Wednesday, February 24, 2010

Néo-bouddhisme


Témoignage

Je me permets de vous écrire car je viens d'apprendre, en vous lisant, la mort de Marc Bosche et je suis sous le choc...

N'ayant pas de réponse de sa part, j'ai fait une recherche et je suis tombée sur votre blog.
Je ne l'avais jamais rencontré physiquement mais si vous saviez quelle aide il a été pour moi en seulement quelques e-mails échangés !

En effet, été 2007, j'avais laissé un message sur le livre d'or (mur des DAZIBAO) de son site bouddhisme.info pour le remercier de ses "fictions" et crier ma colère contre ce que je nommais à l'époque : le néo-bouddhisme ravageur.
(Vous trouverez le commentaire que j'avais laissé ci-dessous)

Mon frère, "ex-retraitant de Dhagpo Kundreul Ling", venait de se suicider après 10 ans d'errance psychique et Marc Bosche a pris le temps de me lire et de me donner quelques infos qui m'ont définitivement convaincue que mon frère disait la vérité.

Alors quand je lis ce que M. NO dit de Marc, je n'en crois pas mes yeux ! !

Et je serre les dents car ce M. NO a forcément aussi connu mon frère !!!!!!! Il est entré en retraite en Juillet 1994 pour en ressortir à l'hiver 1997, Marc lui, y était en 1995....
Comprenez ma colère, tout ce que NO dit de Marc, il pourrait le dire de mon frère...
Et je ne comprends pas, car durant cet été 2007, Marc me disait vouloir orienter ses recherches différemment car le bouddhisme était un sujet qui devenait oppressant pour lui.. et ce M. NO qui laisse penser que Marc n'est jamais parti du Bost et qu'il a fini sa vie comme mon frère ???!!!!

Je suis désolée ce message n'est sûrement pas très clair, mais je suis émue et tremblante comme toujours quand je me replonge dans "tout ça".
Mon frère ne s'est jamais remis de son passage au Bost, et j'ai l'impression que Marc non plus...

Voilà, je souhaite simplement vous remercier de ce que vous dîtes de Marc et de vos écrits car même si je ne peux pas les lire en détail (je ne supporte toujours pas..), je suis sûre qu'ils permettent à certains d'ouvrir leur esprit critique et c'est déjà énorme !

Bien cordialement,


Témoignage de la sœur d’un jeune homme converti au bouddhisme :

Mon grand frère est devenu bouddhiste à plein temps au début des années 90.
Il était beau, il était grand, il était si gentil...
Le bouddhisme c'était tout nouveau tout beau, pour des petits commerçants provinciaux comme nous...
Mes parents se sont dits "quand même... tout le monde dit que ce n'est pas une secte, que c'est une philosophie..., on trouve ça étrange mais on va laisser faire. il est grand..". il avait 24 ans.
Il a donc tout quitté, et puis ses nouveaux "frères" du monastère bouddhiste machin-chouette lui ont donné un nouveau nom et une nouvelle famille.
La prière a remplacé les attentions.
Fin 90, je n'ai pas pu le voir pendant 3 ans, 6 mois et quelques jours (et oui, la lune a fait durer le plaisir cette année là).
et puis, un beau jour, il est enfin ressorti de cette retraite en Auvergne. Il était méconnaissable.
Physiquement, les structures de son visage avaient changées.
Mentalement... il ne pouvait plus dormir sans boire un grand verre de whisky... il n'était pas alcoolique non, on ne voyait rien... mais sans il ne dormait pas. Ça faisait des mois qu'il n'arrivait plus à dormir dans sa caisse en bois....
Il ne voulait plus qu'on lui parle bouddhisme, il m'a fait jeter à la poubelle tous les bouddhas, tankas et autres cadeaux qu'il avait pu m'offrir en 10 ans de "bouddhisme intensif" comme j'avais l'habitude de dire...
Il pensait que les autres retraitants lui en voulaient... et passait son temps à agiter un briquet allumé devant lui pour se protéger des pratiques "très puissantes mais malveillantes" que les autres faisaient contre lui.
Il n'a jamais vraiment retravaillé, car il n'a jamais vraiment réussi à se reconnecter à notre réalité. l'autre et les autres n'existaient plus.
Puis pendant 1 an, on l'a cherché. Lui-même ne sait pas ce qu'il lui est arrivé.
Et en 2004 les urgences psychiatriques nous on appelé pour qu'on le fasse interner d'office. Il y est donc resté pendant 3 mois pour délires maniaques. En 2006, il y est retourné, cette fois, diagnostiqué schizophrène... depuis presque 1 an, il avait une piqûre tous les mois, mais il s'est "quand même" suicidé il y a 2 semaines.

