Monday, September 28, 2009

La grippe A, une pandémie liberticide


Alain Minc, l’homme de l’ombre de Nicolas Sarkozy, a reconnu l’existence d'un gouvernement mondial informel. "On croit qu’il n’y a pas de gouvernance mondiale, c’est faux. Il y a une forme de gouvernance mondiale sauf qu’elle n’est pas codifiée, elle est empirique, elle est implicite, mais elle est décisive." a déclaré Alain Minc au micro de Colombe Schneck, animatrice de l'émission "Les liaisons heureuses" (1). C'était le samedi 26 septembre 2009 (France Inter).

La "gouvernance mondiale décisive" d’Alain Minc n’est rien d’autre que la dictature

La gouvernance mondiale orchestre la tapageuse comédie de la grippe A qui pourrait provoquer une catastrophe sans précédent à cause des vaccins suspects. Qui plus est, la pandémie devient le moyen d'attenter aux libertés.

« La pandémie, qui a coûté la vie à relativement peu de personnes à ce jour, sera utilisée comme une excuse pour mettre en œuvre la loi martiale et un programme obligatoire de vaccination.

Le plan prévoit que les forces militaires d’interventions travailleront de concert avec l’Agence Fédérale de Gestion des Urgences (FEMA). Il n’y a aucune décision définitive sur la manière dont les efforts militaires seraient utilisés, mais une source a indiqué qu’ils seraient probablement inclus dans le personnel de toutes les branches de l’armée », affirme le rapport.

Northcom a été préparé aux pandémies massives de grippes depuis plusieurs années et, en fait, le général Victor Renuart a parlé de la menace d’une pandémie de grippe, émergeante du Mexique, quelques semaines à peine avant qu’elle arrive réellement.

Témoignant en mars, Renuart a déclaré que Northcom fournirait « l’assistance en appui aux autorités civiles » lors d’une épidémie, ajoutant que « lorsque demandé et approuvé par le Secrétaire à la Défense ou dirigé par le Président, les forces militaires fédérales contribueront au soutien fédéral. « Toutefois, Renuart a ensuite ajouté, « USNORTHCOM n’attend pas cet appel pour agir. »

Northcom n’a été équipé que relativement récemment de sa propre unité de combat, l’unité de combat de la première brigade de la Troisième Division d’infanterie de l’armée, qui a combattu en Irak pendant cinq ans avant cette date. Comme nous l’avons indiqué précédemment, le Service de Presse des Forces armées a lancé une campagne de propagande visant à convaincre le peuple américain que le déploiement de la 3e Division d’Infanterie aux États-Unis en violation avec l’Acte Posse Comitatus est une bonne chose, avec des photos de soldats de la brigade aidant dans des missions de sauvetages « humanitaires », comme des accidents automobiles. Tout ceci est conçu pour conditionner les Américains à accepter les troupes dans les rues et les autoroutes comme faisant partie de la vie quotidienne.

L’assignation de l’Équipe de Combat de la 1ière Brigade à Northcom a alarmé l’American Civil Liberties Union (ACLU). « C’est un changement radical de la séparation de l’application des lois civiles et des autorités militaires et pourrait probablement constituer une violation de la loi », a déclaré Mike German, conseiller en politiques nationales de sécurité pour l’ACLU.

La dernière fois que la garde nationale et les militaires ont travaillé avec la FEMA et l’application des lois locales sur une grande échelle aux États-Unis était lors de l’ouragan Katrina, quand ils ont aidé à la confiscation des armes à feu privées des citoyens, même ceux qui vivaient sur les hauteurs et les régions sèches et n’avaient pas été affectés par l’ouragan.

Un autre exercice qu’effectuent les militaires américains pour prendre en charge les fonctions d’application de la loi lors d’épidémies de grippes porcines a été révélé lundi. Selon la Navy, l’exercice Panamax 2009, qui se déroule à la fois à Panama et à San Antonio au Texas, est conçu pour former les soldats à « empêcher les gens d’aller au travail et à l’école » au cours d’une pandémie.

Le Pentagone cherche aussi à « accorder au Secrétaire à la Défense l’autorité nécessaire pour envoyer près de 400 000 militaires à travers les États-Unis en cas d’urgence ou d’une catastrophe majeure », écrit Matthew Rothschild pour la revue Progressive.

« En juin, le US Northern Command (USNORTHNOM) a distribué un « Un feuillet de faits au Congrès » intitulé « Proposition législative pour l’activation des forces de réserves fédérales pour les désastres ». Cette proposition vise à modifier la loi actuelle, afin « d’autoriser le Secrétaire à la Défense d’ordonner à une unité ou un membre des réserves de l’armée, de l’Air Force, de la Navy et du Corps des Marines, d’entrer en service actif pour une catastrophe majeure ou une urgence. »

Rassemblant toutes les preuves de la façon dont les militaires sont parfaitement ancrés dans la vie quotidienne des Américains au moyen de troupes en uniforme à des fonctions d’application de la loi, il ne fait aucun doute que les États-Unis sont déjà sous le coup d’une loi martiale non déclarée. Si une pandémie mortelle de grippe porcine se déclare cet automne, dont les autorités ont formellement prédit l’arrivée, les postes de contrôles militaires qui sont aujourd’hui dispersés dans le pays vont se multiplier rapidement et l’Amérique commencera à ressembler effectivement aux conditions qui existent dans les dictatures historiques de la Chine maoïste, l’Union soviétique et l’Allemagne nazie.

Ce n’est qu’en prenant conscience de tout le chemin parcouru par l’Amérique pour sombrer dans un état policier militarisé que nous pouvons commencer à inverser le conditionnement progressif qui a conduit les Américains à accepter l’arrivée des troupes sur les rues pour demander leurs papiers. »

LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE :
http://pleinsfeux.com/alerte-maximale-troupes-americaines-occupent-maintenant-amerique/

(1) Colombe Schneck "Les liaisons heureuses" : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/les-liaisons-heureuses/
Alain Minc évoque Simon NORA et Fernand BRAUDEL, chute du Mur de Berlin... La gouvernance mondiale informelle mais décisive est révélée en une phrase (19 : 24 mn). L’émission est en écoute à la carte pendant 7 jours.

Saturday, September 26, 2009

Le grand œuvre des loges


La franc-maçonnerie se prétend philanthropique comme les fondations de Rockefeller, Bill Gates ou Soros. Mais de quelle philanthropie s’agit-il ? Pourquoi les francs-maçons désirent-ils rester dans l'ombre malgré la fin de la persécution des pouvoirs hostiles à la franc-maçonnerie ?

La 3ème République était franc-maçonne et sa soi-disant philanthropie se répandait inexorablement dans le monde sous la forme du colonialisme et de l’exploitation des peuples.

L'amour du pouvoir et de l'argent passe avant tout

Les francs-maçons sont toujours dans les allées du pouvoir politique et économique. Les monarques avaient leurs bouffons. Les présidents de la république s’entourent de francs-maçons. Sarkozy dispose de conseillers, hauts fonctionnaires et ministres initiés comme Bertrand et Hortefeux. La "philanthropie", qui signifie "l’amour de l’humanité", de Hortefeux, notamment à l’égard des arabes, est révélatrice de l’hypocrisie des membres des sociétés secrètes qui collaborent au système actuel. (La vidéo du ministre "philanthrope" : http://www.youtube.com/watch?v=IRmeAxyrhS8 )

Banquiers et francs-maçons "philanthropes" détiennent le pouvoir, améliorent-ils les conditions de vie de la population ? Bien sûr que non, ils servent les intérêt d’une élite. Pour tromper et exploiter les citoyens, ils utilisent la ruse et l’hypocrisie.

Quant à la philanthropie des milliardaires, Vandana Shiva, qui s’oppose en Inde à l’appropriation du vivant, n’est pas dupe :

"Une société comme Monsanto – qui signe des contrats avec les paysans et leur impose d’acheter des semences génétiquement modifiées néfastes à l’environnement et aux pratiques agricoles – pour moi, ce sont des génocidaires. Monsanto, qui fabriquait des gaz mortels pendant la guerre du Viêt-nam, s’est reconvertie dans l’agrochimie, mais il ne faut pas s’y tromper. Ils sont le symbole de la destruction de l’agriculture et de l’imposition d’une monoculture, avec le soutien de fondations telles que Bill Gates ou Rockfeller, pourtant censés aider au développement. Ce qui les intéresse, c’est uniquement de créer un marché de semences et de rendre les paysans totalement dépendants de leurs produits. Du coup, les paysans ne peuvent pas faire de stock, en réutilisant ces semences l’année suivante, ils sont contraints d’acheter des fertilisants. Et de s’endetter."

Le programme des initiés (maçons et financiers)

Le plan de destruction des sociétés et des Etats est connu. Dans un texte controversé, des comploteurs prétendent parvenir au contrôle de la finance, de l’économie, des médias, des Etats en recourant à la corruption, à la violence, aux utopies, au capitalisme, au spiritualisme frelaté et même aux maladies inoculées…

Plus d’un siècle après la publication de ce plan diabolique, tout est réalisé à l’exception de l’avènement du gouvernement mondial et de son chef reconnu qui sera aussi à la tête d’une nouvelle religion. Mais depuis le G20 de Pittsburgh, le gouvernement économique mondial devient effectif. En outre, le 25 septembre 2009, un triumvirat d’opérette (Obama, Brown, Sarkozy) adresse un ultimatum à l’Iran et un message inquiétant au reste du monde.

Pourquoi l’organisation occulte, qui est au sommet des loges, a fait circuler un programme de domination des nations car, comme le relève René Guénon, "aucune organisation vraiment secrète, quelle que soit sa nature, ne laisse derrière elle des documents écrits" ? La lecture de ce document, rédigé dans un style arrogant et cynique, a suscité beaucoup de ressentiment à l’encontre de boucs émissaires. Le déchaînement des passions humaines n’indiffère pas les maîtres pervers de l’occultisme, au contraire, la haine et les conflits ont accéléré le déclin de l’Occident.

Le secret

Beaucoup de francs-maçons sont de médiocres carriéristes qui cherchent des appuis dans les loges. Ils sont utilisés et parfois sacrifiés, c’est arrivé durant la seconde guerre mondiale. Mais les enfants d’Hiram les plus doués (ou les plus retors) sont cooptés par les initiés des hauts grades. Le destin de ces personnes est d’avantage lié aux secrets lucifériens qu’à la véritable spiritualité faite de renoncement et d’humilité.

