Monday, December 22, 2008

Bouddhisme tantrique et sorcellerie



Dans son livre " Mantras et mandarins ", le professeur Michel Strickmann est persuadé que le bouddhisme tantrique a pris son essor dans les classes dominantes. L’agression rituelle est utilisée pour soumettre les ennemis du pouvoir politique et religieux.

" On trouve, écrit Strickmannn, des procédures destinées à soumettre la volonté de l’adversaire et à le plier aux objectifs recherchés, ainsi que des rites spécialement conçus pour lancer les ennemis les uns contre les autres, pour les chasser, les immobiliser, les désorienter et finalement, les annihiler complètement. Les objets de ces actes peuvent s’appeler " démons ", et l’exorcisme était une fonction thérapeutique importante des maîtres tantriques. Mais les ennemis humains étaient facilement assimilés aux démons, et, lorsqu’il bénéficiait de l’assistance d’un ritualisme habile, un souverain ou un général ne craignait personne. Les limites entre les démons et les humains, la violence rituelle et la guerre réelle s’estompent facilement, comme au Tibet et au Japon, où les monastères tantriques entretenaient de large corps de moines armés. La doctrine suivait la pratique, et l’assassinat en vint à être considéré comme un acte de miséricorde, un " coup de grâce " administré par les bodhisattva aux misérables pécheurs, pour les empêcher de commettre de nouveaux crimes plus noirs. " […]

" La mythologie du bouddhisme tantrique est elle aussi presque exclusivement guerrière, une épopée martiale de la conquête de dieux païens. Les dieux et démons de l’Inde furent tout d’abord soumis, puis convertis au bouddhisme, et on leur assigna le rôle de protecteurs militants des fidèles. Les panthéons des contrées où s’étendit le bouddhisme subirent le même sort, bien que dans certains cas on ait pu trouver un compromis paisible en reconnaissant des divinités nationales ou locales comme des manifestations de prototypes bouddhiques préexistants. Tout comme les manuels rituels, les textes qui attestent cette fusion des cultes établissent de façon très claire que l’on a affaire à des traditions érudites sacerdotales. Selon les termes de La Vallée Poussin, " malgré l’origine populaire [je suggérerais plutôt régionale] des idées et des dieux qu’elle met en œuvre, la littérature tantrique est une littérature savante. Composée surtout d’œuvres raffinées, elle fait de la sorcellerie un département de la théologie ; elle nous présente les résultats de la spéculation scolastique attachée pendant des siècles à l’adaptation des rites bouddhiques et hindous ".

Les maîtres tantriques emploient une sorcellerie fardée de bouddhisme pour préserver la suprématie des puissants.

Saturday, December 20, 2008

Les secrets du lamaïsme



"Méditations on the Lower Tantras" est un texte édité par la Librairie of Tibetan Works & Archives de Dharamsala. Il contient plusieurs pratiques provenant des Dalaï-lamas. Il y a le yoga de longévité d’Amitayus, la sadhana d’Avalokiteshvara, la méthode de longue vie de Tara...

Le désir de vivre vieux préoccupait les Dalaï-lamas. Plusieurs pontifes tibétains furent assassinés. Le 10ème, Tsulrim Gyatso, fut assassiné à l’âge de 21 ans. Le 11ème, Kedup Gyatso, fut assassiné à l’âge de 17 ans. Le 12ème, Trinlen Gyatso, fut assassiné à l’âge de 19 ans. En 1815, la variole emporta le 9ème Dalaï-lama à l’âge de 10 ans. Les frasques sexuelles du 6ème Dalaï-lama, irritèrent les Mongols. Ils capturèrent le jeune Tsangayang Gyatso, âgé de 23 ans, et lui firent passer rapidement le goût de la tsampa. On comprend mieux les raisons qui poussent les lamas à enseigner les pratiques de longue vie à leurs ouailles. Quand un hiérarque tantrique s’enrhume, le sangha tousse et a un accès de mantras de longévité.

Les pratiques contenues dans le manuel " Méditations sur les tantras inférieurs " concernent la durée de la vie, les facultés intellectuelles (Manjushri), et diverses sadhanas, Sitatapatra, Vajra Vidarana, Achala blanc... En revanche, les tantras supérieurs, tels ceux de Heruka, Guhyasamaja, Kalachakra, Hevadjra, Yamantaka, etc., ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Ces tantras secrets contiennent souvent des procédés occultes terrifiants comme le pouvoir d’ensorceler (vaçikarana) ou de tuer à l’aide de pratiques en apparence inoffensives (marana). Le Hejvara-Tantra indique les mantras utilisés pour les principales opérations magiques. Des rites initiatiques exigent la participation de fillettes. Ainsi, Edward Conze, spécialiste reconnu du bouddhisme, écrit : " On ne s’attend pas, en fait, à ce que les adeptes d’une religion revendiquent comme une sorte de devoir sacré, par exemple, " le commerce sexuel quotidien dans des endroits écartés avec des filles âgées de douze ans, de la caste candâla ". Le Guhyasamâja-Tantra, l’une des plus anciennes, et aussi des sacrées, parmi les écritures du Tantra de Main-gauche, enseigne, semble-t-il, exactement tout le contraire de ce que soutenait l’ascétisme bouddhique. " En Occident, l’engouement pour le Vajrayana des élites perverses et pédophiles n’est pas étonnant.

Les aspects les plus ésotériques de l’initiation de Kalachakra sont à l’origine d’une prise de conscience de deux anciens collaborateurs du dalaï-lama, Maria et Victor Trimondi. Ils écrivent :

" Dans les huit dernières étapes secrètes de l’initiation au tantra du Kalachakra, l’initié doit être transporté au-delà de la conscience du bien et du mal à l’aide d’un entraînement mental et physique extrême. C’est pourquoi le texte original encourage des actes criminels et violents comme : tuer, mentir, voler, détruire des mariages, abuser de l’alcool, avoir des relations sexuelles avec des jeunes filles de classes inférieures. Comme dans tous les autres tantras, cela peut être interprété aussi bien symboliquement que littéralement. Même le 14e Dalaï-lama légitime le meurtre perpétré par un adepte du Kalachakra dans des circonstances précises contre "une personne qui porte préjudice à la doctrine bouddhiste" et qui se prépare à commettre des actes monstrueux et sinistres. Il demande, cependant, que ce meurtre se fasse avec "compassion" (Dalaï-lama – The Kalachakra Tantra – Rite of initiation – London, 1985, pp. 348ss.). Cette déclaration rompt avec l’interdiction absolue exprimée dans le bouddhisme originel. "

L’initiation de kalachakra est liée à Shambhala. Les initiés lamaïstes mettent-ils en place un spiritualisme universel ou une nouvelle religion mondiale ? 

Le centre ésotérique de cette nouvelle religion mondiale est-il symbolisé par Shambhala ? 

Les newagers sont particulièrement avides de parodies spirituelles et de contacts mystiques avec les entités d'une autre dimension. Certains naïfs n'hésitent pas à partir dans le désert de Gobi avec l’espoir d’être oints par les énergies ou les esprits de Shambhala, ou d'un autre monde chimérique.

Thursday, December 18, 2008

Le Manuscrit d’Or

peau humaine et coupes crâniennes

Les politiciens prédateurs et prélats hypocrites se font attribuer des honneurs et des prix. Lauréat du prix Nobel de la paix, Henry A. Kissinger était derrière les crimes de l’opération Condor. Un autre lauréat de ce prix, la figure de proue d’un courant magique, séduit les personnes attirées par l’occultisme oriental.

Sir Charles Alfred Bell (1870-1945), était chargé des relations diplomatiques du gouvernement britannique avec le Tibet et le Bhoutan. Il évoque le sacrifice d’enfants dans l’un de ses livres. L’information est reprise par Tom Grunfeld dans " Making of Modern Tibet ".

Il n’est pas nécessaire d’aller très loin pour trouver les preuves de sacrifices humains dans le lamaïsme. Le musée Guimet avait consacré une exposition au texte du Grand Cinquième " Le Manuscrit d’Or ". L’exposition révélait les visions secrètes du 5ème Dalaï-lama. Le texte indique les objets et les ingrédients utilisés pour accomplir certaines cérémonies diaboliques. Selon le cycle du rD-rje gro-lod gnam-lcags ‘bar-ba, l’encens est remplacé par la chair humaine brûlante, sha-chen-gyi bdug-spos, les lampes sont alimentées par de la graisse humaine fondue, tshil-chen-gyi mae-me, le sang remplace l’eau rituelle, les fleurs sont substituées par des yeux… Une peau humaine, g.yang-gzhi, et un crâne sont employés par le magicien tantrique qui suit les instructions données par le Zur Chos-dbying rang-grol. L’initiation à la déesse gSang- sgrub, un aspect particulier de dPal-dan lhamo, exige une tête humaine fraîchement coupée.
Secret Visions of the Fifth Dalai Lama: The Gold Manuscript in the Fournier Collection Musée Guimet, Paris, by Samten Gyaltsen Karmay.
Selon le " Manuscrit d’Or ", le lamaïsme n’est rien d’autre qu’une religion perverse, un satanisme oriental. Son essor en Occident n’est pas étonnant. En effet, les awliyâ esh-Shaytân, "saints" de Satan, sont parvenus au sommet des institutions politiques et religieuses.

Les enfants du Juge Roche révèlent les perversions sexuelles et les crimes rituels de certains notables, politiciens, hauts fonctionnaires et magistrats membres de confréries sataniques. VOIR LA VIDEO " Les élites et la magie noire " : http://bouddhanar-9.blogspot.com/2007/04/les-lites-et-la-magie-noire-les-enfants.html

Les Crimes de monsieur Kissinger par Christopher Hitchens :
http://www.bibliomonde.com/livre/crimes-monsieur-kissinger-les-1457.html

Monday, December 15, 2008

2012


Beaucoup de personnes sont inquiètes. Les questions soulevées par la crise économique alimentent les discussions. Sur Internet on peut lire ce témoignage :

" Quelle fut ma surprise de surprendre ce même genre de conversation de la part d'enfants de 7-10 ans à l'école primaire où je travaille. Ces jeunes parlaient de la fin du monde en 2012 et du calendrier Maya. Qu'une troisième guerre mondiale allait se produire en 2009. Je leur ai évidemment demandé d'où ils avaient eu ces informations et ils ont écouté un reportage sur le canal D. Je leur ai demandé s'ils avaient peur de ces choses et certains m'ont dit oui et d'autres m'ont répondu que c'était des mensonges pour faire peur ! "

La plupart des prédictions sont des désinformations. Les prétendues prophéties mélangent le vrai et le faux. Le calendrier maya illustre les combinaisons douteuses des prophètes du Nouvel Age. Les Mayas avaient une conception cyclique du temps. La fin de la dernière période de leur calendrier ne signifie ni la fin du monde ni le début de l'âge d’or.

