Thursday, January 31, 2008

L'antagonisme entre le Bön et le bouddhisme

L’antagonisme a souvent été très profond entre le Bön et le bouddhisme. L’érudit bönpo Nyima Ténzin, Abbé du monastère de Menri, décrit en 1842 l’expulsion des prêtres bönpo du Tibet central sous le règne du roi bouddhiste Trisong Détsèn (8ème siècle), dans les termes suivants :

Dans l’année Terre-Bœuf, un démon entra dans le cœur du roi, la prière malveillante d’un démon en étant la cause ultime, et celui qui se présenta comme un moine mais qui était en réalité envahi par les cinq poisons (c’est-à-dire le moine bouddhiste Shantarakshita) en étant la cause immédiate. Le mérite du Tibet étant épuisé, le jour vint où le soleil de la Doctrine sacrée (c’est à dire le Bön) se coucha. Pour le bien de tous les êtres, la multitude des saints cachèrent les cinq trésors secrets et les mille sept cents trésors mineurs, et quittèrent le pays pour des domaines spirituels de lumière.

Pour Nyima Tenzin, l’introduction du bouddhisme au Tibet se présenta comme une catastrophe, entraînant le " coucher du soleil de la Doctrine sacrée ", la chute de la dynastie et la dissolution de l’Empire tibétain. Quant aux bouddhistes, ils méprisèrent les bönpo, lesquels, comme l’affirme l’érudit guélougpa Thuken Chöki Nyima, " aimaient à boire et s’entouraient de femmes ".
Per Kvaerne


Heinrich Harrer, ami du jeune 14ème Dalaï-lama, sait bien que les guélougpa n’ont pas besoin de fréquenter les femmes pour assouvir leur instinct sexuel. Il écrit :
" L’homosexualité, elle, est courante dans les monastères ; non seulement on ne la considère pas comme un vice, mais on voit même dans la pédérastie un gage de chasteté ! "

Des bouddhistes, homosexuels et misogynes invétérés, jettent furieusement l’anathème sur la vieille culture matriarcale du Bön. L’habilité consommée des religieux pour les discours moralisateurs et hypocrites leur permet de mieux exploiter les êtres humains. De vieux lamas réduisent des enfants à l’état d’esclaves sexuels (drombo) et se prétendent vertueux.

Celui qui se donne la peine d’approfondir les traditions spirituelles n'ignore pas que des courants libérateurs, respectueux de la nature et des femmes, ont été combattus par les institutions religieuses et le pouvoir. Le patriarcat agressif et exploiteur a toujours persécuté les mystiques libertaires peu productifs.

De nombreux textes nous permettent de mieux connaître la spiritualité. Dans la bouquinerie de Bouddhanar vous trouvez le Kalachakra Tantra, le Hevajra Tantra, le Zhang-zhung Nyengyü et de nombreux ouvrages qu’il est préférable de lire avant de faire confiance à un dignitaire religieux.

Friday, January 25, 2008

Shiva et Bakounine

La spiritualité est foncièrement libertaire : Tao, véritable Ch’an, Avadhuta-Gîtâ, Asthâvakra-Gîtâ…
Le Paramahamsa est un mystique sans-culotte. LIRE LA SUITE…
Ci-contre, des dob-dob, les redoutables policiers du lamaïsme.

Durant les années 60-70, la jeunesse occidentale, parfois inspirée par l’antique sagesse libertaire, dénonçait l’aliénation sociale. En France, la révolte du printemps 1968 ébranla le pouvoir. Désorienté, de Gaulle se réfugia en Allemagne chez Massu son fidèle général.

