Wednesday, April 14, 2010

En vrac


L’Inde malade de ses gourous

L'Inde s'est transformée ces dernières années en un théâtre déroutant pour ses milliers de fidèles hindous. Ces derniers ont en effet été contraints d'assister à la montée en flèche du nombre d'affaires criminelles menées par d'influents gourous, guides spirituels de l'hindouisme traditionnel.

Ainsi, alors que le leader religieux Sathya Sai Baba, qui compte des millions de fidèles mais également de nombreux abus sexuels, n'a jamais été envoyé en prison, un de ses semblables n'a récemment pas eu la même chance. Rajiv Ranjan Dwivedi, trente-neuf ans et plus connu sous le nom de Swami Ichadari Sant Swami Bhimanandji Maharaj Chitrkootwale, a en effet été arrêté le 26 février dernier pour une sinistre affaire d'exploitation sexuelle impliquant d'anciennes hôtesses de l'air et de jeunes étudiantes. LIRE LA SUITE :

Les guérilleros indiens contre le grand capital

Le 6 avril 2010, dans l'épaisse jungle de l'Etat de Chhattisgarh (centre-est), les forces gouvernementales chargées d’éradiquer la rébellion rurale des Naxalites (opération Green Hunt) sont tombées dans une embuscade tendue par plusieurs centaines de guérilleros.

Les injustices sociales et l’avidité des multinationales sont à l’origine de la jacquerie Naxalite qui est présente dans deux tiers des districts indiens.

« Historiquement, le naxalisme s’est développé en Inde partout où les droits fondamentaux des populations étaient bafoués au profit des intérêts des grands propriétaires terriens, du grand capital et des multinationales soutenus par l’État indien.

Dans cette stratégie, les régions tribales constituent un terrain particulièrement fertile. Réparties sur les États du centre de l’Inde, ces régions forestières sont extrêmement riches en matières premières (minerai de fer, charbon, bauxite, uranium pour n’en citer que quelques unes) qui constituent pour l’industrie en pleine expansion une manne financière colossale, face à laquelle le sort des tribus ne pèse guère.

En Inde, les populations tribales ou adivasi, qui représentent 8,2% de la population soit 84 millions d’individus, ont toujours été considérées de fait comme des citoyens de seconde zone dont les droits, qui existent en théorie, ne sont guère appliqués. Ainsi, la loi sur la forêt et les tribus (Scheduled Tribes and Other Traditional Forest Dwellers - Recognition of Forest Rights) de 2006 accorde 2,5 hectares de terres à chaque famille tribale. Elle défend leurs droits par rapport aux forêts, à ses produits et à la propriété de leurs terres. Mais elle n’a toujours pas été ratifiée dans les États du Jharkhand, du Chhattisgarh et du Madhya Pradesh où la population tribale est majoritaire ou très importante. Et pour cause, ce sont bien ces richesses que la classe politico-économique dominante a pour dessein de leur ravir. »


Histoire du Naxalisme : Jacqueries et guérillas de l'Inde

« Les cohortes grandissantes de touristes occidentaux qui vont périodiquement faire le plein de spiritualité en Inde ignorent que, depuis trente-six ans, des guérillas clandestines luttent contre le système social et religieux. Tout au plus connaissent-ils l'équipée de Phoolan Devi, cette femme tour à tour bandit et députée, qui fut assassiné en 1998. Lancé à la suite d'une révolte dans un village bengali, le naxalisme a connu son apogée à la fin des années 1970, mais n'a jamais disparu et reste très actif dans le centre-est du pays, malgré les répressions sporadiques. Parfois comparé au sentier lumineux pour ses méthodes expéditives, ce réformisme armé procède par coups de main, redistribuant la terre et brûlant les actes notariés, comme le fît une fois l'anarchiste Malatesta en 1877. Il comble aussi, à l'instar des maoïstes d'avant 1949, certaines lacunes de l'Etat, ne serait-ce qu'en forçant médecins et instituteurs absentéistes à faire leur travail. »


Le Dr André Migot parmi les lamas sorciers du Tibet

« Pour de nombreux lecteurs, le seul nom de Tibet évoque des phénomènes mystérieux et surnaturels, une certaine littérature leur ayant présenté, de ce pays, un tableau romancé où l’on voit, à chaque détour du sentier, un ascète nu faisant fondre la neige autour de lui ou volant à travers l’espace.

Certes, des phénomènes supranormaux existent et j’ai pu en constater quelques-uns au cours des longs séjours que j’ai faits au Pays des Neiges. Mais ils sont rares. Les vrais thaumaturges ne se montrent pas et il faut vivre longtemps dans leur intimité pour connaître leurs pouvoirs.

Par contre, les pratiques magiques y sont très répandues.
Les images que ce texte accompagne se rapportent à l’une des plus curieuses : éloigner la grêle destructrice des récoltes ou au contraire faire tomber la pluie en cas de sécheresse. Dans les deux cas, le rôle du sorcier est d’agir sur les démons maîtres du temps et de les contraindre à lui obéir en pratiquant des rites spéciaux accompagnés de la récitation de formules appropriées. Pour comprendre l’importance de ces cérémonies magiques dans la religion tibétaine, il est nécessaire de dire quelques mots de ses origines. » LIRE LA SUITE :

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