Il est important de ne pas se laisser troubler par les interprétations du calendrier Maya de José Argüelles et des autres " spécialistes " de l’archéologie ésotérique. Ils font naître des frayeurs et suscitent de nouveaux cultes ambigus comme celui qui draine des milliers de " newagers " à Chichén Itza, ancienne ville maya située dans la péninsule du Yucatan au Mexique.

L’essor de la fausse spiritualité se réalise en même temps qu’un programme de contrôle des populations. Il s’agit d’un vaste complot contre les peuples, un coup d’état permanent qui permet l’exercice du pouvoir par les oligarchies non élues démocratiquement. C’est déjà le cas de l’administration de l’Europe. La conspiration des puissants est loin d’être un fantasme d’excentriques.

Dans le dernier film de Roland Emmerich, un lama tibétain sonne le glas de l’humanité. Ce symbole souligne le rôle du lamaïsme dans le spiritualisme contemporain et le prophétisme du Nouvel Age. VOIR : http://bouddhanar-9.blogspot.com/2008/12/2012.html
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Une congrégation ne dit pas sa véritable origine : http://bouddhanar-7.blogspot.com/2008/12/la-mystrieuse-congrgation.html
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Voir la courte vidéo d'un courageux exorciste irakien :

Friday, December 12, 2008

La convivialité

Les prêtres chrétiens et les lamas tibétains s’opposent rarement au capitalisme.

Depuis quelques temps, des prélats catholiques expriment une timide contestation. Mgr André XXIII, l'Archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF), a déclaré : "L'évolution du travail dominical est malsaine".

Vidéo de Mgr André XXIII interviewé par Jean-Michel Aphatie de RTL :
http://www.rtl.fr/fiche/2750738/mgr-andre-vingt-trois-l-evolution-du-travail-dominical-est-malsaine.html

La curie n’ira pas jusqu’à exhumer les travaux d’un prêtre catholique apôtre de la contre-productivité. Dès le début des années 1970, le père Ivan Illich (4 septembre 1926 – 2 décembre 2002) dénonça les perversions du monde moderne. Dans l’introduction de son livre "La convialité", traduction française de "Tools for Conviality", publié par Harper & Row en 1973, il écrit :

" Cela fait plusieurs années que je mène une recherche critique sur le monopole du mode industriel de production et sur la possibilité de définir conceptuellement d’autres modes de production post-industriels. Dans un premier temps, j’ai centré mon analyse sur l’outillage éducatif ; les résultats, publiés dans "Une société sans école", établissaient les points suivants :


1. L’éducation universelle par l’école obligatoire est impossible.

2. Conditionner les masses grâce à l’éducation permanente ne soulève guère de problèmes techniques, mais cela reste moralement moins tolérable que l’ancienne école. De nouveaux systèmes éducatifs sont sur le point d’évincer les systèmes scolaires traditionnels, dans les pays riches comme dans les pays pauvres. Ces systèmes sont des outils de conditionnement puissants et efficaces qui produiront en série une main-d’œuvre spécialisée, des consommateurs dociles, des usagers résignés. De tels systèmes rentabilisent et généralisent les processus d’éducation à l’échelle de toute une société. Ils ont de quoi séduire. Mais leur séduction cache la destruction : ils ont aussi de quoi détruire, de façon subtile et implacable les valeurs fondamentales.

3. Une société qui voudrait répartir équitablement le savoir entre ses membres et leur donner de se rencontrer réellement, devrait assigner des limites pédagogiques à la croissance industrielle, la maintenir en deçà de certains seuils critiques.

Le système scolaire m’est apparu comme l’exemple-type d’un scénario répété en d’autres domaines du complexe industriel : il s’agit de produire un service, dit d’utilité publique, pour satisfaire un besoin, dit élémentaire. Mon attention s’est alors portée sur le système de soins médicaux obligatoires et sur celui des transports qui, passé un certain seuil de vitesse, deviennent aussi, à leur façon, obligatoires. La surproduction industrielle d’un service a des effets seconds aussi catastrophiques et destructeurs que la surproduction d’un bien. Nous voici confrontés à un éventail de limites à la croissance des services d’une société : comme dans le cas des biens, ces limites sont inhérentes au processus de croissance et donc inexorables. Aussi pouvons-nous en conclure que les limites assignables à la croissance doivent concerner les biens et les services produits industriellement. Ce sont elles qu’ils nous faut découvrir et rendre manifeste.

J’avance ici le concept d’équilibre multidimentionnel de la vie humaine. Dans l’espace tracé par ce concept, nous pourrons analyser la relation de l’homme à son outil. En chacune de ces dimensions, cet équilibre correspond à une certaine échelle naturelle. Lorsqu’une activité outillée dépasse un seuil définit par l’échelle ad hoc, elle se retourne d’abord contre sa fin, puis menace de destruction le corps social tout entier. Il nous faut déterminer avec précision ces échelles et les seuils qui permettent de circonscrire le champ de la survie humaine.

Au stade avancée de la production de masse, une société produit sa propre destruction. La nature est dénaturée. L’homme déraciné, castré dans sa créativité, est verrouillé dans sa capsule individuelle. La collectivité est régie par le jeu combiné d’une polarisation exacerbé et d’une spécialisation à outrance. Le souci de toujours renouveler modèles et marchandises – usure rongeuse du tissu social – produit une accélération du changement qui ruine le recours au précédent comme guide de l’action. Le monopole du mode industriel de production fait des hommes la matière première que travaille l’outil. Et cela n’est plus supportable. Peu importe qu’il s’agisse d’un monopole privé ou public : la dégradation de la nature, la destruction des liens sociaux, la désintégration de l’homme ne pourront jamais servir le peuple.

Les idéologies régnantes mettent en lumière les contradictions de la société capitaliste. Elles ne fournissent pas le cadre qui permettrait d’analyser la crise du mon industriel de production. J’espère qu’une théorie générale de l’industrialisation sera un jour formulée avec assez de vigueur et de rigueur pour supporter l’assaut de la critique. Pour fonctionner adéquatement, cette théorie devra forger ses concepts, fournir à toutes les parties en présence un langage commun. Les critères conceptuellement définis seront autant d’outils à l’échelle humaine : instruments de mesure, moyens de contrôle, guides pour l’action. On évaluera les techniques disponibles et les différentes programmations sociales qu’elles impliquent. On déterminera les seuils de nocivité des outils, lorsqu’ils se retournent contre leur fin ou qu’ils menacent l’homme ; on limitera le pouvoir de l’outil. On inventera les formes et les rythmes d’un mode de production post-industriel et d’un nouveau monde social.

On a du mal à imaginer une société où l’organisation industrielle serait équilibrée et compensée par des modes de production complémentaires, distincts et de hauts rendement. Nous sommes tellement déformés par les habitudes industrielles que nous n’osons plus envisager le champ des possibles ; pour nous, renoncer à la production de masse, cela veut dire retourner aux chaînes du passé, ou reprendre l’utopie du bon sauvage. Si nous voulons élargir notre angle de vision aux dimensions du réel, il nous faut reconnaître qu’il existe non pas une façon d’utiliser les découvertes scientifiques, mais au moins deux, qui sont antinomiques. Il y a un usage de la découverte qui conduit à la spécialisation des tâches, à l’institutionnalisation des valeurs, à la centralisation du pouvoir. L’homme devient l’accessoire de la méga-machine, un rouage de la bureaucratie. Mais il existe une seconde façon de faire fructifier l’invention, qui accroît le pouvoir et le savoir de chacun, lui permet d’exercer sa créativité, à seule charge de ne pas empiéter sur ce même pouvoir chez autrui.

Si nous voulons pouvoir dire quelque chose du monde futur, dessiner les contours théoriques d’une société à venir qui ne soit pas hyper-industrielle, il nous faut reconnaître l’existence d’échelles et de limites naturelles. L’équilibre de la vie se déploie dans plusieurs dimensions ; fragile et complexe, il ne transgresse pas certaines bornes. Il y a certains seuils à ne pas franchir. Il nous faut reconnaître que l’esclavage humain n’a pas été aboli par la machine, mais en a reçu figure nouvelle. Car, passé un certain seuil, l’outil, de serviteur, devient despote. Passé un certain seuil, la société devient une école, un hôpital, une prison. Alors commence le grand enfermement. Il importe de repérer précisément où se trouve, pour chaque composante de l’équilibre global, ce seuil critique. Alors il sera possible d’articuler de façon nouvelle la triade millénaire de l’homme, de l’outil et de la société. J ‘appelle "société conviviale" une société où l’outil moderne est au service de la personne intégrée à la collectivité, et non au service d’un corps de spécialistes. Conviviale est la société où l’homme contrôle l’outil.

Je suis conscient d’introduire un mot nouveau dans l’usage courant de la langue. Je fonde ma force sur le recours au précédent. Le père de ce vocable est Brillat-Savarin, dans sa "Physiologie du goût : Méditations sur la gastronomie transcendantale". A moi de préciser, toutefois que, dans l’acceptation quelque peu nouvelle que je confère au qualificatif, c’est l’outil qui est convivial et non l’homme.

L’homme qui trouve sa joie et son équilibre dans l’emploi de l’outil convivial, je l’appelle austère. Il connaît ce que l’espagnol nomme la "convivencialidad", il vit dans ce que l’allemand décrit comme la "Mitmenschlichkeit". Car l’austérité n’a pas vertu d’isolation ou de clôture sur soi. Pour Aristote comme pour Thomas d’Aquin, elle est ce qui fonde l’amitié. En traitant du jeu ordonné et créateur. Thomas définit l’austérité comme une vertu qui n’exclut pas tous les plaisirs, mais seulement ceux qui dégradent la relation personnelle. L’austérité fait partie d’une vertu plus fragile qui la dépasse et qui l’englobe : c’est la joie, l’eutrapelia, l’amitié. "



Lisons et relisons le père Illich car les prochaines convulsions sociales pourraient réveiller de vieux démons. Déjà la City de Londres appelle à la dictature mondiale. Pour en savoir plus : http://www.solidariteetprogres.org/article4912.html

"And now for a world government" by Gideon Rachman :
http://www.ft.com/cms/s/0/7a03e5b6-c541-11dd-b516-000077b07658.html


VIDEO : Le souhait de "l'expert" Jacques Attali d'un gouvernement mondial
http://www.youtube.com/watch?v=OGOKe6fwGyw

Hommage à Jacques Ellul par Ivan Illich et une vidéo de Jacques Ellul s’exprimant sur la propagande : http://bouddhanar-9.blogspot.com/2008/12/hommage-jacques-ellul.html


Tuesday, December 09, 2008

Le yogi, l’ascète et le CAC 40





De nos jours, le yoga est réduit à une méthode de relaxation. Le psychisme est confondu avec l’esprit et des félicités sans lendemain sont regardées comme les prémices de la Libération. Les professeurs de yoga salariés ignorent l’exemple des anachorètes nus (gymnosophes) et SDF qui impressionnèrent les guerriers d’Alexandre le Grand à Taxila. Un des sages indiens, que les Grecs avaient baptisé du nom familier de "Père Bonjour" Calanos (en langue indienne Kallâna, sanscrit kalyâna, formule ordinaire de salutation), s’attacha à l’expédition, l’accompagna en dehors de l’Inde, et, fatigué, vieilli, monta volontairement sur le bûcher à Suse, en présence de l’armée rangée en ordre solennel pour rendre un denier hommage à l’ascète indien.

