Monday, March 20, 2017

La tradition contemplative de Saint Michel du Var



A Saint Michel du Var, il est possible d'apprendre les techniques psycho-physiques employées par les hésychastes. 

« Il faut se souvenir, écrit Jean-Yves Leloup, que ces exercices ne doivent être utilisés qu’avec la plus grande discrétion car ils peuvent être dangereux si on les accomplit mal. En eux-mêmes ils reposent sur un principe anthropologique sûr et solide : l’unité du composé humain, corps et âme, et sur le fait que, par conséquent, le corps a un rôle positif à jouer dans la prière, mais les auteurs orthodoxes insistent pour que ceux qui pratiquent ces méthodes se placent sous la direction constante d’un père spirituel expérimenté. »

Mieux vaut dire que Dieu n’existe pas que de projeter dans l’infini nos manques et nos fantasmes... […]

« Dostoïevski, dans le même esprit, dira qu’un athée est quelquefois plus proche de Dieu qu’un croyant qui ne fait que répéter les idées et les images qu’on lui a enseignées sur Dieu, et qui se dispense ainsi du vertige qu’on éprouve aux bords des abîmes... quand les « réels apparents » cèdent sous l’analyse du psychiatre ou du physicien et que le monde se révèle plus proche du Rien que du Quelque Chose.

Avoir les pieds sur terre aujourd’hui, c’est savoir qu’on pose les pieds sur un Vide qui n’a que les apparences du solide. La démarche apophatique, dans sa lucidité impitoyable, n’ignore rien de tout cela, et pourtant elle ne conduit nullement à l’absurde ou au nihilisme. Au contraire, son lent travail de déconstruction des idées et des idoles la conduit à l’expérience nue du Réel, à la Divinisation sans illusion de l’homme et du Cosmos, à l’enfance intelligente qui joue — étonnée — avec les éléments spatio-temporels de la « Divine Comédie ». [...]



Une méthode spirituelle et thérapeutique

Le Practikè d’Evagre est un traité de thérapeutique du IVe siècle « dont le but est de permettre à l’homme de connaître sa véritable nature « à l’image et à la ressemblance de Dieu », délivré de toutes ses malformations ou déformations pathologiques.

C’est dans ce sens qu’on pourrait traduire le mot apatheia qu’emploient Evagre et la tradition monastique du désert non par « impassibilité », mais par « état non pathologique » de l’être humain, s’il est vrai que la conversion « consiste à revenir de ce qui est contraire à la nature vers ce qui lui est propre » (saint Jean Damascène).

La practikè est une forme de psychanalyse dans le sens propre du terme : analyse des mouvements de l’âme et du corps, des pulsions, des passions, des pensées qui agitent l’être humain et qui sont à la base de comportements plus ou moins aberrants. Ainsi, l’élément essentiel de la practikè au désert va- t- elle consister dans une analyse et une lutte contre ce qu’Evagre appelle les « logismoi », qu’il faut traduire littéralement par les « pensées ».

Dans la tradition chrétienne, par la suite, on parlera des démons ou des « diabolos » (littéralement, ce qui « divise » (dia) l’homme en lui-même, ce qui le déchire; c’est également l’étymologie du mot hébreu shatan, l’ « obstacle » : ce qui s’oppose à l’unité de l’homme, à l’union avec les autres, à l’union avec Dieu. Il s’agit toujours de la même idée de discerner dans l’homme ce qui fait obstacle à la réalisation de son être véritable, ce qui empêche l’épanouissement de la vie de l’Esprit (du pneuma) dans son être, sa pensée et son agir.

Evagre distingue huit « logismoi » à la racine de nos comportements qui sont huit symptômes d’une maladie de l’esprit ou maladie de l’être qui font que l’homme est « vicié », à côté de lui-même, en état d’« amartia » :

1. La gastrimargia (Jean Cassien traduira directement du grec de spiritu gastrimargiae). Il ne s’agit pas seulement de la gourmandise, mais de toutes formes de pathologie orale.

2. La philarguria (Cassien : de spirituphilarguriae) : non seulement l’ « avarice », mais toutes formes de « constipation » de l’être et de pathologie anale.

3. La porneia (Gassien : de spiritu fomicationis) : non seulement fornication, masturbation, mais toutes formes d’obsessions sexuelles, de déviation ou de compensation de la pulsion génitale.

4. Orgè (Cassien : de spiritu irae) : la colère, pathologie de l’irascible.

5. Lupè (Cassien : de spiritu tristiae) : dépression, tristesse, mélancolie.

6. Acedia (Cassien : de spiritu acediaé) : acédie, dépression à tendance suicidaire, désespoir, pulsion de mort.

7. Kenodoxia (Cassien : de spiritu cenodoxiae) : vaine gloire, inflation de l’ego.

8. Uperèphania (Cassien : de spiritu superbia) : orgueil, paranoïa, délire schizophrénique.

Ces huit symptômes auront une longue histoire — de saint Jean Cassien jusqu’à Grégoire le Grand qui, dans les Moralia, supprime l’acédie, mais introduit l’ « inuidia » (l’envie) et déclare la « superbia » « hors jeu » comme reine des vices, ce qui ramène le chiffre à sept ; ainsi les « huit symptômes » deviendront les « sept péchés capitaux » dont la liste fut répandue par la Contre-Réforme. Le moralisme fera peu à peu oublier le caractère médical de leur analyse, car à l’origine il s’agit bien de l’analyse d’une sorte de cancer psycho-spirituel ou de cancer du libre arbitre qui ronge l’âme et le corps humain et qui détruit son intégrité. Il s’agit en effet d’analyser les influences néfastes qui agissent sur la liberté, « désorientent » l’homme et lui font perdre le sens de sa finalité théanthropique. »

Extraits du livre de Jean-Yves Leloup « Écrits sur l'hésychasme ».


Une tradition contemplative

L'hésychasme (du grec hesychia : paix, silence) est la tradition millénaire qui nous enseigne cet « art des arts » que sont la méditation et la prière dans le christianisme, des pères du désert à nos jours. Jean-Yves Leloup, connu comme "père Jean Séraphin " dans l'orthodoxie, nous transmet ce qu'il a lui-même reçu au mont Athos et durant ses séjours dans les ermitages d'Orient et d'Occident.

Les différentes approches de ces écrits, historique, théologique, leur ouverture sur l'anthropologie comparée et l'apport des témoignages contemporains font de ce livre une introduction sérieuse et vivante à l'esprit et à la pratique de l'hésychasme, tradition encore trop mal connue en Occident, source toujours vive du christianisme, trésor du patrimoine spirituel de l'humanité.

Saturday, March 11, 2017

Chiropractie



Des adeptes du zen animent le site massage zen thérapie. Ils vantent les bienfaits d'un traitement qui repose essentiellement sur la manipulation des vertèbres. Cette manipulation se nomme la chiropraxie ou chiropractie, elle prétend remédier à la subluxation.



De la chaude-pisse au cancer, à l'origine de toutes les maladies la subluxation 

« D’après les chiropracteurs, la santé est régulée par la circulation d’une énergie vitale nommée « intelligence innée ». Cette énergie vitale passe dans le cerveau puis circule dans tout l’organisme par l’intermédiaire des nerfs liés à la colonne vertébrale et par la moelle épinière. » (www.massage-zen-therapie.com)


Quand une vertèbre quitte de son emplacement, il y a subluxation faisant obstacle à la circulation de l'énergie vitale dans l’organisme. Pour que le malade recouvre la santé, le chiropracteur se livre à des manipulations exercées sur la colonne vertébrale.

