ceux qui ont les bons réflexes ont le plus de chances de s'en sortir et d'aider les autres à s'en sortir.

C'est un devoir personnel vis-à-vis de nos proches, de nos enfants, que nous devons protéger, et à qui il faut apprendre à ne pas avoir peur de regarder les choses en face et à avoir ces bons réflexes. C'est aussi une question d'esprit civique et de sens de la solidarité, qualités essentielles pour bien réagir devant l'imprévu.

Certes, le sujet est angoissant. Mais on est finalement beaucoup moins inquiet quand on sait ce qu'il faut faire. [...] 



L'attentat

L'attentat est un acte criminel et illégal contre une personne ou un groupe de personnes, les droits, les biens, les sentiments collectifs lorsque ces derniers sont reconnus et protégés par la loi. Il est destiné à désorganiser ou déstabiliser une société ou à créer un véritable sentiment d'agression et de peur. [...]

Tout de suite après l'événement, le sujet est submergé par l'anxiété. Il revit en permanence les images qu'il vient de subir.

Les victimes n'arrivent pas à se rassurer. Sous le coup de la violence de ce qu'ils ont vu et vécu, les rescapés craignent, sans raison objective, que la catastrophe se reproduise – s'il s'agit d'un attentat, que les agresseurs frappent à nouveau – et gardent très souvent cette peur irrationnelle. C'est ainsi que certains se terrent dans des endroits où, pourtant, ils ne sont pas à l'abri. D'autres, au contraire, vont présenter des réactions agressives envers leurs proches, voire leurs sauveteurs.

On voit également, aussitôt après l'événement, des rescapés dénier en partie la réalité, isolément ou à plusieurs. Faisant comme s'il n'y avait pas de danger, ils demeurent dans les lieux à risque ou y reviennent, et ne consentent à s'en aller que par la contrainte. Pour certains, des barrières se lèvent qui les font se livrer à des activités répréhensibles, notamment au pillage.

Puis, rapidement, l'émotion prend le dessus. Les pleurs, la colère et la tristesse apparaissent. Ceux qui survivent se regroupent auprès des leaders qui vont se dégager parmi les personnes qui ont eu des réactions adaptées.

Ensuite, on voit les victimes se focaliser de manière plus ou moins rationnelle sur la désignation du ou des responsables.

C'est une façon de compenser qui doit permettre de rétablir un ordre social, mais qui peut aboutir à un autre désordre avec violences et lynchage d'un ou plusieurs boucs émissaires.

Dans les zones à distance de l'impact de la catastrophe, les rescapés sont plus nombreux et vivent sinistrés. Ils peuvent avoir des comportements désordonnés, des réactions de fuite et de panique. Plus à distance encore, ils se montrent souvent très angoissés devant un avenir incertain, alors les rumeurs vont bon train, d'où encore un risque de mouvements de panique. 



Les réactions après coup

Parallèlement à ces chocs émotionnels rapides, d'autres réactions peuvent quelquefois se manifester dans l'après-coup.

Ainsi, des personnes, apparemment calmes jusqu'alors, se mettent en colère sans raison, manifestent une agressivité physique et verbale, se montrent agitées, ou bien ont des crises de larmes, des tremblements, des suées. Certains adolescents peuvent adopter des conduites toxicomaniaques (prise d'alcool et de drogue) alors qu'ils s'en gardaient auparavant.

Les réactions névrotiques

Elles se différencient des réactions émotionnelles par le fait qu'elles durent dans le temps et que leur intensité est bien plus importante. Elles sont souvent inquiétantes et anxiogènes pour les victimes et doivent être rapidement contenues.


Les réactions névrotiques revêtent plusieurs aspects : 


Les troubles anxieux

Le sujet atteint a l'impression qu'il s'étouffe ; il a des palpitations, des douleurs dans la région thoracique, des tremblements, des spasmes musculaires. Par ailleurs, il est inquiet et a peur, mais sans savoir de quoi et il a besoin d'être rassuré. Ce trouble peut survenir par accès, à intervalles plus ou moins longs. Il peut entraîner, chez le sujet en proie à l'angoisse, des conduites d'agitation et d'agressivité dirigée contre soi-même ou envers autrui. 


Les troubles anxio-phobiques

La personne victime du choc psychique ne supporte pas – ne serait-ce que l'évocation – quoi que ce soit qui lui rappelle la catastrophe (vue de sang, bruits rappelant la situation de choc, odeur des cendres après un incendie, etc.). C'est tellement pénible à voir ou à entendre pour elle qu'elle peut manifester vivement cette souffrance par son comportement. De telles difficultés peuvent persister longtemps après l'événement.
 

Les troubles hystériques


Par son attitude, la victime montre de manière assez théâtrale qu'elle a besoin d'attirer l'attention et la sollicitude sur elle. 



La névrose traumatique

Toujours la conséquence d'un choc émotionnel – à ne pas confondre avec le choc physique qui entraîne, lui, la névrose post-traumatique –, d'une particulière gravité, dans des circonstances hors du commun, elle apparaît en général quelques jours après l'événement. La victime a le sentiment de revivre le traumatisme, de manière répétée et à chaque fois avec une très forte émotion. Comme si elle se repassait le film en boucle avec la même peur à chaque fois. Elle fait des cauchemars, a des idées obsédantes. Elle peut se montrer irritable, sans suite dans les idées, dépendante, recherchant la protection de son entourage, répétant inlassablement le récit des événements. Cela peut se prolonger plusieurs mois (ou plus). Une prise en charge spécialisée est nécessaire et efficace. 



La névrose post-traumatique


Elle est la conséquence directe et certaine d'un accident ayant entraîné une ou des blessures physiques (quelle que soit la localisation ou la gravité), contrairement à la névrose traumatique qui est la conséquence d'un choc psychique. Ses symptômes sont de l'anxiété, des angoisses, des phobies. Mais aussi des obsessions et des rituels, avec des revendications sans fin, une attitude hystérique, des troubles psychosomatiques, une modification du caractère, une fatigue sans raison, un manque de tonus et de goût pour les choses... 



Le complexe du survivant

Dans pratiquement toutes les expériences de catastrophes, pour la victime rescapée, s'ajoutent au traumatisme une culpabilité et une honte omniprésentes et importantes, irrationnelles bien sûr, en particulier lorsqu'il y a eu des morts. Les spécialistes nomment cet état "le complexe du survivant"· Dans ce cas, bien souvent, l'image de la mort envahit la victime. Elle considère que vivre n'est pas normal ; elle n'arrive pas à donner d'explication claire à sa survie qui lui apparaît comme étant imméritée. Elle a le sentiment que d'autres sont morts à sa place. Mais elle peut prendre appui sur cette culpabilité pour se reconstruire psychiquement.

Dr Yves Tyrode est l'auteur du « Manuel de survie face aux attentats et catastrophes naturelles ou industrielle ». 



"Manuel de survie face aux attentats et catastrophes naturelles ou industrielles" pdf gratuit :
http://www.pdfarchive.info/pdf/T/Ty/Tyrode_Yves_-_Manuel_de_survie.pdf

Monday, January 19, 2015

Les Anges de Jenny

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A l'âge de 5 ans, Jenny Untinen a vécu une expérience de mort imminente. Dans le GIF (ci-dessus), elle explique les étapes de sa décorporation, la vision d'un personnage (assis), qu'elle appelle Dieu, et la présence de trois anges.

« La proportion d’Anges dans les visions pré-mort est équivalente à celles des NDE : entre 4 et 8 cas sur 100. Chiffre qui prouve que les malades ne délirent pas tant que ça, sinon ils affirmeraient tous voir des Anges. En fait, l’Ange semble plutôt se manifester lorsque le sujet n’a pas de proches précédemment décédés pour venir le chercher ! 


VISIONS AVANT LE DERNIER SOUPIR

Des Anges sur les escaliers

Patient souffrant d’une tuberculose pulmonaire à ses derniers moments. Témoignage de l’infirmière de l’hôpital recueilli par Osis et Haraldsson (« Ce qu’ils ont vu au seuil de la mort ») au cours de leur enquête :

« Il (le patient) n’était sous l’effet d’aucun calmant, il était tout à fait lucide et n’avait pas de fièvre. Il faisait preuve d’une grande ferveur religieuse et croyait à la survie de l’âme. Nous savions qu’il allait mourir et il le savait sans doute aussi car il nous demandait de prier pour lui. Dans la chambre où il reposait se trouvait un escalier qui menait à l’étage. Soudain il s’écria :

– Regardez, les Anges descendent l’escalier.

Le verre est tombé et s’est brisé.

Toutes les personnes présentes se tournèrent vers l’escalier. On avait effectivement posé sur l’une des marches un verre que nous vîmes éclater en mille morceaux, sans aucune raison apparente. Il ne tomba pas, il éclata tout simplement Naturellement, nous n’aperçûmes pas les Anges. Une expression de bonheur et de quiétude se peignit sur les traits du patient qui rendit alors son dernier soupir Même après sa mort, l’expression de quiétude et de sérénité demeura sur son visage. »

Il est effectivement intéressant de noter que cette vision est corroborée par un phénomène matériel, un verre posé sur l’escalier, descendu par les Anges d’après le sujet, et qui implose sans aucune raison apparente. Le verre ne tombe pas. 