Très éloignés de la recherche contemporaine du bonheur, les moines bouddhistes étaient des ascètes. Ils rejetaient les mortifications excessives des "tapasvin" hindous qui "dessèchent" le corps par des austérités (tapas, de la racine tap, qui se retrouve en latin dans le mot tepor, mais avec une atténuation : tiédeur au lieu de chaleur).

Le mode de vie des ascètes vise à la transformation de l’être empirique de l’homme. Sans la mise en œuvre des opérations transformatrices des habitudes aliénantes, il n’y a pas de véritable Libération. Il ne faut pas se méprendre, il ne s’agit pas d’une pratique mécanique associée à des rituels et à des exercices ésotériques. L’ascète vit un engagement total qui modifie son existence. Ce processus différencie l’ascète du spiritualiste ordinaire attiré par le sentimentalisme religieux ou l’ouverture de la conscience sur un vague infini.

La contre-tradition, qui téléguide probablement le néo-bouddhisme, a répandu des idées erronées sur l’ascétisme. Des gourous affirment que les enseignements ultimes permettent de concilier les absurdités de la vie moderne et la plus haute réalisation spirituelle, "tout va pour le mieux dans le pire des mondes". Des adeptes du Dzogchen et du Mahamoudra du bouddhisme tibétain, par exemple, se comportent comme des êtres dégénérés en affirmant intégrer la contemplation dans toutes les activités humaines. Les exploits de Drukpa kungley, le yogi ivrogne, libidineux et tueur occasionnel, inspirent des néo-bouddhistes tantriques. Les frasques d’un maître tibétain contemporain sont à l’origine d’un courant qui revendique la "folle sagesse" comme voie de réalisation. L'amour de l'argent, les manipulations sexuelles et l'ivrognerie sont les principales spécialités de gourous tantriques sans scrupules.

Durant cette période sombre on met en exergue la richesse, les protestants anglo-saxons pensent que les personnes fortunées bénéficient de grâces divines. Cette mentalité est très répandue aux Etats-Unis, pays élu de la contre-tradition et des gourous richissimes. En réalité, la simplification des besoins et la pauvreté volontaire sont toujours consécutives à la véritable spiritualité. "Il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au royaume des cieux." (La Bible)

Les tribulations d’un gymnosophe

Gymnosophe (sage nu) : c'est ainsi que les grecs vraisemblablement de retour des conquêtes d'Alexandre nommaient les Yogi nus qu'ils avaient rencontrés en Inde.
Or donc, il y avait une fois un gymnosophe, un "sage vêtu d'espace" – ou "des quatre points cardinaux" comme on dit parait-il au Tibet – qui vivait tout nu, comme son nom l'indique dans un bois de manguiers. Il avait installé le coussin d'herbe "kusha" ( il parait que cette herbe est indispensable) sur lequel il s'assaillait – en lotus, ça va de soi – pour méditer sous le plus bel arbre du bois.

Quand il avait faim il tendait la main et cueillait une mangue qu'il dégustait sans quitter son siège de méditation. Et, comme il fallait de temps en temps un apport de protéines à son frugal régime, il allait au village voisin pour demander l'aumône d'un bol de lait.

Tout alla bien ainsi jusqu'à ce qu'une pudibonde vieille fille du village se récriât que ce n'était pas du tout, mais pas tout convenable que ce beau jeune homme se présente au village dans le plus simple appareil.

Le conseil des anciens convoqua donc notre yogi et lui tint ce langage :
- " Nous sommes très honorés que tu daignes te déranger pour accepter nos aumônes de lait, mais il y a ici de pures jeune filles que ta nudité choque. Donc, nous te prions d'accepter ce pagne que tu voudras bien porter lorsque tu te présenteras au village ".

A quelque temps de là un riche fermier désireux d'acquérir quelques mérites en vue d'une réincarnation dans quelque paradis – il en existe de différents niveaux – eut l'idée d'offrir au yogi une vache pour lui éviter d'avoir à quitter son bois de manguiers. Il pourrait ainsi avoir du lait tous les jours sans avoir se déplacer.

Mais la vache étant d'humeur vagabonde, quand le yogi voulait la traire, il lui fallait la chercher partout avant de pouvoir savourer son lait. Ce que voyant, les habitants du village lui conseillèrent de construire un enclos. Travail auquel s'attaqua avec courage. Puis les villageois lui dirent :
- " Pourquoi continues-tu à vivre dehors, on est quand même mieux dans une maison " et, toujours afin d'acquérir des mérites, ils se mirent tous à l'aider à construire sa demeure, flanquée d'une étable pour la vache.

Avec tout cela, notre yogi ne trouva plus un instant pour méditer, il était devenu fermier, sans cesse occupé à faire la lessive de ses pagnes (de généreux donateurs lui en avaient offert d'autres) à entretenir et ranger sa maison, mener sa vache au pré, aller la rechercher, la traire, cuisiner, etc.


Source : http://pagesperso-orange.fr/pensee.sauvage/indx.htm

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SARKOZY et le DALAI-LAMA

" Mais voici que tandis que notre petit monarque président s’exhibe avec sa très féodale sainteté, ce que la presse française se garde bien de rapporter puisqu’il s’agit de sauver la face de notre agité compulsif et celle d’une pseudo unité européenne qui tourne à la farce intégrale, c’est que pratiquement au même moment, le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, avait annoncé le 29 octobre que Londres avait décidé de reconnaître le Tibet comme partie intégrante de la république populaire de Chine. Miliband s’est même excusé pour le fait que son pays ne l’ait pas fait plus tôt. Miliband a qualifié la position britannique d’anachronique et héritée de l’ère coloniale. Mais comme dans le même temps ils ont publié cette reconnaissance dans un papier cadeau dans lequel ils adjurent les Chinois d’être bons avec les Tibétains, personne n’a voulu voir ce qu’il en était exactement… " LIRE LA SUITE :
http://socio13.wordpress.com/2008/12/09/dossier-dalai-lama-les-britanniques-viennent-de-faire-sauter-lultime-base-legale-internationale-de-lautonomie-du-tibet/

Soucieux de plaire aux Chinois, les Britanniques viennent de modifier discrètement leur position de principe sur le statut du Tibet face à la Chine. Un revirement lourd de conséquences… LIRE LA SUITE : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=92272

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Le cochon

Sunday, November 30, 2008

Sommes-nous marrons ?

Le courage de l’esclave en fuite de l’époque coloniale, du nègre marron, pourrait inspirer les personnes qui n’acceptent plus de ramper.

En réalité, les insoumis sont très rares. Les esclaves modernes ne supportent pas l’idée d’une vie sans chaînes. S’affranchir de la servitude exige des efforts herculéens. Bien que, Hercule esclave d’Omphale, la reine de Lydie, file la quenouille aux pieds de sa maîtresse sans trop rechigner.

Malgré leur incompétence, les riches, toujours plus arrogants et insatiables, ont joué au capitalisme spéculatif avec beaucoup de bonheur. Face à la crise et à la misère galopantes, le peuple aurait pu s’enflammer et, saisi d’une fureur révolutionnaire digne de Robespierre, envoyer tous les profiteur à la guillotine. Mais vivre sans maître est devenu impensable. La banqueroute du siècle sera donc épongée par les exploités. Dans la jet-society on n’en revient toujours pas. Des unités anti-émeute étaient prêtes au massacre dans l’éventualité d’une révolte populaire. Toutefois, incarner Spartacus n’est pas possible sans testostérone. Généralement, le dressage social émascule les rebelles les plus combatifs. Naguère, le cerveau d’opposants coriaces était imperméable à la propagande castratrice, mais c’est à cause de l’estomac que l’hormone mâle, qui fait un solide révolutionnaire très courageux, disparaît. En effet, l’alimentation contient de nombreuses molécules chimiques qui agissent comme les œstrogènes. Les succédanés des stéroïdes de la féminité expliqueraient la déconcertante passivité des exploités. (Pollution et stérilité
http://www.cpdh.info/npds/article.php?sid=1110 )

Les religions au service du productivisme condamnent la sexualité. De cette condamnation est sortie la pornographie qui vend aux exploités un plaisir faisandé par la culpabilité et l’hypocrisie, alors que la nature nous a doté d’aptitudes comparables à celles de certains primates suffisamment malins pour ne pas nous imiter. L’organisation sociale des bonobos, fondée sur le sexe convivial et gratuit, est beaucoup moins répugnante que la société humaine régie par l’argent. L’exploité est un être frustré, il est invité à se résigner par ces mêmes religions. Victime d’une libido dévoyée, il rêve de devenir salarié à vie dès l’adolescence. Les salariés de première catégorie ont un CDI, contrat à durée indéterminé. Les travailleurs de seconde zone, des parias jetables, sont méprisés parce qu’ils n’ont qu’un CDD, contrat à durée déterminée. La discrimination est très positive pour les riches qui divisent les travailleurs pour la plus grande gloire du capitalisme.

Divisé, frustré et tenaillé par l’envie, le peuple besogneux est aussi apeuré. Il a peur de perdre son travail et de ne plus pouvoir consommer. Il a peur de se retrouver sans domicile, alors qu’il est si facile de construire une élégante maisonnette écologique pour quelques CENTAINES d’euros. Les bonnes gens sont terrorisés par des immigrés en djellaba. La peur est le moyen de domination le plus efficace du système faussement démocratique en place. C’est une redoutable arme psychologique. "La politique devient toujours plus cynique et amorale. On se sert du terrorisme pour faire peur et pour restreindre les libertés fondamentales. " (Dick Marty, Union européenne).

Ainsi, la peur qui étreint les populations prépare l’événement majeur de cette fin de cycle : la venue d’un prétendu sauveur, le fameux Christ-Maitreya que des Cassandre comparent à l’Antéchrist. Devant l’ampleur des désordres sociaux, les oiseaux de mauvaise augure seront rapidement muselées. L’imposteur sera acclamé et adulé. Il donnera du travail au peuple et apportera une nouvelle sécurité matérielle à l’instar de l’État populaire d’Adolphe Hitler, "Hitlers Volksstaat". Mais, comme son funeste prédécesseur, le guide suprême d’un nouvel ordre mondial-socialiste se transformera rapidement en tyran sanguinaire.