Franchement, depuis, je cherche des sites ou des infos sur les "dérives du bouddhisme" et je ne trouve rien. À part ce site !!!
Je ne fais que lire de jolies histoires, plein de blabla philosophico-mystique, mais nulle part je ne vois écrit : "Attention !!! on ne vit pas au Tibet !!! pratiques et enseignements à manier avec précautions !"

C'est hyper dangereux d'aller si loin dans certaines pratiques sans être extrêmement bien entouré mais surtout suivi pendant ET APRES !!!
J'adorerais savoir ce que deviennent les anciens retraitants qui ne confirment pas leur vœux... car ceux qui choisissent de devenir moines, ne m'inquiètent pas.
Ce sont ceux qui retournent à la réalité qui m'inquiètent. Ceux qui, comme mon frère, ont vécu des "décorporations", ont appris à dormir assis en tailleur dans une caisse en bois, ceux qui ont médité plus de 10 heures par jour pendant plusieurs années... Comment font-ils ceux-là pour revenir ???? pour réintégrer une vie "normale" ???



Prédation occulte :

« Nirvana », le thriller de Marc Bosche, s’inspire de faits réels. La mort frappe des personnes jeunes qui sont en relation avec des ermitages tantriques.

Le livre est téléchargeable gratuitement :


***
Anacharyakajnana, la connaissance sans maître, selon Chen-houei du Ho-tsö (668-760) :


Le livre « Entretiens du maître de dhyâna Chen-houei du Ho-tsö (668-760) », traduit et annoté par Jacques Gernet, est épuisé.

Publié en 1977 par l’Ecole Française d’Extrême-Orient, ce livre extraordinaire sera-t-il réédité ? Rien n’est moins sûr. La gouvernance mondiale utilise le néo-bouddhisme des compères rinpochés ainsi que la mouvance New Age (Shamballa) pour contrôler les spiritualistes orientalisants. N’oublions pas qu’Alain Minc, l’homme de l’ombre de Nicolas Sarkozy, a reconnu l’existence d'un gouvernement mondial informel. "On croit qu’il n’y a pas de gouvernance mondiale, c’est faux. Il y a une forme de gouvernance mondiale sauf qu’elle n’est pas codifiée, elle est empirique, elle est implicite, mais elle est décisive." a déclaré Alain Minc au micro de Colombe Schneck, animatrice de l'émission "Les liaisons heureuses". C'était le samedi 26 septembre 2009 (France Inter).

L’ancien Chan véhicule un message libertaire puissant capable de révéler la véritable nature de l’homme. Or, l’homme libre du Chan fait peur aux fascistes du nouvel ordre mondial.

Gilles Deleuze nous avait prévenu :

« Le vieux fascisme, si actuel et si puissant qu'il soit dans beaucoup de pays, n'est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d'autres fascismes. tout un néofascisme s'installe par rapport auquel l'ancien fascisme fait figure de folklore. Au lieu d'être une politique et une économie de guerre, le néofascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d'une "paix" non moins terrible. »
Gilles Deleuze (1925-1995), « Deux régimes de fous », éditions de minuit, Paris.

Histoire du « Nouvel ordre mondial » par Pierre Hillard.

La curiosité des spiritualistes sera plus particulièrement attisée par la partie de l’article intitulée : « Bilderberg, New age et Trilatérale » qui précède une analyse sur l’Eglise catholique au service du nouvel ordre mondial. LIRE L’ARTICLE :

***

Une bouffonnerie étasunienne de plus

Washington le 19 février 2010, le dalaï-lama reçoit la médaille de la Fondation nationale pour la démocratie au grand dam des victimes de sa persécution religieuse. Après avoir fait d’Obama le prix Nobel de la paix 2009, malgré son rôle dans deux guerres (il est commandant en chef des armées), les maîtres du monde ne sont plus à une bouffonnerie près.