Un concert d’Anges


Dans le dossier de « Life », La vie après la mort ?, le journaliste raconte la mort d’une petite fille dans les bras de ses parents telle qu’elle a été observée par le Dr Komp :

« Au début de sa carrière médicale, le Dr Diane Komp était assise avec les parents aux côtés de leur fille de sept ans qui se trouvait au dernier stade d’une leucémie. « Elle a eu l’énergie finale, raconte Diane Komp, de se relever, de s’asseoir et dire :

– Les Anges, ils sont magnifiques ! Maman, est-ce que tu les vois ? Est-ce que tu entends leurs chants ? Je n’ai jamais entendu de si beaux chants.

Et puis la vie la quitta. “Cadeau” est le mot qui décrit le mieux ce que j’ai ressenti. Ce n’était pas seulement un cadeau de paix fait à l’enfant au moment de sa mort, c’était aussi un cadeau fait à ses parents »

L’enfant à bout de forces quitte cette terre en écoutant des chants d’Anges venus la chercher. Au moment où elle entend la mélodie céleste, la vie la quitte. Est-ce un hasard ? De plus, peut-on soupçonner des parents, crucifiés par la perte de leur enfant de sept ans, de raconter de telles idioties ? On ne ment pas lorsqu’il s’agit de la mort et lorsque les émotions les plus violentes vous étreignent. 


Un Ange avec moi


Cas de Ralph Wilkerson : un homme, victime d’un grave accident en visitant un immeuble en construction, est hospitalisé de toute urgence. À l’hôpital, les médecins découvrent un bras brisé et le cou cassé. Ils avertissent sa femme que si elle veut le voir une dernière fois, elle a intérêt à se dépêcher parce que son mari ne passera pas les trois jours. Aussitôt elle se rue à l’hôpital et se précipite dans la chambre de son mari. Après lui avoir marmonné deux phrases, il sombre dans l’inconscience. Les médecins n’osent même pas le déplacer. C’est la fin. Le lendemain matin, une infirmière rentre dans la chambre du moribond en tenant une piqûre et découvre qu’il est réveillé :

– Mais que faites-vous éveillé ? s’étonna-t-elle.

– Madame, j’ai eu une lumière brillante dans cette chambre et un Ange est resté avec moi toute la nuit.

– Ah oui, je vois…

Le patient rentre chez lui contre l’avis des médecins qui lui font signer toutes les décharges possibles et imaginables. Mais il sera véritablement et inexplicablement guéri sans l’ombre d’une paralysie ou d’une rechute quelconque. Mettons-nous un instant à sa place : nous avons le bras et le cou brisés. Le bras, ce n’est pas très grave. Le cou en revanche ne vous permet pas de bouger et les médecins déclarent votre cas « sans espoir ». Ce n’est vraiment qu’une vision surnaturelle, celle d’un Ange au pied de votre lit qui peut vous donner la certitude absolue que vous êtes guéri de cette vilaine fracture puisqu’il vous l’a dit. Personne ne prendrait le risque de quitter l’hôpital sans cette absolue conviction. Et même si l’on se sent mieux, on reste en « observation ». Mais une fois de plus, ce n’est, bien sûr, qu
’un hasard. 


Quelqu’un avec moi


Cas des infirmières Maggie Callanan et Patricia Helley qui ont
soigné une jeune femme de vingt-cinq ans, hospitalisée pour un mélanome qui s’était progressivement développé au point de ne lui laisser strictement aucune chance de survie. Angela se savait condamnée et ne voulait pas que l’on s’apitoie sur son sort-Elle avait même prévenu le personnel hospitalier en leur disant : « Je ne veux aucune aide spirituelle, aucune prière, aucun prêtre. C’est pas mon truc. Je suis une athée. Je ne crois pas en Dieu, ni au paradis. » L’équipe d’infirmières se le tint pour dit. Pourtant, un matin sombre de février, lorsque la sonnerie d’appel retentit dans la permanence, l’infirmière se précipita dans la chambre d’Angela. Sa mère qui dormait dans un lit à côté replaçait les couvertures, les yeux encore pleins de sommeil :

« – Bonjour, Angela, que puis-je faire pour vous ?

– Est-ce que quelqu’un est venu dans ma chambre ?

– Je ne le pense pas, je n’ai vu personne. Le jour ne s’est même pas encore levé. Pourquoi ?

– J’ai vu un Ange.

– Dites-moi ce qui s’est passé.

– Lorsque je me suis réveillée, il y avait un Ange assis dans la lumière provenant de la fenêtre, dit Angela avec un sourire sur ses lèvres.

Elle décrivit son attirance vers cet Etre qui était la chaleur, l’amour et la bonté mêmes. Sa mère sauta du lit.

– Angela, c’est un signe de Dieu, dit-elle.

– Maman, je ne crois pas en Dieu ! répondit Angela, exaspérée.

– Aucune importance, répondit sa mère. Tu as vu Dieu ou l’un de ses messagers.

– Aucune importance de savoir qui c’est ? s’étonna brusquement Angela. Ce n’est pas suffisant de savoir qu’il y a quelqu’un de si attentionné et si aimant qui m’attend ?

– Angela, qu’en pensez-vous, qu’est-ce que cela veut dire ? lui demandai-je encore.

– Je ne crois pas aux Anges ou en Dieu, mais quelqu’un était là avec moi. Qui qu’il soit, il m’aime et m’attend. Donc, cela veut dire que je ne mourrai pas seule. »

Même les athées ne sont pas épargnés par les Anges. Dans ce cas, le sujet a expérimenté cette présence qu’elle qualifia d’Ange, aucun autre mot visiblement ne pouvant mieux définir ce qu’elle avait ressenti. Elle acquit aussi la certitude qu’elle ne mourrait pas « seule ». 


Un Ange qui prend la main


Une petite fille de dix ans qui se rétablissait d’une pneumonie dans un hôpital de Pennsylvanie. Sa température était revenue à la normale et la crise de suffocation semblait se calmer. Elle allait mieux. Témoignage d’infirmière recueilli par Osis et Haraldsson :

« La mère vit que son enfant était en train de “sombrer” et elle nous appela (les infirmières). Elle nous raconta que son enfant venait de lui dire qu’un Ange l’avait prise par la main : elle était morte sur-le-champ, ce qui nous étonna grandement car il n’y avait aucun signe de mort imminente. Elle était si calme, si sereine, et pourtant si près de la mort ! Ce décès subit nous chagrina. »

La patiente semblait effectivement se rétablir lorsqu’elle rechuta, définitivement. Au moment où la fillette dit à sa mère qu’un Ange lui avait pris la main, la vie la quitta. Du point de vue matérialiste, il ne peut s’agir que d’une coïncidence. »

Pierre Jovanovic Enquête sur l'existence des anges gardien




Vidéos

Les anges gardiens


« Un documentaire sur le témoignage de personnes ayant été confrontées à leur ange gardien. Impulsion soudaines inexplicables, rêves prémonitoires, apparitions surnaturelles... Qui sont ces êtres de lumière avec lesquels un grand nombre de nos contemporains, croyants ou pas, dialoguent aujourd'hui ? »

Enquête sur l'existence des anges gardiens


« Lors d'un reportage à San Francisco, alors qu'il se trouvait dans une voiture, Pierre Jovanovic se jette soudain sur la gauche, une fraction de seconde avant qu'une balle ne pulvérise son pare-brise. En discutant avec ses confrères journalistes, il découvre d'autres histoires étranges similaires: journalistes arrachés à la mort par miracle alors qu'elle était inévitable, temps qui "ralentit" mystérieusement, "voix intérieures" qui avertissent d'un danger, sentiment d'insécurité, gestes "inexpliqués" qui sauvent... Tout le monde connaît au moins une histoire totalement incompréhensible de ce genre, et ce livre recense les différentes variantes de ces faits quotidiens inexplicables.

"Enquête sur l'Existence des Anges Gardiens" est également le premier ouvrage qui étudie d'une manière approfondie les apparitions d'Anges dits "gardiens" dans les expériences aux frontières de la mort (NDE), révélées par le docteur américain Raymond Moody. »



Friday, January 16, 2015

Revivre par la nature



Une bible de survie

Acteur, naturopathe, Alain Saury est l'auteur d'un monumental manuel consacré à la vie sauvage.

« Le manuel de la vie sauvage ou revivre par la nature » empreint d'un profond humanisme et d'un amour fou pour tout ce qui vit, peut être considéré comme une véritable bible de survie. Il nous permet, dès aujourd'hui, de nous initier progressivement à la vraie vie, selon les lois de la Nature (et de notre nature), dans le respect de toute la création, dans l'économie et donc dans la générosité. Un ouvrage à deux niveaux : trucs, recettes, idées, conseils, techniques pour tous les aspects d'une vie dans la nature; poésie, humanisme, amour, dignité de l'homme que ce dernier devrait s'efforcer de retrouver.

