Saturday, December 11, 2010

Le Dalaï-lama : « semi-bouddhiste, semi-marxiste »



« De toutes les théories économiques modernes, dit le 14ème Dalaï-lama, le système économique marxiste est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme n’est fondé que sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est basé sur la distribution de la richesse à une base égale et sur l’utilisation équitable des moyens de production. Il est concerné par le destin des travailleurs, qui sont la majorité, aussi bien que par le destin de ceux qui sont défavorisés et dans le besoin. De plus, le marxisme se soucie des victimes exploitées par une minorité. Pour ces raisons, le système m’interpelle et il me semble juste… Je me considère moi-même comme semi-bouddhiste, semi-marxiste. »
« The Dalaï-lama, Beyond Dogma : Dialogues and Discourses », North Atlantic Books, 1996. 
Source : Elisabeth Martens, "Histoire du Bouddhisme tibétain".


En 2009, une petite-nièce du 14ème Dalaï-lama a adhéré au Parti communiste chinois (PCC)


« Je suis fière d'adhérer au PCC », a déclaré Deying Drolma, 35 ans et dont la grand-mère est cousine du Dalaï-lama. Deying Drolma est actuellement femme soldat de l'Armée populaire de Libération (APL), et elle a pris serment le 26 juin pour devenir membre du PCC.


Elle avait rédigé deux premières demandes d'adhésion au PCC en 1995 et 1998, mais ne les avait pas soumises par crainte que sa relation spéciale avec le Dalaï-lama ne la pénalise. « L'année dernière et cette année, j'ai soumis deux autres demandes au PCC, car je sens maintenant que je suis une bonne candidate à l'adhésion ». Et elle a été acceptée.


Source : http://news.xinhuanet.com/english/2009-11/03/content_12380602.htm

Histoire du Bouddhisme tibétain






Non loin de Dharamsala, où réside le Dalaï-lama, des victimes du totalitarisme économique ont rejoint la rébellion naxalite.


Naxalites : le salut rouge


Dans les jungles de l’Inde, c’est une guerre qui ne dit pas son nom. Elle oppose les rebelles maoïstes aux forces de l’ordre.


Le conflit perdure depuis plus de quarante ans et il a fait des milliers de victimes. Le message des insurgés n’a jamais changé : la défense des plus démunis, des aborigènes et des paysans sans terre. 


Sous l’impact de la mondialisation et de la libéralisation économique, l’insurrection maoïste se propage et s’étend aux campagnes oubliées de l’Inde. Elle est aujourd'hui active dans 20 des 28 états du pays. 


Pour contrer cette vague rouge, New-Delhi a lancé, l’an dernier, une vaste offensive paramilitaire. 
De part et d’autre, les représailles s’intensifient. Villages incendiées, civils exécutés, populations déplacées, maoïstes et policiers tués.


Vanessa Dougnac et David Muntaner ont obtenu l’autorisation exceptionnelle de vivre aux côtés des rebelles, ces mystérieux combattants de Mao, dépeints en «terroristes» par New-Delhi, accusés par la presse indienne d’être des «machines à tuer».


Depuis le renouveau de l’insurrection, aucune télévision indépendante n’avait obtenu l’accord de filmer leur vie quotidienne. Des images rares qui nous font découvrir leur réalité et les enjeux cachés de la rébellion.


Source :
http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1181237,day=1,week=50,year=2010.html


Le documentaire « Naxalites : le salut rouge » à revoir sur ARTE le 12 décembre 2010.


Un autre reportage, de Léo Mattei et Alex Gohari, sur l’insurrection naxalite : « Les veines ouvertes du géant indien » : http://vimeo.com/8398072

La résistance naxalite contrôle une grande partie de l’Inde. 


La carte date un peu. Depuis 2007, l’insurrection maoïste s’est propagée à quatre autres états et s’étend aux campagnes oubliées de l’Inde. Elle est aujourd'hui active dans 20 des 28 états du pays.




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