Thursday, October 16, 2008

Samouraï farmer

La crise financière nous renvoie au réalisme pessimiste du Bouddha : "Tout est souffrance et son origine est l’avidité".

Michael Moore, il a lui aussi la nature de Bouddha, dit tout de go son sentiment sur l’avidité de l’élite :


"Permettez-moi d’aller droit au but. Le plus grand holp-up de l’histoire de ce pays se déroule au moment même ou vous lisez ces lignes. Aucune arme à feu n’est utilisée, mais 300 millions de personnes ont été prises en otages. Ne nous méprenons pas : Après avoir dérobé 500 000 milliards de dollars qui ont été empochés depuis 5 ans par leurs soutiens les profiteurs de guerre, après avoir garni de plus d’une centaine de milliards de dollars les poches de leurs amis les pétroliers depuis deux ans, Bush et ses potes - qui doivent bientôt quitter la Maison Blanche - sont en train de piller le Trésor américain de chaque dollar qu’ils peuvent récupérer. Ils prennent dans le coffre autant qu’ils pourront en emporter en se dirigeant vers la sortie. " LIRE LA SUITE

Le temps des gangsters en col blanc, l’ère de la corruption, l’âge de la dégénérescence globale offre la possibilité de mettre un terme à nos illusions samsariques.

Le samsara est soumis à des cycles. Le cycle actuel, le plus sombre de l’histoire de l’humanité, est paradoxalement une aubaine pour les véritables spiritualistes qui aspirent à la Libération, parce que les illusions ont maintenant moins d’emprise sur eux. Durant d’autres périodes, le samsara et ses belles chimères exerçaient sur l’esprit humain un puissant attrait. De nos jours, ce monde moribond a perdu ses charmes. L’existence quotidienne du salarié moyen est un enfer. C’est un constat brutal mais objectif qui n’ignore pas les valeurs fondamentales de la vie.

Beaucoup de personnes, que la tradition orientale appelle les "pashus", les moutons (animaux), sont conditionnées par le système et ne possèdent ni le discernement ni la force nécessaire pour s’émanciper. En général, ces malheureux gobent les mensonges de leurs maîtres, les imposteurs qui contrôlent l’économie, la politique et la religion. Ils croient naïvement que ces prédateurs accrochés au pouvoir temporel et pseudo-spirituel vont créer un monde meilleur, un paradis terrestre et promouvoir un art du bonheur planétaire. Quel bobard !

Heureusement, quelques irréductibles ne sont pas dupes. Ils se mettent en retrait du monde en vivant chichement d’une modeste activité manuelle et d’un lopin de terre. Le nouvel ordre mondial aura du mal à débusquer les "samouraïs farmers" protégés par une force vivifiante (leur katana) qui vient du cœur du cosmos. Le règne des prédateurs ne sera pas éternel.

Se libérer des illusions demande de stabiliser ses incursions dans l’esprit originel. Pour ce faire, il est plus important d’échapper à la fébrilité et aux stress de la vie moderne que de pratiquer une méthode artificielle et répétitive de méditation.

Repères chronologiques selon la tradition shivaïte :
Depuis 3102 avant J.-C., l’humanité traverse une longue période sombre, le Kali Yugä. Le milieu de cette période, nommée aussi "âge des conflits", se situe en 582 avant J.-C. Le début du crépuscule du Kali Yüga aurait commencé en 1939 de notre ère, au mois de mai. C’est durant ce crépuscule qui va de 1939 à 2442 que prendra fin la grande ère de l’humanité actuelle, le Manvatarä d’environ soixante mille ans.
Source : "Le Destin du Monde d’après la tradition shivaïte", Alain Daniélou.


Archontes & maras Dévapoutra
Les religions établies persécutent souvent les authentiques écoles spirituelles… LIRE LA SUITE



Monday, October 06, 2008

Attention aux lamas survoltés !

Dans les banlieues, des filles attendaient le concert de NTK. Elles furent déçues d’apprendre qu’il ne s’agissait pas d’un groupe de rap au nom poétique de "Nique Ton Keum" (mec).