Dans notre pauvre monde en perdition , si l'apocalypse advenait - à juste titre car la disharmonie est insupportable - avec sa cohorte de famines, épidémies, guerres, cataclysmes... ce manuel de la vie sauvage pourrait certainement nous aider à sauver ce qui pourra l'être encore et, dès maintenant, il peut nous permettre de prévenir ces catastrophes et nous acheminer vers l'harmonie - salut de nos enfants et de tout ce qui vit dans la complicité et le don de soi, dans l'Amour.

Vous y découvrirez et apprendrez mille et une choses utiles - voire indispensables - au fil de ses 13 parties, dont voici quelques aspects (nous ne pouvons reproduire ici les 12 pages de table des matières !) :

1. Comprendre le temps : l'astronomie, compter et mesurer le temps, les prévisions météorologiques (traditionnelles, empiriques et techniques), connaître les climats, les nuages, construire des instruments météorologiques simples, etc.

2. Marcher et s'orienter : de jour comme de nuit, construire une boussole, lire une carte, s'équiper pour un déplacement, trouver le Nord, se défendre, s'abriter, nager, construire un radeau, grimper, se repérer, etc.

3. Se chauffer : allumer et construire un feu dans n'importe quelles conditions, les matériaux à utiliser, les divers types de feux de plein air, couper et abattre, chauffer son logis. faire son charbon de bois, etc.

4. Boire et trouver l'eau : la rendre potable, la filtrer, la stocker, reconnaître les sols, la radiesthésie, creuser un puits, drainer, irriguer, construire une pompe, etc.

5. Cueillir : identifier et récolter les plantes sauvages, les conserver, connaître leurs multiples usages (nutritifs, à huile, mellifères, à farine, textiles, à savon, à papier...), les champignons. cultiver le champignon de couche, etc.

6. Cuisiner : notions essentielles de diététique, le jeûne, quelques recettes importantes, cuisine et feux de plein air par tous les temps, etc.

7. Conserver : les méthodes de conservation suivant chaque catégorie d'aliments, à long ou à court terme, les boissons fermentées et non fermentées, etc.

8. Apprivoiser, ou chasser et pêcher : hébergement et nourriture des animaux domestiques, sauvegarde des animaux dits sauvages, tout sur les pêches en eau douce et en mer, le matériel, les diverses formes de chasses, pièges, armes rudimentaires ou sophistiquées, quelques gibiers, etc.

9. Se loger : les constructions simples et de type sauvage, abris de survie en pleine nature, igloo, tipi, grottes, tentes simples, techniques et matériaux de construction, maçonneries, charpentes simples, outillage, etc.

10. Fabriquer : se vêtir (couture, tricot, crochet, tissage, laine, costumes simples), autres artisanats (macramé, vannerie, verre...), la menuiserie (outils, affûtage, assemblages de base...). le travail du métal (outillage, construction d'une forge...), les nœuds, fabrications diverses d'une multitude d'objets nécessaires et utiles, etc.

11. Replanter : techniques de l'agriculture biologique (compost, fertilisants naturels, couches et châssis, semis, associations, culture, potager...), le reboisement et son utilité (haies, arbres, replantations...), greffes et boutures, etc.

12. Soigner et sauver : les principaux accidents et comment les traiter (plaies, brûlures, entorses, fractures, asphyxie, morsures, empoisonnements, accouchement...), notions de secourisme indispensables, le transport des blessés, la noyade, l'incendie, les médecines douces, etc.

13. Se nourrir subtilement : l'air, la lumière, le silence, la musique, la créativité, la spiritualité, l'amour sensuel et universel, etc. 


Autant de questions (et bien d'autres !) auxquelles ce guide pratique répond, et dont les solutions sont là pour nous initier progressivement à une existence adulte, responsable, autarcique, altruiste, dans la joie et le respect de nous-même, des autres et de notre environnement. 

Un livre à lire, à méditer, à pratiquer, à faire lire autour de soi - et surtout à nos enfants car ce sont eux qui feront peut-être de l'enfer que nous leur léguons aujourd'hui un paradis pour demain ? ... 


 Télécharger gratuitement « Le manuel de la vie sauvage ou revivre par la nature » :
http://www.aryanalibris.com/index.php?post/Saury-Alain-Le-manuel-de-la-vie-sauvage

Monday, January 12, 2015

Le 11 janvier 2015




« Tous Charlie ! » En France, quatre millions de personnes ont scandé ce slogan durant la marche républicaine du 11 janvier 2015.

A Paris, les dirigeants d'une cinquantaine de pays étaient présents Merkel, Cameron, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le président palestinien Mahmoud Abbas, le roi de Jordanie, même un ministre saoudien, pays à l'origine du salafisme qui inspire les islamistes les plus inquiétants.

Les participants de la marche « Tous Charlie » du 11 janvier 2015 n'étaient-ils que les charlots d'une immense pitrerie diabolique ?

Pierre Dortiguier, professeur de philosophie, « explique les raisons de l'importance du chiffre 11 en franc-maçonnerie, de la rébellion contre Dieu, de la soumission aux frères par la dissimulation dans le but d'obtenir des avantages matériels, et du renversement des pouvoirs établis ». 




Un symbole

La fin de la journée du 11 janvier 2015 a été marquée par un symbole assez révélateur. François Hollande s'est rendu dans une synagogue une kippa sur la tête (Mitterrand mettait un chapeau) et a sagement attendu Netanyahou à l'extérieur de la synagogue.

L'attitude de François Hollande, le port de la kippa et l'attente de Netanyahou, est sévèrement critiquée par Régis Debray :

« Il est paradoxal de voir un président avec une kippa sur la tête attendre Monsieur Netanyahou à l'extérieur de la synagogue. Un président de la République, ça n'attend pas, c'est attendu... » 



Sunday, January 11, 2015

L'antiterrorisme comme mode de gouvernement


Quand Manuel Valls déclare devant les caméras : « Nous sommes tous aujourd'hui Charlie, tous policiers, tous des juifs de France », il fait entrer les Français dans une réalité virtuelle entièrement construite par le pouvoir.

Quand des politiciens français déclarent : « Il faut un Patriot Act au niveau européen », ils tuent une seconde fois l'équipe de Charlie Hebdo lâchement assassinée le 7 janvier 2015 par des djihadistes ternissant l'image de l'islam, des mercenaires payés par les « maîtres du monde ». « L’oligarchie mondialiste (les amis du sénateur Palpatine) excitent, financent et arment les djihadistes (la fédération du commerce) pour forcer l’Occident (la République) à abdiquer démocratiquement
 et, paraît-il provisoirement, ses libertés... » (Eric Martin) 
 
Le terrorisme que l'on dit islamiste n'est-il pas dévastateur pour l'islam ? En réalité, les crimes commis au nom d'Allah permettront le contrôle total des populations européennes en instaurant toujours plus de coercition et un liberticide Patriot Act européen.

« Rappelons, écrit Eric Martin, que le USA Patriot Act est une véritable catastrophe pour les libertés : il crée les statuts de combattant ennemi et combattant illégal, qui permettent au gouvernement des États-Unis de détenir sans limite et sans inculpation toute personne soupçonnée de projet terroriste. C’est ainsi que des individus sont détenus à Guantanamo depuis des années, sans jugement ou perspective de jugement. Dans la pratique, le USA Patriot Act autorise les services de sécurité à accéder aux données informatiques détenues par les particuliers et les entreprises, sans autorisation préalable et sans en informer les utilisateurs. »

Gouverner par le chaos



« Face aux diverses insurrections qui ont émaillé le 20eme siècle, guerres de décolonisation, révolutions, guérillas, soulèvements et conflits sociaux déstabilisant le pouvoir, des officiers militaires de divers pays ont cherché à formaliser des tactiques de contre-insurrection, autrement dit les techniques de la répression réussie de toute forme de résistance populaire au pouvoir, si possible permettant de tuer la contestation dans l’œuf avant même qu’elle n’apparaisse. Les manuels les plus connus sont ceux de Roger Trinquier, « La guerre moderne », David Galula, « Contre-insurrection : théorie et pratique », et Frank Kitson, « Low-intensity operations : subversion, insurgency, peace-keepingg ».