Le centre occulte du monde a un caractère ténébreux, il est le centre de forces maléfiques qui guident les riches, les puissants et les religieux prospères.



C'est écrit, la subversion se répand

L’Orient n’a pas résisté à la subversion, le tissu social est détruit, les ashrams et les centres de méditation en vogue sont dirigés par des imposteurs. Les derniers mystiques se dissimulent parmi les indigents.

Toutefois, le plan des occultistes diaboliques et leurs chimères matérialistes ou spiritualistes ne doivent pas perturber les personnes qui observent une authentique discipline spirituelle. Cette discipline est très éloignée des pratiques répétitives et des rites.
   

"Un Etat dans l’Etat" de Sophie Coignard, éditions Albin Michel







"La franc-maçonnerie ? Un vrai contre-pouvoir qui apparaît rarement en pleine lumière. Derrière l'apparence de rituels parfois désuets, Sophie Coignard a découvert que les frères s'organisent d'une façon très moderne pour s'entraider et exercer leur influence dans toute la société. Cet immense réseau, qui compte près de 150 000 personnes, pèse notamment dans la police, la justice et les affaires sociales. Le livre dévoile l'existence de véritables fiefs francs-maçons, comme, parmi bien d'autres, la Poste, Veolia ou le Crédit agricole. À EDF, c'est une vraie cellule de renseignement qui effectuait des missions très spéciales.Cet univers méconnu compte des catholiques fervents et des athées militants. Il abrite aussi des loges d'élite inaccessibles au commun des mortels et des rivalités bien cachées. Le ciment de cet État dans l'État ? Le secret d'appartenance, d'autant plus jalousement gardé que les frères occupent un poste élevé dans la hiérarchie sociale. Chaque frère est en effet tenu par un serment solennel qui lui interdit de parler. Nourri d'anecdotes et de révélations, un document-choc sur un sujet encore largement tabou."


Humour :

La lettre G de G20, le Groupe des 20, est omniprésente dans la franc-maçonnerie. La signification du G maçonnique n’est pas très claire. Les rituels modernes donnent 5 significations à la lettre G :
Gravitation, Géométrie, Génération, Génie, Gnose.

Brown et Obama pensent-ils au G de Guignol quand on leur parle de Sarkozy ?
VOIR LA VIDEO :

http://www.lepost.fr/article/2009/04/01/1480204_sarkozy-menace-de-quitter-le-g20-non-m-obama-ce-n-est-pas-un-poisson-d-avril.html


Thursday, September 24, 2009

La voix de Jane

Voir et entendre Jane Bürgermeister permet de se faire une idée de sa personnalité. De prime abord, la journaliste n’est pas une illuminée.

Jane Bürgermeister a perdu son emploi après avoir dénoncé la planification du plus grand génocide de tous les temps. Devant l’imminence de ce crime, elle a intenté, sans succès, plusieurs procédures contre des sociétés pharmaceutiques, des responsables politiques et des banquiers.






L’interview sous-titré en français : http://dotsub.com/view/b0fb7146-8477-4851-910d-d68fc90b6f6d

Le site de Jane Bürgermeister :
http://www.theflucase.com/index.php?lang=fr


De Gengis Khan à Pol Pot, de l’extermination des Amérindiens à l’horreur du Rwanda les massacres ne manquent pas et l'on oublie les génocides de l'antiquité.

Les premières destructions ethniques, mentionnées dans la Bible, sont commises au nom d’un dieu impitoyable :

« Alors l'assemblée envoya contre eux douze mille soldats, en leur donnant cet ordre : Allez, et frappez du tranchant de l'épée les habitants de Jabès en Galaad, avec les femmes et les enfants. » [Juges 21:10]

« Mais dans les villes de ces peuples dont l'Éternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire. Car tu dévoueras ces peuples par interdit, les Héthiens, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les Héviens, et les Jébusiens, comme l'Éternel, ton Dieu, te l'a ordonné, afin qu'ils ne vous apprennent pas à imiter toutes les abominations qu'ils font pour leurs dieux, et que vous ne péchiez point contre l'Éternel, votre Dieu. » [Deutéronome 20:16-18]

« Et ils tuèrent entièrement, par le tranchant de l'épée, tout ce qui était dans la ville, et homme et femme, et enfant et vieillard, les boeufs, les moutons et les ânes. Et Josué dit aux deux hommes qui avaient exploré le pays : Entrez dans la maison de la prostituée, et faites-en sortir la femme et tous ceux qui sont à elle, comme vous le lui avez juré. » [Josué 6:21]

« En ce jour-là, Josué s'empara de Maqqéda et la passa, ainsi que son roi, au tranchant de l'épée ; il les voua à l'interdit, eux et toutes les personnes qui s'y trouvaient ; il ne laissa pas un survivant et il traita le roi de Maqqéda comme il avait traité le roi de Jéricho. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Maqqéda à Livna et il engagea le combat avec Livna. » [Josué 10:28-29]

http://www.jp-petit.org/TELECHARGEABLES/bible/bible_feuilleton/bible_feuilleton015/bible_feuilleton015.html


La cruauté de Yahvé va de pair avec un ethnocentrisme pathologique. Le thème central du mosaïsme est qu’Israël est le « peuple élu » destiné à dominer tous les hommes, toutes les terres et les richesses du monde, de telle sorte que tous les peuples devront lui obéir :

« Yahvé te mettra à la tête, et non à la queue ; tu seras toujours en haut et jamais en bas » (Deutéronome, 28 : 13).
« Tu dévoreras tous les peuples que Yahvé ton Dieu te livrera ; ton œil sera sans pitié pour eux, et tu ne serviras point leurs dieux » (Deutéronome, 7 : 16).
« Les fils de l’étranger rebâtiront tes murailles, et leurs rois seront tes serviteurs » (Isaïe, 60 : 10).
« Mais vous, on vous appellera prêtre de Yahvé ; on vous nommera « ministres de notre Dieu » ; vous mangerez les richesses des nations, et vous vous parerez de leur magnificence » (Isaïe, 61 : 6).

Existe-t-il de nos jours une communauté de « Ministres de Yahvé », la déité sanguinaire de l’ancienne loi, qui, après être parvenus à « manger les richesses des nations », a planifié une gigantesque "purification ethnique" ?

Wednesday, September 23, 2009

PIB ou BIB (Bonheur Intérieur Brut)


La cupidité, le mercantilisme, l’esprit utilitaire continueront à pourrir les mentalités aussi longtemps que durera notre fascination pour l’argent et la réussite matérielle.

Nous pouvons nous dégager de l’emprise excessive de l’argent et de l’économie en nous interrogeant sur notre bien-être.

« Comment, s’interroge Dominique Méda, faire passer l’idée que passer plus de temps avec sa famille, s’occuper plus de soi, consacrer plus de temps au débat public ou à la vie sociale est profondément bon pour la société et les individus ? Un des principaux obstacles à la diffusion de cette idée, à mon avis, est que nos indicateurs de richesse sont totalement archaïques et inadéquats.

Si nous sommes aujourd’hui obnubilés par la croissance, si nos hommes politiques et la majorité des citoyens croient que seul le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) importe, c’est parce que nous ne disposons comme indicateur de richesse que le seul PIB. Nous croyons que la croissance du produit intérieur brut, c’est-à-dire de l’ensemble des biens et services échangés entre des unités comptables qui sont des « regroupements artificiels » d’individus, désigne l’augmentation de notre richesse. Autrement dit, que la richesse d’une société est uniquement constituée des échanges marchands et para-marchands entre les individus. Cela est faux et dangereux.

Je ne peux pas redévelopper ici ce que j’ai essayé d’expliquer dans mon livre (1), mais je voudrais tout de même en redire quelques mots. Notre idée de la richesse vient directement selon moi d’une époque profondément individualiste et contractualiste : elle a été forgée au 18ème siècle avec les instruments de l’économie naissante et à un moment où l’on découvrait l’individu, la formalisation de l’échange marchand… Autrement dit, nous continuons à vivre avec des concepts et des notions vieux de deux siècles, des représentations qui reflètent les valeurs et les croyances d’une société se représentant elle-même comme une agrégation, une collection d’individus n’ayant entre eux que des rapports marchands. Je dirais même que si l’échange marchand et monétaire entre individus a été désigné comme le lieu de production de richesses, c’est sans doute parce que cette époque n’avait pas de préoccupation plus pressante que d’obliger les individus à vivre ensemble, à se rapprocher.

Pour dire en d’autres termes, la vraie richesse de la société d’alors consistait sans doute à tenir ensemble des individus dont on pensait qu’ils étaient peu enclins à la sociabilité. Mais si nous nous interrogeons bien sur cette conception, nous pouvons voir immédiatement qu’elle est obsolète et fausse. Réduire la richesse d’une société aux échanges de produits (biens et services) entres individus équivaut à ne prendre en compte ni les « richesses individuelles » ou les qualités des individus (qui ne font pas l’objet d’une production, d’une extériorisation, donc pas d’un échange), par exemple l’aptitude à la paix, le fait d’être en bonne santé…, ni les richesses collectives (vivre dans un pays non xénophobe, non violent, non pollué). Cette comptabilité réduite à ce qui fait l’objet d’un échange d’un échange sanctionné par un prix est fondamentalement « oublieuse » car non patrimoniale : elle n’envisage que des flux, et que des flux positifs. Le PIB, son indicateur, n’est pas affecté par les inégalités sociales, la violence dans les lycées, la pollution, les maladies, le malheur, les guerres.

Le PIB ne nous donne qu’une image tronquée de la réalité : il ne peut en aucun cas revendiquer sa capacité à refléter la richesse d’une société. Et il s’appuie sur de vieilles représentations de celle-ci ou de vieux événements : comme l’avènement de l’individu. Mais aujourd’hui notre souci doit être tout autant de protéger l’individu que de promouvoir une société respectueuse de l’individu et protectrice des liens multiples que ceux-ci tissent entre eux. D’où le problème très concret : vaut-il mieux changer d’indicateurs, construire des indicateurs modernes adaptés à nos problèmes actuels, des indicateurs qui seraient affectés positivement et négativement par la violence, la xénophobie, l’état de santé, la pollution, les dépressions… Ou savoir qu’a côté de la richesse mesurée par le PIB (la production de biens et de services), bien d’autres éléments sont à prendre en considération (non seulement la répartition des revenus de la production mais aussi tout ce qui ne se mesure pas ou ne supporte pas de contrepartie monétaire).

