Thursday, February 22, 2018

Sogyal Rinpoché après sa disgrâce...

... et les dérives sectaires du Bouddhisme

Conférence de Marion Dapsance




Le bouddhisme a aussi ses dérives sectaires, 

 Sogyal Rinpoché, etc.


Marion Dapsance est anthropologue et auteure de "Les dévots du bouddhisme" (Ed. Max Milo 2016) et de "Qu'ont-ils fait du bouddhisme".  

Conférence donnée Le 7 octobre 2017 lors du colloque national du GEMPPI , Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu. (www.gemppi.org)


Les Tibétains ne sont pas les seuls à gober le baratin des lamas.

Sogyal n'est qu'un figurant, un bouffon psychopathe, qui a profité (avec l'aide de Patrick Gaffney et Andrew Harveys, les véritables auteurs de son best-seller "Le Livre tibétain de la vie et de la mort") de la crétinisation des masses orchestrée par l'oligarchie qui contrôle les médias (TV, radio, cinéma, presse et bientôt la totalité du WEB...)


La propagande hollywoodienne a fabriqué un bouddhisme tibétain imaginaire


Le B'naï B'rith à Hollywood

A Hollywood au début du 20e siècle, « le B'naï B'rith créa rapidement, à l'image des organisations maçonniques, sa propre Fraternelle du cinéma, qui regroupa tous les Frères dans cette profession, des acteurs aux cinéastes, des producteurs aux distributeurs, des scénaristes aux techniciens. La fine fleur du cinéma s'y retrouva, avec des hommes aussi puissants qu'Alfred W. Schwalberg, président de Paramount Pictures, Barney Balaban, président de la firme Paramount, ou Harry Goldberg, de la Warner Brothers.

Dans les années 1925-1935, cette Fraternelle était déjà si puissante que Will Hays, surnommé « Le Tsar du cinéma », invita le président du B'naï B'rith, Alfred M. Cohen, juriste, élu sénateur en 1896, à la tête du B'naï B'rith de 1925 à 1938), aux studios de production de New York afin de lui demander de devenir son conseiller en filmographie, de manière à surveiller tous les scénarios en rapport plus ou moins direct avec le judaïsme.

La Loge fut enregistrée auprès du B'naï B'rith le 16 novembre 1939 sous le numéro distinctif 1 366. Elle comprenait alors environ cent cinquante Frères fondateurs. Sous l'influence de Schwalberg, qui en fut le premier président, la Loge compta dans les années quarante plus de 1 600 Frères (acteurs, réalisateurs, producteurs, scénaristes, etc.) qui exercèrent une influence certaine sur nombre des films de cette époque, en particulier durant la Seconde Guerre mondiale. Dans les années soixante, la Loge perdit de son importance, en raison surtout du fait qu'elle demeurait réservée aux hommes. En 1974, son nouveau président, Herbert Morgan, la transforma en Loge mixte, la Cinéma Unit 6 000. Elle retrouva alors une nouvelle vigueur. En 1977, ce chapitre fusionna avec la Loge Radio-Télévision, pour devenir l'actuelle Cinema-Radio-TV Unit 6 000, qui regroupe tous les membres du B'naï B'rith influents dans les médias, les spectacles et le cinéma (y compris les critiques de cinéma), afin de leur permettre de mieux coordonner leurs projets. »

Emmanuel Ratier, « Mystères et secrets du B'naï B'rith ».

(Il est encore possible de trouver sur Internet le PDF gratuit du livre.)

Le serment sur Le Monde est une illustration du livre "Mystères et secrets du B'naï B'rith".

Souvenez-vous, le 1er février 2017, Le Monde lançait le Décodex, un outil qui augure du contrôle d'Internet par l'oligarchie. 11 mois
 plus tard, le 3 janvier 2018, Emmanuel Macron, golem de l'oligarchie, a annoncé une loi pour renforcer le contrôle d'Internet.


Wednesday, February 21, 2018

Sogyal & Matthieu



Comme larrons en foire 




Dans son livre, « Qu'ont-ils fait du bouddhisme », Marion Dapsance critique le rôle parfois ambigu de personnalités médiatiques comme Sogyal Rinpoché et Matthieu Ricard. 