8 comments:

  1. Pour plus de compréhension j'ai mis M. No comme nom à afficher et effacé le message précédent signé Sherab. Je le remets ici dans son intégralité, non modifié.

    Désolé, je ne suis ni "anthropologue" ni savant comme l'a pu être Marc. Je ne suis qu'un idiot (de plus) qui l'a connu. Si votre frère a fait cette retraite 1994-1997, en effet, je l'ai connu. Je suis sincèrement désolé pour ce qu'il lui est arrivé. Je ne mets pas spécialement en cause le bouddhisme tibétain, occidentalisé ou non, je mets en cause les maladies mentales, notamment la schizophrénie, pour expliquer les souffrances et les destins tragiques de Marc et de tant d'autres.

    J'ai modifié mon profil, je ne savais même pas que j'en avais un ! Je ne comprenais pas pourquoi je pouvais mettre des commentaires alors que le blog dit : "This blog does not allow anonymous comments." Maintenant vous pouvez m'écrire directement en cliquant sur mon pseudo, on pourra s'expliquer.

    Des cas comme ça j'en connais d'autres. Encore une fois, contrairement aux délires paranoïaques de Marc et de Bouddhanar, je ne mets pas en cause le bouddhisme ou les "dirigeants" du bouddhisme. Chacun doit prendre ses responsabilités. Je suis moi-même salement atteint de troubles psychiatriques, j'ai échappé au suicide de peu, après mon passage au monastère mais aussi avant, pendant, tout le temps ! Quand on a cette tendance dans la peau, c'est dur de s'en défaire. Seulement je prends mes responsabilités, je n'accuse pas le bouddhisme, j'admets que je suis malade, j'admets que j'ai besoin de me faire aider (par des docteurs). C'est la grande différence avec Marc, qui malgré ses qualités, nombreuses, n'avait pas conscience d'être malade.

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  2. Si, Marc a bien quitté le Bost, en 96 il me semble. Il n'est resté qu'un an au monastère. Ensuite, il a acheté une maison juste à côté, c'est à ce moment là qu'il a commencé à écrire tous ces livres. En 97 il a fait une première tentative de suicide, dont j'ai eu connaissance, dont nous avons tous eu connaissance. Les pompiers sont venu le chercher, c'est peut-être cette fois là qu'il a une une EMI, c'est tout à fait possible. Seulement, les EMI provoquées par l'absorption de médicaments ou de drogues (je sais de quoi je parle, hélas) ne sont pas les mêmes que celles provoquées par un "réel" état physique proche de la mort. Par exemple si la kétamine n'est plus utilisée comme anesthésiant pour les humains c'est à cause de ça. Beaucoup de personnes se plaignaient d'avoir vécu une expérience traumatisante de conscience modifiée, EMI, décorporation, etc. D'ailleurs quand je lis que votre frère a fait des décorporation, je tiens à dire que cela, encore une fois, n'a rien à voir avec le bouddhisme, ce n'est pas ce qui est enseigné, ce n'est pas ce qui conseillé de faire, bien au contraire.

    Le bouddhisme a attiré et attire encore tout un tas de gens en souffrance, des toxicomanes, des personnes atteintes de troubles psychiatriques. La crise mystique, typique de la phase "high" du bipolaire, typique du schizophrène, est encore accentué par la prise de drogues hallucinogènes, psychotropes ou délirogènes. Je ne sais pas pour votre frère, je ne sais pas qui sait, je parle juste de ce que j'ai observé. Il y a des voies bouddhistes qui semblent frappées de malédiction, les alcooliques dans le zen, les toxicomanes dans le vajrayana, les dépressifs dans le vipassana. Oui, en effet, ce sont des proies faciles, si on veut creuser dans cette voie là. Prêtes à vendre tout leurs biens, prêtes à se séparer de leur famille pour guérir, puisque la science, la médecine, les associations laïques n'ont rien pu pour elles. Je suis d'accord pour dire qu'il y a un manque flagrant de discernement de la part des Lamas. On ne met pas en retraite de 3 ans quelqu'un qui DOIT prendre un traitement médical destiné à lutter contre ses troubles psychiatriques. Mais voilà, les Lamas ne sont que des hommes (et des femmes) comme les autres, ce ne sont pas des "êtres éveillés", ils ne sont pas omniscient et le malade mental sait être très manipulateur. Je dirais que les torts sont partagés. Si les hôpitaux psychiatriques et les traitements modernes ne peuvent pas soigner quelqu'un, il serait très étonnant que le bouddhisme y arrive.