Autrement dit, comment valoriser, reconnaître, laisser place à des activités, des qualités, des événements autrement qu’en les soumettant à l’échange monétaire ou en ne les reconnaissant pas. Y a-t-il d’autres modes d’existence que l’inscription dans l’échange monétaire et marchand ? Y a-t-il d’autres formes de reconnaissance que la rémunération ? Y a-t-il d’autres manières de valoriser que de donner un prix ? Y a-t-il d’autres activités humaines que la production de biens et services destinés à être apportés sur un marché ? Tant que nous n’aurons pas répondu à ces questions, nous ne parviendrons pas à sortir du non-sens qui envahit nos sociétés, et de notre incapacité à penser l’être ensemble en société autrement que sous les deux formes que nous avons connues jusqu’ici : le totalitarisme ou le libéralisme débridé, tous deux incapables de créer et de maintenir des collectivités maîtresses de leur destin. »

La Commission présidée par le professeur Stiglitz, qui a été chargée par Nicolas Sarkozy de déterminer les limites du PIB en tant qu'indicateur de la performance économique et du progrès social, ne soulève pas un franc enthousiasme :

« Le collectif Fair estime le rapport Stiglitz utile en ce qu'il remet en cause la domination du PIB, mais il affirme qu'il n'est pas à la hauteur du défi du développement durable et trop focalisé sur les indicateurs monétaires.

Dans l'ensemble, ce rapport donne un signal utile en ce qu'il remet en cause la domination excessive du PIB en tant qu'indicateur servant à guider la marche de la société. Nous considérons pour notre part que, quelle que soit l'utilité statistique que peut avoir cet indicateur, il ne doit pas servir de référence à la décision politique car il ne fait aucune distinction entre les productions utiles et les néfastes et qu'il contribue de surcroît à occulter nombre d'écueils majeurs dont certaines destructions environnementales à l'origine de la crise écologique et des dérèglements climatiques auxquels est désormais exposée l'humanité tout entière. Il est salutaire que des économistes renommés mettent en exergue certaines déficiences de cet indicateur et expriment un point de vue critique sur l'objectif de croissance du PIB, lequel a fortement contribué durant plusieurs décennies à diriger nos sociétés vers le mur auquel nous nous heurtons maintenant. »

Les gesticulation de Sarkozy et les travaux de Stiglitz autour du capitalisme ne servent qu’a noyer le poisson. En réalité, l’avidité capitaliste n’anime pas seulement un système inhumain, une doctrine économique immorale. Elle est au centre de groupements qui s’approprient le pouvoir de l’argent pour dominer et corrompre les peuples.

Stiglitz, c’est bien. Mais on ne touche à rien.
http://www.dailymotion.com/video/xaht0u_rapport-stiglitz-entretien-avec-dom_news



(1) « Le travail, une valeur en voie de disparition », Aubier 1995
.

Tuesday, September 22, 2009

Liberté et autarcie


cliquer sur l'image pour l'agrandir

Depuis le 11 septembre 2001, le monde change et quoi qu’en disent les médias officiels la démocratie est en sursis (1).

Est-il possible de protéger sa famille contre « le meilleur des mondes » concocté par les oligarchies politico-financières ?

Est-il possible de travailler et de vivre en marge d’une société orwellienne (2) ?

« Dans la Grèce archaïque, connue à travers les textes d’Homère ou d’Hésiode, la hiérarchie des activités s’ordonne selon le plus ou moins grand degré de dépendance par rapport aux autres qu’elles impliquent : an bas de l’échelle, on trouve l’activité de l’esclave et du thète (le mercenaire qui loue ses bras à un propriétaire pour un temps déterminé et qui peut être utilisé pour toutes les tâches, à la différence de l’artisan qui maîtrise un savoir spécialisé). […] Viennent ensuite les démiurges, ou encore artisans. Certes, ceux-ci maîtrisent une « technique » mais ils sont également frappés de dégradation sociale, car ils travaillent pour le « demos », le peuple, et sont donc redevables à autrui de leurs moyens d’existence. Artisans et mendiants appartiennent à la même catégorie : celle où l’on ne vit que de la commande et de la rétribution d’autrui. Les activités commerciales sont également condamnées : elles révèlent une avidité indigne de l’homme. Seules les activités agricoles échappent à la condamnation, car seules elles permettent d’échapper à la dépendance d’autrui. Ainsi les activités laborieuses ne sont-elles pas méprisées en elles-mêmes, mais surtout en raison de la servitude par rapport à autrui qu’elles entraînent. Hésiode ne méprise pas le travail, il le considère nécessaire depuis que les hommes ont perdu l’âge d’or, mais si le travail est obligatoire pour pourvoir aux besoins de la vie, il doit s’opérer dans des conditions qui permettront de sauvegarder l’indépendance, c’est-à-dire la liberté et la dignité. » (Dominique Méda, « Le travail, une valeur en voie de disparition ».)

Une famille de quatre personnes peut vivre en autosuffisance avec 5 000 m².

1. Le jardin potager (200 m²)

Si nous consommons par jour et par personne 400 g de légumes, cela représente 600 kg par an pour une famille de quatre personnes. Un bon jardinier peut les produire sur moins de 200 m².

2. Les petits élevages (2 000 m²)

La chèvre est l’animal idéal pour une famille : peu encombrante, mangeant peu, elle donne tous les jours 1,5 à 3 litres de lait, soit largement de quoi satisfaire les besoins de cinq ou six personnes. Il faut moins de 2 000 m² pour produire l’herbe et le foin nécessaire à sa nourriture.

Des poules fourniront les œufs : trois ou quatre poules suffisent pour une famille ayant un régime céréalien. Une partie du verger pourra servir d’enclos.

3. Les légumineuses (300 m²)

La culture des légumineuses ne pose aucun problème particulier. Pour les 60 à 80 kg nécessaires pour une famille, il faut environ 300 m². Les légumineuses les plus couramment cultivées au jardin sont les haricots, les fèves (surtout pour la consommation des fèves fraîches) et les pois. Le pois chiche ne réussit bien que dans les régions méridionales. Le soja donne de bons résultats au sud de la Loire, à condition de ne pas choisir des variétés trop tardives, qui ne réussissent que dans les régions franchement méridionales. Au nord de la Loire, sa culture reste possible, sauf peut-être dans le Nord et l’Est, mais il faut choisir des variétés très hâtives, à faible rendement. La lentille peut être cultivée dans toute la France. Elle est peu cultivée dans les jardins potagers car le battage et le triage manuels sont longs et fastidieux.

4. Les céréales (1 200 m²)

Il faut environ 1 200 m² pour produire 500 kg de céréales. Les céréales demandent peu de travail pour la culture elle-même, mais le battage et le vannage posent des problèmes lorsqu’on n’est pas équipé. On peut cependant conseiller à tous les jardiniers :
- de cultiver du maïs pour la consommation en épis (maïs sucré consommé légèrement avant maturité) ;
- d’essayer la culture du sarrasin : on peut le semer tard, jusqu’en fin juin, et même s’il ne donne pas grand chose, cela fera toujours un excellent engrais vert. Il n’y a pas de problème de battage car le sarrasin s’égrène facilement.

5. Le verger (400 m²)

Le verger exige un peu plus de place, de compétence et de patience que le potager. Un verger de 400 m² suffit amplement à satisfaire les besoins d’une famille, tout en faisant de l’arboriculture relativement extensive.

Il importe de choisir très soigneusement les espèces et les variétés cultivées, en recherchant les variétés rustiques, bien adaptées aux conditions locales et donnant des fruits savoureux, plutôt que les variétés à haut rendement. Un bon échelonnement des variétés permet d’avoir des fruits toute l’année.


6. La maison et le jardin d’agrément (900 m²)

Les plantes médicinales et les plantes ornementales complètent harmonieusement l'ensemble autarcique (3).

Source : Claude Aubert, "Une autre assiette", éditions Debard.



(1) Le récapitulatif de Thierry Meyssan sur le 11 septembre :
http://www.voltairenet.org/article162054.html

(2) Un email de « Conscience du Peuple » :

"Voici, en date du 21 septembre 2009, le communiqué de la compagnie Verichip, plus grand fabriquant de micro-puce injectable chez les humains, qui annonce un nouveau système de détection du virus H1N1. Ah, ah ! Est-ce que vous commencez à comprendre l'idée de la pandémie ? Fomenter une pandémie, créer
la panique et la mort pour ainsi, justifier l'implantation d'une micro-puce sous la peau : pour protéger la santé publique, pour assurer la sécurité mondiale... Est-ce qu'il y a quelqu'un qui ne comprend pas ici ? Est-ce qu'un journaliste va encore oser parler de « théorie de la conspiration » ? Celui-là, mérite d'être implanté comme un animal de compagnie !"

Le site de la compagnie Verichip:
http://www.verichipcorp.com/092109.html


(3) Il est possible de trouver des maisons anciennes avec un terrain pour le prix d’une voiture neuve (dans le Limousin, l’Auvergne…).

Monday, September 21, 2009

Brèves

« J’irai brouter sur vos landes »

Au début du christianisme, des ascètes ne se souciaient pas des crises de l’empire romain. Seulement préoccupés de spiritualité, ils vivaient nus en pleine nature et ne nourrissaient que de plantes sauvages. Ils étaient appelés les « brouteurs » (en grec, « boskoï »). Les femmes faisaient preuve d’un zèle qui fut remarqué par saint Ephrem (324-379), Père de l’Eglise syriaque. Il écrit : « Elles habitent les cavernes et les trous de rochers […]. La terre est leur table, les herbes sauvages […] sont leur nourriture […]. Elles vont errant dans les déserts avec les bêtes, comme si elles étaient elles-mêmes des bêtes sauvages. »


La nature est particulièrement prodigue en plantes comestibles. L’éthnobotaniste François Couplan consacre ses travaux aux plantes sauvages comestibles (2000 espèces)…

Plantes sauvages :
http://bouddhanar-6.blogspot.com/2009/09/plantes-sauvages-comestibles.html

Ascètes brouteurs :
http://bouddhanar-3.blogspot.com/2009/09/les-brouteurs.html


Le tri

Une vidéo de propagande religieuse utilise l’infantilisme. Or, là où l'infantilisme gagne, le fascisme n'est pas loin.
La théocratie christocentrique latente des Etasuniens et le spiritualisme simpliste à la mode pourraient être au centre du nouvel ordre mondial incarné par le Christ Maitreya.
http://bouddhanar-9.blogspot.com/2009/09/le-tri.html


Les loups-gourous

"Au début, un chef spirituel doté d’un fort charisme peut entraîner les gens vers le haut, mais s’il ne se change pas lui-même totalement, il peut progressivement perdre ses facultés spirituelles et régresser en faisant régresser ceux qui le suivent.