Les rayons-X ont démontré que les vertèbres des malades ne sortent pas de leur emplacement. Malgré cela, la plupart des chiropracteurs disent toujours à leurs patients que leur colonne vertébrale est sortie de son alignement et qu’ils vont s’occuper de la remettre en place.

« Les premiers chiropracteurs croyaient que 100% des maladies étaient causées par la subluxation. De nos jours, la plupart des chiropracteurs affirment toujours que les subluxations causent des perturbations du système nerveux, causant maladie et une mauvaise santé. » (http://www.charlatans.info/news/Le-glas-de-la-chiropraxie)




Vous avez les moyens de payer une complémentaire santé AXA, « vous bénéficiez d'un forfait pour les consultations de médecine douce (Ostéopathe, chiropracteur...). » [Contrat Modulango.]

François Fillon est le candidat des assureurs contre la Sécurité sociale.



Friday, March 10, 2017

Quand Deepak Chopra médite



Deepak Chopra, auteur du livre « Les clés spirituelles de la richesse - Vos premiers pas vers la fortune », milite contre l'excès de matérialisme.

Un soir, Chopra méditait dans sa demeure à 2,5 millions de dollars, sa kundalini le fit frissonner. Il éternua et se décolla la rétine du troisième œil.


« Il a expliqué aux journalistes, selon son habituelle façon décousue : « Je perforais l'infini à un niveau atomique, j'allais entrer dans le saut quantique, fusionnant la physique mécanique et le Chi méditatif, lorsque les vibrations devinrent trop fortes, me faisant éternuer de manière extrêmement forte ».

Ses amis et sa famille lui ont conseillé de recevoir un traitement à l'hôpital, mais il dit qu'il allait utiliser la guérison quantique à la place. Big Karma essaye encore de clarifier si une théorie fabriquée peut résoudre une condition médicale fabriquée, mais nous vous tiendrons au courant. »

Source :
 https://fr.sott.net/article/29843-Deepak-Chopra-eternue-il-se-decolle-la-retine-du-troisieme-il



Wednesday, March 08, 2017

Le wahhabisme disséqué : entretien avec Daoud Riffi

Membres de la police religieuse saoudienne, les mutawwain


Les pétrodollars saoudiens auraient-ils réussi à faire du wahhabisme la nouvelle orthodoxie islamique ?

Condamné à ses débuts comme une innovation et une hérésie, souvent confondu avec le salafisme, le wahhabisme saoudien demeure mal connu. Ce qui ne l’empêche pas de susciter la répulsion générale.

Afin d’y voir plus clair, Daoud Riffi, professeur d’histoire et de géographie, chercheur en histoire du monde arabe contemporain, éditeur (éditions Tasnîm) et cofondateur de la librairie militante Lumières d’Orient, revient sur les orig
ines du wahhabisme .

Propos recueillis par Jihâd Gillon


Pouvez-vous évoquer les origines de Abd al-Wahhab et son parcours « intellectuel » ?

Un imam au parcours estudiantin limité

Muhammad Ibn Abd al Wahhab est un imam et prédicateur né en 1703 à ‘Uyayna dans la région du Najd, au cœur de l’Arabie. Le Najd, dépourvu d’intérêt stratégique à l’époque, est alors aux marges de l’Empire ottoman. Il est le fils et le petit-fils de savants ayant fonction de juge pour les oasis de la région. Du fait de son origine familiale il était logique qu’il étudie auprès de oulémas, notamment issus du même milieu hanbalite : comme l’exige la tradition de voyage à des fins de connaissance, il se rend pour cela à La Mecque, Médine et Bassorah, tous proches de son Najd natal. Remarquons d’emblée que son parcours estudiantin est finalement limité. Géographiquement d’abord : il est alors courant pour un tâlib, un étudiant, de parcourir des contrées bien plus grandes – vers Al-Azhar en Égypte, voire la Qarawiyyine marocaine ou encore l’Inde – à la recherche de la science. Qualitativement ensuite : même les hagiographes saoudiens du cheikh wahhabite ne font pas mention de notables ijâzâtes – ces fameuses licences obtenues auprès des maîtres permettant à l’étudiant de transmettre lui-même. Seuls trois savants sont cités par les biographes. Ses environnements géographique et intellectuel furent donc limités à sa région d’origine.

On entend souvent dire que le wahhabisme s’attache à une lecture littérale des textes.

Parler de littéralisme pour cette doctrine est à la fois inexact et périlleux. C’est d’ailleurs un préjugé ayant la vie dure puisque les observateurs européens de l’époque ont déjà l’impression que le wahhabisme est un retour au « mahométisme le plus pur », selon l’expression de l’explorateur William Gifford Palgrave (m. 1888).

Périlleux d’abord : le littéralisme, comme son nom l’indique, implique que l’on s’attache à la lettre même du message. Cela revient à dire que les « non-wahhabites » ne sont pas littéralistes, ne respectant donc pas la lettre du Coran et suivant ainsi leurs interprétations personnelles : c’est exactement le discours que tiennent les wahhabites et on les conforte là dans leurs prétentions à être seuls attachés de manière authentique au message coranique.

La racine du mal : la prétention d'un retour aux sources

Inexact ensuite : le wahhabisme est en réalité une lecture, erronée pour partie et très limitative, d’une certaine variante du hanbalisme. Rappelons que la jurisprudence sunnite est organisée autour de quatre écoles juridiques, dont le hanbalisme. On présente souvent, à tort là aussi, l’école hanbalite comme plus rigoriste que les trois autres – hanafite, malékite, chaféite (renforçant l’idée que le wahhabisme, avatar du hanbalisme, serait un littéralisme). Le savant damascène Ibn Taymiyya (m. 1328), qui a tant fait parler de lui, appartenait à cette école : il sera le modèle d’Ibn Abd al-Wahhab. Ibn Taymiyya a créé la polémique autour de certaines de ses positions, juridiques et théologiques, ce qui lui valut la prison (où il mourra d’ailleurs). Mais malgré ces positions qui attirèrent sur lui les foudres des savants de toutes époques, il resta cependant un savant inscrit dans le cadre de l’islam classique, y compris dans son rapport au soufisme (alors même que ses positions pouvaient être rigides dans ce domaine) : il était d’ailleurs affilié à la confrérie Qadiriyya. Le grand traditionniste (muhaddith) Ibn Hajar al-Asqalani affirme même qu’Ibn Taymiyya, avant sa mort, s’est repenti devant témoin de ses positions, en particulier théologiques.

Toujours est-il qu’Ibn Abd al-Wahhab se rattachera, non à la tradition hanbalite en tant que telle, mais à une certaine lecture qu’il fait d’Ibn Taymiyya, notamment de ses positions problématiques et de sa démarche globale : sa prétention à revenir directement aux Sources islamiques (Coran, Sunna), en dépassant les querelles d’écoles juridiques (d’où l’apparent littéralisme) et en s’opposant ainsi à l’imitation des positions adoptées par celles-ci (al-taqlîd). Ibn Taymiyya sera sa référence, mais le maître damascène était un savant, contrairement à l’« élève » posthume. Le hanbalisme wahhabite est donc doublement limité : c’est un néo-hanbalisme, via un Ibn Taymiyya lui-même revisité. Retour aux sources oblige, Abd al-Wahhab revendiquera également le droit à pratiquer l’ijtihâd (l’interprétation personnelle) dans le domaine juridique, se plaçant ainsi dans la grande tradition des savants majeurs de l’islam, droit que lui dénieront toujours ses opposants.