Après la fronde des jeunes, un consensus mondial des forces conservatrices décida de mettre en place le contrôle des populations en recourant à des méthodes machiavéliques. Des crises économiques furent créées afin de plonger les masses dans le désarroi. Les services spéciaux, notamment la CIA, organisèrent des coups d’Etat et des guerres dans les pays du tiers monde. En Occident, l’idéal égalitaire se désagrégea à cause de politiciens, intellectuels, journalistes, religieux corrompus. Le journaliste Eric Brunet a dit : " L’égalitarisme est une pathologie française ".
Brunet sur France-Inter :
http://www.la-bas.org/m3u/080117.ram

Durant les dernières décennies, on assista à la destruction du tissu social, la paupérisation, les mensonges médiatiques, la promotion de sectes au service de l’idéologie capitaliste… Le néo-bouddhisme est le fleuron de l’imposture spirituelle, son véritable dessein est la léthargie globalisée du nouvel ordre mondial. Un centre bouddhiste est une forme aboutie du goulag, la victime endosse elle-même la camisole de force des dogmes religieux. De libres citoyens se soumettent totalement à des hiérarchies perverses en accordant foi aux campagnes médiatiques de promotion du lamaïsme. Quelle naïveté ! En France, la presse appartient à Bouygues, Lagardère, Dassault, Arnault, Bolloré, tous amis de Sarkozy. Le Président français et Bush s’efforcent de promouvoir l’opium religieux de l’empire anglo-américain. Existe-t-il un axe Bush-Sarkozy ?


AUTRES PROPOS :
Yéshé Nyingpo, lama français de premier plan, s’est évaporé. Il était maître de retraite (droupeun) dans l’un des plus importants centres bouddhistes d’Europe. LIRE LA SUITE…

Fascination tibétaine - Du bouddhisme, de l'Occident et de quelques mythes.

de LOPEZ S. DONALD
Le Tibet: terre promise des nos rêves de sagesse et de spiritualité... Depuis longtemps, l'Occident nourrit ses fantasmes sur le Pays des Neiges de l'imaginaire de Shangri-la, ce monastère mythique décrit par James Hilton dans son roman Les Horizons perdus, préservé des affres de la modernité, perché au-dessus de la vallée de la Lune Bleue, où les moines bouddhistes sont aussi vertueux et épanouis que nous sommes vicieux et décadents.Dans cet essai documenté et scrupuleux, mais également ironique et drôle, Donald Lopez montre comment l'Occident a réussi à créer un Tibet entièrement sorti de son imagination, chargé de mythes qui ont traversé les siècles sans que personne s'y oppose. Or, réduire le Tibet à quelques images stéréotypées n'est pas sans péril. C'est en tout cas le plus sûr moyen de passer à côté de la culture et du peuple tibétains.

Donald S. Lopez, Jr., l'un des meilleurs spécialistes mondiaux du Tibet, est professeur d'études tibétaines et bouddhiques à l'université du Michigan. Préface de Katia Buffetrille.
Essai ayant pour vocation de révéler la vérité sur l'histoire et la culture tibétaine avant et après la colonisation chinoise. Il dénonce le mythe tibétain diffusé par le monde occidental et utilisé par de nombreux tibétains de la diaspora, substituant un Tibet dominé par les monastères et l'aristocratie, très dur pour les pauvres, à un monde paradisiaque reposant sur la spiritualité bouddhiste.

Nico Hirtt n’apprécie pas le Dalaï-lama. Il a de bonnes raisons :
http://users.skynet.be/aped/Forum/ForumAncien/textes/Tibet.html


Wednesday, January 16, 2008

Jadis, sous la houlette des lamas, le peuple tibétain ne connaissait ni l’art du bonheur ni les joies de la liberté. Indifférents à cette triste vérité, les médiums du Nouvel Age transmettent les enseignements des maîtres tibétains ascensionnés, Djwhal Khul, Kuthumi, El Morya Khan et d’autres grands initiés de Shangri-la. Tout ce beau monde prépare l’avènement de la nouvelle religion planétaire.

Les gourous, la kundalini frétillante, les mantras, les liturgies tantriques, les mystérieuses initiations de pouvoir ne sont pas indispensables. Les conseils de Krishnamurti permettent de se prémunir contre la propagande du Nouvel Age. LIRE LA SUITE...