Le général britannique Frank Kitson (né en 1926, aujourd’hui à la retraite) a occupé les fonctions et obtenu les décorations les plus hautes, dont « Commander-in-chief, Land Command » (CINCLAND) de l’armée royale de 1982 à 1985, général aide-de-camp de la reine Elizabeth II de 1983 à 1985, et Grande Croix de Chevalier de l’Ordre de l’Empire britannique. Comptant des années d’expérience sur le terrain et de nombreux faits d’armes (Kenya, Malaisie, Irlande du nord, Malouines), il a rédigé un manuel dans lequel il consigne une synthèse des méthodes à employer par un corps d’armée qui cherche à s’imposer à une population locale qui lui résiste. Ce livre aux tirages confidentiels n’a jamais été traduit dans notre langue et nous n’en connaissons que cinq exemplaires dans les bibliothèques universitaires françaises (voir le catalogue SUDOC). De fait, la diffusion à un large public de ce texte pourrait à elle seule faire basculer des équilibres géopolitiques entiers. Le journaliste d’investigation Michel Collon nous résume ainsi le contenu de ce Graal de la pensée politique : « Tout général qu’il soit, Kitson considère que la répression militaire et policière classique n’a aucune chance de réussir sans une "campagne pour gagner les coeurs et les esprits", qu’il appelle "guerre psychologique stratégique". Que recouvre ce terme mystérieux ? Cela se clarifie quand on examine l’ensemble des méthodes prônées, et utilisées, par Kitson : — Former tous les cadres importants des ministères (Armée, Affaires étrangères.) aux techniques de "psy-ops" (manipulations psychologiques de l’opinion). — Monter des "pseudo-gangs" qui recueilleront un maximum d’informations. Mais qui, surtout, en menant des "coups" attribués à l’ennemi, permettront de le discréditer. — Employer les "forces spéciales" (SAS) pour réaliser des attentats qui seront attribués à l’ennemi afin d’augmenter la tension et justifier la répression. — Créer des diversions, par exemple en provoquant une "guerre de religions". —

Fabriquer de faux documents ("black propaganda") qui seront attribués à l’ennemi afin de le discréditer. — Infiltrer des agents, ou recruter des traîtres (par chantage ou corruption), au sein des organisations de l’adversaire toujours afin de le discréditer, voire de provoquer des scissions. — Militariser l’info de la BBC et y censurer totalement le point de vue adverse. Filtrer l’information à destination de la presse internationale, et s’y assurer des complicités. Fournir des documents photographiques pour influencer l’opinion. Utiliser des journalistes comme espions sur le terrain. — Utiliser la musique pour attirer des jeunes avec un message apparemment "dépolitisé". — Mettre en place et populariser de faux mouvements "spontanés", présentés comme neutres et indépendants, en réalité financés et téléguidés afin de diviser et affaiblir le soutien au camp adverse. »

Kitson passe ainsi en revue tout l’arsenal de la politique actuelle : la création de faux ennemis, de faux amis, de faux problèmes et de fausses solutions au moyen de fausses perceptions induites par de faux attentats terroristes (dits false-flags ou « sous fausse bannière » dans le jargon militaire) et de fausses informations (propagande noire, entièrement fausse, ou grise, mélange de vrai et de faux pour mieux faire passer le faux), toutes ces mises en scène pouvant être résumées sous l’abréviation de « psyops », pour « opérations psychologiques ». Comme le soulignent Christian Harbulot et ses co-rédacteurs dans « La guerre cognitive », le mensonge, le faux, la manipulation, le simulacre, le leurre et la ruse sont les outils immémoriaux de la politique, en tant que guerre mentale des images, des mots et des représentations pour le contrôle des esprits. Sun-Tzu écrivait déjà : « Tout l’art de la guerre est basé sur la duperie », et Machiavel évoquait les « moyens extraordinaires » dont le Prince peut faire usage. Plus récemment, le général Francart nous expose de manière très détaillée dans « La guerre du sens », sous-titré « Pourquoi et comment agir dans les champs psychologiques », comment la propagande doit s’inspirer des méthodes de communication publicitaire pour obtenir le consentement, voire les faveurs, des populations visées. Et en effet, c’est au 20ème siècle que la déréalisation du champ politique a atteint son apogée grâce aux médias de masse, en particulier la télévision, outil merveilleux de contrôle social, espion infiltré jusque dans les chambres des adolescents, qui est venu façonner les perceptions et mettre en forme la vision du monde de millions de citoyens. La télévision, principal vecteur des psyops, a permis et permet encore de faire entrer des populations entières dans une réalité virtuelle entièrement construite par le pouvoir. »
 

Comité invisible, « Gouverner par le chaos, Ingénierie sociale et mondialisation ».

Télécharger gratuitement « Gouverner par le chaos » : http://www.fichier-pdf.fr/2014/07/24/gouverner-par-le-chaos/gouverner-par-le-chaos.pdf


Thursday, January 08, 2015

L'islam ne dominera pas le monde





« Nous ne croyons pas que l’Orient et l’Occident puissent constituer demain une terre de mission pour le véritable islam, ni encore moins pour le véritable bouddhisme ou le véritable judaïsme — qui, d’ailleurs, n’y a jamais prétendu jusqu’à présent. Il ne restera alors que le « New Age » auquel s’allieront un hindouisme contrefait, un bouddhisme psychanalytique, un judaïsme instrumentalisé, un christianisme sécularisé et un islam politisé. »

Abd-al-Wahid Pallavicini




Orient et Occident

« La métaphysique », écrivait René Guénon, « n’est ni orientale ni occidentale » et Dieu, qui n’est pas né en Orient ni mort en Occident, n’est ni juif, ni chrétien, ni musulman. Cependant, en ces temps où l’on ne peut plus comprendre le concept de Tradition primordiale, ni avoir le sens de la Présence divine, il nous faut bien parler d’Orient et d’Occident, de christianisme et d’islam. Il faut en parler aussi parce que ces deux dernières Révélations abrahamiques semblent avoir renoncé à leur universalité d’origine pour se réduire à une juridiction dogmatique et à une circonscription géographique, l’une pour substituer à Dieu la seule nature humaine inaugurée par l’avènement historique de l’Incarnation, l’autre pour se placer dans une croisade à l’envers, anachronique, contre une citadelle chrétienne identifiée — et s’identifiant elle-même — avec l’Occident moderne.

Les « trois hypothèses » sur le devenir de l’Occident, que René Guénon envisageait dans son livre « Orient et Occident » rappellent les questions qui nous ont été posées lors d’un congrès dédié à sa mémoire. A la première question : « Le christianisme est-il dépassé ? », nous avons été tenté de répondre « oui », et à la seconde question : « Quelle religion pour demain ? », nous aurions voulu dire « non » pour ce qui regarde l’islam. L’œuvre de René Guénon permet d’expliquer ces positions.

Le Christianisme était à l’origine une confrérie juive ou mieux abrahamique, sinon primordiale et universelle, au sein de laquelle s’est réalisée une nouvelle irruption du Sacré dans le monde, constituée par la première venue de Jésus, Sayyidunâ ‘Isâ (sur lui la Paix). Selon René Guénon, cet ésotérisme s’est répandu providentiellement en Occident, dont la Tradition gréco-latine s’était perdue, comme une religion qui a pu sauver cette partie du monde pour mille ans au moins. Il est tentant de fixer cette période de l’édit de Constantin, en 313 après Jésus-Christ, date de l’officialisation de la juridiction chrétienne en Occident, jusqu’au procès des Templiers en 1313, qui marque la fin de la présence visible des organisations initiatiques et contemplatives chrétiennes liées au catholicisme.

Si le christianisme, après la perte de son ésotérisme, devait aussi perdre complètement son orthodoxie exotérique, il pourrait en venir à constituer le réceptacle de l’antitradition. En effet, l’on ne parle pas d’un « anti-Bouddha » ou d’un « anti-Muhammad », mais bien d’un « anti-Christ ».

Cela ne revient pas à dire que tous les chrétiens seront soumis aux pièges de celui dont il est dit « qu’il saura tromper même les élus, si c’était possible », pour autant qu’il restera encore à quelque poisson la possibilité, au sein même du christianisme, de remonter le courant des formes vers sa source originelle, vers le Christ de la deuxième venue que nous attendons, de la même façon que les juifs orthodoxes attendent encore le Messie.

« Le scandale doit venir, mais malheur à celui qui provoquera le scandale », dit l’Evangile, soit en accélérant le processus de décadence en vue de la restauration finale, soit en anticipant illusoirement cette même restauration, en dépit de la décadence des institutions et des hiérarchies d’aujourd’hui, dans un projet de chrétienté renouvelée, même sans le Christ, et sans avoir su attendre l’événement de la Parousie.

De trop nombreuses voix, au sein de l’Eglise catholique, semblent vouloir substituer au Père éternel un Fils qui n’est plus éternel lui-même et dont elles n’entendent retenir que la seule nature humaine, suivant les tendances protestantes et rejoignant ainsi l’hérésie arienne qui seule pourrait donner lieu à l’inversion antéchristique. De son côté, l’islam est accusé de monophysisme pour sa conception que Jésus, né de la Vierge et attendu, selon le saint Coran, comme l’ « annonce de l’Heure » de la fin des temps, est Rûh Allâh, « Esprit de Dieu ».

Nous ne croyons pas que l’Orient et l’Occident puissent constituer demain une terre de mission pour le véritable islam, ni encore moins pour le véritable bouddhisme ou le véritable judaïsme — qui, d’ailleurs, n’y a jamais prétendu jusqu’à présent. Il ne restera alors que le « New Age » auquel s’allieront un hindouisme contrefait, un bouddhisme psychanalytique, un judaïsme instrumentalisé, un christianisme sécularisé et un islam politisé.