NTK signifie "Nouvelle Tradition Kadampa", dans cette congrégation bouddhiste on n’est pas prélat de père en fils comme le veut la coutume des "bonnets rouges". La reproduction est interdite dans l’école tibétaine des "bonnets jaunes", les "guélougpas", dont le nom signifie "vertueux".

Le fondateur de la Nouvelle Tradition Kadampa, Kelsang Gyatso, est un lama tibétain qui, paraît-il, apprécie l’austérité. Il se contenterait d’un modeste salaire, inférieur au montant du RMI, et reverserait l’intégralité de ses droits d’auteur à sa congrégation. Il vivrait dans une simple pièce contrairement à ces grands lamas qui ne résistent pas au luxe d’un palais, comme cet acolyte du gourou Sogyal qui a fait construire un faux temple privé et vrai palace à Bir, en Inde. Malgré toutes les vertus attribuées à Kelsang Gyatso, le lama a beaucoup de détracteurs parmi les bouddhistes, ces prétendus champions de la tolérance.

A vrai dire l’intolérance s’est transformée en violent ostracisme au cours des années. L’école guélougpa, dirigée par le Dalaï-lama numéro 14, s’efforce d’exclure de la communauté tibétaine les faux frères de Nouvelle Tradition Kadampa. Les guélougpas dissidents sont accusés de vénérer non pas un bouddha mais un vulgaire protecteur mondain. Leur déité Dorje Shougden ne serait qu’un dharmapala de deuxième catégorie, un démon subjugué par les grands mages tantriques comme Padmasambhava.

En 1996, le couperet tombe, le culte de Shougden est définitivement mis à l’index par le "pape du lamaïsme". L’onde de choc ébranle la communauté tibétaine. Des manifestations de protestation tournent à l’affrontement. Des lamas sont agressés physiquement, d’autres sont expulsés des monastères. Des fanatiques ne reculent pas devant le meurtre.

Derrière le violent antagonisme qui divise les guélougpas il y a d’autres enjeux :
Le Dalaï-lama et des prélats de la diaspora tibétaine ont des accointances avec les âmes damnées de la Central Intelligence Agency. L’Asie centrale et le Tibet sont les pièces maîtresses de la domination de l’empire anglo-américain dans cette partie du monde. Il est évident que la raison de la présence des forces de l’empire en Afghanistan n’est ni la condition de la femme musulmane ni Ben Laden. En outre, la balkanisation de la Chine passe par le Tibet et fait partie des plans de la CIA. L’Agence peut compter sur leurs taupes tibétaines et le Dalaï-lama lui-même. Pour contrecarrer cette machination, les Chinois ont-ils fomenté une scission au sein des guélougpas ?

Quoi qu’il en soit, le Dalaï-lama reste inflexible à l’égard des adorateurs de Shougden. La proscription de ce culte est incompréhensible quand on connaît le panthéon, la démonologie et les innombrables bizarreries rituelles du Vajrayana. Un démon ou un bouddha de plus ou de moins ne peut expliquer la hargne du prix Nobel de la paix.
De leur côté, les sectateurs de Shougden se disent victimes d’une impitoyable tyrannie religieuse.

Question posée à un membre de la NTK :
Les détracteurs de votre école dénoncent une manipulation des Chinois. Que pouvez-vous répondre à cette accusation ?

Réponse de David :

La NKT n'a aucune affiliation politique, quelle qu'elle soit. Ceci est clairement indiqué dans les statuts de la NTK (
http://newkadampatruth.org/fr/nouvelletraditionkadampa.php#17).
C'est une accusation facile, qui détourne l'attention du vrai problème que le Dalaï-lama perpétue, mais étant donné la réputation du Dalaï-lama, beaucoup croient ses rumeurs.


Nous avons beaucoup d'actes de vandalisme (lettres anonymes, livres tagués : "SECTE" dans les FNACs...), et j'ai été très surpris et effrayé de toute cette violence dans un milieu censé être bouddhiste.

Quasiment toutes les personnes de la NKT sont des Occidentaux comme moi, qui n'approuvent pas du tout ce que les Chinois font aux Tibétains. Il en est de même pour la Western Shougden Society, qui comprend bon nombre de pratiquants de Shougdèn qui font partie de la NKT, ainsi que des Tibétains persécutés par le Dalaï-lama.