Tant qu’il s’agit de gourous accessibles en chair et en os – j’inclue ceux qui sont décédés mais qu’on a connu sur le plan physique – il n’y a pas de problème car la relation est réelle, même si elle est distordue par nos projections mentales. Mais si l’on parle de « maîtres invisibles » auxquels on prête des vertus et des pouvoirs occultes, il faut faire extrêmement attention.

Lorsqu’on évoque le souvenir d’Aivanhov sur lequel je n’ai rien à redire, on évoque un personnage controversé qui a existé et dont nombre de personnes peuvent témoigner, en bien ou en mal.

Un gourou en chair et en os, est beaucoup moins nuisible que les Fantomas de l’invisible. Ceux-là sont une plaie car il ne risquent jamais de montrer leur vrai visage comme les gourous incarnés, aussi facétieux soient-ils.

Un gourou vivant qui joue au saint homme, mais qui trompe son monde, demeure un être humain comme un autre, même s’il dispose d’un compte en Suisse et de certains pouvoirs psychiques. Il peut être sous l’influence de forces occultes négatives, et faire usage de pouvoirs magiques illicites, mais on peut le voir, le toucher et lui tirer la barbichette pour faire tomber son masque de tartuffe.

Par contre, toute manifestation de l’invisible qui se présenterait sous une identité personnelle risque de dissimuler une entité régressive de l’au-delà cherchant à subjuguer des proies pour leur prendre de l’énergie."

Joël Labruyère



Au Japon, le slogan « Amour et fraternité » supplante « money is money »

Les Japonais tirent les leçons de la crise mondiale.


Le pays du soleil levant tourne le dos à la prédation économique anglo-saxonne et découvrent les qualités du modèle français. Mais ce modèle est en train de devenir un mythe depuis que des Didier Lombard dirigent les entreprises du pays du camembert. En effet, des Français scandaleusement exploités mettent fin à leurs jours. Pour Lombard, patron de France Télécom, la mort des malheureux salariés n’est qu’une « mode du suicide ».


La fin de la mode des néo-cons, c’est pour quand ?

Fraternité se dit « Yuai » en japonais :
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLG84086
20090916

Thursday, September 17, 2009

La nouvelle société

Depuis le 11 Septembre 2001, durant huit années, prétextant la lutte contre le terrorisme, les libertés et la démocratie sont malmenées, l’Iraq (en 2003) et l’Afghanistan sont occupées…

Après Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz doute lui aussi de la version officielle des attentats du 11 Septembre 2001.







Mathieu Kassovitz sur le 11 Septembre




Ceux qui connaissent la véritable ampleur de la crise n’ignorent pas que les désordres mondiaux vont s’aggraver. Et les populations désemparées se laisseront dépouiller de leurs dernières libertés contre du travail ou de la nourriture.

Un spiritualisme mondial s’imposera. Les mises en garde contre ce néo-spiritualisme ne sont pas toujours bien comprises. En effet, de nombreuses personne accordent beaucoup de crédit aux enseignements lénifiants de prétendus grands initiés et autres maîtres ascensionnés. Ils croient que la nouvelle ère, annoncée par ces maîtres, leur apportera le bonheur. Cette idée ne devrait pas être acceptée sans connaître les réserves que suscite la spiritualité en vogue, qui prépare en réalité l’avènement d’un règne inique, un faux âge d’or.

C’est une « spiritualité à rebours », prévient Guénon :

« Cette « spiritualité à rebours » n’est donc, à vrai dire, qu’une fausse spiritualité, fausse même au degré le plus extrême qui se puisse concevoir ; mais on peut aussi parler de fausse spiritualité dans tous les cas où, par exemple, le psychisme est pris pour le spirituel, sans aller jusqu’à cette subversion totale (1) ; c’est pourquoi, pour désigner celle-ci, l’expression de « spiritualité à rebours » est en définitive celle qui convient le mieux, à la condition d’expliquer exactement comment il convient de l’entendre. C’est là, en réalité, le « renouveau spirituel » dont certains, parfois fort inconscients, annoncent avec insistance le prochain avènement, ou encore l’ « ère nouvelle » dans laquelle on s’efforce par tous les moyens de faire entrer l’humanité actuelle (2), et que l’état d’« attente » en générale créé par la diffusion des prédictions dont nous avons parlé peut lui-même contribuer à hâter effectivement. L’attrait du « phénomène », que nous avons déjà envisagé comme un des facteurs déterminants de la confusion du psychique et du spirituel, peut également jouer à cet égard un rôle important, car c’est par là que la plupart des hommes seront pris et trompés au temps de la « contre-tradition », puisqu’il est dit que les « faux prophètes » qui s’élèveront alors « feront de grands prodiges et des choses étonnantes, jusqu’à séduire, s’il était possible, les élus eux-mêmes » (3) C’est surtout sous ce rapport que les manifestations de la « métapsychique » et des diverses formes du « néo-spiritualisme » peuvent apparaître déjà comme une sorte de « préfiguration » de ce qui doit se produire par la suite, quoiqu’elles n’en donnent encore qu’une bien faible idée ; il s’agit toujours, au fond, d’une action des mêmes forces subtiles inférieures, mais qui seront alors mises en œuvre avec une puissance incomparablement plus grande ; et, quand on voit combien de gens sont toujours prêts à accorder aveuglément une entière confiance à toutes les divagations d’un simple « médium », uniquement parce qu’elles sont appuyées par des « phénomènes », comment s’étonner que la séduction doive être alors presque générale ? C’est pourquoi on ne redira jamais trop que les « phénomènes », en eux-mêmes, ne prouvent absolument rien quant à la vérité d’une doctrine ou d’un enseignement quelconque, que c’est là le domaine par excellence de la « grande illusion », où tout ce que certains prennent trop facilement pour les signes de « spiritualité » peut toujours être simulé et contrefait par le jeu des forces inférieures dont il s’agit ; c’est peut-être le seul cas où l’imitation puisse être vraiment parfaite, parce que, en fait, ce sont bien les mêmes « phénomènes », en prenant ce mot dans son sens propre d’apparences extérieures, qui se produisent dans l’un et l’autre cas, et que la différence réside seulement dans la nature des causes qui y interviennent respectivement, causes que la grande majorité des hommes est forcément incapable de déterminer, si bien que ce qu’il y a de mieux à faire, en définitive, c’est de ne pas attacher la moindre importance à tout ce qui est « phénomène », et même d’y voir plutôt a priori un signe défavorable ; mais comment le faire comprendre à la mentalité « expérimentale » de nos contemporains, mentalité qui, façonnée tout d’abord par le point de vue « scientiste » de l’anti-tradition », devient ainsi finalement un des facteurs qui peuvent contribuer le plus efficacement au succès de la « contre-tradition » ?

« Le « néo-spiritualisme » et la « pseudo-initiation » qui en procède sont encore comme une préfiguration partielle de la « contre-tradition » sous un autre point de vue : nous voulons parler de l’utilisation, que nous avons déjà signalée, d’éléments authentiquement traditionnels dans leur origine, mais détournés de leur véritable sens et mis ainsi en quelque sorte au service de l’erreur ; ce détournement n’est, en somme, qu’un acheminement vers le retournement complet qui doit caractériser la « contre-tradition » (et dont nous avons vu, d’ailleurs, un exemple significatif dans le cas du renversement intentionnel des symboles) ; mais alors il ne s’agira plus seulement de quelques éléments fragmentaires et dispersés, puisqu’il faudra donner l’illusion de quelque chose de comparable, et même d’équivalent selon l’intention de ses auteurs, à ce qui constitue l’intégralité d’une tradition véritable, y compris ses applications extérieures dans tous les domaines. On peut remarquer à ce propos que la « contre-initiation », tout en inventant et en propageant, pour en arriver à ses fins, toutes les idées modernes qui représentent seulement l’« anti-tradition » négative, est parfaitement consciente de la fausseté de ces idées, car il est évident qu’elle ne sait que trop bien à quoi s’en tenir là-dessus ; mais cela même indique qu’il ne peut s’agir là, dans son intention, que d’une phase transitoire et préliminaire, car une telle entreprise de mensonge conscient ne peut pas être, en elle-même, le véritable et unique but qu’elle se propose ; tout cela n’est destiné qu’à préparer la venue ultérieure d’autre chose qui semble constituer un résultat plus « positif », et qui est précisément la « contre-tradition ». C’est pourquoi on voit déjà s’esquisser notamment, dans des productions diverses dont l’origine ou l’inspiration « contre-initiatique » n’est pas douteuse, l’idée d’une organisation qui serait comme la contrepartie, mais aussi par là même la contrefaçon, d’une conception traditionnelle telle que celle du « Saint-Empire », organisation qui doit être l’expression de la « contre-tradition » dans l’ordre social ; et c’est pourquoi l’Antéchrist doit apparaître comme ce que nous pouvons appeler, suivant le langage de la tradition hindoue, un Chakravartî à rebours (4)

Ce règne de la « contre-tradition » est en effet, très exactement, ce qui est désigné comme le « règne de l’Antéchrist » : celui-ci, quelque idée qu’on s’en fasse d’ailleurs, est en tout cas ce qui concentrera et synthétisera en soi, pour cette œuvre finale, toutes les puissances de la « contre-initiation », qu’on le conçoive comme un individu ou comme une collectivité ; ce peut même, en un certain sens, être à la fois l’un et l’autre, car il devra y avoir une collectivité qui sera comme l’« extériorisation » de l’organisation « contre-initiatique » elle-même apparaissant enfin au jour, et aussi un personnage qui, placé à la tête de cette collectivité, sera l’expression la plus complète et comme l’« incarnation » même de ce qu’elle représentera, ne serait-ce qu’à titre de « support de toutes les influences maléfiques que, après les avoir concentrées en lui-même, il devra projeter sur le monde (5). Ce sera évidemment un « imposteur » (c’est le sens du mot dajjâl par lequel on le désigne habituellement en arabe), puisque son règne ne sera pas autre chose que la « grande parodie » par excellence, l’imitation caricaturale et « satanique » de tout ce qui est vraiment traditionnel et spirituel ; mais pourtant il sera fait de telle sorte, si l’on peut dire, qu’il lui serait véritablement impossible de ne pas jouer ce rôle. Ce ne sera certes plus le « règne de la quantité », qui n’était en somme que l’aboutissement de l’« anti-tradition » ; ce sera au contraire, sous le prétexte d’une fausse « restauration spirituelle », une sorte de réintroduction de la qualité en toutes choses, mais d’une qualité prise au rebours de sa valeur légitime et normale (6) ; après l’« égalitarisme » de nos jours, il y aura de nouveau une hiérarchie affirmée visiblement, mais une hiérarchie inversée, c’est-à-dire proprement une « contre-hiérarchie », dont le sommet sera occupé par l’être qui, en réalité, touchera de plus près que tout autre au fond même des « abîmes infernaux ».