Dans le sangha nyingma, tout le monde sait que Matthieu Ricard est frère d'initiation de Sogyal. Comme Sogyal, Matthieu Ricard fut initié par Dilgo Khyentsé, un maître tantrique de la secte tibétaine des nyingmapa. Secte réputée pour son "jyorwa" et ses pratiques magico-sexuelles ésotériques.

Comme le lamaïsme est un occultisme qui se dissimule derrière une apparence bouddhiste, nous devons nous interroger : Matthieu Ricard est-il secrètement, lui-aussi, un pratiquant de la folle sagesse à l'instar de Chögyam Trungpa (un protégé de Dilgo Khyentsé), de Sogyal ou d'un Drukpa Kunley (célèbre lama lubrique, occasionnellement tueur) ? 


Tout est possible dans l'univers assez sordide du lamaïsme. Le Dalaï-lama, lui-même, est un personnage ambigu longtemps au service de la CIA et proche ami du criminel Bush, entre autres. (https://www.upr.fr/actualite/le-dalai-lama-fete-son-80e-anniversaire-avec-george-w-bush-au-texas)


Une certitude, le concept de folle sagesse permet aux initiés de hauts rangs de commettre des actes que la morale réprouve. Le bouddhisme tibétain étant fondamentalement ésotérique, les profanes ignorent l'occultisme pervers que pratiquent secrètement les lamas qui s'affranchissent de toute conscience morale.



Secrètes perversions 

Moine nyingmapa depuis de nombreuses années et proche du Dalaï-lama (le grand hiérophante des arcanes ténébreux de Kalachakra), Matthieu Ricard fut donc initié aux traditions secrètes du vajrayana. Traditions qui, de Dilgo Kientsé à Padmasambhava en passant par Longchenpa, n'écartent jamais le "jyorwa" (sbyor-ba) ou yoga sexuel.

Fondateur de la secte nyingma et propagateur du bouddhisme magique au Tibet, Padmasambhava, le maître avec qui Matthieu Ricard s'identifie quotidiennement durant la pratique du Gourou Yoga, avait un grand appétit sexuel et ne pouvait pas se contenter d'une seule épouse. 



Padmasambhava et la sexualité morbide des initiés, les amants tiennent chacun une calotte crânienne humaine (kapala) remplie de sang.


Dans le Vajrayana, la sexualité est une véritable obsession. Obsession que l'on dissimule aux profanes en évoquant un prétendu symbolisme. Mais en réalité, elle explose dans des pratiques et des rites réservés aux seuls initiés.

Les Tantras "supérieurs", ces textes traditionnellement secrets sacralisent les obscénités et toutes sortes de perversions. « Dans le Chandamaharosana tantra par exemple, l’amant avale avec une avidité joyeuse le liquide qui suinte du vagin et de l’anus de l’amante et goûte sans nausée ses excréments, son mucus nasal et les restes de nourriture qu’elle a vomi sur le plancher. Le spectre complet des déviances sexuelles est présent, même si c’est sous la forme du rite. » (source : L’histoire secrète des dalaï-lamas)

Autre extrait du
 
Tantra de Chandamaharosana : 

"Pour parvenir à l’état de Bouddha, prenez refuge dans la vulve d’une femme..."  


« Quand j’enseigne de renoncer à l’union sexuelle, c’est pour que les êtres faibles du monde l’abandonnent. J’enseigne tout ce qui aide les êtres du monde à mûrir.

Dans tous les discours et textes Abhidharma, les femmes sont dénigrées. Cela s’adresse à des disciples de faibles capacités. La vérité profonde est enseignée secrètement.

Pourquoi les premiers disciples et certains autres ont-ils calomnié les femmes ?

Le Seigneur Bouddha répondit :

« Cela est fréquent chez les nouveaux disciples, comme pour d’autres qui vivent au royaume du désir sans connaître le chemin de la Libération qui repose sur les femmes et qui permet de tout obtenir. »

C’est avec son épouse Gopa que le Bouddha fit l’expérience de l’extase en unissant le sceptre de diamant et le lotus. Sans cette expérience, il n’aurait pas atteint l’Eveil.

La pratique de l’Eveil ne s’accomplira pas par ascétisme.

Aussi longtemps que l’esprit n’est pas purifié, on ne porte pas de fruit et on est enchaîné par l’ignorance.