Les rares "fuyards marrons", Spartacus-Bouddha des cimes, ne s’alarment plus des risques et périls qui menacent l’humanité. Ils ont opéré une audacieuse dissidence de l’esprit qui leur permet de s’affranchir du conditionnement social et religieux. En retrouvant leur lucidité, ils sont devenus des êtres nobles de la Tradition. "L’être noble, lui qui a connu la vérité, n’a plus d’ambitions, que ce soit pour faire des expériences ou se libérer. Son absorption (samâdhi) est spontanée, non-conditionné. " (Ashtâvakra Gîta)



Christ-Maitreya un extrait du documentaire "Riddles in Stone - Secret Architechture of Washington" VOIR LA VIDEO



Thursday, November 27, 2008

Effrayante hypothèse

Les influences bénéfiques, les grâces célestes, le bonheur sont regardés comme les avantages collatéraux du développement spirituel. Le but principal du bouddhisme est de conduire ses adeptes à l'Eveil spirituel, à la véritable contemplation, c'est-à-dire à l'intelligence pure. Les sociétés traditionnelles reconnaissaient la supériorité de la contemplation à l’action.

Contrairement à la croyance tibétaine en l'accumulation des mérites, la construction de temples, l'édification de stoupas, les offrandes de lampes à beurre, les cérémonies et toutes les pratiques rituelles adoptées par le bouddhisme tantrique occidental ne sont pas bénéfiques à la société moderne.

La courbe d'expansion du Vajrayana correspond curieusement au développement de la mondialisation qui ne profite qu'aux riches, et aux " élites " corrompues. Un autre parallèle insolite : la contestation relativement récente du système économique ultra libéral et du cynisme de ses leaders correspond à la divulgation du vrai visage du cléricalisme tibétain et de l'hypocrisie de ses prélats. C'est le temps des révélations (voir le post précédent).

Des pratiques rituelles hypnotiques ont-elles pour but de neutraliser une partie de l'élite spirituelle, la vraie, celle que René Guénon attendait dans l'espoir d'un redressement des véritables valeurs ?

Après trente ans d'implantation en Occident, le bouddhisme n'a apporté ni éveillés ni bonheur. Il a participé au développement du marché de la spiritualité dont l'augmentation du chiffre d'affaires est la seule certitude.

Ces éléments indiquent-ils que le Vajrayana s'est transformé en courant contre-initiatique, dirigé par des " marouts " (êtres spirituellement dégénérés) ? Le Vajrayana est-il " habité " par un égrégore noir (c'est une influence psychique errante débilitante et obsédante) ? Le goût des lamas pour le morbide, les méditation dans les cimetières, les invocations de démons, des accessoires rituels faits d'ossements humains sont autant d'indices de la présence d’un égrégore noir.



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6 décembre 2008, rencontre Sarkozy-Dalaï-lama

La presse occidentale fait semblant de ne pas comprendre les protestations de Pékin et le report du sommet entre la Chine et l'Union européenne.

La rencontre de l'atlantiste Sarkozy, président de l’Union européenne, et du Dalaï-lama symbolise le parti qui œuvre au contrôle de l’Asie. Les Chinois considèrent que la faction des inconditionnels du Dalaï-lama est responsable des violentes émeutes qui éclatèrent au Tibet au début de l’année 2008. Cette faction est financée par des étasuniens, parmi lesquels on retrouve George Soros. Ce milliardaire, agent de l’empire anglo-américain et du nouvel ordre mondial, est impliqué dans l’agression de la Georgie contre l’Ossétie.

Les Etats-Unis ont provoqué le guerre en Georgie… LIRE LA SUITE


Tuesday, November 25, 2008

Révélations

La morosité se répand, "c’est la faute à la crise économique", se persuade le plus grand nombre. Pour d’autres, nous vivons la fin d’un cycle, une période pré-apocalyptique propice aux bouleversements et à d’étonnantes révélations.

Le terme apocalypse signifie " révélation de la nature véritable des êtres et des choses ". Ce qui était alors caché se dévoile.

"L’apocalypse de Jean, écrit Alain Daniélou, présente une vision analogue à celle des Purâna dont la tradition n’était certainement pas inconnue de son temps puisque c’est seulement en 304 de notre ère que saint Grégoire fit détruire, entre autres, les deux temples hindous construits en Arménie sous le règne d’un monarque Arsacide, en 149 et 127 avant J.-C."

Qui sont les véritables maîtres du monde ? Ce secret, longtemps jalousement gardé, est désormais entrevu par les personnes qui se donnent la peine de sortir des sentiers battus.

Des hiérarchies rétrogrades ont fait main basse sur les principales religions. Le lamaïsme est sous leur contrôle depuis la création de l’institution des dalaï-lamas. Les mystiques errants du plateau tibétain, au mode de vie comparable à celui des sannayasins hindous indépendants et gyrovagues, se soumirent aux hiérarques guélougpas qui les parquèrent dans des monastères. Depuis des siècles, des milliers de moines, assujettis au cléricalisme centralisé et hiérarchisé de la secte des bonnets jaunes, se livrent à une magie collective qui n’a rien en commun avec la voie libératrice du Bouddha.

Les masques tombent durant cette période de grand chambardement cyclique. Ainsi, le célèbre Carlos Castaneda se serait mis à table avant de mourir. Armando Torres, l'héritier spirituel de Castaneda, fait d’intéressantes révélations au sujet des prédateurs occultes dans son livre "Rencontres avec le Nagual", Éditions Alphée.

Torres écrit :

Carlos affirmait que les êtres humains sont les otages d’un groupe d’entités cosmiques qui se dédient à la prédation et que les sorciers appellent "les Flyers".

Il déclara que ce sujet avait été tenu secret par les anciens voyants, mais que suite à un présage, il avait décidé qu’il était temps de le révéler. Ce présage était une photographie que son ami Tony, un chrétien bouddhiste, avait prise. Sur cette photo apparaissait nettement l’image d’un être obscur et menaçant, flottant au-dessus d’une multitude de fidèles réunis sur le site des pyramides de Teotihuacan…

Lorsque j’en eus l’opportunité, je lui demandai de m’en dire un plus à propos des "Flyers", et il me raconta l’un des aspects les plus terrifiants du monde de don Juan : nous sommes prisonniers d’êtres venus des confins de l’Univers, qui nous utilisent comme nous utilisons des poulets.

Carlos expliqua : " La portion de l’Univers qui nous est accessible est le champ opérationnel de deux formes de conscience radicalement différentes.

Celle qui inclut les plantes, les animaux et aussi les êtres humains, est une conscience blanchâtre, jeune et génératrice d’énergie. L’autre est une conscience infiniment plus ancienne et parasite, possédant une quantité énorme de connaissance.

En plus des hommes et des autres êtres qui habitent cette Terre, il y a dans l’Univers une immense gamme d’entités inorganiques. Elles sont présentes parmi nous, et à certains moments sont visibles. Nous les appelons fantômes ou apparitions.

L’une de ces espèces, que les voyants décrivent comme d’énormes silhouettes volantes de couleur noire, arriva un jour de la profondeur du Cosmos et rencontra une oasis de conscience sur notre planète. Elles se sont spécialisées dans la "traite" des êtres humains.

C’est incroyable ! m’exclamai-je.

Je sais, mais c’est la plus pure et la plus terrifiante vérité ! Ne t’es-tu jamais questionné sur les hauts et les bas émotionnels énergétiques des gens ? Ce sont les prédateurs qui viennent périodiquement prélever leur quota de conscience. Ils nous laissent juste ce qu’il faut pour que nous puissions continuer à vivre, et parfois même pas ça.

Que voulez-vous dire ?

Parfois ils prennent trop et la personne tombe gravement malade, et peut même en mourir.

Je n’arrivais pas à croire ce que j’entendais.

Voulez vous dire par là que nous sommes dévorés vivants ?

Carlos sourit.
Bon, ils ne nous "mangent" pas littéralement, ce qu’ils font c’est un transfert vibratoire. La conscience est énergie et ils peuvent s’aligner avec nous. Puisque par nature ils sont perpétuellement affamés et que nous, en revanche, exsudons de la lumière, le résultat de cet alignement peut être décrit comme une prédation énergétique.

Mais, pourquoi font-ils cela ?

Parce que sur le plan cosmique, l’énergie est la devise la plus forte, nous la recherchons tous, et les humains sont une race vitale, riche en aliments. Chaque chose vivante en mange une autre et c’est toujours le plus puissant qui gagne. Qui a dit que l’homme était au sommet de la chaîne alimentaire ? Cette vision ne peut venir que d’un être humain. Pour les êtres inorganiques, nous sommes des proies.

Je commentai qu’il m’était inconcevable d’accepter que des entités, même plus conscientes que nous, parviennent à un tel degré de prédation.

Il répliqua :
Mais qu’est-ce que tu crois que tu fais quand tu manges une laitue ou un beefsteak ? Tu manges de la vie ! Ta sensibilité est hypocrite. Les prédateurs cosmiques ne sont ni plus ni moins cruels que nous. Lorsqu’une race plus forte en consomme une autre, inférieure, elle aide à ce que son énergie évolue. Je t’ai déjà dit que dans l’Univers il n’y avait que la guerre. Les confrontations entre êtres humains ne sont qu’un reflet de ce qui se passe là, dehors. Il est normal qu’une espèce cherche à en consommer une autre. Un guerrier ne se lamente pas à ce sujet, il essaie de survivre.

Et comment nous consomment-ils ?

Au travers de nos émotions, incessamment occasionnées par notre dialogue intérieur. Ils ont dessiné l’environnement social de telle façon que nous sommes en permanence en train de projeter des ondes d’émotions qui sont immédiatement absorbées. Ce qu’ils aiment par-dessus tout, ce sont les attaques de l’ego ; pour eux c’est une bouchée exquise. De telles émotions sont identiques en n’importe quel endroit de l’Univers où ils sont présents et ils ont appris à les métaboliser.
Certains nous consomment pour notre luxure, notre peur ou notre colère ; d’autres préfèrent les sentiments plus délicats, comme l’amour et la tendresse. Mais tous sont intéressés par la même chose. Leur voie d’attaque normale est la tête, le cœur ou le ventre, là où nous emmagasinons la plus grande partie de notre énergie.

S’attaquent-ils aussi aux animaux ?

Ces êtres utilisent tout ce qui est disponible, mais ils préfèrent la conscience organisée. Ils drainent les animaux et les plantes dans la partie de leur attention qui n’est pas trop fixée. Ils attaquent aussi la plupart des êtres inorganiques, sauf que ceux-ci les voient et les esquivent comme nous faisons avec les moustiques. Les seuls qui tombent totalement dans leur piège sont les être humains !

Comment est-il possible que tout cela se passe sans que nous ne nous en rendions compte ?