Cette prétention d’un retour aux sources, au-delà de la vision idéalisée que l’on en a souvent et de son aspect a priori vivifiant, est en réalité la racine du mal et porte en elle les germes de son hétérodoxie. Car ce retour implique nécessairement le rejet des méthodes héritées de la tradition savante des siècles passés, bien qu’Ibn Abd al-Wahhab se soit toujours défendu d’innover, se réclamant ouvertement du hanbalisme. C’est ce rejet de la tradition qui fonde la paradoxale modernité du wahhabisme et portera un coup fatal aux structures socio-intellectuelles du monde musulman, lourd de conséquences aujourd’hui encore.

Sources anti-traditionnelles du wahhabisme 

Le wahhabisme n’est donc pas littéraliste au sens strict – ses partisans interdisent souvent des actes ayant bien un fondement scripturaire – mais il défend une certaine interprétation des Sources qui, pour partie, est anti-traditionnelle, en ce sens qu’elle déroge aux normes fondamentales d’extraction des règles à partir de ces Sources. C’est cette hétérodoxie foncière qui justifiera la violente campagne menée depuis toujours par leurs opposants au sein de la classe des ulémas.


Les savants de l’époque vont s’attacher à réfuter les thèses d’Abd al-Wahhab, qu’ils qualifient d’hérétique.


Oui, à commencer par Sulayman Ibn Abd al-Wahhab, le propre frère du cheikh wahhabite. Cette histoire des réfutations est d’ailleurs encore dans une large mesure à faire, même si Hamadi Redissi, dans son Pacte de Nadjd, en a posé les jalons.

L’opposition savante va essentiellement prendre la forme de fatwa-s et de lettres récapitulant les causes de condamnation de l’agitateur najdite. L’amplitude des réactions – les savants écrivent depuis le Maroc jusqu’en Inde – est liée à une triple cause. D’abord l’agitation wahhabite a lieu en Arabie, à proximité des lieux saints : les pèlerins du monde entier, confrontés aux troubles que le mouvement génère (les wahhabites font notamment le blocus autour de La Mecque et empêchent l’arrivée des pèlerins), annonceront donc la nouvelle dans leurs contrées d’origine. C’est ensuite l’ampleur elle-même des actes commis par les wahhabites qui explique la réaction internationale : destructions de sanctuaires religieux (tombes de saints notamment ; ils vont même tenter de détruire celle du Prophète) ; pillages et massacres ; remise en cause de l’autorité publique (affiliée à l’Empire ottoman) en décidant d’appliquer de facto des sentences (y compris la peine capitale) sans recours aux tribunaux existants, etc.


C’est enfin la stratégie même du prédicateur najdite qui va provoquer les réactions, stratégie qui en dit long sur sa vision du monde musulman et de lui-même. Dans sa prétention à reproduire la geste prophétique, il va envoyer aux chefs religieux des différentes contrées musulmanes des lettres les avertissant de son « message » (à l’instar du Prophète qui avait envoyé des lettres aux dirigeants – non musulmans eux – entourant l’Arabie) et les enjoignant à la conversion. Ce simple acte est une insulte pour les savants puisqu’il place Ibn Abd al-Wahhab dans le sillage du Prophète et eux-mêmes dans celui des souverains non-musulmans de son époque. C’est, en substance, un acte d’excommunication qu’il fait là, ou au minimum une remise en cause de leur orthodoxie.


Les répliques savantes – dont l’intitulé récurrent parle de lui-même : « Réfutation (radd) de l’égaré qui égare… » – tournent généralement autour des mêmes condamnations. Elles accusent Ibn Abd al-Wahhab de bid’a (innovation blâmable), lui reprochent sa pratique injustifiée de l’ijithâd en contradiction flagrante avec les avis juridiques des quatre écoles, son exclusivisme qui impose une doctrine rigide et unique, ses erreurs méthodologiques graves qui conduisent à l’excommunication, son insolence envers le Prophète, son appel injustifié du jihâd et au meurtre de musulmans, etc. À ces condamnations écrites par des savants géographiquement éloignés s’ajoutent le « Radd », la réfutation, du frère d’Ibn Abd al-Wahhab, Sulayman (qui taxe le chef wahhabite d’ignorant et d’incompétent). Relevons enfin celle du savant Ibn Zayni Dahlan (m. 1886), mufti shafiite de la Mecque, auteur entre autres du célèbre « Fitnatu -l wahhabiyya » (« La Sédition wahhabite »). Celui-ci assimile les wahhabites aux kharijites évoqués par le Prophète de l’Islam dans un fameux hadîth (« Ils sont sortis de l’islam plus vite que la flèche ne sort de l’arc »). Les kharijites sont dans l’histoire musulmane le symbole de la sédition hérétique et de la violence aveugle : l’assimilation des wahhabites à ce groupe sera une constante jusqu’aujourd’hui. À cela s’ajoute, dans beaucoup de critiques faites au mouvement, l’évocation de dits prophétiques condamnant le Najd comme le lieu d’où doivent surgir troubles, séditions et faux prophètes.


Sur quoi se fonde cette pratique, particulière au wahhabisme, de l’excommunication, du takfir ?


Cette tendance à l’excommunication (plus ou moins forte selon les tendances internes à ce mouvement) repose sur deux innovations.

La première innovation, dans le domaine théologique, est initiée par Ibn Taymiyya mais Ibn Abd al-Wahhab la reprendra à son actif. Elle consiste en une subdivision du credo musulman – al tawhîd, l’unicité divine – en deux éléments à observer : la proclamation de l’unicité divine en sa qualité de seigneurie (tawhîd al-rububiyya) et en sa qualité de divinité (tawhîd al-ulûhiyya). Concrètement, et pour résumer, il est possible, selon les wahhabites, de reconnaître la souveraineté divine tout en restant polythéiste car on commet un acte qui relève de la divinisation d’une créature : ils visent ici ceux qui recherchent l’intercession des saints. Cette subdivision, condamnée par de grands savants, tel l’azharite Yusuf al-Djiwi (m. 1946), va contribuer à exclure de l’islam toute une partie des musulmans.

Deuxième innovation, liée à la précédente, dans le domaine juridique : la confusion dans le statut des actes. Là aussi le reproche sera fait par les savants du vivant même d’Ibn Abd al-Wahhab : les wahhabites confondent en effet dans leurs jugements ce qui relève de l’orthopraxie – les questions de fiqh – et ce qui relève de l’orthodoxie – le credo. En droit sunnite, le musulman qui pèche ou qui pratique de manière incorrecte un rite pourra être considéré tantôt comme pécheur, tantôt comme innovateur. Aux yeux du wahhabisme par contre il pourra entrer dans la catégorie du renégat, du kâfir. Cette grave erreur – symptôme d’incompétence foncière d’Ibn Abd al-Wahhab pour les oulémas – aura concrètement des conséquences dramatiques dès l’époque, en particulier dans la véritable guerre qu’Ibn Abd al-Wahhab va mener contre le soufisme et les pratiques populaires associées, à tort ou à raison, au soufisme.

Ces pratiques consistent souvent, entre autres, en la visite faite aux tombes de saints défunts dans l’espoir de s’exposer à leur baraka, bénédiction, ou d’obtenir leur intercession (al-tawassul). Si des controverses entre savants ont toujours existé concernant le statut de l’intercession – on trouve des arguments des deux côtés et des grandes autorités pour ou contre – elles vont prendre un nouveau statut avec le wahhabisme. Alors que les savants du passé qui jugeaient ces pratiques répréhensibles les faisaient entrer dans la catégorie du harâm ou du makrouh – l’interdit ou la forte réprobation – pour Ibn Abd al-Wahhab il s’agit de shirk, d’associationnisme, faisant donc sortir la personne ipso facto de l’islam. La recherche d’intercession, de baraka, etc., ne relève alors plus des questions de fiqh, mais désormais de credo. Ajoutons à cela le fait qu’Ibn Abd al-Wahhab s’arroge le droit de juger, d’appliquer des sentences et de proclamer le jihâd – surtout depuis son alliance avec le chef des Saoud, Muhammad Ibn Saoud (m. 1765) – et l’on devinera les conséquences d’une telle idéologie d’excommunication : les wahhabites déclareront licites de tuer les musulmans, renégats selon eux, dans ce qu’ils estiment être un nouveau jihâd. On mesure la terrible actualité de cette histoire, même si les mouvements takfiristes actuels ont donné un aboutissement encore plus extrême à cette idéologie.


