Thursday, March 01, 2007

LES TANTRAS selon le propre frère du Dalaï-lama


Les informations de Bouddhanar sur les dangers des pratiques tantriques et magiques du Vajrayana s’opposent aux intérêts du marketing spirituel. Nous savons que le tantrisme représente un marché appréciable pour des auteurs, éditeurs, organisateurs de séminaires et gourous. De nos jours, on ne compte plus le nombre d’adeptes du redoutable rite du Chöd (Tcheu). En dépit de la loi, les plus fervents Chödpa arrivent à se procurer la trompette traditionnelle fabriquée dans un fémur humain. L’engouement des Occidentaux pour le tantrisme est responsable d’un trafic d’ossements humains en Inde et au Népal. Le petit tambour nommé "damarou" est constitué de deux demi-crânes. La calotte crâniène, enchâssée dans de l'argent, est utilisée comme bol d'offrande. La trompette fabriquée à partir d'un fémur humain se nomme "kangling". Souvent la grosse perle du rosaire tibétain est en os.

Avant ce business, quelques années après sa fuite du Tibet, Thoubten Jigme Norbou, le propre frère du Dalaï-lama, témoigne dans un livre sur son pays, sa culture et ses croyances. Contrairement aux idées admises en Occident, les tibétains ne sont pas tous des adeptes du tantrisme, loin de là.

" Nous sommes nombreux au Tibet à désapprouver les tantras, et ma propre secte Gelugpa en interdit la pratique publique. Mais ce n’est pas que les tantras ne soient pas, à notre idée, une voie sainte et véritablement spirituelle – c’est parce que nous jugeons cette voie trop dangereuse et que, suivant en cela les enseignements du Bouddha, nous nous efforçons de nous intéresser à l’humanité dans son ensemble, et non à la toute petite minorité d’adeptes à laquelle conviennent les tantras. Il est reconnu que l’énergie sexuelle et la stimulation narcotique sont des sources de pouvoir dans le monde physique. L’union sexuelle en particulier est regardée comme le plus grand acte créateur possible en notre monde matériel, et on considère qu’il contient tout le principe de la créativité. A cela, l’école tibétaine lamèd du tantrisme a ajouté le double principe de la conservation et de la destruction. Pour les non-initiés, les rites appropriés s’interprètent comme si les participants devaient non seulement se livrer à l’activité sexuelle, mais aussi à une orgie de sang. "

Thoubten jigme Norbou n’ose pas avouer que des religieux du Vajrayana participent à des rites sexuels avec des jeunes filles. Dans un commentaire du Kalachakra, édité par LIBRARY OF TIBETAN WORKS & ARCHIVES, quasiment l’éditeur officiel des lamas de Dharamsala, le Guéshé Lharampa Ngawang affirme que les moines initiés au Kalachakra peuvent consommer de l’alcool et se livrer aux pratiques du yoga sexuel avec des partenaires nommées "Karma-mudra", en tibétain las.kyi.phyag.rgya.
Cliquer pour voir la page du livre en anglais.

Revenons au livre du frère du Dalaï-lama. Ce témoignage nous éclaire sur des rites de la démonologie tibétaine.
" Parmi ces rites, il y a le rolang, dans lequel un cadavre est provisoirement ranimé pour effectuer un transfert de pouvoir. En fait, le corps est activé par un démon introduit par le rite ; si le pratiquant perd sa maîtrise, le démon est en mesure d’user du corps matériel du cadavre pour détruire le vivant. Il y a une nette différence avec le rite Chöd, dans lequel toute la redoutable imagerie est limitée au monde mental de l’adepte. Même ainsi, pensons-nous, si l’adepte perd un instant la maîtrise, il pourrait effectuer un transfert des créations de son esprit du monde de celui-ci au monde physique. Tels sont les dangers du tantrisme, et c’est pourquoi les enseignements en sont réservés aux disciples les plus capables et les plus fervents. "

Thoubten Jigme Norbou et Colin M. Turnbull, " LE TIBET ".

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