Cet être, même s’il apparaît sous la forme d’un personnage déterminé, sera réellement moins un individu qu’un symbole, et comme la synthèse même de tout le symbolisme inversé à l’usage de la « contre-initiation », qu’il manifestera d’autant plus complètement en lui-même qu’il n’aura dans ce rôle ni prédécesseur ni successeur ; pour exprimer ainsi le faux à son plus extrème degré, il devra, pourrait-on dire, être entièrement « faussé » à tous les points de vue, et être comme une incarnation de la fausseté même (7). C’est d’ailleurs pour cela même, et en raison de cette extrême opposition au vrai sous tous ses aspects, que l’Antéchrist peut prendre les symboles même du Messie, mais, bien entendu, dans un sens également opposé (8) ; et la prédominance donnée à l’aspect « maléfique », ou même, plus exactement, la substitution de celui-ci à l’aspect « bénéfique », par subversion du double sens de ces symboles, est ce qui constitue sa marque caractéristique. De même, il peut et doit y avoir une étrange ressemblance entre les désignations du Messie (El-Mesîha en arabe) et celles de l’Antéchrist (El-Mesîkh) (9) ; mais celle-ci ne sont réellement qu’une déformation de celles-là, comme l’Antéchrist lui-même est représenté comme difforme dans toutes les descriptions plus ou moins symboliques qui en sont données, ce qui est encore bien significatif. En effet, ces descriptions insistent surtout sur les dissymétries corporelles, ce qui suppose essentiellement que celles-ci sont les marques visibles de la nature même de l’être auquel elles sont attribuées, et effectivement, elles sont toujours les signes de quelque déséquilibre intérieur ; c’est d’ailleurs pourquoi de telles difformités constituent des « disqualifications » au pont de vue initiatique, mais en même temps on conçoit sans peine qu’elles puissent être des « qualifications » en sens contraire, c’est à dire à l’égard de la « contre-initiation ». celle-ci, en effet, allant au rebours de l’initiation, par définition même, va par conséquent dans le sens d’un accroissement du déséquilibre des êtres, dont le terme extrême est la dissolution ou la « désintégration » dont nous avons parlé ; l’Antéchrist doit évidemment être aussi près que possible de cette « désintégration », de sorte qu’on pourrait dire que son individualité, en même temps qu’elle est développée d’une façon monstrueuse, est pourtant déjà presque annihilée, réalisant ainsi l’inverse de l’effacement du « moi » devant le « Soi », ou, en d’autres termes, la confusion dans le « chaos » au lieu de la fusion dans l’Unité principielle ; et, cet état, figuré par les difformités mêmes et les disproportions de sa forme corporelle, est véritablement sur la limite inférieure des possibilités de notre état individuel, de sorte que le sommet de la « contre-hiérarchie » est bien la place qui lui convient proprement dans ce « monde renversé », qui sera le sien. D’autre part, même au point de vue purement symbolique, et en tant que qu’il représente la « contre-tradition », l’Antéchrist n’est pas moins nécessairement difforme ; nous disions tout à l’heure, en effet, qu’il ne peut y avoir là qu’une caricature de la tradition, et qui dit caricature dit par là même difformité ; du reste, s’il en était autrement, il n’y aurait en somme extérieurement aucun moyen de distinguer la « contre-tradition » de la tradition véritable, et il faut bien, pour que les « élus » tout au moins ne soient pas séduits, qu’elle porte en elle-même la « marque du diable ». Au surplus le faux est forcément aussi l’« artificiel », et, à cet égard, la « contre-initiation » ne pourra pas manquer d’avoir encore, malgré tout, ce caractère « mécanique » qui est celui de toutes les productions du monde moderne dont elle sera la dernière ; plus exactement encore, il y aura en elle quelque chose de comparable à l’automatisme de ces « cadavres psychiques » dont nous avons parlé précédemment, et elle ne sera d’ailleurs, comme eux, faite que de « résidus » animés artificiellement et momentanément, ce qui explique encore qu’il ne puisse y avoir là rien de durable ; cet amas de « résidus » galvanisé, si l’on peut dire, par une volonté « infernale », est bien, assurément ce qui donne l’idée la plus nette de quelque chose qui est arrivée aux confins même de la dissolution.

« Nous ne pensons pas qu’il y ait lieu d’insister d’avantage sur toutes ces choses ; il serait peu utile au fond, de chercher à prévoir en détail comment sera constituée la « contre-tradition », et d’ailleurs ces indications générales seraient déjà presque suffisantes pour ceux qui voudraient en faire par eux-mêmes l’application à des points plus particuliers, ce qui ne peut en tout cas rentrer dans notre propos. Quoi qu’il en soit, nous sommes arrivés là au dernier terme de l’action antitraditionnelle qui doit mener ce monde vers sa fin ; après ce règne passager de la « contre-tradition », il ne peut y avoir, pour parvenir au moment ultime du cycle actuel, que le « redressement » qui , remettant soudain toutes choses à leur place normale alors même que la subversion semblait complète, préparera immédiatement l’« âge d’or » du cycle futur (10). »





(1) Dès 1945, l’auteur annonce l’avènement d’une gigantesque imposture. Cette imposture serait-elle le Nouvel Ordre Mondial qui se met actuellement en place ?

(2) On ne saurait croire à quel point cette expression d’« ère nouvelle » a été, en ces derniers temps, répandue et répétée dans tous les milieux, avec des significations qui souvent peuvent sembler assez différentes les unes des autres, mais qui toutes ne tendent en définitive qu’à établir la même persuasion dans la mentalité publique.

(3) Saint Matthieu, XXIV, 24.
Actuellement, 64 ans après la parution des mises en garde de Guénon, des disciples de maîtres sulfureux , comme Saï Baba par exemple, sont dotés d’aptitudes psychiques. Des jeûneurs, inspirés par Jasmuheen, ne se sustentent que de lumière (prâna).

(4) Le Chakravartî est littéralement « celui qui fait tourner la roue », ce qui implique qu’il est placé au centre même de toutes choses, tandis que l’Antéchrist est au contraire l’être qui sera le plus éloigné de ce centre ; il prétendra cependant aussi « faire tourner la roue », mais en sens inverse du mouvement cyclique normal (ce que « préfigure » d’ailleurs inconsciemment l’idée moderne du « progrès »), alors que, en réalité, tout changement dans la rotation est impossible avant le « renversement des pôles », c’est-à-dire avant le « redressement » qui ne peut-être opéré que par l’intervention du dixième Avatâra ; mais justement, s’il est désigné comme l’Antéchrist, c’est parce qu’il parodiera à sa façon le rôle même de cet Avatâra final, qui est représenté comme le « second avènement du Christ » dans la tradition chrétienne.

(5) Il peut donc être considéré comme le chef des awliyâ esh-Shaytân, et, comme il sera le dernier à remplir cette fonction, en même temps que celui avec lequel elle aura dans le monde l’importance la plus manifeste, on peut dire qu’il sera comme leur « sceau » (khâtem), suivant la terminologie de l’ésotérisme islamique ; il n’est pas difficile de voir par là jusqu’où sera poussée effectivement la parodie de la tradition sous tous ses aspects.

(6) la monnaie elle-même, ou en ce qui en tiendra lieu, aura de nouveau un caractère qualificatif de cette sorte, puisqu’il est dit que « nul ne pourra acheter ou vendre que celui qui aura le caractère ou le nom de la Bête, ou le nombre de son nom » (Apocalypse, XIII, 17), ce qui implique un usage effectif, à cet égard, des symboles inversés de la « contre-tradition ».

(7) C’est encore ici l’antithèse du Christ disant : « Je suis la Vérité », ou d’un walî comme El-Hallâj disant de même : « Anâ el-Haqq ».

(8) « On n’a peut-être pas suffisamment remarqué l’analogie qui existe entre la vraie doctrine et la fausse ; saint Hippolyte, dans son opuscule sur l’Antéchrist, en donne un exemple mémorable qui n’étonnera point les gens qui ont étudié le symbolisme : le Messie et l’Antéchrist ont tous deux pour emblème le lion » (P. Vulliaud, « La Kabbale juive », t. II, p. 373). – La raison profonde, au point de vue kabbalistique, en est dans la considération des deux faces lumineuse et obscure de Metatron ; c’est également pourquoi le nombre apocalyptique 666, le « nombre de la Bête », est aussi un nombre solaire.

(9) Il y a ici une double signification qui est intraduisible : Mesîkh peut-être comme une déformation de Mesîha, par simple adjonction d’un point à la lettre finale ; mais, en même temps, ce mot lui-même veut dire aussi « difforme », ce qui exprime proprement le caractère de l’Antéchrist
.

(10) Conformément à la tradition orientale, Guénon croit au retour cyclique de l’âge d’or. Or, cet âge (Satya-Yuga) arrivera au début d'un autre Mahâ-Yuga ou « grande ère cosmique ». Durant la fin du cycle actuel, le Kali-Yuga parvenu à son crépuscule, l’humanité pourrait adoucir sa condition sans toutefois entrer dans un véritable âge d’or.