La fin de la seconde Guerre mondiale marque pour vous le début d’une seconde phase du wahhabisme, avec l’entrée de l’Arabie saoudite sur la scène internationale.


Oui en effet. Historiquement on peut dire que le wahhabisme a été renforcé par deux alliances : celle entre Ibn Abd al-Wahhab et Muhammad Ibn Saoud d’une part et celle entre Franklin D. Roosevelt et Abd al-Aziz Ibn Saoud d’autre part.

La première alliance, en 1745, avait assuré à la doctrine religieuse un bras armé dont la fonction était d’incarner la force politique et militaire du wahhabisme, ce dernier étant strictement religieux. D’où les deux dynasties structurant jusqu’à aujourd’hui l’Arabie saoudite : les Ahl al-Shaykh, élite religieuse descendante d’Ibn Abd al Wahhab, et celle des Saoud, la monarchie au pouvoir.

L'alliance américano-saoudienne 

La seconde alliance, entre le président américain et le roi saoudien en 1945, aura pour conséquence la pérennisation de ce pouvoir par un double élément. D’abord l’Arabie saoudite sort de la sphère d’influence britannique pour rejoindre celle des États-Unis ; rappelons-nous que les chefs arabes s’étaient alliés à l’Angleterre contre l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale. Avec
l’alliance américano-saoudienne, les Saoud s’assurent la protection de la future première puissance mondiale.

Ensuite, avec la découverte du pétrole, cette alliance va devenir un partenariat économique durable, achevant l’impunité saoudienne à tous les niveaux. Protection politique, puissance économique : l’Arabie saoudite est durablement installée comme un État respectable à part entière. Ce que montrent tout récemment encore les contrats de dix milliards d’euros signés à Riyad par Manuel Valls, si « regardant » pourtant sur la question de l’islam en France…


Les autorités saoudiennes se défendent en arguant que le wahhabisme fait partie de leur tradition. C’est pourtant un mouvement religieux bien peu traditionnel.



Avec le wahhabisme nous sommes dans le cadre de ce que l’on peut appeler « l’invention d’une tradition », pour reprendre une expression de l’historien Eric Hobsbawm. En effet, comme expliqué précédemment1, le wahhabisme, dès son origine, entre en rupture avec une tradition islamique pluriséculaire.

Pour comprendre cela il faut revenir sur ce qui constitue La tradition à l’époque, c’est à dire l’orthodoxie sunnite héritée (ahl al-sunna wa al-jamâ’a). Celle-ci se concentre autour de trois éléments qui englobent l’entièreté de la vie religieuse du croyant : la foi, le droit, la spiritualité.


La « sortie » de la tradition du wahhabisme

Ces trois domaines trouvent leurs sources dans le fameux « hadith Jibril », ainsi nommé car il narre un dialogue entre le Prophète et l’ange Gabriel (Jibrîl en arabe), qui prit apparence humaine pour l’occasion. Parmi les questions posées par l’ange au Prophète on retiendra les « qu’est-ce que al-îmân [la foi], al-islâm (la soumission à Dieu) et al-ihsân [l’excellence] ? ». Ces trois éléments fondamentaux donneront naissance aux trois grands domaines de la connaissance en islam, avec chacun sa méthodologie, ses grandes autorités et son vocabulaire spécifique : la théologie (îmân) avec ses trois écoles ; le droit (islâm) avec ses quatre écoles ; la spiritualité (ihsân) avec ses « écoles » que sont les confréries soufies. La « sortie » de la tradition opérée par le wahhabisme aura lieu dans ces trois domaines fondamentaux : par leur critique des interprétations du dogme faites par les écoles théologiques (les wahhabites auront une tendance marquée à l’anthropomorphisme) ; par leur relativisation, voire leur condamnation, des écoles juridiques (madhab-s) ; par leur détestation de toutes les confréries soufies.

La propagande mondiale 

Une fois l’Arabie conquise, en 1925, le travail conjugué du pouvoir politique (renforcé par les pétrodollars) et religieux (avec la dynastie des Ahl al-Shaykh) sera de normaliser le wahhabisme et de convaincre qu’il n’est pas une innovation mais bien l’islam des salaf-s, des premières générations de l’islam : le « salafisme ». Pour cela le royaume wahhabite va étendre sa propagande : par le financement de fondations religieuses dans le monde et d’ouvrages dans toutes les langues ; par la diffusion du message auprès des pèlerins (qui reviennent très souvent avec des livrets wahhabites) ; par la création d’universités qui copieront les modèles préexistants, en particulier celui d’al-Azhar en Égypte. Ces universités, au mode de fonctionnement moderne, sont aujourd’hui encore un outil majeur dans la « wahhabisation » du monde musulman.

Car il faut insister là-dessus : il n’y avait aucune tradition de ‘ilm, de connaissance religieuse forte, dans l’Arabie centrale avant Ibn Abd al-Wahhab. Les historiens et biographes arabes du XIXe siècle comme les chercheurs occidentaux actuels s’accordent pour dire qu’il n’y a pas à l’époque de filiation intellectuelle reliant le Najd à la grande tradition hanbalite médiévale de Syrie ou d’Irak. Pour reprendre l’expression du chercheur Nabil Mouline, Ibn Abd al-Wahhab était « l’homme de quelques livres ». Les étudiants najdites d’alors étaient contraints de voyager pour étudier car il n’y avait pas de savants faisant autorité dans leur région. Entendons « savants » au sens d’hommes de sciences transmetteurs de sanad-s, ces chaînes de transmission qui seules accordent une légitimité au savant. Fait notable : jusqu’au début du XXe siècle les biographes officiels du prédicateur najdite ne chercheront pas à éluder cette absence de légitimité scientifique. L’unique bagage intellectuel livresque d’Ibn Abd al Wahhab, le couple « Ibn Taymiyya-Ibn al-Qayyim » (élève du premier), était parfaitement assumé. Il faudra attendre la prise de pouvoir définitive des Saoud en Arabie, en 1925, pour que l’on commence à chercher une légitimité plus ancienne. C’est à ce moment que commence l’invention de la tradition.

Dans Les Clercs de l’Islam, Nabil Mouline montre bien comment s’est élaborée cette orthodoxie wahhabite, par une institutionnalisation artificielle de la secte d’hier. Les oulémas-historiens officiels vont construire de toute pièce un passé intellectuel au Najd, forgeant des sanad-s sans preuve scripturaire. C’est le cas par exemple des travaux du cheikh Abdallah Bassam, contraint de s’appuyer sur des récits populaires évoquant des miracles pour justifier les incohérences historiques de son travail, un comble pour des hommes qui détestent l’évocation de récits surnaturels ! Parallèlement est élaborée une pseudo-histoire : celle d’un monde musulman, en particulier l’Arabie, où les populations seraient retombées dans un paganisme pire que celui de la Jahiliyya, l’anté-islam. Les élites n’auraient été quant à elles que composées de « savants-ignorants », imitateurs des erreurs juridiques passées et de soufis innovateurs. Le salut ne serait donc dû qu’à la doctrine d’Ibn Abd al-Wahhab et à l’épée des Saoud. La tradition est désormais inventée.