Les personnes qui dénoncent les dangers des OGM viennent de remporter une victoire, voir l’action de Greenpeace…

Le PASTIS (sans OGM) du président Mimi rend bourru mais pas stupide. Quand la vérité, occultée par les médias, est découverte la colère explose. Le coup de gueule du président augure peut-être un réveil de la conscience populaire :
Le Dalaï-lama morigéné, VOIR LA VIDEO (en 2 parties)…


Un dignitaire du bouddhisme tantrique disparaît mystérieusement. Pourquoi le lama Yéshé Nyingpo a-t-il subitement quitté l’état religieux ? LIRE LA SUITE…


Le soufisme contredit le lama Sogyal qui préconise une méthode d’éveil fondée sur la contemplation des photismes. LIRE LA SUITE…

Friday, January 04, 2008

Histoire du Bouddhisme tibétain, la compassion des puissants

Le bouddhisme tantrique du Tibet fonctionne-t-il comme un éteignoir ? Existe-t-il des éveillés Occidentaux après plus de trente années d’enseignement de ce bouddhisme qui se prétend mirifique ? Le comportement des spiritualistes engagées dans la voie de " l’éveil " trahit-il un conditionnement, un endormissement collectif. Les moyens habiles du bouddhisme tibétain seraient-ils soporifiques ?

La plupart des centres d’enseignement du dharma, certains s’étendent sur plusieurs centaines d’hectares comme dans le Languedoc, ne sont jamais conçus pour être autre chose qu’un domaine seigneurial lucratif où règne l’autocrate rinpotché, le hiérophante des chimères tantriques. Il y a rarement dans ces fiefs de véritables expériences conviviales et des initiatives fondées sur le partage, l’égalité ou même la conscience environnementale.

Depuis quelques années, le bilan du néo-bouddhisme apparaît sur Internet, notamment grâce aux travaux de l’anthropologue Marc Bosche : http://bouddhismes.info/1.html


Dans le domaine de " l’édition papier " la critique du néo-bouddhisme est encore marginale. Le marché des niaiseries et des fadaises orientales profite de l’image doucereuse des hiérarques tantriques au sourire racoleur. Mais ce sourire est en train de se transformer en rictus depuis que l’opinion publique est moins dupe sur le rôle des Etats-Unis et de la C.I.A. dans la conquête de l’Occident par le lamaïsme.

En règle générale, des chercheurs et des experts en tibétologie, souvent des enseignants et des fonctionnaires, manquent singulièrement d’objectivité. Ils sont presque tous inféodés aux hiérarques tibétains par des serments initiatiques (samaya). Leurs écrits participent à la propagande des lamas.
Fort heureusement, la fin de la torpeur lamaïste a sonné dans les librairies sérieuses grâce au livre d’Elisabeth Martens, " Histoire du Bouddhisme tibétain, la compassion des puissants ".

Biologiste, spécialisée en médecine traditionnelle chinoise à Nankin de 1988 à 92, Elisabeth Martens est chargée de cours de sinologie au centre Tian-di depuis 1992 : langue, philosophie, histoire, sciences et techniques, médecine, pratiques de santé.


LIRE LA PRESENTATION du livre par l’auteur.
Editions l’Harmattan, 288 pages, prix éditeur : 25 € / 164 FF


La mission des églises tibétaines est-elle de rendre leurs ouailles apathiques ? L’antidote à la passivité se nomme NOAM CHOMSKY.


Wednesday, January 02, 2008

Résolutions du Nouvel An

Des seigneurs clercs et laïcs, hiérarques bien attentionnés, seront-ils inspirés par le Texte de l'Amour Universel, le Metta Sutta ?
Un seul prince, capable d'appliquer sincèrement les préceptes du Metta Sutta, pourrait changer le monde.

Voici ce qui doit être accompli par le sage, celui qui recherche le bien et la paix.

Qu’il soit appliqué, courageux, droit en acte, en parole, en esprit, doux et humble, sans orgueil.