Tuesday, September 15, 2009

Les réseaux maçonniques et la loge orientale

La branche française de l’Eglise de Scientologie échappera-t-elle à la dissolution ?

La secte bénéficie de puissants soutiens au cœur des institutions françaises. En effet, la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a découvert qu’une modification législative, votée en toute discrétion, sans débat, en mai dernier, sauve l'Eglise de Scientologie de la dissolution.

Les initiés des différentes organisations relevant de l’ésotérisme se connaissent et savent s’entraider quand c’est nécessaire. Les scientologues sont-ils soutenus par la Franc-maçonnerie qui s’est infiltrée dans les organes de la nation ?


En France, la Franc-maçonnerie anglo-saxonne est principalement représentée par la Grande Loge Nationale Française (GLNF). La Grande Loge Nationale Française est la seule obédience Française à être reconnue par la Grande Loge Unie d'Angleterre et donc par la plupart des grandes obédiences mondiales (surtout anglo-saxonnes). Les réseaux occultes de cette obédience, présents dans la police et la justice, avaient été dénoncés en son temps par le procureur de la République, Éric de Montgolfier.


Vidéo : Eric de Montgolfier chez Ruquier





La loge orientale, qui distille à travers le monde un spiritualisme frelaté, et les loges anglo-saxonnes visent-elles un but identique : le contrôle de l’humanité ?

L’Eglise de Scientologie cache une Arche secrète en plein désert du Nouveau Mexique, contrôle de nombreuses entreprises paravents, impose à prix d’or une thérapie pseudo-psychiatrique, déclenche des pathologies par une dangereuse médication, applique sa justice et condamne ses employés au goulag scientologue, n'est pas une religion aux USA mais une simple organisation à but caritatif, bénéficie d'une exemption fiscale illégale et anticonstitutionnelle…
Lire la suite : http://www.anti-scientologie.ch/


La croyance secrétissime de la scientologie s’appelle « Mur du Feu ». Elle révèle l’histoire d’un inquiétant empereur extraterrestre nommé « Xenu » et le rôle d’innombrables entités, les âmes du peuple de Xenu, avec lesquelles les scientologues communiquent par télépathie…

Xenu, après avoir trahi la confiance de sa population, planifia un colossal génocide. Ensuite, il emprisonna les âmes des morts sur la Terre. Mais des officiers loyaux, restés fidèles au peuple autrefois exterminé, capturèrent Xenu et l’emprisonnèrent dans une montagne terrestre, dans laquelle il se trouve encore aujourdh’hui.

Le mythe de Xenu des scientologues présente des similitudes avec l’ésotérisme maçonnique où l'on retrouve le thème du révolté porteur « ferre » de lumière « lux », « Lucifer ».

Vidéo : http://bouddhanar-9.blogspot.com/2009/09/scientologie.html


Photo : le Georgia Guidestones. Parmi les 10 commandements gravés dans la pierre se trouve l’injonction : « Maintenir l'humanité en dessous de 500.000.000 individus en perpétuel équilibre avec la nature ».
Xenu sortira-t-il de sa montagne pour réitérer un génocide ?


Monday, September 14, 2009

L’Inde spirituelle

Les Beatles et l’Hindouisme
Le 14 septembre 1969 à Tittenhurst, John Lennon et George Harrison rencontrent le sage hindou Srila Prabhupada. Deux ans plus tôt, en 1967, les Beatles avaient fait la connaissance du gourou de la méditation transcendantale, Maharishi Mahesh Yogi, décédé en 2008




Auroville et le Dalaï-lama





Figure de proue du nouveau spiritualisme, le dalaï-lama est accueilli à Auroville comme le messie.
La communauté, située à dix kilomètres de Pondichéry, commercialise de nombreuses techniques prisées par les adeptes du nouvel âge et du néo bouddhisme.

Alain Daniélou


L’indianiste Alain Daniélou (1907 – 1994), frère du cardinal Jean Daniélou (1905 – 1974), déplorait l’avilissement de la tradition spirituelle indienne « devenue purement dogmatique, puritaine et sociale, non seulement en Occident mais dans l’Inde moderne elle-même ». Il espérait que la redécouverte de l’antique tradition « pourrait être la source de cette ère nouvelle qui doit succéder aux désastres qui menacent l’humanité », disait-il.

Non content de piller les richesses de l’Inde et de réduire à la misère une grande partie du peuple, l’Empire britannique s'efforçait de pervertir les élites. Vivékânandä enseignait un védantä adapté aux concepts et aux préjugés du puritanisme anglo-saxon. L’auteur du livre « Autobiographie d’un yogi », Paramhansa Yogananda, éduqué à la Scottish Church College (Université de l'Eglise Ecossaise) de Calcutta, attirait l’attention des Occidentaux sur les aspects secondaires et racoleurs de la spiritualité (pouvoirs, réincarnation…), favorisant ainsi l’expansion d’un spiritualisme très éloigné de la véritable philosophie indienne.

« Athènes, écrit Daniélou, Alexandrie, la Syrie, la Palestine étaient des lieux de rencontre où se trouvaient de nombreux Hindous. Aristoxène, cité par Eusébius parle de discussions entre Socrate et un philosophe indien. L’école des Sceptiques fut fondée selon des principes jaïna. Comme l’a remarqué Schröder (Pythagoras und die Inder) presque toutes les doctrines philosophiques ou mathématiques attribuées à Pythagore sont dérivées du Sânkhya et étaient courantes dans l’Inde à son époque. Nous retrouvons d’ailleurs les concepts fondamentaux du Sânkhya chez Anaximandre, Héraclite, Empédocle, Anaxagore, Démocrite et Epicure. Les influences indiennes sur la pensée des Gnostiques, des Néo-platoniciens ainsi que sur l’Evangile de Saint Jean sont généralement reconnues. L’Apocalypse est une adaptation du Bhavishya Purâna. Il existait des colonies d’Hindous sur le haut Euphrate bien avant l’ère chrétienne et c’est seulement en 304 de notre ère que Saint Grégoire détruisit leurs temples et en brisa les images. »

Les castes

Anandamayî Mâ (1896 – 1982), considérée comme la plus grande sainte de l’Inde du 20ème siècle, et de nombreux spiritualistes ne critiquaient pas à le système des castes. Il est vrai que son abrogation en 1950 n’a pas remédié aux injustices sociales.

« En dehors du système des castes, qui assure l’équilibre entre les fonctions essentielles dans toute société, il n’a jamais existé, et il ne peut exister aucun système qui n’aboutisse à la suprématie tyrannique de l’une des castes, de l’une des catégories sociales. C’est pourquoi il existe selon Manu (1), quatre systèmes de gouvernement tyrannique : la dictature du clergé, la dictature aristocratique, la dictature bourgeoise et la dictature prolétarienne. Bien qu’ils différent par leur forme, ces quatre modes de gouvernement sont similaires dans leur nature et également instables et injustes. Aucun ne peut être durable car ils sont basés sur la domination d’une caste qui, pour rester au pouvoir, doit opprimer ou écraser les autres. Mais ceci ne peut jamais réussir car, supprimées de l’extérieur, les mêmes divisions inévitables, les mêmes inégalités reparaissent au sein même de la classe dominante et la course au pouvoir recommence indéfiniment.

« Dans aucune de ces formes de gouvernement, il n’y a véritablement une loi au-dessus des intérêts, des idées, des croyances du groupe au pouvoir. C’est pourquoi aucune ne peut assurer aux groupes d’individus la liberté d’être différents des autres, d’avoir la religion, la morale, la civilisation qui leur convient. Toutes les dictatures que ce soit celle du prolétariat, de l’armée, de la bourgeoisie ou de l’église, vivent de propagande, de lavage de cerveaux, d’oppression, de prisons, de bûchers, dont l’horreur échappe souvent à leurs auteurs car ils se sentent différents des autres castes. Même dans les dictatures bourgeoises (capitalistes, caste des marchands) les prisons sont pleines de gens de caste ouvrière pour de menus larcins ou autres « crimes » insignifiants alors que les grands bourgeois pour des « appropriations » plus ou moins légales (la loi étant faite pour eux, et par eux) sont traités avec considération bien qu’une seule de leurs malversation puisse correspondre à des sommes supérieures à celles réunies de milliers de prisonniers ouvriers.

« C’est seulement dans le système des castes, similaire d’ailleurs sur certains points aux corporations, au clergé, aux bourgeois et aux princes de l’Europe ancienne, que nous trouvons une autorité capable de contrôler, le gouvernement au pouvoir qu’il soit bourgeois ou militaire (royal). La difficulté consiste toujours à placer les arbitres de la loi au-delà de toute corruption ou influence, et de toute violence. C’est pour cela que les règles de vie des Brahmanes sont dans la société hindoue d’une telle sévérité, façonnant le caractère dès l’enfance avec une rigidité à laquelle les Spartiates ou les Samouraïs n’auraient rien à envier. En même temps leur position sociale est inattaquable et leur mise à mort interdite par de terribles sanctions. Pratiquement, toutes les professions techniques ou lucratives, sauf la prêtrise et l’enseignement, sont interdites aux Brahmanes et encore n’ont-ils point le droit de vendre le savoir, d’enseigner pour de l’argent. C’est pourquoi dans l’Inde moderne les lettrés traditionnels ne peuvent enseigner dans les Universités conçues sur le plan européen puisque les professeurs y touchent un salaire, sont des employés qui vendent leur savoir sans tenir compte des qualifications des élèves pour le recevoir et n’en pas faire un mauvais usage. […]

« Il existe toutefois dans la société hindoue, un moyen pour l’individu qui a des dons particuliers de sortir de sa caste, mais ceci ne peut être fait qu’à condition que ce soit à titre de valeur personnelle, et non pas sur le plan social ou pour tirer des avantages matériels. L’individu d’exception n’a droit à une place d’honneur que s’il renonce à créer une lignée.

« Il peut donc renoncer au mariage, à la vie familiale et revêtir la robe monastique de sannyasi qui, lui, est hors caste et au-dessus de toutes les castes. Il peut aussi, tout en restant dans sa famille, s’adonner à l’étude, aux sciences, aux arts, aux lettres, à la philosophie, mais sans en faire exactement un métier et sans entraîner sa famille et ses enfants hors de la profession familiale. Plusieurs des grands poètes et mystiques de l’Inde ainsi que les artistes et les musiciens ont appartenu aux castes artisanales et n’en ont pas moins vu des rois se prosterner à leurs pieds. Par ailleurs, des princes ont été des musiciens, des peintres, mais n’en ont pas fait leur profession et n’en ont pas pour cela abandonné leurs devoirs de chevaliers.