    Si votre frère, ou Marc, s'étaient engagés dans la Légion, ils auraient vécu la même chose. Ce ne sont que des structures matérielles dirigées par des gens bien matériels. On peut se révéler ou se faire détruire de la même façon, dans une caserne ou un monastère, c'est idem.

    Commentaire limité à 4096 caractères, la suite juste après.

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  3. Oui, il faut critiquer le bouddhisme, oui il faut informer sur ses dérives, oui il y a un danger potentiel, mais pas plus que dans la politique, pas plus que dans l'armée, pas plus que dans n'importe quelle structure fermée et centrée sur elle-même. c'est ce qui me gêne avec le blog de Bouddhanar, car si dans le fond je suis d'accord avec une très grande majorité de ce qui est dit ici, je ne suis pas d'accord sur l'acharnement systématique. Il faut bien choisir un sujet d'expression, se restreindre, faire des choix. De mon point de vue, les critiques faites à l'encontre du bouddhisme sont valables aussi pour le christianisme, le judaïsme, l'islam et au-delà, pour la la politique, l'armée, la finance, le monde du travail. Je vois dans ce blog la critique de l'Humain, car, bien sûr, le bouddhisme n'est fait que d'êtres humains, je vois une réflexion globale sur tout ce qui a de pourri en nous tous, tout ce qu'il y a de plus vil, de plus égoïste, de plus mesquin, de plus petit, aigri, mauvais en chacun de nous. Ca prend la forme d'une critique (qui se veut) constructive du bouddhisme mais dans le fond, c'est une critique massive de nous mêmes, être humains.

    Après, tout le reste ce n'est que du délire. Celui qui croit qu'il va atteindre l'éveil en faisant une retraite, qui abandonne femme et enfants (et même le chien) parce qu'une fois sorti il n'aura plus besoin de rien, il sera au-delà des besoins de ce monde, celui-là, il ne faut pas le faire entrer en retraite, il faut l'envoyer chez un psy. C'est là la grande fautes des Lamas, de ce centre comme des autres, enfermer pendant 3 ans des gens qui ne sont pas prêts à ça. La NASA n'y arrive pas, c'est le problème majeur pour aller sur Mars aujourd'hui et se sont pourtant tous des scientifiques de très haut niveau, des gens vraiment instruits et stables psychologiquement, les astronautes. Alors faut pas s'étonner que le quidam de base il pète les plombs pendant une retraite. Ca ne veut pas dire que la retraite est mauvaise. Ca veut dire que c'est sorti de son contexte. On n'est pas des tibétains, on est des français et là on parle de bouddhisme tibétain. Il serait grand temps de faire table rase du passé et d'inventer un bouddhisme moderne, adapté à nos sociétés, d'inventer un bouddhisme français, ou de laisser tomber, mais en tous cas, il faut arrêter de vouloir faire semblant d'être ce que nous ne sommes pas.

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  4. M. No, je viens de prendre connaissance de vos commentaires et j'ai quelques petites choses à ajouter :

    - mon frère n'était pas malade psychiquement avant sa retraite au Bost.
    Avant de vivre dans des monastères (le Bost n'était pas le 1er) il était sportif de haut niveau, ne s'est jamais drogué, ne fumait pas et buvait très peu.
    Il a décompensé pendant la retraite car celle ci s'est très très mal passée (2 clans se sont formés suite à un grave différend et cela a été une guerre des tranchées pendant 1 an).
    Je reconnais qu'il avait le choix d'en sortir, il n'était pas enfermé à clés, mais il est resté, il a voulu aller jusqu'au bout... cette fois là aussi..

    - je suis complètement d'accord avec vous concernant votre idée d'un "bouddhisme à la française"

    - comprenez je vous en prie, que des blogs comme celui de Bouddhanar ou celui que Marc tenait sont essentiels !
    il faut absolument que les jeunes attirés par le bouddhisme (mais c'est pareil pour toutes les religions) voient de l'autre côté du miroir, que leur esprit critique s'éveille lui aussi, qu'ils soient méfiants ! car nous parlons d'hommes ici avant tout, comme vous dîtes, et non de dieux !
    Maintenant je vous comprends aussi de vouloir compenser avec vos commentaires... vive l'équilibre.