Parce que nous héritons de cet échange avec ces êtres comme s’il s’agissait d’une condition génétique, et cela nous semble naturel. Lorsque quelqu’un naît, la mère l’offre en nourriture sans même s’en rendre compte, car son esprit est lui aussi contrôlé. Baptiser l’enfant, c’est comme signer un contrat. Dès ce moment, la mère s’efforce de lui inculquer des modes de conduite acceptables ; elle l’apprivoise, réduit son côté guerrier et le convertit en une brebis docile.
Lorsqu’un enfant a suffisamment d’énergie pour rejeter cette imposition, mais pas assez pour entrer sur le chemin du guerrier, il devient un rebelle ou un délinquant. L’avantage des "Flyers" provient de la différence entre nos niveaux de conscience. Ce sont des entités très vastes et puissantes ; l’idée que nous avons d’eux est équivalente à celle qu’une fourmi peut avoir d’un être humain.
Cependant leur présence est douloureuse et peut se mesurer de différentes manières. Par exemple, lorsque nous faisons face à des attaques de rationalité ou de méfiance, ou quand nous sommes tentés de violer nos propres décisions. Les fous peuvent les détecter très facilement, trop facilement dirais-je, parce qu’ils sentent physiquement comment ces êtres se posent sur leurs épaules, générant des paranoïas. Le suicide est le sceau des "Flyers", car leur esprit est potentiellement homicide.

Vous avez dit qu’il s’agissait d’un échange, mais que gagnons-nous d’un tel pillage ?

En échange de notre énergie, les "Flyers" nous ont donné notre mental, nos attachements et notre ego. Pour eux, nous ne sommes pas des esclaves mais une espèce d’ouvriers salariés. Ils accordèrent ces privilèges à une race primitive et lui donnèrent la faculté de penser, laquelle nous fit évoluer. En fait ils nous ont civilisés. Sans cela, nous serions encore cachés dans des grottes ou en train de faire des nids au sommet des arbres.
Les "Flyers" nous contrôlent au travers de nos traditions et de nos coutumes. Ils sont les maîtres de la religion, les créateurs de l’Histoire. Nous écoutons leur voix à la radio et nous lisons leurs idées dans les journaux. Ils dirigent tous nos moyens d’information et nos systèmes de croyance. Leur stratégie est magnifique. Par exemple, il exista un jour un honnête homme qui parla d’amour et de liberté ; ils le transformèrent en auto-compassion et en servilité. Ils le font avec tout le monde, même avec les Naguals. C’est pour cette raison que le travail d’un sorcier est solitaire.
Durant des millénaires, les "Flyers" ont concocté des plans pour nous collectiviser. Il y eut une époque où ils furent tellement effrontés qu’ils étaient même vus en public, et les gens en firent des représentations de pierre. Ces temps étaient obscurs, ils pullulaient partout. Mais à présent leur stratégie est devenue tellement subtile que nous ne savons même plus qu’ils existent.
Dans le passé, ils nous tenaient par notre crédulité, aujourd’hui ils y parviennent par le matérialisme. Ils sont responsables de l’ambition de l’homme moderne à ne plus penser par lui-même. Observe juste combien de temps une personne pourra tolérer le silence !

Pourquoi ont-ils changé leur stratégie ?

Parce qu’en ce moment, ils sont en train de courir un grand risque. L’humanité est en contact constamment et rapidement, et l’information peut atteindre tout le monde.
Ou ils nous remplissent la tête et nous bombardent jour et nuit de tous types de suggestions, ou certains commenceront à réaliser ce qui se passe et avertiront les autres.

Que se passerait-il si nous parvenions à repousser ces entités ?

Nous récupérerions en une semaine toute notre vitalité et nous serions à nouveau brillants ! Mais, en tant qu’êtres humains ordinaires, nous ne pouvons envisager cette possibilité parce qu’elle impliquerait que nous allions contre tout ce qui est socialement acceptable…

Saturday, November 22, 2008

Le plus grand événement spirituel de tous les temps selon le Maître Tibétain

Le spiritualisme moderne a été en grande partie inspiré par un théosophisme falsificateur des doctrines traditionnelles orientales et Alice Bailey.

Auteur prolixe, Alice Bailey transmettait l’enseignement d’une entité, le Maître Tibétain Djwhal Khul. Ce maître, représentant d’une mystérieuse loge située au Tibet, se réjouit après le bombardement atomique du Japon. Dans "Extériorisation de la Hiérarchie", éditions Lucis Trust, le Maître Tibétain fait l’apologie de la bombe atomique considérée comme une arme divine :

"Aujourd’hui, je souhaite vous entretenir du plus grand événement spirituel qui se soit produit depuis l’apparition du règne humain, le quatrième règne.
Je veux parler de la libération de l’énergie atomique, telle qu’elle est relatée, cette semaine, dans les journaux du 6 août 1945, et ayant trait au bombardement du Japon.

Il y a quelques années, je vous avais dit qu’une ERE NOUVELLE, serait introduite par les savants et que l’instauration du royaume de Dieu sur terre serait précédée par la réussite de recherches scientifiques. Ce premier pas a été accompli par la libération de l’énergie atomique, et ma prophétie a été justifiée en cette année très importante, l’An de Grâce 1945.

L’attention de l’homme est généralement braquée sur les aspects externes de la vie. Néanmoins, toutes les découvertes, telles que celles qui impliquent la révélation de la radioactivité, ou celle qui fut annoncée cette semaine, et qui fait époque concernant les premiers pas de la domestication de l’énergie cosmique, sont toujours le résultat d’une pression interne, émanant de Forces ou Vies se trouvant dans les sphères supérieures. Ces pressions elles-mêmes fonctionnent selon les lois de l’Esprit et non seulement selon ce que l’on appelle les lois naturelles ; elles sont le résultat du travail d’impulsion de certaines grandes Vies, en rapport avec le troisième aspect de la divinité, l’aspect intelligence active, et s’attachant à l’aspect substance ou matière de la manifestation. La motivation de telles activités est issue de Shamballa.

Il y eut un afflux clairement dirigé d’énergie extra-terrestre libérée par les Seigneurs de Libération qui avaient été invoqués avec succès : l’impact de cette énergie sur la substance atomique, base de recherche des savants, y apporta des modifications, ce qui leur permit de réussir. Un effort concerté fut entrepris par un certain nombre de disciples travaillant dans les ashrams de cinquième et septième rayons, ce qui leur permit d’impressionner le mental de disciples moins avancés, du domaine scientifique, et de les aider à surmonter les difficultés infranchissables qu’ils rencontraient.

La libération de l’énergie de l’atome en est encore à un stade extrêmement embryonnaire : l’humanité ne sait guère l’étendue ou la nature des énergies qui ont été tirées de l’atome et libérées. Il y a beaucoup de types d’atomes constituant "la substance du monde" chacun peut libérer son propre type de force : c’est l’un des secrets que l’âge nouveau révélera. Toutefois un bon et solide début a été fait.

Je voudrais attirer votre attention sur les mots "libération de l’énergie". C’est cette libération qui est la note-clé de l’ère nouvelle, de même qu’elle a toujours été la note-clé de l’aspirant orienté spirituellement. Cette libération a commencé par libérer un aspect de la matière ainsi que certaines forces de l’âme au sein de l’atome. Pour la matière cela a été une grande et puissante initiation analogue à celles qui libèrent l’âme des hommes. Dans ce processus d’initiation planétaire, l’humanité a fait descendre son travail de sauveur du monde dans le monde de la substance, et a affecté les unités primordiales de vie dont sont faites toutes les formes.

Vous comprendrez maintenant le sens des mot employés par tant d’entre vous dans la seconde des Grandes Invocations : "Pour la force salvatrice, l’heure de servir est arrivée". Cette force salvatrice est l’énergie que la science a libérée, tout d’abord pour la destruction de ceux qui continuent (s’ils le font) à défier les Forces de Lumière travaillant par la voie des Nations Unies.

Puis, à mesure que le temps passera, cette énergie libérée introduira la nouvelle civilisation, le monde nouveau et meilleur et des conditions plus délicates et plus spirituelles. Les rêves les plus élevés de ceux qui aiment leurs semblables peuvent devenir des possibilités pratiques, par le juste emploi de cette énergie libérée, si les vraies valeurs sont enseignées, mises en lumière et appliquées à la vie quotidienne. Cette "force salvatrice" vient d’être mise à la disposition de la science, et la prophétie que j’ai faite antérieurement est justifiée."




"Cela a été, dit le Maître Tibétain à propos de l’explosion nucléaire, une grande et puissante initiation analogue à celles qui libèrent l’âme des hommes ".

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Contemplating Mind by Han Shan Te Ch'ing (1546-1623)

Thursday, November 20, 2008

Les hordes de Koka et Vikoka

Le Dalaï-lama combat les adeptes de Shougden. Ce mouvement ne cache pas son rapprochement avec la Chine alors que le Dalaï-lama aimerait que l’on oublie ses relations avec la CIA. L’acharnement du prix Nobel de la paix contre les sectateurs de Shougden permet d’entrevoir l’autre visage du spiritualisme contemporain.

L’engouement des occidentaux pour les pratiques lamaïstes est probablement le fruit d’une opération de manipulation de grande envergure orchestrée par de mystérieuses officines. Des influences subtiles, particulièrement délétères, participent à cette opération et jouent un rôle dans la corruption de la véritable spiritualité. Ces forces sont presque toujours occultées par les hiérarques religieux actuels, or elles représentent un obstacle majeur pour les candidats à la libération.

Le Guéshé Kelsang Gyatso, fondateur de la Nouvelle Tradition Kadampa et adepte du culte de Shougden, est l’un des rares lamas qui n’hésitent pas à révéler l’existence d’influences extrêmement négatives. Une telle divulgation se heurte au bouddhisme frelaté en vogue. Ce bouddhisme, intégré à la mouvance du Nouvel Age, préconise un art du bonheur futile. Des imbéciles heureux se laissent tromper par les faux maîtres du spiritualisme moderne et aspirent à se fondre benoîtement dans une conscience cosmique floue, c’est en réalité une dissolution sans retour. D’imprudentes méditations et les tromperies de gourous peuvent aboutir à une désintégration totale de l’être conscient.

Des forces subtiles négatives s’infiltrent dans notre monde par les fissures de la "Grande Muraille" qui nous protégeait contre les forces maléfiques du domaine subtil inférieur. Ces sont les hordes des démons koka et Vikoka selon le " Kalki Purana ", un texte de l’hindouisme.

" Dans la tradition islamique, écrit le sheikh Abdel Wahid Yahia (alias René Guénon), ces " fissures " sont celles par lesquelles pénétreront, aux approches de la fin du cycle, les hordes dévastatrices de Gog et Magog, qui font d’ailleurs des efforts incessants pour envahir notre monde […] "

La société de consommation et son spiritualisme de bazar sont noyautés par les influences subtiles inférieures. La plupart des responsables religieux et politiques sont des auxiliaires conscients de ces forces. " Quant aux autres auxiliaires, précise René Guénon en 1945, c’est à dire tous ceux qui agissent de bonne foi et qui, ignorant la véritable nature de ces forces, ne jouent en somme qu’un simple rôle de dupes, ce qui ne les empêche pas d’être souvent d’autant plus actifs qu’ils sont plus sincères et plus aveuglés, ils sont déjà presque innombrables et peuvent se ranger en de multiples catégories, depuis les naïfs adhérents des organisations " néo-spiritualistes " de tout genre jusqu’aux philosophes " intuitionnistes ", en passant par les savants " métapsychistes " et les psychologues des plus récentes écoles. " " Le règne de la quantité et les signes des temps " éditions Gallimard, 1945.