Par quels processus ce wahhabisme est-il en train de s’imposer comme l’islam orthodoxe ?


Il y a plusieurs causes à cette « réhabilitation de l’hérésie », selon l’expression de Hamadi Rédissi.

D’une part nous avons vu que, pétrodollars et contrôle des Lieux saints aidant, l’Arabie saoudite avait tous les moyens pour étendre sa propagande : par l’aide financière apportée à l’édition d’ouvrages, la construction de mosquées et de centres islamiques partout dans le monde.

Un second élément sera déterminant dans l’audience sans cesse accrue des idées wahhabites : la destruction des structures socio-culturelles des sociétés musulmanes. Ici le rôle de la colonisation sera central notamment dans les colonies françaises. Pour résumer, on peut dire que la colonisation crée deux ruptures. D’abord, en s’appuyant sur certains acteurs officiels de l’islam institutionnel (oulémas, chef de confréries…), les autorités coloniales vont alimenter les préjugés véhiculés par les intellectuels partisans d’une réforme de l’Islam. Ces préjugés font des savants officiels et des confréries soufies des relais coloniaux et la source d’abrutissement des populations. Les conséquences de la stratégie coloniale seront dramatiques : cela va définitivement discréditer les institutions religieuses traditionnelles, perçues comme collaborationnistes2, ouvrant ainsi la porte à de nouveaux acteurs qui véhiculeront les idées wahhabites. Deuxième rupture : la colonisation achève le processus de pénétration de la modernité en pays de l’Islam – modernité portant en elle les germes de destruction de la tradition.

Modernisation des sociétés et évacuation des anciennes élites traditionnelles laisseront le terrain libre à une figure inédite qui deviendra centrale dans le paysage islamique et dans sa « wahhabisation » : l’intellectuel (muthaqqaf). Ce muthaqqaf est un « touche à tout » : tantôt journaliste, tantôt écrivain, tantôt penseur, tantôt militant politique. Il va progressivement remplacer le savant. Il serait trop long de relever ici l’importance que ces intellectuels vont avoir dans l’introduction du wahhabisme dans la sphère de l’orthodoxie, mais notons simplement que ceux-ci vont jouer un rôle majeur dans les mouvements indépendantistes qui prendront le pouvoir après la colonisation. À l’indépendance c’est leur vision de l’islam qui sera très largement promue : en particulier la relativisation de l’héritage juridique traditionnel et la détestation du soufisme (notamment populaire). Ils participeront à la construction de l’histoire mythologique dont je parlais, où l’islam traditionnel sera présenté comme la source de la déchéance du monde musulman et de son « retard » dans son « développement » face à l’Occident. Le « progrès », en particulier technique, deviendra l’obsession des intellectuels du monde arabe, au moment même où, en Europe, des voix se font entendre pour dénoncer les dérives de la modernité… mais cela est une autre histoire.

Source : http://www.querellesdorient.fr/le-wahhabisme-disseque-entretien-avec-daoud-riffi-22/


Tuesday, March 07, 2017

Sainte Alpais et l'Abhidharma

Photographié devant une statue du Bouddha, Eric Dubay défend la théorie de la Terre plate. 


Sainte Alpais est la sainte patronne des cosmonautes. Les textes qui relatent les expériences mystiques de la sainte impressionnent tous ceux qui les lisent, notamment les spationautes. En effet dans ses extases, Sainte Alpais s'élevait au dessus de la terre qu'elle voyait comme un boule suspendue au milieu d'une mer d'azur (l'ozone)... Elle décrivait l’univers : « qui a la forme circulaire et sphérique ». Et, contrairement aux croyances médiévales, elle affirmait que le soleil est plus grand que la Terre. Elle disait aussi, la Terre est « un globe au milieu des ténèbres » (l'obscurité de l'immensité sidérale)... 

Pour en savoir plus, lire le livre de Jean Larcena, « Sainte Alpais, la lépreuse de Dieu ». 

De leur côté, des lamas tibétains et leurs disciples lobotomisés soutiennent les doctrines de l'Abhidharma et le dogme de la Terre plate.

Eric Dubay défend la théorie de la Terre plate dans son livre « The Flat-Earth Conspiracy ». L'auteur est un provocateur, voire un agent du système, ses thèses conspirationnistes aberrantes ne visent qu'a discréditer la véritable dissidence qui dénonce les mensonges médiatiques et le complot oligarchique.

Des sites diffusent des informations et des enquêtes à contre-courant des tendances dominantes. Quand ces sites révèlent les machinations des réseaux occultes et des oligarchies politico-financières, les chiens de garde du système et les inquisiteurs du Web (Conspiracy Watch, Décodex, etc.) les estampillent de l'infamant terme de « complotistes ». 


Mais tourner en ridicule la dissidence « conspirationniste » est une stratégie beaucoup plus efficace que toutes les excommunications des Torquemada d'Internet. 

Eric Dubay excelle dans son rôle de faux conspirationniste et de vrai pitre.


Pour en savoir plus sur Eric Dubay :





La cosmologie de l'Abhidharma est toujours enseignée par les lamas tibétains :



Au centre de la Terre se trouve le mont Sumeru (qu'on appelle aujourd'hui le mont Kailash), vénéré des hindous, bouddhistes, jaïns et böns. Le mont Sumeru est la montagne mythique considérée comme l'axe du monde.



Friday, February 24, 2017

Faire l'amour avec Dieu

La mystique de DAECH selon Catherine Clément

"Ceux qui vont se faire exploser, il faut bien qu'ils en tirent un plaisir quelconque !" 


L
a philosophe athée Catherine Clément publie "Faire l'amour avec Dieu" chez Albin Michel, elle était l'invitée d'Ali Baddou (France Inter).

« Dans son livre, elle revient sur le rapport physique, quasi sexuel voire totalement sexuel, entre les "mystiques" à travers les âges et leurs dieux. Des personnages "très dissidents, qui n'obéissent pas aux règles, et veulent un rapport direct avec Dieu, entrer en extase, pénétrer Dieu et devenir Dieu". Des traits qu'elle retrouve par exemple chez les djihadistes du groupe État islamique. »


""La prière est un coït avec la Présence divine": cette drôle de phrase, tombée de la bouche d'un rabbin ukrainien au XVIIIe siècle, le Baal Shem Tov, est venue tinter un soir à mes oreilles comme un méchant grelot. Pourquoi ? Qu'est-ce que la sexualité d'une prière peut apporter au XXIe siècle, un siècle qui commence par des tueries suicidaires commises au nom de Dieu ? Et que veut-il, ce Dieu, le coït ou la mort ? Dieu voulant toujours tout, Il veut les deux : qu'on fusionne avec Lui et qu'ensuite on en meure, pour faire partie de Lui. C'est un ogre adorable. Belle idée pour fidèles, exaltante pour dévots. Si tentante, cette idée, qu'elle s'est incarnée sous tous les cieux, sur tous les continents, dans toutes les religions. Celles et ceux qui les portent sont des croyants extrêmes prêts à donner leur vie pour accéder à la fusion divine. Par défi, par orgueil, sous l'effet d'un grand vent dissident hostile à toute autorité sociale, ceux-là et celles-ci vont à la mort par des chemins dérivés que l'on appelle mystiques."

De Catherine de Sienne à Ramakrishna, de Rumi à Thérèse d'Avila, de l'histoire de Majnoun le fou d'amour au Cantique des cantiques, Catherine Clément nous fait découvrir "l'être sexuel de Dieu", et le monde fascinant de ses amants mystiques.