Quelle chance reste-t-il aujourd’hui aux hommes de bonne volonté ? Sûrement pas une intériorisation d’étiquette, ni un ésotérisme d’organisation qui ne les amènerait éventuellement qu’aux « petits mystères », ni un « parlement des religions unies » qui a célébré son centenaire, ni la « conférence mondiale des religions pour la paix », parodie de la rencontre d’Assise, ni la « fédération des religions pour la paix mondiale », produit de l’« Eglise de l’unification », où tous les rites sont présentés sans syncrétisme, mais avec le conseil subtil de ne pas tomber dans la niaiserie de participer, comme on le fait d’habitude, à ceux de sa propre religion...

Au-delà du « mélange des formes traditionnelles », comme l’écrivait René Guénon, nous constatons aujourd’hui que les doctrines et mêmes les rites, tels qu’ils sont compris et pratiqués par la majorité de croyants, ne semblent plus pouvoir les préserver suffisamment des infiltrations de l’ennemi, peut-être parce que les formes, n’étant plus parfaites, ne demeurent plus assez efficaces pour leur faire retrouver leur centre.

A la fin de l’article intitulé « Le sacré et le profane », qui constitue le onzième chapitre de son premier livre posthume, « Initiation et réalisation spirituelle », le Shaykh ‘Abd-al-Wâhid Yahyâ (nom musulman de René Guénon) s’interroge : « Quand les représentants authentiques d’une Tradition en sont arrivés à ce point que leur façon de penser ne diffère plus sensiblement de celle de ses adversaires, on peut se demander quel degré de vitalité a encore cette Tradition dans son état actuel ? ». [...]

Nous assistons malheureusement encore aujourd’hui à la résurgence des attaques contre une telle clarté de pensée et une telle largeur de vue de celui qui fut justement appelé « la boussole infaillible et la cuirasse impénétrable ». A l’imitation des critiques adressées à René Guénon par ses détracteurs ou même par ses soi-disant disciples, ces attaques, très significativement, proviennent en même temps des partisans des Traditions pré-chrétiennes et de ceux d’un prétendu « nouvel intégrisme chrétien ». Si, de la part des premiers, on a peut-être renoncé finalement à taxer le christianisme de « pseudo-tradition déviante de matrice sémitique » pour se réclamer de voies « aryennes » précédentes, les seconds, « méta-politiques chrétiens », profitant des fausses motivations de certaines conversions, invitent, sur la base d’autres motivations aussi fausses de sectarisme exclusiviste, à certaines reconstructions dangereuses de prétendus ésotérismes exploitant des « résidus psychiques » ou des « curiosités archéologiques ».

Shaykh Abd-al-Wahid Pallavicini


Abd-al-Wahid Pallavicini dénonce un œcuménisme « à bon marché qui voudrait tous nous rassembler dans un temple unique, un moralisme humanitaire, un espéranto religieux, un syncrétisme universaliste, pour en arriver à construire ce « parlement des religions unies » que certains semblent appeler de leurs vœux, royaume de l’Antéchrist... »


 

Wednesday, January 07, 2015

L'attentat du 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo






La guerre de François Hollande contre les islamistes arrive maintenant en France. Depuis le début du quinquennat, l'armée française n'a pas cessé de combattre les fanatiques religieux musulmans en Afrique et au Moyen-Orient.

Selon Éric Denécé, chercheur spécialiste d'Al-Qaida, du terrorisme et des opérations spéciales, plusieurs centaines de djihadistes sont de retour de Syrie. Leur objectif est de commettre des massacres afin de radicaliser la population occidentale contre les musulmans et d'instaurer des mesures antidémocratiques.

Au mois de septembre 2014, l'avocat Thibault de Montbrial avait dit : « On est sûr aujourd'hui qu'un attentat important aura lieu à Paris ». Interviewé quelques heures après la tuerie du mercredi 7 janvier 2015, il a affirmé : « Nous sommes en guerre et cette guerre n'épargne pas le territoire français. »

La tragédie de Charlie Hebdo aura des conséquences antidémocratiques. Depuis plusieurs mois, des personnalités, comme la sénatrice Nathalie Goulet, appellent de leurs vœux un « Patriot Act » au niveau européen.

Le 7 janvier 2015, la liberté est peut-être morte avec ceux qui la défendaient passionnément : les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, l'économiste Bernard Maris...




Tuesday, January 06, 2015

QU’EST UNE SOCIÉTÉ SECRÈTE ?



Hermetic Order of the Golden Dawn


Le Grand Larousse nous rappelle qu’une société est « une réunion de personnes soumises à un règlement commun ou régies par des conventions en vue d’une activité commune ou pour la défense de leurs intérêts ».

Mais une « société secrète » ? Cette encyclopédie n’en fait pas mention. Quant au Petit Robert, on reste surpris de son insuffisance puisqu’il définit une société secrète comme étant « une association qui poursuit en secret des menées subversives ».

Ce qui est étrangement limitatif car, de nombreuses sociétés secrètes se donnent pour mission de défendre l’ordre, qu’il soit individuel ou social, et de s’opposer à toutes les formes de subversion.

Essayons donc de voir plus loin et plus juste. Demandons-nous, d’abord, pourquoi une association peut être qualifiée de secrète. Nous trouverons deux raisons qui, dans quelques cas, ne s’excluent point.

Une société est secrète du fait de son recrutement ou du fait de ses activités. Ainsi on sait, au moins dans les grandes lignes, comment sont « dressés » les associés laïcs de la Compagnie de jésus, mais on ignore leurs noms.

En revanche, les francs-maçons anglo-saxons se font gloire et honneur, dans le monde profane de leur initiation, mais se taisent « sur les conventions qui les lient en vue d’une activité commune ».

Dès 1946, sous le nomen mysticum de Geoffroy de Charnay, un érudit, M. Husson, a publié une copieuse étude exhaustive sur la Synarchie politique.

Il n’est pas dans nos intentions de percer pourquoi, plus tard, d’autres ouvrages sur le même sujet ont accumulé les erreurs et les omissions, dont un grand nombre ne sont sans doute pas involontaires et tiennent plus de l’intoxication politique que de l’impartialité historique. Quoi qu’il en soit, nous nous contenterons, en ce moment, de suivre Geoffroy de Charnay, dans sa classification des diverses et nombreuses sociétés secrètes politiques. Il distingue trois catégories, ou, si l’on préfère, trois degrés.

Les sociétés secrètes inférieures

Les sociétés secrètes inférieures dont le public connaît, sinon les buts exacts, au moins l’existence. En France, la plupart d’entre elles sont administrativement légales, ayant souscrit aux prescriptions de la loi de 1901.

Parmi elles, citons la franc-maçonnerie bleue, la Société Théosophique en son cercle extérieur, de nombreuses « petites églises » ; on y classera aussi des groupes politiques [...].

Dans chacune de ces sociétés, les adhérents possèdent la mentalité du parfait militant. En dehors de quelques sinistres indicateurs, ces braves gens croient sincèrement, profondément à un idéal, religieux, philosophique ou politique. En un mot, dans ces sociétés, les idéologies prônées sont des appâts à l’aide desquels on draine une clientèle sincère, probe, désintéressée et naïve.

Le recrutement y est très divers. Malgré ce qu’affirment les dirigeants, presque tous les postulants sont admis. Un esprit critique, une forte instruction, une intelligence éclairée, une situation sociale en vue, cependant, sont parfois plutôt des obstacles que des références.

Sous le couvert d’initiations à des grades successifs, on diffuse des mots d’ordre ou des consignes d’action. Surtout, on étudie les nouveaux inscrits et, le cas échéant, on les dirige vers des « voies de garage » ou, au contraire, on les oriente vers la seconde catégorie de sociétés secrètes.

On a écrit que les sociétés secrètes inférieures étaient comparables à des viviers où l’on abandonne le fretin à son sort obscur, mais où l’on pêche les « gros poissons » afin de les élever dans des bassins mieux adaptés à leurs qualités.

Comme les noms, sinon les buts réels, de ces sociétés secrètes sont seuls connus du public, elles sont parfois désignées, comme boucs émissaires, à l’aveugle fureur populaire. Qu’on nous pardonne ce cruel jeu de mots, mais on les couvre de tous les péchés d’Israël. Ces déchaînements de haine sont préparés par des campagnes de calomnies savamment orchestrées dont les instigateurs, bien souvent, sont les propres dirigeants, les Supérieurs Inconnus qui, debout derrière un voile, invisibles et présents, tirent les ficelles de ces marionnettes. Ainsi, en sacrifiant leurs troupeaux d’esclaves, les chefs occultes assurent-ils leur propre sécurité et continuent-ils avec d’autres figurants leur action souterraine. Ce qui nous conduit à la seconde classe des sociétés secrètes, celles que Geoffroy de Charnay nomme les sociétés de cadres ou sociétés intermédiaires. 