    - mon frère et Marc ont peut-être été diagnostiqués psychotiques, mais ces expériences leurs sont arrivées bien tard.. je pense que beaucoup d'hommes et de femmes qui auraient vécus la même chose qu'eux, auraient finis dans le même état..

    Voilà, je ne souhaite vraiment pas entrer en conflit avec vous (je vous dirais même que Félix a posté mon mail sans mon accord, mais bon, c'est fait..), je vous souhaite bonne route !

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  5. "je pense que beaucoup d'hommes et de femmes qui auraient vécus la même chose qu'eux, auraient finis dans le même état.."

    Vous auriez pu dire bien pire !

    Je connais l'histoire de ce Droupkang et de cette retraite... Oui, oui, il est bon d'informer. Ce que je veux dire c'est que je ne vois pas en quoi le bouddhisme, tibétain, vajrayana ou autre est responsable. Ce sont des gens, des personnes, des êtres humains, comme vous et moi, comme Marc Bosche, comme Bouddhanar qui sont responsables. Le bouddhisme, enfin, soyons clair, le dharma n'est pas mauvais en soi. Ce sont les gens qui le pratiquent pour de mauvaises raisons qui le sont. Ambition spirituelle, ambition personnelle, désir de puissance, carriérisme, et, parfois, pour le fric.

    C'est ça qui me gêne dans ce blog et dans les bouquins de Marc Bosche, il faut vraiment lire entre les lignes pour comprendre que les fautes ne viennent pas du bouddhisme lui-même mais de ces pratiquants. Et là, bouddhisme, politique, monde professionnel, c'est idem. Quand être bouddhiste n'est qu'un boulot comme un autre, une carrière comme une autre, quand on perd de vue le but, la motivation, la bodhicitta, toutes les dérives deviennent possibles. Pourtant qu'est-ce qu'on peut le rabâcher qu'on pratique pour le bien de tous les êtres et pas pour soi ! Mais non, ça rentre pas, nous sommes, tous autant que nous sommes, bien trop individualistes, égocentriques, désireux d'obtenir quelque chose pour nous-même. C'est incroyablement dur de se défaire de ce mode de fonctionnement, somme toute banal. On peut se mentir (et donc mentir aux autres) jusqu'à la fin, jusqu'à l'éveil. C'est le piège classique de la récupération par l'ego.

    D'accord pour critiquer les hommes qui pratiquent le bouddhisme, pas d'accord pour cracher systématiquement sur le bouddhisme.

    Parce que combien d'hommes et de femmes ont été sauvés et guéris en faisant une retraite ? Il faudrait peut-être en parler ? Ceux qui vont bien, ceux qui vont mieux ne ressentent pas le besoin de cracher du venin, ils vont bien, c'est tout. Ils ne créent pas de blogs, ils n'écrivent pas de livres pour critiquer encore et encore, ils vont bien, c'est tout. Ils vivent là, à côté de nous, discrètement, ils ne se posent pas mille questions malsaines, ils ne se prennent pas la tête, ils ne cherchent pas à convaincre, ils vont bien, ils vivent, heureux, loin de ce blog, loin des livres de Marc Bosche.

    C'est un grand dilemme pour moi. Car moi aussi je voudrais critiquer, des hommes, des comportements, des choses que j'ai vues, entendues et en même temps je ressens une profonde reconnaissance pour le dharma qui m'a clairement sauvé la vie. Alors quoi, le Bost ça craint ? Les lamas du Bost ne sont pas à la hauteur ? Mais dans tous les centres c'est la même histoire ! C'est toujours les mêmes rengaines ! Parce que c'est ceux qui critiquent qui gueulent les plus forts ! On n'entend qu'eux (et leurs egos frustrés et surdimensionnés). Ils ne lâchent jamais l'affaire ! Ils croient souffrir ? Ils croient qu'on les a fait souffrir ? Normal. Règle n°1 : c'est toujours de la faute des autres. Nous on est trop parfaits pour être responsable de quoi que ce soit. C'est forcément de la faute des autres. Aveuglement ô combien classique.