Friday, February 10, 2017

Occultisme et franc-maçonnerie dans les comic books



« Les comics sont généralement bourrés de références maçonniques, explique Jérémy Lehut dans son livre « Le monde occulte des comic books ». Dans le numéro "Batman, Legends of The Dark Knight" publié en 1996, Batman se sert de ses connaissances sur les rites initiatiques maçonniques pour résoudre un meurtre commis dans une loge. Ce comic book est truffé de symbolisme maçonnique, tout comme dans "Batman : Scottish connexion" cité précédemment par Mark Millar. Dans la BD "The Watchmen" le logo maçonnique est omniprésent. Le héros magicien Docteur Strange est un illuminé, le personnage Vandal Savage est également désigné comme faisant partie des Illuminati et de diverses sociétés secrètes.


Les références à la franc-maçonnerie sont courantes, par exemple, tous les héros ont une identité civile et ne veulent en aucun cas que le peuple connaisse leur double vie de super-héros. Ce qui rappelle les francs-maçons qui n'aiment pas faire savoir leur appartenance à la secte et qui tentent de le cacher aux yeux du peuple.

Deux auteurs majeurs de l'industrie des comics parlent librement de leur pratique quotidienne de l'occultisme. L'auteur Alan Moore qui a inventé l'un des comic books les plus populaires, "The Watchmen", est un magicien. Il voue un culte à Glycon. Glycon était vénéré par certaines sectes hérétiques. C'est tout simplement un serpent. »

Les propos de Moore sont clairs, « on retrouve dans ses publications des références new age qui ne sont pas sans rappeler Helena Blavatsky. Il a même rédigé un grimoire magique avec un ami. Pour Alan Moore les enfants doivent être éduqués au travers de l'art, au travers des BD, de la musique mais aussi du cinéma, il estime que son rôle est d'injecter ce qu'il sait dans son travail afin d'éduquer les plus jeunes. Si Alan Moore ne parle pas directement d'Aleister Crowley, Grant Morrison, lui, en fait l'éloge et est un adepte depuis ses 19 ans. C'est lui-même qui en parle librement. Dans un documentaire qui lui est consacré, "Parler avec les dieux", ce dernier et ses amis témoignent de son attachement pour la pratique de l'occultisme. Lorsque Grant Morrison avait 19 ans son oncle lui avait offert un livre d'Aleister Crowley. C'est à partir de cet ouvrage qu'il a pratiqué son premier rituel magique. Dans sa biographie, Grant Morrison raconte que ce livre n'est autre que "Le livre de Thoth". Il reçut en plus de ce livre un jeu de Tarot de Crowley. [...]


Dans les comics de nombreux personnages maîtrisent la magie. C'est une industrie pleine d'occultisme. Par exemple le comic book "Spawn" traite d'un homme qui est tué, son âme termine en enfer et Al Simmons, l'homme qui fut tué, conclut un pacte avec un démon appelé Malebolgia pour revenir sur terre afin de revoir sa femme et se venger. Son âme est donc perdue mais il retourne sur terre sous la forme d'un soldat de l'enfer appelé Spawn. Dans une interview accordée à MTV, Todd McFarlane déclarait qu'il préparait un second film sur son héros et qu'il avait les moyens de le produire. Ce film serait « sa passion de l'Anti-Christ »... […]

Si le personnage de Spawn se rebellera contre l'enfer à aucun moment Dieu n'est présenté comme une solution. Ce qui vient du ciel sera d'ailleurs l'ennemi du Spawn et les personnages seront clairement mis en scène pour être mauvais. Afin de continuer dans l'occultisme et donc dans le culte du démon, la bande dessinée "Lucifer" publiée par DC Comics fait un tel carton qu'elle est même adaptée en série pour la télévision. […]

Dans cette série Dieu est l'ennemi. Dans l'épisode pilote Lucifer déclare qu'il aime plus les hommes que Dieu lui-même. Qu'il leur offre la liberté et ne leur interdit rien. C'est Vertigo qui publie ce comic book, mais l'enseigne appartient à DC Comics. Les univers des personnages de DC comme Batman sont partagés avec ceux de Vertigo, comme Lucifer ou Constantine. La bande dessinée "Lucifer" fut initiée par le juif Neil Gaiman, dont la famille est originaire d'Europe de l'Est. Il s'agit d'une constante dans ces univers malsains que de retrouver ceux qui se disent juifs. Neil Gaiman voulait être auteur pour les comics, c'est Alan Moore qui lui a expliqué comment s'y prendre pour rédiger des comic books. [...]

Les auteurs comme Grant Morrison, Alan Moore mais aussi Neil Gaiman narrent des aventures horrifiques, le retour en force de ces univers est dû à la création de Vertigo. Si certains se demandaient si le Diable existe dans l'univers des super-héros, il semble que c'est bien le cas par le biais de Lucifer. Le comic book Preacher publié par Vertigo est aussi bien étrange. L'histoire raconte comment un prêtre perd la Foi. Un jour il arrive malheur à son église et ses fidèles. Le prêtre se trouve étrangement affublé de pouvoirs magiques après avoir fusionné avec une entité nommée Genesis. Aidé d'un vampire et de son ex-petite amie il part à la recherche de Dieu en sillonnant l'Amérique. Ce comics fut inventé par l'irlandais Garth Ennis, un habitué de l'humour noir et des œuvres blasphématoires. Dans une interview l'auteur déclarait : « Je ne crois pas en Dieu. Et si Il existe, Il est certainement mauvais ».

Le personnage de l'écurie Marvel, Daredevil, est présenté par les fans et la maison d'édition comme super-héros chrétien car il se rend à l'église. Daredevil est avocat le jour sous le nom de Matthew Murdock, et justicier la nuit qui se déguise en démon de couleur rouge. Ce héros est une sorte de Batman pour les éditions Marvel. D'ailleurs, l'auteur Frank Miller s'est occupé des deux franchises et a marqué ces deux personnages de son empreinte.

Rendons-nous compte du sort qui est réservé à Dieu dans les comics. Il est tué, combattu ou blasphémé. A aucun moment Dieu n'est présenté comme une solution dans les comic books, Il est plutôt l'ennemi ou la cause des maux de tous les hommes.

Les trois auteurs qui sont cités dans ce chapitre, (Alan Moore, Grant Morrison et Mark Millar) ont chacun révolutionné les comics en apportant des univers magiques et sataniques. La différence entre DC Comics et Marvel réside dans le fait que DC est représentée par Superman, l'antéchrist. Marvel pourrait être symbolisé comme étant représenté par les adeptes de cet antéchrist, les francs-maçons, des magiciens... C'est Superman qui a lancé une mode des super-héros, il est en quelque sorte le père des personnages en collant. Le comic book est un monde plein de symboles et de références. »



Jérémy Lehut, extraits de son livre « Le monde occulte des comic books ».




Le monde occulte des comic books




« Le monde occulte des comic books », pdf gratuit :

Wednesday, February 08, 2017

Les Judéo-nazis légalisent le vol



Le 6 février 2017, sous l'autorité de Benyamin Nétanyahou, les députés de la Knesset ont légalisé l’expropriation de terres palestiniennes.
 

Le rédacteur en chef de l’Encyclopédie hébraïque, Yeshayahou Leibowitz (1903-1994), n'avait pas hésité à comparer la situation dans les territoires de Cisjordanie à celle de la Tchécoslovaquie après l'invasion nazie. Il utilisait les expressions de « judéo-fascisme » et de « judéo-nazisme » à l'encontre de certains courants politiques israéliens. 