Celui qui, éprouvant du désir, réprime le désir, vit le mensonge. Ce mensonge est un péché qui mène en enfer... […]

Pour parvenir à l’état de Bouddha, prenez refuge dans la vulve d’une femme de valeur. »



Tantra de Chandamaharosana. 



Tuesday, February 20, 2018

Qu'ont-ils fait du bouddhisme ?



Qu'ont-ils fait du bouddhisme ? 


Une analyse sans concession 
du bouddhisme à l'occidentale

de Marion Dapsance


« "Analyse sans concession." Le sous-titre de ce petit essai pouvait laisser craindre un énièrne exercice de dénonciation de l'impureté de notre rapport au bouddhisme. Or, si l'auteure ne se prive pas d'une certaine ironie envers les phénomènes de mode (l'art de faire des affaires - ou l'amour, ou du sport... - « en pleine conscience »), elle prend vite un chemin moins fréquenté : celui qui mène aux sources de cette invention, par l'Occident, d'un bouddhisme à sa main. « Le Bouddha est devenu philosophe quand nous avons cessé d'être chrétiens », écrit cette anthropologue, auteure des « Dévots du bouddhisme » (Max Milo, 2016), qui avait créé quelques vagues en opposant à notre version éthérée de cette supposée « sagesse » la réalité orientale de ce qui demeure une religion.

Quelle fonction remplit le double que nous en avons fabriqué ?

Marion Dapsance débouche sur la figure d'un contre-modèle du christianisme qui, ayant partie liée aux processus européens de sécularisation commencés au XIXe siècle, n'avait en somme que faire d'une fidélité à sa source. Un bouddhisme non pas réformé mais réformateur – instrument d'un rapport de l'Occident avec lui-même. »


FI. GO. 

Qu'ont-ils fait du bouddhisme ?


EXTRAIT

Sauf pour une minorité de pratiquants assidus et d'érudits avisés, le bouddhisme est aujourd’hui associé au matérialisme, à l’individualisme et au capitalisme. Il suffit d’accoler « méditation »,« pleine conscience » ou « sagesse bouddhiste » à toutes les activités quotidiennes pour que celles-ci deviennent du même coup « spirituelles ». Manger « en pleine conscience », avoir des relations sexuelles avec qui l’on veut « en pleine conscience » ou faire des affaires « en pleine conscience », tout cela va à l’encontre du bouddhisme traditionnel, mais plaît aux Occidentaux, qui entretiennent ainsi l’illusion de ne pas être de simples consommateurs. 

Cependant, peut-on encore parler de « spiritualité », c’est-à-dire de prééminence de l’esprit sur le corps, quand aucune restriction ni aucun sacrifice ne sont exigés , quand il ne s’agit plus que de « vivre dans le moment présent » et de « s’aimer soi-même », quand les questions de la mort et du sens de la vie sont presque totalement évacuées ? 

Suffit-il de s’absorber entièrement dans une activité pour qu’elle devienne par là même « spirituelle » ? 

Et si le bouddhisme et la méditation à l’occidentale se sont éloignés de leurs modèles asiatiques, sur quelles nouvelles bases culturelles et sociales se sont -ils fondés en Occident ? 

Rappelons en effet que, traditionnellement, les pratiques bouddhiques n’ont jamais eu pour but la relaxation du corps ou de l’esprit. Si les ascètes bouddhistes pratiquaient l’attention aux mouvements incessants du corps et de l’esprit, ce n’était pas pour s’y sentir mieux mais, au contraire, pour réaliser qu’ils étaient transitoires, impermanents, illusoires. 

Par exemple, le méditant devait considérer son corps comme un cadavre en devenir, une source de souffrances sans fin, un ensemble d’éléments composites sur lequel aucun bonheur durable ne saurait être fondé. L’idée d’être une personne à part entière, dotée d’une identité propre, avec ses goûts, ses préférences et ses désirs constitue pour les bouddhistes la grande illusion à éradiquer, celle qui, précisément, conduit à la souffrance éternelle. Chercher à assouvir ses envies, mettre en œuvre des stratégies pour atteindre ses objectifs, tâcher d’améliorer ses conditions de vie sont, pour le bouddhisme, des désirs issus de la croyance erronée en la réalité d’un « soi » indépendant. Ces désirs entraînent celui qui les entretient dans la ronde sans fin de l’illusion et de la souffrance (samsâra). Il s’agit alors de les anéantir ou, selon les traditions tantriques, de les transmuter. 