Sociétés secrètes intermédiaires

Celles-ci sont authentiquement secrètes car seules quelques personnes en connaissent ou en soupçonnent l’existence et les buts. Leurs affiliés restent inconnus non seulement du monde profane mais aussi des membres des sociétés secrètes de base. Elles ne sont jamais déclarées selon les prescriptions de la loi de 1901, ou bien se dissimulent sous le couvert de groupements anodins. Nul n’y propose sa propre affiliation. C’est un conseil, occulte, qui décide, par cooptation, qui en est digne. Fréquemment (mais pas constamment) ces sélectionnés ont fait, à leur insu, un stage probatoire dans une société inférieure. Une tactique d’approche est mise en œuvre par les responsables qui ne se dévoilent qu’en dernier ressort et après s’être protégés d’éventuelles indiscrétions par tout un système de faux semblants et de mises en garde.

Le nouvel inscrit est, pour ainsi dire, choisi d’autorité. Un refus de sa part l’exposerait à d’imprévisibles sanctions, il doit, désormais, obéir perinde ac cadaver ; toute indiscrétion, toute imprudence seraient, sanctionnées d’une façon radicale.

Ces sociétés-cadres modifient, selon les circonstances, leurs noms et même leurs structures. Aussi ne sont-elles décelées qu’après leur disparition ou plutôt leurs anciens avatars. [...]

Quant au Mouvement Synarchique d’Empire, il se cache maintenant, comme les calamars, sous un flot d’encre… Ces groupements abandonnent à la piétaille des sociétés secrètes inférieures les vains appâts des idéologies plus ou moins sentimentales. Ils se veulent réalistes et volontiers nietzschéens, « par-delà le Bien et le Mal ». Ils sont peu nombreux, bien cloisonnés, mais parfois, selon les impératifs du moment, scellent entre eux des alliances momentanées. Plus souvent ils se livrent des combats souterrains, acharnés, où tous les coups bas sont non seulement permis mais recommandés, à l’exclusion, cependant, d’indiscrétions mutuelles qui alerteraient sinon les milieux profanes au moins les pouvoirs publics. Là aussi, le silence est la loi du milieu.

Entre eux, les affiliés de même tendance pratiquent une solidarité discrète, mais particulièrement efficace. Comme au jeu d’échecs, il s’agit, d’abord, de placer les pièces maîtresses aux bons endroits, aux leviers de commande. Ainsi ces groupes, par osmose, contrôlent les rouages essentiels des États, comme des grandes organisations mondiales de la Politique et de l’Économie. Mais un des promus fait-il acte d’indépendance ou d’insuffisance ? Est-il la proie de scrupules ? Commet-il quelque indiscrétion, même mineure ? Il est aussitôt éliminé, même, s’il est nécessaire, par les moyens les plus radicaux, dont certaines crises cardiaques attribuées au surmenage ne sont pas exclues.

Comme le précise pertinemment Geoffroy de Charnay :
« Le rôle des membres de ces sociétés de cadres est surtout de gestion ».

Ces sociétés de cadres ne sont pas particulières à notre époque. Pour comprendre ou, plus exactement, deviner leurs rôles, il n’est que de relire, dans les Mémoires du duc de Saint-Simon les passages relatifs au choix des confesseurs de Louis XIV et spécialement du Père Le Tellier.

Mais ces associations ne sont encore que des rouages. Elles exécutent plus qu’elles ne commandent. L’élaboration du plan appartient aux sociétés secrètes de troisième degré.



Les sociétés secrètes supérieures

Les sociétés secrètes supérieures sont totalement occultes. La masse des profanes n’en soupçonne même pas l’existence. Elles restent ignorées des sociétés secrètes de base et pour les sociétés de cadres constituent un sujet tabou. La page de garde du Pacte Synarchique Révolutionnaire est, à ce point de vue, significative :

« Toute détention illicite du présent document expose à des sanctions sans limite prévisible, quel que soit le canal par lequel il a été reçu. Le mieux, en pareil cas, est de le brûler et de n’en point parler. La révolution n’est pas une plaisanterie mais l’action implacable régie par une loi de fer. »

Geoffroy de Charray précise :
« Ni leur nom, ni leur existence, ni leurs affiliés ne sont connus. On en est réduit à de simples conjectures. »

Plus précisément, la découverte fortuite de quelque énigmatique document ou une confidence inopinément surprise met sur la voie.

C’est ainsi que, durant sa courte agonie, après l’attentat dirigé contre lui, Walter Ratheneau prononça :
« Les soixante-douze qui mènent le monde… »

Cet état-major international ne comprend qu’un petit nombre d’initiés dont la plupart sont classés parmi les « dirigeants » ou les grands hommes d’État. Mais certains d’entre eux vivent, dans la clandestinité, une existence retirée, ascétique ; nul ne soupçonne leur influence ou même leur identité véritable. [...]

Tous ces adeptes (réunis en une hiérarchie indéchiffrable dans l’état actuel de nos connaissances) détiennent des pouvoirs immenses. Il semble que seule la volonté de puissance les anime, ou – qui sait ? – la foi en une mission Universelle et providentielle.



Les Chefs Secrets, Supérieurs Inconnus, Grands Terrifiants

La Golden Dawn. tenait ses rituels d’une Berlinoise, Anna Sprengel. Obéissant à des ordres supérieurs, elle communiqua documents et pouvoirs occultes à trois Britanniques, William Woodmann, Wynn Wescott et Samuel Liddell Mathers. Curieusement, sous le régime nazi, alors que la Gestapo faisait une chasse impitoyable aux sociétés secrètes, elle ne perquisitionna jamais dans la loge de la Golden Dawn, installée au cœur de Berlin.

Samuel Liddell Mathers prétendait être en rapport avec des « Supérieurs Inconnus » et avoir établi les contacts en compagnie de sa femme, la sœur du philosophe Henri Bergson. Il déclara aux membres du second ordre :

« Au sujet de ces Chefs Secrets, auxquels je me réfère et dont j’ai reçu la sagesse du Second Ordre que je vous ai communiquée, je ne peux rien vous dire. Je ne sais même pas leurs noms terrestres et je ne les ai vus que très rarement dans leur corps physique… Ils me rencontrèrent physiquement aux temps et lieux fixés à l’avance. Pour mon compte, je crois que ce sont des êtres humains vivant sur cette terre, mais qui possèdent des pouvoirs terribles et surhumains… Mes rapports physiques avec eux m’ont montré combien il est difficile à un mortel, si avancé soit-il, de supporter leur présence. Je ne veux pas dire que dans ces rares cas de rencontre avec eux l’effet produit sur moi était celui de la dépression physique intense qui suit la perte du magnétisme. Au contraire, je me sentais en contact avec une force si terrible que je ne puis que la comparer à l’effet ressenti par quelqu’un qui a été près d’un éclair pendant un violent orage, accompagné d’une grande difficulté de respiration… La prostration nerveuse dont j’ai parlé s’accompagnait de sueurs froides et de pertes de sang par le nez, la bouche et parfois les oreilles. »

Sunday, January 04, 2015

Le secret maçonnique


Dimanche 4 janvier 2015, sur France culture dans « Divers aspects de la pensée contemporaine », une émission de propagande de la franc-maçonnerie, le grand maître du GO, Bernard Chanez, qui est aussi le programmateur de l'émission, et le frère Yves Hivert-Messeca, un historien, font état de l'ampleur du rejet de leur secte par la population française.

Les Français, qui n'ignorent pas que les francs-maçons détiennent le pouvoir, affichent ouvertement leur mépris pour cette pseudo-organisation philanthropique mais véritable secte d'ambitieux incapables d'améliorer les conditions de vie du peuple. La France compte presque SIX millions de chômeurs, DIX millions de personnes vivent dans la pauvreté. Il n'est pas étonnant que, comme le déplore le frère-la-gratouille Chanez, « les actes de vandalisme contre les temples maçonniques se multiplient et des commerçants affichent sur leur vitrine des messages du type : « Interdit aux chiens et aux francs-maçons ! »

Manuel Valls est un ex-initié du Grand Orient, ami d'Alain Bauer un des francs-maçons de droite qui durant cinq ans ont profité du calamiteux règne de Sarkozy. Dans la franc-maçonnerie les politiciens professionnels, pour ne pas dire parasites, sont nombreux. Dans le gang socialiste, on compte, entre autres, le fabiusien Philippe Guglielmi, le sénateur maire Gérard Collomb ; François Rebsamen, Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social (LOL) ; Jean Le Garrec, ministre de François Mitterrand ; le sénateur Jean-Pierre Masseret, l'ex-directeur de campagne de Ségolène Royale, Patrick Mennuci...

Pourquoi la franc-maçonnerie, qui prétend être une société philanthropique, entretient-elle le culte du secret ?

Bill Schnoebelen, un franc-maçon repenti, dévoile la teneur du fameux secret maçonnique.

« La franc-maçonnerie : la majorité de nos hommes politiques en font partie, la majorité de nos avocats, de nos juges, du personnel médiatique, des grands industriels, etc...

Présentée comme "un ordre initiatique de réflexion et de recherche ayant pour objet le perfectionnement moral et spirituel de l'humanité", qu'il est doux et rassurant de penser que les puissants de ce monde œuvrent secrètement à l'avènement d'un monde meilleur.