« Il est utile de rappeler que, dans la religion hindoue, la vie de sannyasi n’implique pas la claustration dans un monastère. Liés seulement par leurs vœux (qui n’incluent pas nécessairement la chasteté), les sannyasi-s vivent librement et jouent souvent un rôle très actif dans la vie politique, religieuse ou intellectuelle du pays car leur devoir est d’enseigner la philosophie, la morale, la théologie dans les villages où ils passent. Il est interdit de poser au sannyasi la moindre question sur ses origines, sa caste, sa famille. Ses liens avec elle n’existent plus.

Alain Daniélou « Les quatre sens de la vie », éditions du Rocher.




(1) Manu Vaivasvata est le législateur de l’ère actuelle.

Saturday, September 12, 2009

Damanhur

La Fédération de Damanhur, fondée par Oberto Airaudi, est une expérience sociale innovante pour certaines personnes. Mais ses détracteurs la considère comme une secte néo-païenne (1).

Quoi qu’il en soit, avec son labyrinthe souterrain de sanctuaires artistiquement décorés, Damanhur est une fédération de communautés unique au monde.

La Fédération du Peuple damanhurien comprend cinq communautés autonomes, Rama, Tentyris, Damjl, Pan et Etulte, réparties sur toute la vallée piémontaise de Valchiusella, près du village Canavese de Baldissero, au nord de Turin. Le domaine comprend en tout 200 hectares de bois, 20 hectares de surface urbanisée, 60 hectares de terres arables, et plus de 80 bâtiments à usage d’habitation, de studios, de laboratoires ou de fermes. La structure politique de Damanhur permettrait une pratique démocratique efficace. Les représentants élus exercent leur fonction durant une période assez courte et tout citoyen est invité à participer au débat public.

Damanhur est un mode de vie et de pensée établi sur l’expérimentation, le jeu et la transformation qui dépasse toutes les attitudes dogmatiques, c’est une société en évolution continuelle basée sur des principes spirituels.
La fédération puise son inspiration dans le principe de solidarité. Les communautés prises ensemble forment le peuple de Damanhur dont l’organisation sociale repose sur une constitution originale :

1. Ceux qui font partie du Peuple sont comme des frères et sœurs vivant ensemble, qui s’entraident en permanence, dans un climat de confiance mutuelle, de respect, de clarté, d’acceptation et de solidarité.

2. Chaque citoyen du Peuple s’engage à penser positivement et pour l’harmonie. Etant conscient de la portée extraordinaire de chaque pensée dans les faits, en vertu de sa multiplication et de sa réflexion dans le monde entier par le biais des lignes synchroniques, chaque personne est responsable de ses propres actions, socialement et spirituellement.

3. Au travers de la vie en communauté, la population cherche à former des individualités autonomes ; dont les relations sont régies par la connaissance et la conscience. Le peuple dans son ensemble vise l’accomplissement d’une autosuffisance totale.

4. Les règles de vie fondamentales sont basées sur le bon sens et l’appréciation d’autrui.

5. Le travail est compris comme un don de soi à autrui et comme une prière permanente, à travers laquelle chacun prend part, en fonction de ses propres possibilités, au progrès matériel et spirituel de la Nation. Toute tâche est méritoire et tout aussi digne que n’importe quelle autre, et dans la mesure du possible l’affectation des tâches tourne.







6. Ceux qui endossent des rôles ayant trait à la responsabilité sociale doivent s’acquitter de leurs fonctions dans un esprit de service envers le Peuple, sans rechercher d’avantages personnels et sans privilégier l’intérêt de quelques uns. Seuls ceux qui sont issus du Peuple peuvent prétendre être élus ou nommés à des postes impliquant une responsabilité sociale.

7. Chaque Citoyen vit en communion avec son environnement naturel et les forces subtiles qui s’y trouvent. La spiritualité et l’écologie doivent présider aux relations avec la terre et le monde animal, afin d’éviter toute forme de pollution et de rebut.

8. Le corps doit être nourri harmonieusement, maintenu en état de propreté, respecté et soigné. Les Citoyens de la communauté ne fument pas, ne se droguent pas, pas plus qu’ils n’abusent d’alcool ou de produits pharmaceutiques. Ils mettent en pratique des règles pour mener une vie saine, et développer harmonieusement le corps, le mental et l’esprit. Le Peuple attend de chacun de ses membres qu’il soit capable de se contrôler, de transmuter ses énergies personnelles et de montrer de la maturité dans ses choix.

9. La Nation encourage et soutient la recherche scientifique et le développement des arts ; elle favorise l’expérimentation en mode physique et non-physique, pour autant qu’elle s’exprime de manière harmonieuse. Tout Citoyen est censé développer ses connaissances en continu, élargir et approfondir son savoir dans les domaines de l’étude, des arts, du travail et des activités de loisir.

10. Le Peuple est une entité en évolution résultant de la somme organique de toutes les individualités qui le composent, des groupes et des structures de la Nation ; il conserve et fait la synthèse de toutes les expériences, de toutes les pensées et les sentiments exprimés à Damanhur, ce qui constitue sa richesse commune, culturelle, éthique et spirituelle. Le peuple est et reste un, même lorsque des communautés indépendantes ayant leur autonomie territoriale voient le jour. Il n’est pas que le nombre de membres d’une communauté donnée dépasse le chiffre de 200 à 220 personnes.

11. Chaque Citoyen dispose d’un espace personnel dans lequel il vit. Les logements sont assignés en fonction des besoins de la communauté et ceux qui y vivent doivent en prendre soin, les garder propres et leur conserver un aspect harmonieux.

12. Les Citoyens s’engagent à contribuer avec leurs propres ressources, leur travail ou tout autre moyen, à la subsistance économique de la Nation, qui de son côté prête assistance aux divers besoins de ses membres par le biais de fonds communaux. Tous ceux qui quittent le Peuple, pour quelque raison que ce soit, ne peuvent ni réclamer de dédommagement financier, ni faire état d’un quelconque droit de créance envers le Peuple.

13. Les Citoyens désireux de vivre une relation de couple, doivent annoncer publiquement leur liaison aux autres citoyens. Le couple, au cours d’une cérémonie publique, s’engage alors à fonder une union solide, qui puisse bénéficier à la communauté.

14. Les jeunes enfants nés au sein du Peuple sont aimé de tous, chaque citoyen en prenant soin, les éduquant et leur montrant l’exemple, dans le respect des règles communautaires d’éducation des enfants. Les enfants vivent au sein de la communauté, qui en fonction du programme de naissances, assume la responsabilité de leur entretien, de leur bien-être et de leur éducation.

15. Quiconque souhaite faire partie de la communauté doit formuler sa demande par écrit en précisant ses raisons. Si le candidat possède les qualités requises pour devenir Citoyen, il sera admis pour une période d’essai, au cours de laquelle il entend participer à la vie communautaire et se conformer à la présente charte et aux autres règles de la communauté. La demande d’admission ne sera acceptée que lorsque le candidat aura démontré qu’il a intégré les principes et l’héritage culturel du peuple. Cette acceptation a pour nom la « Concession de Citoyenneté ».

16. Une personne se verra retirer la citoyenneté, par exil volontaire ou par exclusion, en cas de mauvaise conduite aggravée si cela rend impossible la poursuite de la relation de groupe. L’exclusion doit être précédée d’une procédure disciplinaire qui permette à la personne en question d’exercer son droit de défense.

17. L’autorité supérieure de l’Ecole de Pensée et du Peuple est représentés par les Guides. Ils sont les garants de la constante adéquation entre les idéaux et les objectifs spirituels, et l’expression de la vie communautaire, tout en supervisant les trois organes majeurs. Ils dirigent et coordonnent toutes les décisions relatives aux affaires qui sortent du cadre des intérêts communautaires particuliers. Ils sont périodiquement élus par les membres de l’Ecole de Méditation dans le respect des règles en vigueur. L’accord unanime des guides est obligatoire pour tout poste individuel, groupe ou organisation du Peuple. En cas de besoin impérieux ou d’urgence particulière, ils peuvent cependant adopter toute mesure ou procédure qui leur semble appropriée.

18. Au sein du Peuple, tout regroupement de deux citoyens ou plus ayant un caractère social utile, peut mériter une reconnaissance particulière. Le groupe est une nouvelle entité formée par l’interaction entre les individualités différentes et complémentaires, qui gagne en capacité d’appréciation et de développement d’idées nouvelles, en rapport avec ses buts. Les fonctions qui ont trait au contrôle du respect des réglementations sont exercées par le Collège de Justice. Chaque citoyen est tenu de respecter ses décisions. Le Collège de Justice peut suspendre ou frapper de nullité les documents illégaux émis par d’autres organe, il définit et instruit les procédures disciplinaires, et son jugement est souverain pour arbitrer les conflits de toutes sortes au sein du Peuple.

19. Chaque communauté a son propre territoire, son propre Peuple et dispose d’une totale autonomie dans les limites fixées par les lois fédérales. Les dispositions afférentes à l’organisation, l’administration, le fonctionnement de la communauté et la coordination de ses activités, sont adoptés par le gouvernement local élu périodiquement. Le gouvernement et ses représentants peuvent même, dans un nombre limité de cas, prendre des sanctions envers les citoyens, s’exerçant de la manière prévue par les lois fédérales. La communauté peut, si elle l’estime nécessaire à un meilleur fonctionnement, créer ses propres organismes et promulguer de nouvelles règles, à condition de respecter la Tradition du Peuple et la prééminence des intérêts de la nation.