Le désir est ainsi souvent symbolisé par la femme : dans le bouddhisme ancien, l’un des exercices de visualisation les plus courants consistait à visualiser toute femme, vivante ou imaginée, sous la forme d’un sac de pus et d’excréments, ou encore d’un futur cadavre en putréfaction. La tendance du tantrisme visait au contraire à attiser le désir, mais à le dévier de sa route habituelle en dirigeant le plaisir vers des centres psychosomatiques plus élevés — les chakras, ou « roues » supérieures, selon les conceptions physiologiques de l’Inde ancienne. 


Nous sommes là bien loin de nos pratiques contemporaines, destinées à affiner le plaisir procuré par les sens en y portant toute son attention, ou à calmer son esprit dans le but de le rendre plus performant dans la vie quotidienne. 

Commander le livre : Qu'ont-ils fait du bouddhisme ?


Monday, February 19, 2018

Sogyal, gourou des décideurs gouvernementaux australiens

Régulièrement accusé d'abus, notamment sexuels, le maître bouddhiste tibétain Sogyal Rinpoché, parvient toujours à échapper aux poursuites judiciaires. Qui intimide les victimes du gourou afin qu'elles ne portent pas plainte ? (Balance Ton Porc est le seul site qui permet aux victimes de harcèlement sexuel, d'agression sexuelle ou de viol de poster anonymement leur témoignage et d'échanger ensemble.)

Sogyal était le maître de méditation de dirigeants australiens, de la santé publique, du gouvernement et de la défense.



Un groupe de personnalités du monde des affaires s'est réuni dans une salle de conférence de Sydney pour y examiner les allégations concernant Sogyal (le gourou tibétain de Rigpa) qui ont scandalisé le monde bouddhiste.
Le groupe était constitué de :

- David White, président des conseillers en stratégie d'entreprise, Port Jackson and Partners ; 


- Ian Buchanan, ancien associé principal des consultants en gestion Booz Allen Hamilton ;

- Diane Grady, directrice non exécutive de Macquarie Bank et présidente de l'Ascham School ;

- Gordon Cairns, président d'Origin Energy et de Woolworths. 


Ces quatre personnalités sont impliquées dans l'organisation de Practical Wisdom. Basée à Sydney en Australie, cette entreprise de retraites d'affaires travaillait avec Sogyal depuis 15 années.

Désormais le sulfureux gourou tibétain n'est plus le bienvenu à Sydney pour diriger les retraites de Practical Wisdom. Les accusations contre Sogyal (abus physiques, psychologiques et sexuels) ont fini par déranger les hommes d'affaires et les décideurs gouvernementaux d'Australie.


Créé en 2002, Practical Wisdom prétend mettre à la disposition des dirigeants australiens, de la santé publique, du gouvernement et de la défense "d'authentiques enseignements bouddhistes sur la méditation, la compassion et la sagesse". Sogyal, le plus célèbre enseignant tibétain après le Dalaï-lama, y faisait figure de grand méditant


"Grand méditant", c'est à se tordre de rire quand on connaît Sogyal !


Nectar de lama tibétain




La pratique du nectar « bdud-rtsi »




La méthode du «nectar»
 en sanskrit : Amrita et en tibétain : bdud-rtsi. 

Qu’est-ce que c’est cette méthode du nectar ? il s’agit d'abord d’expliquer comment obtenir ce « nectar ».


Il existe deux types de nectar dans ce monde, et ils sont comestibles : le premier est le nectar destiné aux humains et le second est le nectar destiné aux dieux du monde du désir (« kama-loka » en sanskrit). Les dieux du monde du désir sont des êtres qui possèdent des pouvoirs; ils sont invisibles à nos yeux et vivent plus longtemps et généralement mieux que les êtres humains.


Le nectar destiné aux êtres humains se compose principalement d'aliments et d’herbes. Ces aliments sont mélangés avec un peu de beurre au lait de vache et/ou de chèvre, et accompagnés d'herbes raffinées en poudre. 