Dans son ouvrage, Israël et judaïsme - Ma part de vérité (1993), il écrit :

« (...) il faut souligner que la barbarisation de la conscience révèle la mentalité générale qui domine notre monde, et nous n’en sommes pas nous-mêmes dépourvus. En témoigne, chez nous, (en Israël) l’absence de réaction du public devant les meurtres d’enfants arabes par des forces armées, régulières et irrégulières, juives. Nous n’avons pas construit, et nous ne construirons pas, de camp d’extermination, mais la mentalité qui rend possible leur édification existe chez nous aussi. Quand la nation (dans le langage nazi, « la race ») et la puissance de l’État sont érigées en valeurs suprêmes, il n’existe plus aucun frein aux actes des hommes. [...] 


L'État d'Israël perd progressivement de sa signification pour ce qui concerne les problèmes existentiels du peuple juif et du judaïsme. Il cesse en fait d'être l'État du peuple juif pour devenir l'appareil de l'oppression juive sur un autre peuple. [...] L'État d'Israël n'est pas du tout un État qui possède une armée mais une armée qui possède un État.

Aujourd'hui, les rapports empreints de respect et d'admiration, voire de sincère sympathie, tels qu'ils existaient vis-à-vis de l'État d'Israël au cours des premières années de son existence ont cessé. Surtout, l'État devient peu à peu étranger à de nombreux juifs, pas vraiment aux pires, du fait que le peuple juif ne retire aucun titre d'honneur de l'existence de cet État. Voyez un peu ce que nous avons fait quand après deux mille ans d'exil nous sommes revenus et avons obtenu l'indépendance nationale !

J'ai reçu, il y a peu de temps, la visite d'un jeune officier, grandi dans le giron de l'éducation kibboutzique humaniste, dont il avait véritablement fait siens et parfaitement assimilé les principes. Il m'a raconté s'être engagé dans l'armée avec tout son cœur, et même avoir suivi des cours d'officier pour servir le peuple de toutes ses forces. Et voilà qu'il s'est retrouvé dans une ville de Cisjordanie avec quelques-uns de ses camarades. Leur tâche était de patrouiller chaque matin dans les rues de Ramallah, les armes américaines les plus perfectionnées à la main. « Nous ressentions véritablement, disait-il, tant l'hostilité avec laquelle les habitants nous regardaient, que leur peur panique. Nous nous demandions: Que faisons-nous ici ? Quel est notre but ? » Jusqu'au jour où se produisit une manifestation, bien entendu illégale, car dans la démocratie israélienne il est interdit aux Palestiniens de manifester. Ce même officier et ses camarades furent chargés de disperser la manifestation. Bien entendu, il fallait éviter de verser le sang, mais les manifestants refusèrent de se disperser. L'un d'entre eux brandit même le drapeau palestinien. On donna alors l'ordre de tirer en l'air et tout le monde s'enfuit. Mais un enfant resta à terre, blessé. Certes, il fut immédiatement transporté à l'hôpital. Mais l'officier eut le cœur brisé. Il se rendit soudain compte que l'éducation qu'il avait reçue, les slogans qu'il avait entendus, tout était mensonge ! Et il venait me demander s'il agirait bien en quittant le pays à la fin de son service. »



Sionisme et occultisme

Selon Henry Makown, « le Sionisme est contrôlé par l’Ordre des Illuminati, qui représente un groupe de familles dynastiques, satanistes, associés avec les Rothschild et l’aristocratie européenne, unis par l’argent, le mariage et la franc-maçonnerie (c’est-à-dire la kabbale.) Ce culte découle de la communauté juive satanique du mouvement Frankiste-Sabbatéen... »

Le culte qui a détourné le monde

Henry Makow

Aussi bizarre et incroyable que cela puisse paraître, l'humanité a été colonisée par un culte satanique appelé les Illuminati. 

Ce culte représente les banquiers maçonniques et juifs qui ont usurpé un monopole sur le crédit du gouvernement, qui leur permet d'exiger des intérêts sur les fonds qu'ils créent a partir de rien. Naturellement, ils veulent protéger ce privilège en le traduisant dans un monopole politique et culturel. Cela prend la forme d'un gouvernement mondial totalitaire dédié à Lucifer, qui représente leur mépris de Dieu. Ainsi, les gens qui contrôlent les cordons de notre bourse conspirent contre nous. Pour nous distraire et nous contrôler, ils ont utilisé un vaste réseau occulte (la franc-maçonnerie) pour infiltrer la plupart des organisations, en particulier le gouvernement, les agences de renseignement, le système éducatif et les médias de masse. 

L’humanité est repensée pour servir les Illuminati. Ils portent atteinte a des institutions comme celle du mariage et de la religion, et promeuvent la dépravation, le dysfonctionnement, la corruption et la division. Ils ont orchestré deux guerres mondiales et en planifient une troisième. 

Henry Makow décrit cette conspiration et montre comment l'histoire humaine se déroule selon les plans des Illuminati.


Les Illuminés

Les Illuminés de Bavière ont-ils disparu au 18ème siècle ? Des sociétés secrètes connaissent des cycles d'activité et de sommeil. Un ordre rose-croix, réactivé en 1915 par Spencer Lewis, a un cercle intérieur constitué d'Illuminati beaucoup plus redoutables que les Illuninati de l'univers de Marvel.



Les membres de la société secrète des Illuminati (de Comics) :

- Iron Man est le chef des Vengeurs qui composent avec les gouvernements ;

- Mr Fantastique est à la tête des super-scientifiques ;

- Flèche Noire représente des créatures inhumaines ;

- le professeur Xavier est l'élu des mutants ;

- Namor dirige un peuple inconnu ;

- le Docteur Strange représente les êtres aux pouvoirs mystiques.



Les comic books diffusent-ils un occultisme délétère ?

Friday, February 03, 2017

Coup d’État au Vatican


Dans une vidéo d’intentions de prière du mois de janvier 2016, « François met sur un pied d’égalité toutes les religions, affirmant que dans n’importe laquelle d'entre elles on peut "trouver Dieu", et que nous n’avons qu’"une seule certitude" en matière religieuse, à savoir, que nous sommes tous "enfants de Dieu", quelle que soit la religion que nous professions. François poursuit ainsi son plan de mise en place d’une religion mondiale, syncrétique et œcuménique, intégrant en son sein toutes les diverses "traditions religieuses", sans distinction de credo, plaçant Notre-Seigneur à côté du Bouddha, affirmant que la foi dans le Christ est facultative pour devenir enfant de Dieu, que le baptême et l’appartenance à l’Eglise sont des questions sans importance en vue du salut éternel, et qu’en matière religieuse il suffit à tout un chacun de croire en l’"amour", sans tenir compte de la révélation divine ni du magistère de l’Eglise », écrit le traditionaliste catholique Christi Miles, qui, par ailleurs, ajoute :

« François incarne à la perfection l’idéologie gnostique, naturaliste et œcuménique de la franc-maçonnerie, dont les idéaux laïques et humanistes constituent la quintessence de la pensée bergoglienne. » [...]

Christi Miles reproche aussi au pape de faire l’éloge du judaïsme talmudique :

« Il convient de faire remarquer que, de même que les autres erreurs professées par François, celle qui porte sur le « judéo-christianisme » prend son origine à Vatican II, d’après lequel le judaïsme talmudique serait un culte légitime, non réprouvé par Dieu, malgré son refus persistant à reconnaître Jésus-Christ comme le Messie d’Israël et le Rédempteur du genre humain. »



WikiLeaks : Clinton, Obama, Soros ont renversé le Pape Benoît XVI lors d’un coup d’État au Vatican

« Un groupe de dirigeants laïcs catholiques ont demandé au Président Trump d’enquêter pour savoir si Soros, Obama et Clinton ont bien organisé un coup d’État au Vatican pour installer le gauchiste radical François.