20. Les règles exécutives de la présente Charte ne doivent pas contenir de mesures qui lui soient contraires.


Les temples de Damanhur :

http://abcnews.go.com/GMA/popup?id=4210038&contentIndex=1&page=1&start=false

Site de la Fédération Damanhur : http://www.damanhur.org/


(1) Jacqueline de Croÿ « Damanhur : secte mégalo-satanique et syndrome de la diffamation » http://droitfondamental.eu/09-damanhur-fr.htm

Thursday, September 10, 2009

La survie selon l’Ishâ Upanishad



Le commentaire de l’Ishâ Upanishad complète deux textes précédents, « Les états posthumes » et « Bardo et existence posthume »

L’origine du Vedanta remonte à la plus haute antiquité. Le sage non-aryen Kapilä (à la peau brune) enseigna le premier l’ancienne cosmologie, le Sâmkhyä, qui donna naissance au Vedanta et qu’il ne faut pas confondre avec le système philosophique beaucoup plus tardif qui porte lui aussi le nom de Sâmkhyä.

Le terme de « Vedanta » signifie la « fin du Veda ». Dans la tradition philosophique indienne, il se rapporte aux enseignements des Upanishads, des Bahma-soutras et de la Bhagavad-gîta, ainsi qu’aux prasthanas, ou « fondements » du système védantique.

Aurobindo, éduqué en Angleterre et nourri des auteurs anglais, français, allemands, italiens, grecs et latins, avant de se replonger dans la grande tradition indienne, a exprimé la sagesse hindoue d’une manière accessible aux Occidentaux. Aurobindo a commenté l’Isha Upanishad modérant ainsi le pessimisme des bouddhistes quant à la survie de l’âme (1).

« L’Ishâ ou Ishâvâya Upanishad, écrit Jean Herbert, rattachée au Yajur-Veda blanc, est considérée comme une des plus anciennes et des plus importantes de toutes les Upanishads. Elle a été honorée d’importants commentaires par Shankara et par de nombreux autres maîtres à toutes les époques.

Les Mondes après la mort selon un commentaire d’Aurobindo de l’Isha Upanishad :

"Dans le troisième verset de l’Upanishad, il est question des mondes sans soleil qu’enveloppent d’aveugles ténèbres. Dans le troisième mouvement, il est aussi, à deux reprises, parlé de l’âme entrant en d’aveugles ténèbres ; mais il semble qu’ici il s’agisse plutôt d’un état que d’un lieu. Les deux points de vue, il est vrai sont peu différents ; car pour la conception védantique un monde n’est qu’un mode de l’existence consciente, créé par l’action combiné de sept principes constitutifs de sa manifestation objective. De l’état de conscience auquel nous atteignons dans ce corps dépend pour notre être mental, et partant le milieu, de son existence après la séparation de ce corps. Car, hors de ce corps, l’âme individuelle doit ou bien disparaître au sein des éléments constitutifs de l’existence, ou s’immerger dans le Brahman, ou persister dans un état de conscience organisé autre que celui auquel correspond la vie personnelle. Les possibles ensembles de rapports et de conditions propres à chaque état sont les autres mondes, les mondes d’après la mort.

Les Upanishads mentionnent trois modes d’existence de l’âme dans son rapport avec l’univers : la vie terrestre par la naissance dans le corps, la survie de l’âme individuelle, après la mort, en d’autres états, et l’existence immortelle qui étant par-delà naissance et mort peut cependant, comme Hôte divin, habiter la forme, et comme Seigneur embrasser en soi la nature entière. Les deux premières conditions appartiennent au devenir ; la troisième est celle du Soi auquel appartiennent à la fois la liberté du non-devenir et celle du devenir.

Bien que l’Upanishad ne parle pas expressément des renaissances dans un corps terrestre (2), son langage et sa pensée cependant, si l’on en juge en particulier par le dix-septième verset, impliquent une telle croyance. Cette croyance étant admise, l’homme peut donc tendre vers trois sortes de possibilités distinctes après la mort : une ou plusieurs vies successives et plus fortunées (3) sur terre ; l’éternelle félicité en quelque monde ultra-terrestre de lumière et de plénitude (4) ; enfin l’identification au Suprême reconnu comme le vrai Soi, dans une transcendance exclusive de toute existence cosmique, et partant étrangère au contenu réel de la conscience infinie.

L’acquisition d’une ou de plusieurs vies meilleures sur terre n’est pas le but que propose à l’âme l’enseignement de l’Upanishad. Mais c’est un objet intermédiaire important aussi longtemps que l’âme est dans un état de croissance, d’élargissement de soi, et n’a pas atteint la libération. La nécessité de la naissance et de la mort est le signe que l’être mental n’est pas encore unifié à son vrai soi supramental mais qu’il demeure « fermé dans avidya » (5). La vie sur terre est l’occasion offerte à l’homme d’effectuer cette unification. […]

L’état du bienheureux en quelque Paradis d’au-delà n’est pas, non plus, le but suprême. Mais, selon la pensée védântique, la renaissance dans un nouveau corps ne suit pas aussitôt la mort ; l’être mental humain n’est point, en effet, si rigoureusement lié aux états d’être vital et physique. L’organisme prânique est le plus souvent dissous par la mort (6); il y a donc, avant que l’âme soit de nouveau attirée vers une existence terrestre, un intervalle au cours du quel elle assimile les résultats de son expérience passée et se prépare à revêtir de nouveaux états d’être vital et physique. Durant cet intervalle, elle doit demeurer en des états et en des mondes plus ou moins favorables à son futur développement, dans la mesure où la lumière de la suprême Vérité, dont Sûrya est le symbole, pénètre en eux. Mais il est aussi des états d’ignorance ou d’obscurité funestes au progrès de l’âme."



(1) L’engouement pour un néo-bouddhisme, niant le Soi et valorisant le moi en intégrant des techniques de développent personnel, annonce-t-il l’avènement d’un spiritualisme ahrimanien ou d’une nouvelle religiosité scientiste coupée de toute transcendance ? N’oublions pas que Gautamä Buddhä entreprit une réforme du brahmanisme sur la base fondamentalement athéiste du jaïnisme.

(2) « L’absence de la doctrine de la renaissance et de la rétribution des actes dans une partie des textes védiques pourrait s’expliquer par le fait que les brahmanes védiques n’acceptaient pas cette doctrine. Certains passages des Upanishads soutiennent ce point de vue. Dans l’un de ceux-ci (ChU 5.3-10) cette croyance est présentée comme une doctrine secrète, révélée par un kshatriya, membre de la deuxième caste, celle des guerriers, à un brahmane. Cette situation curieuse est aggravée par une remarque du kshatriya, selon laquelle le fait même que les kshatriyas connaissaient cette doctrine, leur assurait la souveraineté, aux dépens des brahmanes. Ce texte admet donc que la doctrine du karman existait préalablement à son acceptation par les brahmanes védiques. » Johannes Bronkhorst (Cette note n’est pas dans le texte d’Aurobindo)

(3) Ce sont des destinées plus enrichissantes sans rapport avec l’accumulation de biens matériels. Cette remarque est indispensable dans un monde obnubilé par l’argent. De nos jours, on croit qu’un homme riche bénéficie d’un bon karma ou est aimé du dieu de l’évangile de la prospérité, une bâtardise du christianisme anglo-saxon. (Bouddhanar)

(4) La terre pure d'Amitabha, le bouddha de lumière infinie, est une croyance importante du bouddhisme mahâyâna. Les Tibétains préconisent la pratique de powa au moment de la mort pour parvenir à ce monde de lumière.

(5) Avidyâyâm antare vartamânâh (Avidyâ = ignorance).
La véritable connaissance apparaît avec le silence.
Ashtâvakra dit :
« 0 mon enfant, tu peux discuter ou écouter toutes sortes d’Ecritures à bien des occasions, ce n’est pas pour autant que tu seras établi dans le Soi, sauf si tu oublies tout cela ! »
Oubli que Lin-tsi préconise à sa façon :
« Je vous le dis : il n'y a pas de Bouddha, il n'y a pas de Loi ; pas de pratiques à cultiver, pas de fruits à éprouver. Que voulez-vous donc tant chercher auprès d'autrui ? Aveugles qui vous mettez une tête sur la tête ! Qu'est ce qui vous manque ? »

(6) le double éthérique http://bouddhanar.blogspot.com/2009/08/les-etats-posthumes.html

(7) Sûrya, autre nom de Savitri, le Soleil.



La révélation du point Oméga

« La révélation du point Oméga » est le titre d’un livre de Daniel Robin.

« Le Point Oméga, écrit l’auteur, serait le but ultime de l'évolution spirituelle de l'Humanité.
« En route vers Oméga ». Parmi tous les ouvrages traitant des N.D.E, un des plus stimulant intellectuellement est sans aucun doute l’étude du professeur Kenneth Ring intitulée : « En route vers Oméga » (Editions Robert Laffont 1991). Ce qui est remarquable dans ce livre, c’est la perspective dans laquelle Ring replace le phénomène des N.D.E. Il ne se contente pas d’accumuler des témoignages, puis d’appliquer à ceux-ci la méthode statistique pour tenter de dégager des constantes et des points de convergence. Non, sa démarche vise au contraire à nous ouvrir des horizons fascinants en nous projetant dans le futur (et quel futur !). Son hypothèse est que les N.D.E annoncent l’intégration prochaine de l’Humanité dans le mystérieux Point Oméga, et que les N.D.E sont l’une des principales voies qui mènent à ce point. Mais qu’est-ce que le Point Oméga ? »

Le livre est téléchargeable gratuitement : http://www.lesconfins.com/omega.htm



Site de Daniel Robin


AUROVILLE






Auroville, La ville dont la terre a besoin
Un film réalisé par Guillaume Estivie

Depuis 1968, dans le Sud de l'Inde, la ville utopique d'Auroville se développe et attire des habitants de tous les pays du monde séduits par l'expérience.

Fondée par une Française, Mira Richard, dite «la mère», disciple du yogi Sri Aurobindo, Auroville, sise à une dizaine de kilomètres de Pondichéry, est une cité dont le but est de «réaliser l'unité humaine». Regroupant plus de 1800 personnes de 40 nationalités différentes, ce vaste projet est soutenu depuis ses débuts par l'UNESCO et le gouvernement indien. Les habitants d'Auroville prennent la parole pour présenter leur cadre de vie et évoquer leur quotidien.

Les 5 vidéos du film :

http://www.dailymotion.com/video/x7jfxf_auroville-1x5_travel

http://www.dailymotion.com/video/x7jfy6_auroville-2x5_travel

http://www.dailymotion.com/video/x7jgwo_auroville-3x5_travel

http://www.dailymotion.com/video/x7jh3m_auroville-4x5_travel

http://www.dailymotion.com/video/x7jlki_auroville-5x5_travel