Mais les contes de fées sont réservés aux enfants. La réalité est tout autre et extrêmement terrifiante.

Dans nos sociétés occidentales en pleine décadence, les francs-maçons n'hésitent pas à se vanter des nombreuses "avancées progressistes" nées dans les loges maçonniques et imposées immoralement et anti-démocratiquement aux nations sans aucun droit de regard ou de veto de la part des peuples. Et d'autres stupéfiantes et inévitables "avancées" du genre humain sont en chantier.

Un ancien franc-maçon de haut rang a décidé de tout révéler au grand jour. N'est-il pas écrit quelque part qu'il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu?

Bill Schnoebelen est l'auteur de sept livres. Il a été prêtre sataniste et vaudou, un haut membre de l'église de Satan, un gourou du Nouvel Âge, un occultiste, un sorcier, un Chevalier Templier, un membre des Illuminatis et un franc-maçon du 90ème degré. Dans cette conférence destinée à un public ayant eu des contacts avec la franc-maçonnerie, il démontre preuves à l'appui que les loges maçonniques n'œuvrent pas au bien être de l'humanité, que du contraire! Il vous révèle dans cette émission tous les secrets diaboliques de cette société secrète. »



















(Vidéo versée dans le domaine public et libre de copyright).

Cette émission est disponible en DVD de meilleure résolution sur ebay pour 1,49 euro (tapez-y simplement "la lumière derrière la franc-maçonnerie").

Source :

Sentinelle du peuple

http://sdupeuple.blogspot.ca/2012/10/la-lumiere-derriere-la-franc-maconnerie.html


Les noms des francs-maçons socialistes et l'affiliation de Valls au GO sont dans le numéro 3040 de L'Express.

Saturday, January 03, 2015

Jésus et les premiers chrétiens étaient-ils végétariens ?

Question :

« Je suis végétarienne, mais lorsque j’aborde ce sujet avec mes amis, ils me rétorquent souvent que la Bible ne mentionne nulle part que Jésus n’aurait pas mangé de viande. Comment cela se fait-il ? Par ailleurs, vous affirmez que Dieu n’a jamais voulu que les hommes pratiquent les holocaustes décrits dans l’Ancien Testament et aussi que Jésus était contre le fait de tuer les animaux. Y-a-t-il des références écrites à ce sujet ? »

Réponse de
Gabrielle Wittek :

On ne peut pas vraiment répondre à cette question si on fait l’impasse sur un aspect fondamental, méconnu de la plupart des gens, à savoir que les textes et documents auxquels nous nous référons aujourd’hui – en l’occurrence, il s’agit de la Bible – ont une histoire, un vécu pourrait-on dire. Ils ont été façonnés au cours des siècles en fonction des impératifs recherchés par ceux qui en étaient dépositaires. C’est l’un des objectifs de cette série de rappeler cette histoire et de révéler les buts ayant présidé aux choix rédactionnels. Ainsi, la Bible, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a connu une élaboration très longue qui s’est faite d’ajouts successifs mais aussi de rejets.

Un moment essentiel de cette histoire s’est déroulé au IVe siècle de notre ère. Il s’agit du travail de traduction de la Bible effectué par Jérôme, un clerc de l’Église, à la demande du pape Damase. En effet, il circulait alors plusieurs versions de la Bible assez éloignées les unes des autres et le pape en question souhaitait assainir cette situation. Jérôme qui était connu pour ses talents de traducteur effectua donc ce travail colossal qui lui prit plusieurs années. Il traduisit tout d’abord les Évangiles à partir de la version latine existante qu’il estimait la moins dénaturée et se référa, là où il eut des doutes sur le sens, à une version grecque sensée être moins altérée.

Pour traduire l’Ancien Testament, Jérôme s’appuya sur la version en hébreu afin de retrouver ce qu’il appelait « la vérité hébraïque » de l’Ancien Testament. Son travail de traduction ayant donné satisfaction aux autorités de l’Église, il reçut leur imprimatur, et c’est cette version qui fit référence jusqu’au XVe siècle sous le nom de Vulgate. Jérôme qui disposait d’un grand savoir, n’était néanmoins pas à l’abri de contradictions, la plus importante étant celle qui mettait aux prises sa fidélité envers l’Église dont il était membre et sa probité intellectuelle. En effet, dans le cadre de son étude des plus anciennes versions de la Bible, il fut amené à découvrir des aspects qui avaient été rejetés et ne figuraient plus dans les versions suivantes.

Il n’est pas question de discuter ici de la façon dont Jérôme résolut ces contradictions avec plus ou moins de succès et d’honnêteté intellectuelle, mais cela apporte un éclairage très instructif sur ce que nous considérons aujourd’hui comme des vérités immuables mais qui en fait ne l’ont jamais été. Parmi ces dernières, celle qui se rapporte aux relations de Jésus avec les animaux est une des plus importantes et déterminantes car elle pose la question du statut de l’homme dans la création.

Ainsi, pour répondre à la question du végétarisme, voilà ce que l’on peut lire sous la plume de Jérôme lui-même, dans une lettre polémique connue en français sous le titre de « Contre Jovinien » (Adversus Jovinianum) :

« Jusqu’au déluge la consommation de chair animale était inconnue, mais depuis le déluge on nous a gavé la bouche des fibres et du jus puant de la chair animale. Jésus-Christ qui est apparu quand les temps furent accomplis, a relié la fin avec le commencement, de sorte qu’il ne nous est plus permis de manger de la viande. »

A la lecture de cette phrase, il ressort très clairement que, selon Jérôme, l’un des meilleurs, sinon le meilleur, spécialiste de la Bible de son temps, Jésus aurait enseigné de ne pas manger de viande.

On pourrait encore éclairer ce thème sous un autre aspect historique. Pour ceux de nos lecteurs qui ne le savent pas, la Bible « officielle » résulte d’un choix humain et arbitraire puisque certains textes ont été jugés dignes d’y figurer et d’autres non. Pourquoi ? En fonction de quels critères ? Sans vouloir attribuer une volonté machiavélique à tous ceux qui ont effectué ces choix, on est en droit de considérer qu’ils ont souvent relevé d’un parti pris idéologique, à savoir qu’on a conservé les documents qui légitimaient une certaine vision du christianisme en voie d’institutionnalisation et rejeté tous ceux qui pouvaient s’y opposer.

Or, il semble bien qu’une ligne de fracture importante réside précisément dans la question des animaux. La plupart des documents, évangiles et autres, qui ont été mis à l’index accordent une grande importance à cet aspect. De nombreux écrits apocryphes confirment non seulement que Jésus aimait les animaux mais aussi et surtout que la venue du Christ sur la Terre, la Bonne nouvelle qu’il a apportée au monde ne concerne pas que les hommes mais la Terre entière, y compris le monde animal. Le fait que Jésus et ses apôtres étaient végétariens découle en toute logique de cette vision unifiée du monde.

Gabrielle Wittek


Gabriele Wittek se présente comme une « porte-parole de Jésus » dans un mouvement nommé la « Vie Universelle ». La « Vie Universelle » attire beaucoup de sympathisants opposés à la chasse qualifiée de « guerre sanglante ». Il y a quelques années, des manifestations pour la suppression de la chasse étaient dirigées par le biologiste Kurt Eicher. 



Thursday, January 01, 2015

Du Léviathan à Mammon nouveau Messie


Un siècle après que Calvin ait ouvert le prêt à intérêt aux chrétiens (« Lettre sur l’usure », 1545), mettant ainsi fin à ce que l’on appelle parfois la gratuité de la vie, Hobbes désignait l’État souverain moderne naissant sous le nom de Léviathan (1651). Pour lui, cet être collectif abstrait tout puissant n’était « rien d’autre qu’un homme artificiel… et d’une force beaucoup plus grande » , en qui « la souveraineté est une âme artificielle » . Le théoricien britannique avait donc choisi de l’affubler du nom d’un monstre biblique, devenu titre de l’ouvrage (Job, 3, 8 ; 40, 25).

Aujourd’hui est en train de se développer un nouveau et terrifiant monstre collectif indifférencié, protéiforme et beaucoup plus insaisissable que le Léviathan de Hobbes. Il n’a même plus besoin d’un visage synthétique comme celui du pseudo-chef Big Brother dans la fiction d’Orwell. Ce monstre collectif tenant à la fois de l’État mondial et de la théocratie rampante de Mammon, c’est-à-dire de l’Argent, domine virtuellement le monde. C’est une entité intelligente, logique, inflexible, mais anonyme et avide qui impose son idéologie fondatrice, utilitaire et manichéenne. Sous son empire, l’ordre mondial totalitaire, ploutocratique et despotique se revendique parangon de morale.

Mammon, rappelons-le, était ce dieu syro-araméen de l’argent, symbole de l’avidité pour les biens matériels dans les Évangiles, assimilé au Diable :

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » (Mammon est nommé simplement « l’Argent », personnalisé avec un grand A, dans la traduction dite Bible de Jérusalem – Matthieu, 6, 24).