Dans le bouddhisme tibétain ce genre de nectar est parfois mélangé à d’autres aliments incroyables. Pourquoi les appelle-t-on des aliments incroyables ? Simplement parce que vous n’arriverez jamais à imaginer ce qu’ils sont. Ces suppléments sont appelés dans le bouddhisme tibétain le grand et le petit arôme. Le grand et le petit arômes sont respectivement les matières fécales et l'urine du gourou tibétain. C’est parce que vous ne l'auriez jamais deviné, qu’on les appelle « incroyables », et non pas parce qu'ils sont subtils.


Le grand arôme et le petit arôme sont mentionnés dans les écrits de Tsongkhapa [1]. Les critères nécessaires pour fabriquer les arômes étaient beaucoup plus stricts par rapport aux maîtres lamaïstes actuels. Tsongkhapa écrivait ceci: "Si vous voulez être un gourou, vos selles et votre urine doivent sentir bon." C’est pour cette raison qu’on les appelle petit arôme et grand arôme.


Si les résidus du gourou sentent mauvais, alors vous ne devriez pas prendre cet homme comme gourou. C’est la condition requise par la tradition du bonnet jaune, qui se fonde sur l'enseignement suprême de Tsongkhapa. Le yogi C.M. Chen dans son écrit « Yogi Chen’s Works » mentionne également le nectar tibétain en expliquant le raffinage du nectar sous forme de petits comprimés, parfois ajouté du grand ou du petit arôme ( « Yogi Chen’s works », Volume III).


Dans le livre « Lamdre» de l’école de Sakyapa (une école de lamaïsme tibétain), il est écrit que le grand arôme est mélangé avec du miel. Une fois qu'une personne est à jeun, elle doit manger un peu de nourriture et récupérer ensuite ses propres excréments. Elle doit alors les étaler sur une table en pierre pour les faire sécher au vent. Les excréments sont mélangés avec du miel, du beurre et un peu d'eau, puis séchés sur un petit feu. La personne récupère finalement quelques boules qui ont la forme et la taille des excréments de moutons. Les boules sont ensuite conservées au sec pendant un certain temps.


Ces boules doivent être consommées le matin. 

Lire la suite :


[1] Tsongkhapa : (1357-1419) (Tsongkhapa était un des maîtres les plus importants du lamaïsme tibétain ; il est né près d'Amdo au Tibet et a fondé la tradition Gelugpa ou « Tradition du bonnet jaune »)




Thursday, February 15, 2018

La fin du lamaïsme ?




Sogyal, le gourou de Rigpa, fut éjecté de son trône en juillet 2017. Quelques mois plus tard, prétextant l'existence de mauvais esprits à l'Institut Karma Ling, un adepte du lamaïsme mit le feu au centre de bouddhisme tibétain dirigé par le lama Denys.

Gendre de Jean-Pierre Schnetzler (un franc-maçon propagateur du bouddhisme magique du Tibet), Denys est un hiérarque de la secte kagyu portant le titre « Rinpoché », signifiant qu'il est un « précieux » enseignant du lamaïsme, ce fatras de croyances qui vont de la magie rituelle à Nagarjuna en passant par une inquiétante démonologie.


Un incendie "pour faire cesser les mauvais esprits"

« Mis en examen pour incendie criminel et écroué, l'incendiaire présumé est un ancien adepte du site, où il a passé plusieurs retraites. Il a expliqué en garde à vue avoir agi "pour faire cesser les mauvais esprits". Son état de santé est toutefois jugé compatible avec une sanction pénale », précise Nicolas Péronnet de France Bleu Pays de Savoie.

Wednesday, October 04, 2017

Le Domaine de la Solitude



Le Domaine de la Solitude est une immense propriété catholique de presque 40 hectares, située en Gironde à Martillac. Il comprend un vignoble et un important complexe immobilier offrant une hôtellerie moderne à de néo-ermites .

Les transfuges du bouddhisme tibétain, les dissidents de RIGPA (école du dzogchen nyingma fondée par Sogyal), trouveront au Domaine de la Solitude le confort qu'affectionnent les spiritualistes modernes désireux de jouer aux ermites de luxe le temps d'un week-end. 