Depuis 1945, la situation s’est considérablement aggravée. La récente crise financière permet à Attali et à ses pairs d’œuvrer à l’avènement d’un gouvernement mondial. Il s’agira d’une redoutable parodie de l’autorité spirituelle et du pouvoir temporel



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Tibet connection





Le mythe du Tibet et de ses sages est une nouvelle fois terni. Un documentaire, intitulé "Trois crimes contre la planète", montre le combat de la Wildife Protection Society of India pour sauver les tigres des trafiquants de peaux.

L’enquête met en évidence le plaisir de parader en vêtements de peaux de tigre ou de léopard des Tibétains. Les enquêteurs de la Wildlife Protection Society of India se rendent au Tibet et découvrent l'ampleur du business illégal. Une peau de tigre se vend 10 000 euros. Ils voient une tente de cérémonie constituée de 108 peaux de tigre, soit un million quatre vingt mille euros payés aux trafiquants pour cette tente. Les Indiens sont indignés, l’animal emblématique de l’Inde, est menacé d’extinction à cause de la vanité de notables tibétains. Devant le scandale, le Dalaï-lama est obligé d’intervenir et de stigmatiser la coquetterie des "sages" du pays des neiges.

La Wildlife Protection Society of India et les Tibétains, vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=ag3NkD5O-uo

Thursday, October 16, 2008

Samouraï farmer

La crise financière nous renvoie au réalisme pessimiste du Bouddha : "Tout est souffrance et son origine est l’avidité".

Michael Moore, il a lui aussi la nature de Bouddha, dit tout de go son sentiment sur l’avidité de l’élite :


"Permettez-moi d’aller droit au but. Le plus grand holp-up de l’histoire de ce pays se déroule au moment même ou vous lisez ces lignes. Aucune arme à feu n’est utilisée, mais 300 millions de personnes ont été prises en otages. Ne nous méprenons pas : Après avoir dérobé 500 000 milliards de dollars qui ont été empochés depuis 5 ans par leurs soutiens les profiteurs de guerre, après avoir garni de plus d’une centaine de milliards de dollars les poches de leurs amis les pétroliers depuis deux ans, Bush et ses potes - qui doivent bientôt quitter la Maison Blanche - sont en train de piller le Trésor américain de chaque dollar qu’ils peuvent récupérer. Ils prennent dans le coffre autant qu’ils pourront en emporter en se dirigeant vers la sortie. " LIRE LA SUITE

Le temps des gangsters en col blanc, l’ère de la corruption, l’âge de la dégénérescence globale offre la possibilité de mettre un terme à nos illusions samsariques.

Le samsara est soumis à des cycles. Le cycle actuel, le plus sombre de l’histoire de l’humanité, est paradoxalement une aubaine pour les véritables spiritualistes qui aspirent à la Libération, parce que les illusions ont maintenant moins d’emprise sur eux. Durant d’autres périodes, le samsara et ses belles chimères exerçaient sur l’esprit humain un puissant attrait. De nos jours, ce monde moribond a perdu ses charmes. L’existence quotidienne du salarié moyen est un enfer. C’est un constat brutal mais objectif qui n’ignore pas les valeurs fondamentales de la vie.

Beaucoup de personnes, que la tradition orientale appelle les "pashus", les moutons (animaux), sont conditionnées par le système et ne possèdent ni le discernement ni la force nécessaire pour s’émanciper. En général, ces malheureux gobent les mensonges de leurs maîtres, les imposteurs qui contrôlent l’économie, la politique et la religion. Ils croient naïvement que ces prédateurs accrochés au pouvoir temporel et pseudo-spirituel vont créer un monde meilleur, un paradis terrestre et promouvoir un art du bonheur planétaire. Quel bobard !

Heureusement, quelques irréductibles ne sont pas dupes. Ils se mettent en retrait du monde en vivant chichement d’une modeste activité manuelle et d’un lopin de terre. Le nouvel ordre mondial aura du mal à débusquer les "samouraïs farmers" protégés par une force vivifiante (leur katana) qui vient du cœur du cosmos. Le règne des prédateurs ne sera pas éternel.

Se libérer des illusions demande de stabiliser ses incursions dans l’esprit originel. Pour ce faire, il est plus important d’échapper à la fébrilité et aux stress de la vie moderne que de pratiquer une méthode artificielle et répétitive de méditation.

Repères chronologiques selon la tradition shivaïte :
Depuis 3102 avant J.-C., l’humanité traverse une longue période sombre, le Kali Yugä. Le milieu de cette période, nommée aussi "âge des conflits", se situe en 582 avant J.-C. Le début du crépuscule du Kali Yüga aurait commencé en 1939 de notre ère, au mois de mai. C’est durant ce crépuscule qui va de 1939 à 2442 que prendra fin la grande ère de l’humanité actuelle, le Manvatarä d’environ soixante mille ans.
Source : "Le Destin du Monde d’après la tradition shivaïte", Alain Daniélou.


Archontes & maras Dévapoutra
Les religions établies persécutent souvent les authentiques écoles spirituelles… LIRE LA SUITE



Monday, October 06, 2008

Attention aux lamas survoltés !

Dans les banlieues, des filles attendaient le concert de NTK. Elles furent déçues d’apprendre qu’il ne s’agissait pas d’un groupe de rap au nom poétique de "Nique Ton Keum" (mec).

NTK signifie "Nouvelle Tradition Kadampa", dans cette congrégation bouddhiste on n’est pas prélat de père en fils comme le veut la coutume des "bonnets rouges". La reproduction est interdite dans l’école tibétaine des "bonnets jaunes", les "guélougpas", dont le nom signifie "vertueux".

Le fondateur de la Nouvelle Tradition Kadampa, Kelsang Gyatso, est un lama tibétain qui, paraît-il, apprécie l’austérité. Il se contenterait d’un modeste salaire, inférieur au montant du RMI, et reverserait l’intégralité de ses droits d’auteur à sa congrégation. Il vivrait dans une simple pièce contrairement à ces grands lamas qui ne résistent pas au luxe d’un palais, comme cet acolyte du gourou Sogyal qui a fait construire un faux temple privé et vrai palace à Bir, en Inde. Malgré toutes les vertus attribuées à Kelsang Gyatso, le lama a beaucoup de détracteurs parmi les bouddhistes, ces prétendus champions de la tolérance.

A vrai dire l’intolérance s’est transformée en violent ostracisme au cours des années. L’école guélougpa, dirigée par le Dalaï-lama numéro 14, s’efforce d’exclure de la communauté tibétaine les faux frères de Nouvelle Tradition Kadampa. Les guélougpas dissidents sont accusés de vénérer non pas un bouddha mais un vulgaire protecteur mondain. Leur déité Dorje Shougden ne serait qu’un dharmapala de deuxième catégorie, un démon subjugué par les grands mages tantriques comme Padmasambhava.

En 1996, le couperet tombe, le culte de Shougden est définitivement mis à l’index par le "pape du lamaïsme". L’onde de choc ébranle la communauté tibétaine. Des manifestations de protestation tournent à l’affrontement. Des lamas sont agressés physiquement, d’autres sont expulsés des monastères. Des fanatiques ne reculent pas devant le meurtre.

Derrière le violent antagonisme qui divise les guélougpas il y a d’autres enjeux :
Le Dalaï-lama et des prélats de la diaspora tibétaine ont des accointances avec les âmes damnées de la Central Intelligence Agency. L’Asie centrale et le Tibet sont les pièces maîtresses de la domination de l’empire anglo-américain dans cette partie du monde. Il est évident que la raison de la présence des forces de l’empire en Afghanistan n’est ni la condition de la femme musulmane ni Ben Laden. En outre, la balkanisation de la Chine passe par le Tibet et fait partie des plans de la CIA. L’Agence peut compter sur leurs taupes tibétaines et le Dalaï-lama lui-même. Pour contrecarrer cette machination, les Chinois ont-ils fomenté une scission au sein des guélougpas ?

Quoi qu’il en soit, le Dalaï-lama reste inflexible à l’égard des adorateurs de Shougden. La proscription de ce culte est incompréhensible quand on connaît le panthéon, la démonologie et les innombrables bizarreries rituelles du Vajrayana. Un démon ou un bouddha de plus ou de moins ne peut expliquer la hargne du prix Nobel de la paix.
De leur côté, les sectateurs de Shougden se disent victimes d’une impitoyable tyrannie religieuse.

Question posée à un membre de la NTK :
Les détracteurs de votre école dénoncent une manipulation des Chinois. Que pouvez-vous répondre à cette accusation ?

Réponse de David :

La NKT n'a aucune affiliation politique, quelle qu'elle soit. Ceci est clairement indiqué dans les statuts de la NTK (
http://newkadampatruth.org/fr/nouvelletraditionkadampa.php#17).
C'est une accusation facile, qui détourne l'attention du vrai problème que le Dalaï-lama perpétue, mais étant donné la réputation du Dalaï-lama, beaucoup croient ses rumeurs.


Nous avons beaucoup d'actes de vandalisme (lettres anonymes, livres tagués : "SECTE" dans les FNACs...), et j'ai été très surpris et effrayé de toute cette violence dans un milieu censé être bouddhiste.

Quasiment toutes les personnes de la NKT sont des Occidentaux comme moi, qui n'approuvent pas du tout ce que les Chinois font aux Tibétains. Il en est de même pour la Western Shougden Society, qui comprend bon nombre de pratiquants de Shougdèn qui font partie de la NKT, ainsi que des Tibétains persécutés par le Dalaï-lama.

Je peux vous garantir que la Western Shugden Society n'est pas financée par les Chinois (je sais a peu près qui a financé la plus grande partie des déplacements pour les manifestations, et ils n'ont aucun lien avec la Chine.)

J'ai également vu de mes yeux des Tibétains témoigner, les larmes aux yeux, de ce qu'ils ont vécu et vivent encore, à cause du Dalaï-lama et je peux vous garantir qu'ils ne travaillent pas pour les Chinois.

Je ne sais pas quelle ampleur va prendre cette histoire, mais si le Dalaï-lama ne lève pas son interdiction et n'arrête pas les persécutions, c'est tout le bouddhisme qui risque d'être secoué (http://www.westernshugdensociety.org/fr/reports/lettre-ouverte-au-gouvernement-tibetain-en-exil-dharamsala-inde/)

Voici un texte, je ne sais pas qui l'a écrit, mais ce n'est pas quelqu'un de la NKT. Je crois qu'il se rapproche beaucoup de la vérité concernant cette histoire : http://princedesherosmystiques.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/08/19/le-dalai-lama-ne-respecte-pas-les-droits-de-l-homme.html

Et une autre vidéo intéressante datant de cette semaine de la chaîne Aljazeera : http://www.youtube.com/watch?v=KqON2lxArek

Le procès du Dalaï-lama devrait avoir lieu le 9 décembre en Inde, après avoir été reporté deux fois.