Qu’il soit content, aisément satisfait, facile à nourrir et à entretenir, qu’il ne se laisse pas submerger par les affaires du monde et du travail, qu’il ne se charge pas du fardeau des richesses et qu’il ait des habitudes simples. Que ses sens soient maîtrisés, qu’il soit discret, non hautain, qu’il ne s’attache pas à la famille.

Qu’il ne commette le plus léger mal et ne fasse aucun acte, si petit soit-il, qui soit mesquin et que les sages puissent réprouver. Que tous les êtres soient heureux et en sécurité, le cœur joyeux.

Que tous les êtres vivants, sans exception, faibles ou forts, petits ou grands, visibles ou invisibles, demeurant près ou loin, nés ou à naître, que tous ces êtres vivants soient heureux.

Que nul ne trompe, ne menace ni ne tourmente ni ne méprise un autre si peu que ce soit et en importe quel lieu. Que nul ne souhaite de mal à un autre par colère ou par haine.

De même qu’une mère protège son unique enfant au péril de sa vie, de même doit-on chérir tous les êtres vivants avec un cœur sans limite.

Que des pensées d’amour sans limite pénètrent le monde dans son entier au-dessus, au-dessous, au centre et tout autour sans aucune limitation avec une bonté bienveillante et infinie.

Que l’on soit debout ou que l’on marche, que l’on soit assis ou couché, tant que l’on est éveillé on se placera fermement dans cette attention en la développant. Les sages disent que c’est là la plus haute manière de vivre.

Ainsi abandonnant les vues fausses (l’illusion du moi), avec une vision intérieure profonde et pénétrante, vertueux, libéré de l’attachement aux désirs des sens, celui qui s’est ainsi perfectionné ne reviendra plus dans une matrice pour renaître.

Il est possible de copier-coller le METTA SUTTA et l'envoyer, par exemple, à http://www.elysee.fr/accueil/ (Ecrire au Président). Nicolas Sarkozy veut passer à une "politique de civilisation".

Nicolas Sarkozy a simplement "lancé un mot" sans développer de "direction qui aille dans le sens de mes idées", a affirmé le 2 janvier 2008 le sociologue Edgar Morin, auteur du livre "Pour une politique de civilisation".

" Tout ce qui a constitué le visage lumineux de la civilisation occidentale présente aujourd’hui un envers de plus en plus sombre. Ainsi, l’individualisme, qui est l’une des grandes conquêtes de la civilisation occidentale, s’accompagne de plus en plus de phénomènes d’atomisation, de solitude, d’égocentrisme, de dégradation des solidarités. Autre produit ambivalent de notre civilisation, la technique, qui a libéré l’homme d’énormes dépenses énergétiques pour les confier aux machines, a dans le même temps asservi la société à la logique quantitative de ces machines.
L’industrie, qui satisfait les besoins d’un large nombre de personnes, est à l’origine des pollutions et des dégradations qui menacent notre biosphère. La voiture apparaît, à cet égard, au carrefour des vertus et des vices de notre civilisation. La science elle-même, dont on pensait qu’elle répandait uniquement des bienfaits, a révélé un aspect inquiétant avec la menace atomique ou celle de manipulations génétiques.
Ainsi, on peut dire que le mythe du progrès, qui est au fondement de notre civilisation, qui voulait que, nécessairement, demain serait meilleur qu’aujourd’hui, et qui était commun au monde de l’Ouest et au monde de l’Est, puisque le communisme promettait un avenir radieux, s’est effondré en tant que mythe. Cela ne signifie pas que tout progrès soit impossible, mais qu’il ne peut plus être considéré comme automatique et qu’il renferme des régressions de tous ordres. Il nous faut reconnaître aujourd’hui que la civilisation industrielle, technique et scientifique crée autant de problèmes qu’elle en résout. "
LIRE LA SUITE (Entretien avec Edgar Morin : pour une politique de civilisation).