En 2008, les courtisans de la république maçonnique, se déplacèrent dans le sud de la France pour chanter les mantras d'inauguration de LERAB LING, le temple doré de Sogyal, situé dans l'Hérault. Marie-Antoinette jouait à la bergère, Carla Bruni-Sarkozy interprétait le rôle de dévote du bouddhisme tibétain devant le dalaï-lama et Sogyal-le-pervers, frère d'initiation de Matthieu Ricard. 

Les révélations concernant Sogyal mettront-elles un terme à la comédie tibétaine ? 

Le rideau qu'utilise le moine Matthieu Ricard pour se draper de fausse sagesse himalayenne va-t-il enfin tomber ? 

Quoi qu'il en soit, l’Église du pape François, à l'instar du néo-bouddhisme, se transforme en religion du bien-être, en loisir pour néo-anachorètes argentés grands consommateurs de techniques de développement personnel.






Wednesday, September 27, 2017

Dialogue avec Dharma N°2


Par un Dharmacârin 


Question : Je suis revenu vous voir car j’ai du mal à digérer ces événements récents pourtant clairement nommés dans la “Lettre ouverte aux Dévots du Bouddhisme”. Vous m’avez certes apporté la dernière fois des éléments de compréhension, mais je dois dire que j’ai du mal à les assimiler pour me libérer de ces événements. 

Réponse : Comprenez que dans tous les domaines vous trouverez des “faux billets et des vrais billets” et que les faux billets attestent toujours des vrais. Le Bouddha parlait des contrefaçons de son Dharma simple et direct. Dans les bouddhismes qui se développèrent au cours des siècles, ce sera la même chose. N’oubliez pas que le Dharma arrivera au Tibet au 8ième siècle de notre ère, 1300 ans après la mort du Bouddha historique, au cours d’une première vague par ce curieux moine Padmasambhava venu semblet-il de l’Oddiyâna, petit royaume du nord-ouest du Pakistan actuel, moine dont les comportements semblent avoir été plus qu’aberrants, sinon cruels, que Dharmiques. Ensuite, il y eut au Tibet une période de plus d’un siècle de persécution au même moment que celle qui s’opéra en Chine en 842, car des monastères bouddhiques de cette époque, dans ces deux pays, étaient devenus tant corrompus qu’ils prenaient trop de pouvoir politique et financier. Au Tibet, le Roi Langdharma mit un terme à ces corruptions, fut ensuite détesté et considéré comme un méchant, bien sûr. Ce n’est que plus tard que la seconde vague du Dharma arrivera au Tibet, au 10ième, 11ième siècle. Et là, ce sera l’émergence certaine des Tantras venus surtout d’Inde. Les Tibétains commencèrent, à partir des textes Indiens, à fabriquer leur propre modalité qui se divisera plus tard en branches différentes, parfois opposées pour des raisons de marketing financier et politique dans une féodalité évidente et prouvée, branches toutes imprégnées de magie blanche et noire augmentée de ces Tantras dont les interprétations peuvent être infinies. Nous étions dès lors bien loin de la Tradition primordiale, sans déités, sans croyances, sans superstitions, sans hallucinations, sans délires induits par le néocortex, cette tumeur maligne qui recouvrira le cerveau reptilien puis le cerveau limbique ou mammifère. Ces trois cerveaux dont dépend tout être humain peuvent être contrôlés par l’émergence de la connaissance de l’axe métaphysique du cœur dit spirituel. Donc, la tête, ce système neuronal complexe, n’est pas du tout le cœur qui, sous influence des conditionnements psychophysiologiques, doit les comprendre, les Voir pour s’en libérer. Le Yoga traditionnel pratiqué par le Bouddha sera pour lui un moyen pour le comprendre et accéder à cette connaissance libératrice. 

Question : Très bien, mais qu’en est-il à ce jour ? 

Réponse : Et bien, cela continue. Les moyens modernes de communications permettent une diffusion accélérée des enseignements de ces époques pas si lointaines, mais ne pas oublier que qui dit communication dit manipulation. 

Question : Si je comprends bien vous n’êtes pas tendre avec les bouddhismes Tibétains ? 