Et je crois que le "ponpon" est un texte sur lequel je suis tombé par hasard : http://www.reting.org/openletter.html

Je suis à votre disposition si vous souhaitez d'autres informations.
Amicalement,
David
***

Traités en parias, exclus des monastères, victimes de brimades, des adeptes de Shougden traduisent le Dalaï-lama devant la Haute Cour de Justice de l’Inde. Le chantre de la tolérance et de la compassion est accusé de persécution religieuse.
VOIR LA VIDEO


***

Email de Clara :
Bonjour,
Le bouddhisme de la Nouvelle Tradition Kadampa (NTK) recrute : "devenir résident pour s'initier ou approfondir le bouddhisme". Pour cela, deux possibilités :
- soit avoir un compte bancaire bien garni : hébergement, repas végétariens, livres, statuettes, bibelots, festivals, journées à thèmes, ... payants ;
- soit retrousser vos manches pour travailler au château environ 50 heures par semaine (travaux bâtiment, peinture, ponçage, ménage, ...) : gîte (hébergement dortoir) et couvert offert.
Pour de plus amples renseignements appeler au 02.43.87.70.05
Clara
http://bouddhanar.blogspot.com/2008/07/no-bouddhisme-tmoignage-de-clara.html


Grand véhicule (maha yana) pour lama renonçant à la pauvreté

***

Email de Clara a l'attention de David :


HELLO David,

Travailler au château de Segrais (50 à 60 heures par semaine), aider à tous les festivals et payer sa contribution NORMAL ? Combien gagnez-vous sur un adepte qui travaille ne serait -ce que 30 heures par semaine (si vous deviez payer quelqu'un + les charges sociales) ? Un adepte qui travaille 50 heures par semaine ? Bien sûr en échange hébergement en dortoir et couverts offerts. La tradition s'enrichie sur le dos de ces pauvres individus. Si la tradition cherchait réellement le bonheur de tous les êtres, comme c'est dit dans les enseignements de Bouddha (ainsi que toutes les autres religions d'ailleurs), elle commencerait par respecter ses adeptes : enseignements, festivals, repas, weeks end, gratuits puisqu'ils apportent leur santé et leurs bras ; ensuite pour leur permettre de vivre leur donner une petite gratification "TOUT TRAVAIL MERITE SALAIRE". Puisque ce n'est plus du bénévolat travailler 30 à 60 heures par semaine durant plus d'une année ou plusieurs mois. La tradition cherche le POUVOIR spirituel et économique. Les hôtels en Espagne, en Italie, ... les restaurants, les World Space Café contribuent-ils à la paix dans le monde. N'est-ce pas le POUVOIR ? Qaunt au festival du 31/10/08 au 7/11/08 à Disney Land pour un coût modique ! 295 € pour le festival avec 2 repas végétariens (7 jours) avec une journée libre rajoutez les frais d'hôtel, les transports, les boissons, les frais pour ceux qui ont des enfants, la journée libre ensuite la tradition propose un post-festival de 7 jours au château de Segrais : transport, hôtel, coût du post festival, repas végétariens, ... A combien revient ce festival avec le post-festival ? (800 € ? 1000 € pour une personne ?). Quand on regarde sur internet la tradition propose, dans tous les centres en France, sans cesse des événements pour recueillir le maximum d'argent. TOUJOURS LE POUVOIR.

J'aurai beaucoup de choses encore à dire.

Clara

Friday, October 03, 2008

Julius EVOLA & la «Bête sans Nom»

La situation actuelle rappelle la crise de 1929 et l’ordre mondial articulé autour de trois monstres : l’américanisme, le bolchevisme et le nationalisme.

L’Europe des années 1930 s’enferra dans le nationalisme pour échapper à l’américanisme ploutocratique et au nivelage bolchevique. " Les deux mâchoires d’une tenaille, qui d’Orient et d’occident, se serrent peu à peu autour de notre Europe. " (Evola, "américanisme et bolchevisme ", publié par la revue "Nueva Antologia", Rome, mai 1929.)

" Une antique légende, écrit Julius Evola, qui, bien avant la révolution, circulait déjà parmi les paysans russes, annonçait la venue d’un temps durant lequel aurait régné une "Bête sans Nom" - sans nom, parce qu’elle aurait été composée d’une multitude innombrable. "

Le règne de la "Bête" signifie la suppression de l’individu, la standardisation des modes de vie, la vie de troupeau. En 1991, l’année de la fin de l’empire communiste, les populations ne retrouvèrent pas la dignité originelle de l’humain. Au contraire, elles se laissèrent emporter par l’avilissement collectif que distille l’avidité capitaliste. De même, la crise financière de 2008 marquera une étape décisive dans la dictature de la "Bête" qui poursuit son projet de destruction et de désintégration de l’individu.

Julius Evola avait choisi le monde des guerriers contre celui des marchands. " La révolte peut être légitime, écrit-il en 1967, lorsqu’elle est conduite contre une civilisation au sein de laquelle presque plus rien n’a de justification supérieure, qui est vide et absurde, et qui, mécanisée et standardisée, tend elle-même vers le subpersonnel, dans le monde amorphe de la quantité. Mais lorsqu’il s’agit de "rebelles sans drapeau", lorsque la révolte est, pour ainsi dire, un but à elle-même, tout le reste servant de prétexte, lorsqu’elle est accompagnée de formes de déchaînement, de primitivisme, d’abandon à ce qui est élémentaire en un sens inférieur (sexe, jazz afro-américain, éthylisme, violence gratuite et souvent criminelle, exaltation complaisante du vulgaire et de l’anarchique), alors il n’est pas hasardeux d’établir une certaine connexion entre ces phénomènes et les autres, qui, sur un plan divers, attestent l’action de forces du chaos, affleurant par le bas à travers les fissures toujours plus visibles de l’ordre subsistant. "

Robert de Herte commente le livre de Julius Evola, "Les hommes au milieu des ruines" : "Julius Evola réagit contre une certaine sociologie, qui pose une interprétation "neutre" du phénomène économique. Il rappelle que, dans le passé, "l’homme purement économique, celui pour qui l’économie n’est pas un moyen, mais une fin, au point de constituer son champ d’activité principale, a toujours été considéré, à juste titre, comme d’extraction inférieure : inférieure spirituellement s’entend, plus encore que socialement et politiquement". La tendance actuelle n’est rien d’autre que le triomphe de ce type d’homme, considéré autrefois comme se situant naturellement au bas de l’échelle, parce que faisant prédominer les préoccupations matérielles sur les préoccupations spirituelles. "L’activité tournée vers le profit et la production, de moyen s’est faite fin, a pris l’homme corps et âme et l’a finalement condamné à une course sans répit, à une expansion illimitée de l’agir et du produire".

"Les hommes au milieu des ruines", livre essentiel pour qui veut comprendre la décadence d’aujourd’hui, s’inscrit dans la ligne de pensée inaugurée par René Guénon dans son ouvrage : "La crise du monde moderne".

Tuesday, September 23, 2008

Ahriman

La grande ruse d’Ahriman, c'est de nous faire croire qu'il n'existe pas.

Les racines de la tradition Bön s’enfoncent dans les mystères de l’ancienne Perse. Selon les mythes perpétués par les Bönpo, l’œuvre de Shenrab Miwo (incarnation de la Lumière, Ahura-Mazda) est confrontée aux agressions du démon Khyabpa Lakring (les Ténèbres, Ahriman ou Angra Mainyu).

De nos jours, Le combat entre les puissances ôhrmazdiennes de Lumière et les contre-puissances ahrimaniennes de Ténèbres n’est pas perçu par la majeure partie de l’humanité. Pourtant, des personnes savent que les attaques d’Ahriman (le démon Khyabpa Lakring du Bön) s’intensifient contre les populations. Ces assauts sont souvent imperceptibles à cause des redoutables narcotiques distillés par les industries du faux bonheur (des paradis artificiels du consumérisme aux extases frelatées du spiritualisme moderne en passant par les utopies politiques). Après avoir pris conscience de l’ampleur de l’offensive des forces ahrimaniennes, un petit groupe d’insurgés déclare :

" Nous rejetons la culture débilitante des temps actuels, l’imposture qui a pour nom développement personnel du gnome, les initiations ésotériques, les exercices occultes, la pseudo magie blanche (ou de n’importe quelle couleur), les hypocrites méditations pour instaurer la paix dans l’enfer mondial, les thérapies pour égotiques, les rituels aux divinités rétrogrades, l’astralisme luciférien, le channeling négatif et le néo spiritisme, les farces et attrapes du nouvel âge, les bondieuseries œcuméniques, le cirque des fakirs et des lamas, et toutes les combines du business de la foire spiritualiste.
Nous rejetons la politique, l’identification aux races et aux nations terrestres, les idéologies, la science matérielle et la technologie noire. Nous voulons respirer une autre ère. Nous affirmons notre dissidence par rapport aux états, aux religions et aux organisations terrestres. "
Déclaration de la Base de Jaugy. Ce groupe de dissidents tente de se protéger contre le plan mondial de conditionnement des esprits et la technologie de surveillance de l’humanité.

A notre époque matérialiste, l’influence d’Ahriman atteint son paroxysme. Ahriman a largement inspiré la révolution scientifique moderne depuis le quinzième siècle. Les explications de la vie sont strictement matérielles, physico-chimiques. L’homme et ses sensations sont réduits à des processus biologiques (biologie du cerveau et du comportement). La conquête de l’humanité par Ahriman passe par la science, la technologie et les manipulations génétiques de pointe que Rudolf Steiner appelait l’occultisme eugénique.

Le règne d’Ahriman

Coupé des forces vives de son intériorité et de plus en plus robotisé, l’homo informatique va bientôt découvrir le visage du tyran cosmique. Rudolf Steiner, doté de la lucidité des sages, a dit que l’incarnation d’Ahriman arrivera au début du troisième millénaire (dès le 21ème siècle).

Cette incarnation représentera le triomphe de la spiritualité à rebours des faux prophètes, gourous et lamas, les courtiers de Maitreya et consorts.