Je peux vous garantir que la Western Shugden Society n'est pas financée par les Chinois (je sais a peu près qui a financé la plus grande partie des déplacements pour les manifestations, et ils n'ont aucun lien avec la Chine.)

J'ai également vu de mes yeux des Tibétains témoigner, les larmes aux yeux, de ce qu'ils ont vécu et vivent encore, à cause du Dalaï-lama et je peux vous garantir qu'ils ne travaillent pas pour les Chinois.

Je ne sais pas quelle ampleur va prendre cette histoire, mais si le Dalaï-lama ne lève pas son interdiction et n'arrête pas les persécutions, c'est tout le bouddhisme qui risque d'être secoué (http://www.westernshugdensociety.org/fr/reports/lettre-ouverte-au-gouvernement-tibetain-en-exil-dharamsala-inde/)

Voici un texte, je ne sais pas qui l'a écrit, mais ce n'est pas quelqu'un de la NKT. Je crois qu'il se rapproche beaucoup de la vérité concernant cette histoire : http://princedesherosmystiques.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/08/19/le-dalai-lama-ne-respecte-pas-les-droits-de-l-homme.html

Et une autre vidéo intéressante datant de cette semaine de la chaîne Aljazeera : http://www.youtube.com/watch?v=KqON2lxArek

Le procès du Dalaï-lama devrait avoir lieu le 9 décembre en Inde, après avoir été reporté deux fois.

Et je crois que le "ponpon" est un texte sur lequel je suis tombé par hasard : http://www.reting.org/openletter.html

Je suis à votre disposition si vous souhaitez d'autres informations.
Amicalement,
David
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Traités en parias, exclus des monastères, victimes de brimades, des adeptes de Shougden traduisent le Dalaï-lama devant la Haute Cour de Justice de l’Inde. Le chantre de la tolérance et de la compassion est accusé de persécution religieuse.
VOIR LA VIDEO


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Email de Clara :
Bonjour,
Le bouddhisme de la Nouvelle Tradition Kadampa (NTK) recrute : "devenir résident pour s'initier ou approfondir le bouddhisme". Pour cela, deux possibilités :
- soit avoir un compte bancaire bien garni : hébergement, repas végétariens, livres, statuettes, bibelots, festivals, journées à thèmes, ... payants ;
- soit retrousser vos manches pour travailler au château environ 50 heures par semaine (travaux bâtiment, peinture, ponçage, ménage, ...) : gîte (hébergement dortoir) et couvert offert.
Pour de plus amples renseignements appeler au 02.43.87.70.05
Clara
http://bouddhanar.blogspot.com/2008/07/no-bouddhisme-tmoignage-de-clara.html


Grand véhicule (maha yana) pour lama renonçant à la pauvreté

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Email de Clara a l'attention de David :


HELLO David,

Travailler au château de Segrais (50 à 60 heures par semaine), aider à tous les festivals et payer sa contribution NORMAL ? Combien gagnez-vous sur un adepte qui travaille ne serait -ce que 30 heures par semaine (si vous deviez payer quelqu'un + les charges sociales) ? Un adepte qui travaille 50 heures par semaine ? Bien sûr en échange hébergement en dortoir et couverts offerts. La tradition s'enrichie sur le dos de ces pauvres individus. Si la tradition cherchait réellement le bonheur de tous les êtres, comme c'est dit dans les enseignements de Bouddha (ainsi que toutes les autres religions d'ailleurs), elle commencerait par respecter ses adeptes : enseignements, festivals, repas, weeks end, gratuits puisqu'ils apportent leur santé et leurs bras ; ensuite pour leur permettre de vivre leur donner une petite gratification "TOUT TRAVAIL MERITE SALAIRE". Puisque ce n'est plus du bénévolat travailler 30 à 60 heures par semaine durant plus d'une année ou plusieurs mois. La tradition cherche le POUVOIR spirituel et économique. Les hôtels en Espagne, en Italie, ... les restaurants, les World Space Café contribuent-ils à la paix dans le monde. N'est-ce pas le POUVOIR ? Qaunt au festival du 31/10/08 au 7/11/08 à Disney Land pour un coût modique ! 295 € pour le festival avec 2 repas végétariens (7 jours) avec une journée libre rajoutez les frais d'hôtel, les transports, les boissons, les frais pour ceux qui ont des enfants, la journée libre ensuite la tradition propose un post-festival de 7 jours au château de Segrais : transport, hôtel, coût du post festival, repas végétariens, ... A combien revient ce festival avec le post-festival ? (800 € ? 1000 € pour une personne ?). Quand on regarde sur internet la tradition propose, dans tous les centres en France, sans cesse des événements pour recueillir le maximum d'argent. TOUJOURS LE POUVOIR.