Selon un groupe de dirigeants catholiques qui citent des preuves de diverses sources, en particulier de courriels ébruités par WikiLeaks, George Soros, Barack Obama et Hillary Clinton ont orchestré un coup d’État au Vatican pour renverser le pape conservateur Benoît XVI et le remplacer par le gauchiste radical François.

Avant de démissionner inopinément dans des circonstances inhabituelles, le Pape Benoît XVI a régné sur l’Église catholique de 2005 à 2013. Devenu le premier pape démissionnaire depuis le Pape Grégoire XII en 1415, Benoît est largement considéré comme le premier à avoir fait cela de sa propre initiative depuis le Pape Célestin V en 1294.

Toujours est-il que le groupe de dirigeants catholiques cite de nouvelles preuves découvertes dans les courriels divulgués par WikiLeaks, pour affirmer que le Pape conservateur Benoît n’a pas vraiment démissionné de sa propre initiative, mais a été poussé hors du Vatican par un coup d’État qualifié de « Printemps catholique » par les dirigeants catholiques.

Se servant de l’appareil diplomatique et du pouvoir politique et financier des USA, par la contrainte, la corruption et le chantage, Soros, Obama et Clinton ont imposé un « changement de régime » dans l’Église catholique romaine, afin de remplacer le Pape conservateur Benoît XVI par le Pape François qui, au grand étonnement des Catholiques du monde, est devenu depuis lors un improbable porte-parole du gauchisme international.

Les dirigeants catholiques ont envoyé une lettre au Président Trump, pour l’exhorter à lancer une enquête officielle sur les activités de George Soros, Barack Obama, Hillary Clinton (et d’autres), qui sont, selon eux, impliqués dans l’orchestration du printemps catholique qui a atteint son but : « changer le régime » au Vatican.

Les dirigeants catholiques citent huit questions précises auxquelles ils ont répondu concernant les événements suspects qui ont conduit le Pape Benoît XVI à la démission, la première abdication pontificale en 700 ans.

« Nous avons des raisons précises de penser que le ‘changement de régime’ au Vatican a été conçu par l’administration Obama, » disent les pétitionnaires, dans leur
 lettre du 20 janvier au président Trump.



« Lors de la troisième année du premier mandat de l’administration Obama, nous avons été alarmés de découvrir que la Secrétaire d’État Hillary Clinton, et d’autres responsables auxquels elle était associée, proposaient une ‘révolution’ catholique pour faire disparaître définitivement ce qui restait de l’Église catholique en Amérique. »

La lettre inclut des liens vers des documents et des informations qui mettent en évidence leurs affirmations. Elle attire d’abord l’attention sur des courriels de la clique mal famée Soros, Clinton et Podesta, qui ont été divulgués l’an dernier par WikiLeaks. Dans ces courriels, Podesta et les autres progressistes parlent de changer le régime de l’Église catholique, qu’ils qualifient de « dictature du Moyen Âge », pour l’éliminer.

À propos des courriels de Podesta concernant cela, voici ce qu’écrivait The New American en octobre dernier :

Dans un courriel de 2011, Podesta, conseiller et confident depuis des lustres de Mme Clinton et principal activiste trié sur le volet du sponsor de la gauche George Soros, a révélé que lui et d’autres activistes travaillent à la révolution d’un « Printemps catholique » dans l’Église catholique. L’allusion aux désastreux coups d’État des printemps arabes – organisés cette même année par l’équipe Obama-Clinton-Soros, qui ont déstabilisé le Moyen-Orient et amené des régimes islamistes radicaux et des groupes terroristes au pouvoir dans la région – est manifeste. Le courriel de Podesta répond à celui d’un autre extrémiste financé par Soros, Sandy Newman, fondateur du « progressiste » Voices for Progress. Newman demande à Podesta des conseils sur le meilleur moyen de « semer des germes de révolution » dans la « dictature du Moyen Âge ».

Dans leur lettre au Président Trump, voici ce qu’écrivent les dirigeants catholiques : « Environ un an après ces échanges par courriel, qui n’ont jamais été destinés à être rendus publics, nous avons constaté que le Pape Benoît XVI a abdiqué dans des circonstances fort inhabituelles, et a été remplacé par un Pape dont la mission consiste apparemment à donner un cachet spirituel au programme idéologique radical de la gauche internationale. Ensuite, le pontificat de François a remis en cause sa propre légitimité en de multiples occasions.

« Au cours de la campagne présidentielle de 2016, nous avons été étonnés de voir le Pape François faire campagne contre les politiques que vous proposiez à propos de la sécurisation de nos frontières, allant même jusqu’à insinuer que vous n’étiez pas chrétien. Nous avons apprécié votre réponse prompte et sans équivoque à cette accusation honteuse.

« Nous restons perplexes devant le comportement de ce pape bourré d’idéologie, dont la mission semble être de porter des programmes laïques de gauche, plutôt que de guider l’Église catholique dans sa mission sacrée, » ont-ils écrit pour exprimer la pensée des millions de catholiques autour du monde, stupéfaits par l’idéologie gauchiste du Pape François. « S’impliquer dans la politique au point qu’il soit considéré leader de la gauche internationale, n’est tout simplement pas un rôle convenable pour un pape.

« Gardant tout cela à l’esprit et souhaitant ce qu’il y a de mieux pour notre pays ainsi que pour les Catholiques du monde entier, en tant que Catholiques loyaux et bien renseignés des USA, nous estimons de notre responsabilité de vous adresser cette pétition afin que vous autorisiez une enquête sur les questions suivantes :

– À quelle fin la National Security Agency a-t-elle surveillé le conclave qui a élu le Pape François ?

– Quelles autres opérations secrètes ont été menées par des agents du gouvernement US à propos de la démission du Pape Benoît XVI ou du conclave qui a élu le Pape François ?

– Des agents du gouvernement US ont-ils eu des contacts avec la ‘Mafia du Cardinal Danneels’ ?

– Les transactions monétaires internationales avec le Vatican ont été suspendues au cours des derniers jours précédant la démission du Pape Benoît XVI. Des organismes gouvernementaux US s’en sont-ils mêlés ?

– Pourquoi les transactions monétaires internationales ont-elles repris le 12 février 2013, le lendemain de la démission de Benoît XVI ? Était-ce pure coïncidence ?

– Quelles mesures, s’il en est, ont été prises réellement par John Podesta, Hillary Clinton et les autres personnes liées à l’administration Obama qui ont participé aux échanges de courriels proposant de fomenter un ‘printemps catholique’ ?

– Quel était le but et la nature de la rencontre secrète au Vatican entre le vice-Président Joseph Biden et le Pape Benoît XVI, autour du 3 juin 2011 ?

– Quels sont les rôles joués par George Soros et les autres financiers internationaux qui résident actuellement sur le territoire des USA ? »

Cette enquête, demandée au Président Trump par les dirigeants catholiques, devrait intéresser le monde au-delà des milieux catholiques. La capacité de George Soros à coopter des personnalités politiques de premier plan pour favoriser ses plans radicaux visant les États-nations, est bien connue ; mais sa capacité à forcer le « changement de régime » dans l’Église catholique, une institution jusqu’alors impénétrable de l’extérieur, soulève de sérieuses questions quant à son potentiel de semeur de chaos planétaire. Il faudrait que l’enquête – et le châtiment – commencent tout de suite.



Your News WireBaxter Dmitry

Traduction Petrus Lombard



En savoir plus sur http://reseauinternational.net/coup-detat-au-vatican/#wldmrIPhdoqk4IJy.99