L’idéologie argentifère, que l’ex-dissident soviétique Alexandre Zinoviev appelle la « superidéologie », est crépusculaire, fondée sur la mauvaise conscience des Occidentaux amenés à se mépriser eux-mêmes. Au prix du collapsus démographique européen, nous sommes invités à abolir notre nature, inacceptable puisque raciale, et donc notre avenir collectif en échange de la félicité matérielle de l’instant. Le mondialisme messianique a sa hiérarchie des valeurs, des valeurs de Bourse en premier lieu, sachant que les « élus » - américains maintiennent, eux, le renouvellement des générations au taux requis de 2,1 naissances par femme. Pour le professeur Fukuyama, qui s’en félicite, de façon symptomatique :

« L’organisation mondiale du commerce est la seule institution internationale qui ait une chance de devenir un organe de gouvernement au niveau mondial ».

Le monde cède progressivement et de façon insidieuse, depuis 1945, à cette idéologie capitaliste, individualiste et financière radicale. Elle est portée par des bailleurs de fonds qui savent faire taire les consciences et ruinent les civilisations dans ce qu’elles ont de substantiellement incorruptible. Mammon, se voulant Messie, impose sa métaphysique élémentaire, universaliste et réductrice des « droits de l’homme » évidemment intéressée, mais dotée des apparences d’une libération. Mammon, dieu argentifère, est devenu Messie ou plutôt anti-Messie, au moins pour les chrétiens non touchés par l’hérésie puritaine née à Boston, selon Max Weber. Pour ceux-là, très minoritaires, Mammon ne peut être qu’un usurpateur, le Christ de l'Évangile s’étant proclamé son ennemi déclaré, sorte d’allégorie de l'Antéchrist. En ne supportant que les valeurs rationnelles, quantifiables et matériellement profitables, le système est en définitive parfaitement nihiliste pour le vivant. Comme le Messie, Mammon ne peut que régner sur le monde sans partage :

« Demande, et je te donne les nations pour héritage,
Pour domaine les extrémités de la terre ;
Tu les briseras avec un sceptre de fer,
Comme vase de potier tu les casseras. » (Psaume 2)

Cette substitution argentifère de Dieu, Mammon, peut aussi être nommée, de façon plus moderne et distanciée de son origine évangélique et biblique, la « Chape ». En effet, la superidéologie, selon l’expression reprise à Alexandre Zinoviev, agit bien en pratique comme une sorte de chape de plomb.

Cette formidable hégémonie culturelle et surtout morale recèle une mutation de la perception de Dieu. Hors des États-Unis où l’on ne sait pas toujours où est le banquier et où est le pasteur, cette mutation se traduit le plus souvent par un athéisme plat, plus ou moins déguisé. Pourtant les nouveaux clercs, au sens strict du terme, sont aussi recrutés parmi les ministres du culte luthérien ou catholique. Oubliant les préventions qui furent, pour son honneur, les siennes, l'Église catholique a opéré un nouveau Ralliement, cette fois à l’échelle planétaire et sur un enjeu beaucoup plus grave que celui de Léon XII à la République française en 1892. Le pape Jean-Paul II, le véritable pape de l’assomption ecclésiale des « droits de l’homme » a adapté d’emblée le discours de l'Église. Dès son avènement au pontificat, il déclarait, dévoyant semble-t-il l'Évangile (Matthieu, 28, 10 : « N’ayez pas peur… » d’annoncer la Résurrection) :

« N’ayez pas peur. États, ouvrez vos frontières. Hommes, ouvrez vos cœurs. Oui, la lutte pour la promotion et la sauvegarde des droits de l’homme, réunissant tous les hommes et les femmes de bonne volonté est notre tâche commune. »


On pouvait attendre autre chose de l'Église catholique institutionnelle en particulier, et des Églises chrétiennes en général. Pourtant, l’hérésie ploutocratique démentielle étend sa subversion invertie généralisée sur le monde entier. Où est la clairvoyance, où sont donc les graines du martyr contre Mammon, l’usurpateur, l’anti-Messie ? Certainement pas aux J.M.J. (Journée mondiales de la jeunesse), manifestation conformiste d’une jeunesse pitoyable, désarmée, sans imagination ni révolte, inadaptée à la tragédie du XXIe siècle.

En fait, Mammon, ou la Chape, procède d’une véritable oligarchie ploutocratique qui étend son empire indifférencié sur le monde, au service du monothéisme du marché. Sous le couvert de la superidéologie argentifère, se forme ce qu’Augustin Cochin (1876-1916) appelait le « petit peuple » , avec une acception particulière. Il ne s’agit pas là de la frange la plus modeste des sociétés humaines, mais au contraire d’une oligarchie de privilégiés hissés aux postes supérieurs, sorte de nomenklatura comme on le disait pour l’U.R.S.S. Le « petit peuple » est un anti-peuple opposé au « grand peuple », composé lui de tout un chacun. Ce « grand peuple » englobe les populations
assujetties au premier, « petit peuple » oligarchique qui :

« a pris la place du peuple… étranger à ses instincts, à ses intérêts et à son génie… […] le peuple fait-il mine de délibérer pour de bon ? C’est qu’il n’est pas assez libre… »

Attachés à leurs privilèges, les membres du « petit peuple » ont le sentiment d’être les « élus » du destin, les clercs « prédestinés » du Progrès, les oligarques annonciateurs messianiques des lendemains radieux. Il ne s’agit pas seulement, il s’en faut de beaucoup, de gens personnellement impliqués dans le système de l’Argent, car la servilité est souvent spontanée et la courtisanerie mimétique. Ils sont souvent politiciens, technocrates, puissamment motivés par la flagornerie arriviste et pas toujours corrompus.

Clercs honteux ralliés ou magistrats moralisateurs quasi démonologues, ils sont imbus de leur nouveau rôle, au service d’une transcendance de rencontre. Ils sont bien entendu très largement les héritiers de l’esprit de 1968, qu’ils soient de « gauche », soixante-huitards culturellement meneurs, actifs et pédants, définissant la mode et surtout arbitres des nouvelles bonnes mœurs, ou nominalement de « droite », soixante-huitards culturellement menés, passifs et non moins pédants, suivant la mode, mais reconnaissant le magistère moral de la gauche. Ces gens de « droite » sont les nouveaux « modérés » (Abel Bonnard). Au-delà de ce « petit peuple » oligarchique, abonde le tout-venant des dévots des « droits de l’homme », ceux qui ne croient pas à autre chose que ce qu’on leur a inculqué par osmose sociale comme étant le Bien triomphateur de la fornication spirituelle, de l’obscénité et du vice.


Comme le disait Céline :

« On est à la cour de Mammon, à la cour du grand Caca d’or. »

Éric Delcroix, « Le théâtre de Satan ».



Le théâtre de Satan
Décadence du droit, partialité des juges


Les acquis de la civilisation juridique de l’Europe continentale sont en pleine involution régressive. Pour cette civilisation dans laquelle les juristes, communément sidérés, croient encore vivre, le droit et la morale étaient deux disciplines distinctes. Mais le raisonnement juridique redevient insensiblement une casuistique, dans l’indifférence générale, comme au temps des procès en hérésie ou en sorcellerie, au temps du « théâtre de Satan ».

Tout acte, même licite en soi, peut devenir criminel ou délictuel, en fonction de la conscience intime de celui qui le commet : ce n’est donc plus l’intention objective qui prévaut dans la définition même de l’infraction. La question qui exprime l’essence du juge n’est plus : « le sujet a-t-il voulu l’acte ? », mais de plus en plus « pourquoi a-t-il voulu l’acte ? ». Apparaît le concept de délit peccamineux.

Dès lors le juge est appelé à rechercher, par la restauration d’un procédé archaïque, si l’accusé ou le prévenu est ou non « en état de grâce », marque d’un temps que l’on croyait révolu, malgré la parenthèse soviétique, après Beccaria, Bentham, Kant ou Hegel. Jugeant à nouveau au nom du Bien ontologique, ici celui des « droits de l’homme », le juge est amené à refuser son libre arbitre intime à la personne jugée, dans une lutte de tous les instants contre le péché. Le juge doit aussi se départir de son équanimité impartiale en présence d’un délinquant politique, en ne tenant plus compte du seul désintéressement du sujet, mais suspendant sa bienveillance à l’adéquation de ses idées et de ses sentiments avec le Bien.

Du procès de Nuremberg (1945-1946) aux cas Barbie, Touvier ou Papon, en passant par les lois « antiracistes » ou antirévisionnistes, le droit de l’Europe continentale se délite en s’adonnant aux abus de la théocratie. En fait, le droit en décadence se confond de plus en plus avec la morale antidiscriminatoire (antiraciste/antifasciste). Tout cela se passe sous l’égide de la ploutocratie et du gauchisme soixante-huitard, réunifiés dans l’« antifascisme » et l’avidité hédoniste. Ne cherchons pas ailleurs la fameuse « diabolisation » qui frappe en Europe les idées politiques, mais aussi les sentiments identitaires. L’obscurantisme est de retour : derrière les « droits de l’homme », la Terreur ?

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