J'aurai beaucoup de choses encore à dire.

Clara

Friday, October 03, 2008

Julius EVOLA & la «Bête sans Nom»

La situation actuelle rappelle la crise de 1929 et l’ordre mondial articulé autour de trois monstres : l’américanisme, le bolchevisme et le nationalisme.

L’Europe des années 1930 s’enferra dans le nationalisme pour échapper à l’américanisme ploutocratique et au nivelage bolchevique. " Les deux mâchoires d’une tenaille, qui d’Orient et d’occident, se serrent peu à peu autour de notre Europe. " (Evola, "américanisme et bolchevisme ", publié par la revue "Nueva Antologia", Rome, mai 1929.)

" Une antique légende, écrit Julius Evola, qui, bien avant la révolution, circulait déjà parmi les paysans russes, annonçait la venue d’un temps durant lequel aurait régné une "Bête sans Nom" - sans nom, parce qu’elle aurait été composée d’une multitude innombrable. "

Le règne de la "Bête" signifie la suppression de l’individu, la standardisation des modes de vie, la vie de troupeau. En 1991, l’année de la fin de l’empire communiste, les populations ne retrouvèrent pas la dignité originelle de l’humain. Au contraire, elles se laissèrent emporter par l’avilissement collectif que distille l’avidité capitaliste. De même, la crise financière de 2008 marquera une étape décisive dans la dictature de la "Bête" qui poursuit son projet de destruction et de désintégration de l’individu.

Julius Evola avait choisi le monde des guerriers contre celui des marchands. " La révolte peut être légitime, écrit-il en 1967, lorsqu’elle est conduite contre une civilisation au sein de laquelle presque plus rien n’a de justification supérieure, qui est vide et absurde, et qui, mécanisée et standardisée, tend elle-même vers le subpersonnel, dans le monde amorphe de la quantité. Mais lorsqu’il s’agit de "rebelles sans drapeau", lorsque la révolte est, pour ainsi dire, un but à elle-même, tout le reste servant de prétexte, lorsqu’elle est accompagnée de formes de déchaînement, de primitivisme, d’abandon à ce qui est élémentaire en un sens inférieur (sexe, jazz afro-américain, éthylisme, violence gratuite et souvent criminelle, exaltation complaisante du vulgaire et de l’anarchique), alors il n’est pas hasardeux d’établir une certaine connexion entre ces phénomènes et les autres, qui, sur un plan divers, attestent l’action de forces du chaos, affleurant par le bas à travers les fissures toujours plus visibles de l’ordre subsistant. "

Robert de Herte commente le livre de Julius Evola, "Les hommes au milieu des ruines" : "Julius Evola réagit contre une certaine sociologie, qui pose une interprétation "neutre" du phénomène économique. Il rappelle que, dans le passé, "l’homme purement économique, celui pour qui l’économie n’est pas un moyen, mais une fin, au point de constituer son champ d’activité principale, a toujours été considéré, à juste titre, comme d’extraction inférieure : inférieure spirituellement s’entend, plus encore que socialement et politiquement". La tendance actuelle n’est rien d’autre que le triomphe de ce type d’homme, considéré autrefois comme se situant naturellement au bas de l’échelle, parce que faisant prédominer les préoccupations matérielles sur les préoccupations spirituelles. "L’activité tournée vers le profit et la production, de moyen s’est faite fin, a pris l’homme corps et âme et l’a finalement condamné à une course sans répit, à une expansion illimitée de l’agir et du produire".

"Les hommes au milieu des ruines", livre essentiel pour qui veut comprendre la décadence d’aujourd’hui, s’inscrit dans la ligne de pensée inaugurée par René Guénon dans son ouvrage : "La crise du monde moderne".