    Tout n'est pas tout blanc ou tout noir. Marc Bosche a sa part de responsabilité. Il a fait semblant pendant 1 an d'être ce qu'il n'était pas, forcément après il ne savait plus qui il était ! Je vous l'ai dit, je l'ai connu. Il avait peut-être un QI de 190 mais ça ne m'empêche pas de penser que c'était un juste un craqué de plus, à rajouter à la longue liste des craqués égocentriques qui se croyaient meilleurs que les autres. La preuve qu'il était meilleur que les autres, qu'il avait mieux compris que les autres : il s'est suicidé...

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  6. Anonymous5:06 PM

    Les retraites de trois ans sont le dernier endroit ou s'exercentla compassion et la bienveillance.
    Derrière les portes closes, c'est la course à l'éveil et au précieux titre de lama, gage de sécurité, prestige et adulation du sexe opposé.
    Tous les coups bas sont permis.
    c'est le règne du chacun pour soi, écraser l'autre pour survivre, trouver un bouc émissaire qui assouvira les pulsions d'un groupe qui, au fil des trois ans se mute de plus en plus en clans.Gare à celui qui s'interpose aux bullies .Il est alors voué aux pires brimades.Les"victorieux" qui auront réussi à tenir jusqu'a la fin n'auront plus qu' à répéter le processus sur les nouveaux entrants qu'ils brimeront à leur tour.
    Il est temps de briser l'omerta.

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  7. Anonymous6:39 PM

    Mais il est tout à fait possible d'évoluer spirituellement sans faire de retraite. Où est le problème ?

    L'élevage en basse cour ne fabrique que des coqs et des poules, rarement des êtres humains.

    Par contre, l'enseignement philosophique est un enseignement très intéressant et enrichissant, s'il est pratiqué avec sérieux, Comme tout enseignement.

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  8. Anonymous12:34 AM

    Bonsoir, je cherchais des articles un peu critiques sur le bouddhisme, difficile à trouver. Disons que j'ai passé quelquefois un ou deux jours dans des lieux où se pratique le bouddhisme, un monastère et un temple zen. Ouais, eh bien il ne m'a pas fallu longtemps (quelques heures) pour me rendre compte que si certains enseignements peuvent être intéressants, qu'il y a des personnes bienveillantes et qui pratiquent honnêtement et sont ouvertes, etc.., il y a de l'hypocrisie dans ces endroits, effectivement des personnes qui ont un esprit de clan, de petit groupe (la petite famille....), surtout chez des habitués de ces lieux. J'ai également constaté une absence de naturel, ces visages qui semblent devenus modifiés par toute cette "formation". Plus de rire, de spontanéité et des rituels à n'en plus finir. Des prosternations devant le ou la maître (encore pire...). Se lever à 5h du mat pour méditer, manger selon un rituel complètement dingue, et avoir un horaire de dingue aussi. Tu paies ton séjour, cher!, et ils te font trimer du matin au soir, aucun répit. Si j'ai trouvé certains moments de méditation intéressants et permettant de se recentrer, de stopper un peu le petit vélo dans la tête, je pense que vivre ce genre de chose à haute dose peut dénaturer une personne. Ils parlent de compassion, de libération de tout, ok, Perso, je pense qu'il manque une dimension dans cette philosophie, c'est la relation à l'autre et à travers l'Autre, Dieu ou le Christ, avec lesquels nous pouvons établir une relation. Et de cette relation découle la relation à tous ceux qui nous entourent. Nous ne parlerons plus de compassion, terme assez abstrait par rapport à ce que j'ai vu...., mais d'amour du prochain. Si les institutions, l'Eglise ne sont pas parfaites, je pense qu'il serait temps que les gens réalisent que le bouddhisme, non plus, que dans les temples zen, bouddhistes d'autres traditions, il y a aussi des choses pas très bonnes, des jalousies, l'esprit de pouvoir, de désir, et j'oubliais, l'appât du gain, L'ARGENT! LE FRIC! Ils pratiquent des prix étonnants et sont très à l'affût de voir si les hôtes paient bien et donnent assez. C'est la raison pour laquelle ce sont surtout des personnes aisées qui y vont dans ces retraites ou sesshins et cie. Quant à l'intégrité des moines et nonnes, j'ai quelques doutes. S'il y a des prêtres et religieuses cathos qui ont des faiblesses d'ordre sexuel, homosexuel entre autre, je pense que cela ne manque pas non plus au monde du bouddha!

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