René Guénon écrit : " Ce règne de la "contre-tradition" est en effet, très exactement, ce qui est désigné comme le "règne de l’Antéchrist" : celui-ci, quelque idée qu’on s’en fasse d’ailleurs, est en tout cas ce qui concentrera et synthétisera en soi, pour cette œuvre finale, toutes les puissances de la "contre-initiation", qu’on le conçoive comme un individu ou comme une collectivité ; ce peut même, en certain sens être à la fois l’un et l’autre, car il devra y avoir une collectivité qui sera comme l’"extériorisation" de l’organisation "contre-initiatique" elle-même apparaissant enfin au jour, et aussi un personnage qui, placé à la tête de cette collectivité, sera l’expression la plus complète et comme l’"incarnation" même de ce qu’elle représentera, ne serait-ce qu’à titre de "support" de toutes les influences maléfiques que, après les avoir concentrées en lui-même, il devra projeter sur le monde. Ce sera évidemment un "imposteur" (c’est le sens du mot dajjâl par lequel on le désigne habituellement en arabe), puisque son règne ne sera pas autre chose que la "grande parodie" par excellence, l’imitation caricaturale et "satanique" de tout ce qui est vraiment traditionnel et spirituel ; mais pourtant il sera fait de telle sorte, si l’on peut dire, qu’il lui serait véritablement impossible de ne pas jouer ce rôle. Ce ne sera certes plus le "règne de la quantité", qui n’était en somme que l’aboutissement de l’"anti-tradition" ; ce sera au contraire, sous le prétexte d’une fausse "restauration spirituelle", une sorte de réintroduction de la qualité en toutes choses, mais une qualité prise au rebours de sa valeur légitime et normale* ; après l’"égalitarisme" de nos jours, il y aura de nouveau une hiérarchie inversée, c’est-à-dire proprement une "contre-hiérarchie", dont le sommet sera occupé par l’être qui, en réalité, touchera de plus près que tout autre au fond même des "abîmes infernaux". "

*) Note de Guénon: "La monnaie elle-même, ou ce qui en tiendra lieu, aura de nouveau un caractère qualitatif de cette sorte, puisqu’il est dit que "nul ne pourra acheter ou vendre que celui qui aura le caractère ou le nom de la Bête, ou le nombre de son nom (Apocalypse, XIII, 17), ce qui implique un usage effectif, à cet égard, des symboles inversés de la "contre-tradition". "

Ces lignes écrites dans les années 1940 sont étonnantes quand on sait que la micro-puce sous-cutanée possède un numéro de série à 18 chiffres, et ce numéro est divisé en trois groupes de 6 (6 est aussi la valeur numérique de la lettre, "waw", de l’alphabet hébreu. Le nombre de la bête 666 correspond à WWW). La monnaie sera probablement remplacée par la micro-puce (VeriChip). La micro-puce sous-cutanée permettra à la gestapo électronique de nous contrôler par le biais de la toile informatique, le Web, le World Wide Web des ingénieurs du Pentagone.

Les marionnettes politiques de la hiérarchie "contre-initiatique", qui pour l’instant reste dans l’ombre, dénoncent les pratiques de la finance internationale. Un petit président européen réclame à New York des sanctions contre les responsables. Quelle comédie ! La crise financière sera à terme le prétexte de la restauration de prétendues valeurs. Seulement, comme l’a prévu Guénon, ces valeurs seront diaboliquement inversées par la hiérarchie du mal qui ne va pas tarder à apparaître au grand jour.

An online essay also has some provoking details about Ahriman: The Advent of Ahriman : An Essay on the Deep Forces behind the World-Crisis by Robert S. Mason.
http://www.geocities.com/Athens/Sparta/1105/ahriman.htm


La dégradation de la monnaie... LIRE

Sunday, September 21, 2008

Sagesse et encroûtement


Avoir des idées incrustées dans son cerveau, et une haute opinion de ses mœurs singulières ; rompre avec le monde et faire bande à part ; parler haut et critiquer les autres ; en un mot se conduire en pédants ; voilà comme font ceux qui vivent en anachorètes sur les monts et dans les vallées, contempteurs des voies communes, lesquels finissent par mourir de faim, ou noyés dans quelque torrent.

Discourir sur la bonté et l’équité, la loyauté et la fidélité ; pratiquer le respect d’autrui, la simplicité, la modestie ; en un mot, se contraindre en tout ; voilà comme font ceux qui prétendent pacifier le monde et morigéner les hommes, maîtres d’écoles ambulants ou sédentaires.

Exalter leurs mérites, travailler à se faire un nom, ergoter sur les rites et l’étiquette, vouloir tout réglementer, voilà comme font ceux qui fréquentent les cours, politiciens en quête d’un maître à servir, d’une principauté à organiser, d’alliances à monnayer.

Se retirer au bord des eaux ou dans des lieux solitaires, pêcher à la ligne ou ne rien faire, voilà le fait des amants de la nature et de l’oisiveté.

Respirer en mesure, évacuer l’air contenu dans les poumons et le remplacer par de l’air frais, aider sa respiration par des gestes semblables à ceux de l’ours qui grimpe ou de l’oiseau qui vole, voilà comme font ceux qui désirent vivre longtemps, les imitateurs de P’eng-tsou. (Pengzi. Personnage de la mythologie chinoise, symbole de la longévité.)

Tous ceux-là sont des cinglés*. Parlons maintenant des hommes sérieux.

Avoir des aspirations élevées, sans préjugés préconçus ; tendre à la perfection, mais non d’après le schéma bonté-équité ; gouverner sans viser à se faire un nom ; ne pas se retirer du monde ; vivre sans gymnastique respiratoire ; tout avoir, et ne faire cas de rien ; attirer tout le monde, sans rien faire pour cela, voilà la voie du ciel et de la terre, celle que suit le Sage taoïste.

Vide, paix, contentement, impassibilité*, silence, vue globale, non-intervention, voilà la formule du ciel et de la terre, le secret du Principe et de sa vertu. Le sage taoïste est impassible*, simple, désintéressé, aucune tristesse ne se glisse dans son cœur, aucune convoitise ne peut l’émouvoir ; sa conduite est parfaite ; ses esprits vitaux restent intacts. Durant toute sa vie il agit à l’instar du ciel, à sa mort il rentre dans la grande transformation. En repos, il communie au mode yin ; en mouvement, au mode yang, de l’univers. Il ne cause à autrui, ni bonheur ni malheur. Il ne se détermine à agir, que quand il y est contraint, quand il ne peut pas faire autrement. Il rejette toute science, toute tradition, tout précédent. Il imite en tout l’indifférence opportuniste du ciel. Aussi n’a-t-il rien à souffrir, ni du ciel, ni des êtres, ni des hommes, ni des fantômes. Durant la vie il vogue au gré des événements ; à la mort il s’arrête. Il ne pense pas à l’avenir, et ne fait pas de plans. Il luit sans éblouir ; il est fidèle sans s’être engagé. Durant le sommeil, il n’éprouve pas de rêves, durant la veille, il n’est pas mélancolique. Ses esprits vitaux étant toujours dispos, son âme est toujours prête à agir. Vide, paisible, content, simple, il communie à la vertu céleste.

La douleur et la joie sont également des vices, l’affection et le ressentiment sont pareillement des excès ; qui aime ou hait, a perdu son équilibre. Ne connaître ni déplaisir ni plaisir, voilà l’apogée de la vertu ; être toujours le même, sans altération, voilà l’apogée de la paix ; ne tenir à rien, voilà l’apogée du vide ; n’avoir de rapports avec personne, voilà l’apogée de l'impassibilité* ; laisser aller, laisser faire, voilà l’apogée du désintéressement.

La fatigue musculaire incessante use le corps ; la dépense incessante d’énergie, l’épuise. Voyez l’eau. De sa nature, elle est pure et calme. Elle n’est impure ou agitée, que quand on l’a troublée en la violentant. Voilà la parfaite image de la vertu céleste, calme spontanéité. Pureté sans mélange, repos sans altération, sérénité sans action ; mouvement conforme à celui du ciel, inconscient, sans dépense de pensée ni d’effort ; voilà ce qui conserve les esprits vitaux.

Le possesseur d’un excellent sabre de Kan-ue, le conserve soigneusement dans son fourreau, et ne s’en sert qu’aux grandes occasions, de peur de l’user en vain. Chose étrange, la plupart des hommes se donnent moins de peine pour la conservation de leur esprit vital, plus précieux pourtant que la meilleure lame de Kan-ue. Car ce principe de vie s’étend à tout, depuis le ciel en haut jusqu’à la terre en bas, aux transformations de tous les êtres, étant si peu sensible qu’on ne saurait le figurer, confondant son action avec celle du Souverain (ici le Souverain cosmique, l’âme du monde). Intégrité et pureté, voilà ce qui conserve l’âme et l’empêche de s’user. Dans son état d’intégrité et de pureté, elle communie à la règle céleste (synonyme de Souverain, ci-dessus). De là les aphorismes suivants :

Le vulgaire estime la fortune, le lettré la réputation, le savant le but, le Sage l’intégrité de son esprit vital. Le principe de vie, c’est la pureté et l’intégrité qui le conservent. Pureté veut dire absence de tout mélange, intégrité signifie absence de tout déficit. Celui dont l’esprit vital est parfaitement intègre et pur, celui-là est un homme vrai.

Tchouang-tseu

*) Le traducteur, Léon Wieger (1856 - 1933), utilise le vieux terme de philosophie "apathie", indifférence, impassibilité. Ce mot ayant pris le sens de "indolence", il est remplacé par "impassibilité".
"Toqués" est remplacé par "cinglés".



Thomas Merton a écrit au sujet de Tchouang-tseu : " Tchouang-tseu considérait la vie comme un tout – et comme un mystère – que l’on ne pouvait saisir simplement dans une doctrine claire, avec des explications logiques de ce que sont les choses, qui trouve son application dans des coutumes sociales ordonnées et des schémas de conduite. Il tendait à quelque chose de plus, à quelque chose d’inexprimable, mais que l’on pouvait vivre : l’ineffable tao. "

Le Ch’an était imprégné de sagesse taoïste :

" Ni la tradition, ni la doctrine, ni la discipline, ni les œuvres n’ont d’importance. Tout est vain et impermanent, hors la vue intérieure. La Bodhi, la sagesse, est le résultat d’une intuition du cœur : elle a pour condition un état de paix et de repos, nécessaire pour oublier les illusions et les mirages extérieurs. Le seul péché est de ne point vivre dans la quiétude qui permet la concentration de la pensée. Dès que celle-ci peut s’appréhender elle-même, simple et toute pure, le salut est acquis, et, dès lors, n’existent plus ni la vie ni la mort, ni la chaîne sans fin des renaissances. L’illuminé est un Bouddha : pour lui, le temps n’est plus, l’illumination est la permanence même, réelle et subjective à la fois. Aucune méthode n’y conduit ; elle n’est point matière d’enseignement, ou plutôt l’enseignement n’y prépare que de très loin et de manière négative, parce qu’il permet d’écarter les illusions. La sagesse ne se manifeste pas extérieurement ; il ne peut y avoir de communications entre maître et disciple (rien n’est plus vain que le raisonnement) sauf par des interjections dépourvues de sens qui révèlent de concrétisation et de condensation de la pensée. " Marcel Granet.

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On peut se payer la tête du Dalaï-lama au centre Vajra-yogini :

http://www.vajra-yogini.com/visite.ssdl2008.html
(info communiquée par Jacques)