Réponse : Non, ce n’est pas cela. Je réfléchis, je vérifie et je constate. Prenez le Vajrayana. Qu’est-ce que c’est, sinon un risque d’imprégnation psychique par une décoction fortement chargée et augmentée de 4000 ans de mythologie essentiellement Indienne mais pas seulement ? Je dis bien 4000 ans de mythologie. Du temps du Bouddha, l’hindouisme n’existe pas encore. Il arrive juste après et les Hindous disent que le bouddhisme est une branche de l’hindouisme, ce qui est impossible et aberrant. Toutes les récupérations sont bonnes pour des usages falsifiés, les contrefaçons. Et sur le plan historique elles sont nombreuses. Chez des historiens endoctrinés il y a nombre de falsificateurs. Des monastères Tibétains au Tibet et en Inde continuent leurs frasques féodales en asservissant, et la pédophilie est institutionnelle dans des monastères du pays des neiges comme bien d’autres abus de toutes les sortes en Occident. 

Question : Vos propos sont graves. En êtes-vous certain ? 

Réponse : Il n’est pas question d’être certain, encore une fois. Il n’est question que d’être justement informé et de pouvoir vérifier les informations reçues, voire de les vérifier de visu sur place, ce que certains témoignages dont nous bénéficions précisent sans aucun doute. Question : N’est-ce pas diabolique ? Réponse : Oui, mais au sens étymologique car “diabolos” signifie “ce qui sépare” et “symbolon” signifie “jeter avec”. C’est ainsi que les Tibétains sont les plus grands propagandistes de leurs symboles préfabriqués pour justifier et entretenir leurs incohérences libidinales sous prétextes d’une spiritualité institutionnalisée par eux en science irréfutable, bien entendu. Pas question d’abandonner un fond de commerce qui marche si bien et qui a de beaux jours devant lui. Si la libido est une affaire naturelle chez tout être humain lorsqu’elle est équilibrée en toute légitimité, celle qui est promulguée dans les Tantras et pire dans un Dzogchen dévoyé peut aggraver les déséquilibres voire conduire à des monstruosités, comme dans ce Kalachakra très particulier. Et les pauvres occidentaux s’en remettent à ces enseignements, mais vous ne pouvez rien leur dire car ils sont fascinés par des possibles qui viendraient nourrir leurs subconscients chargés et bien loin de pouvoir opérer une purification vers une simplification absolue dans l’abandon des trois mondes. C’est ainsi que depuis des décennies, des maîtres les inondent d’initiations, de Mandalas, de Tantras, de déités mâles et femelles, de dâkinî en veux-tu en voilà. Et tu te débrouilles avec le tout. Si tu deviens fou, c’est ton affaire, que tu n’as pas écouté suffisamment, bien sûr. Ne pas oublier les offrandes au moment des Pûjas, typiquement hindouistes, autrement dit et sans aucun doute ne pas oublier de donner beaucoup de toi, et surtout ne jamais oublier ta Mastercard ou ta carte Visa premier. Voilà une réalité. 

Question : Mais pourquoi cela n’est-il pas démontré au grand jour pour mettre en garde ? 

Réponse : Certains l’ont fait et le font encore mais rencontrent évidemment des difficultés et des oppositions. On ne touche pas à un prix Nobel de la paix et à ses vassaux. Parce que la peur retient les gens dans l’esprit de troupeau et que personne n’a le courage de réfléchir par lui-même. Des politiques et des religieux très haut placés, des adeptes financiers, des médias asservies et chiens de garde participent aux “diaboles”, s’en nourrissent et les nourrissent. Il n’y a pas de petit profit. Question : Pensez-vous que cela concerne tous les enseignements Tibétains ? Réponse : NON, pas du tout. Mais, dans cette modalité, il faut trouver par soi-même le guide normal et il y en a. La seule chose que je peux vous dire est que de toute façon dans la Tradition primordiale vous avez tout l’essentiel sans avoir besoin de recourir au Vajrayâna ou au Dzogchen qui n’ont pas inventé le “fil à couper le beurre” tibétain. Dès les origines, 1300 ans avant l’arrivée du Dharma au sein des croyances Tibétaines ancestrales, vous aviez déjà tout le nécessaire suffisant. Et c’est toujours le cas.


Saturday, September 16, 2017

Dialogue avec Dharma

par un bouddhiste anonyme

Question : 

Après avoir lu une “Lettre ouverte aux dévots du bouddhisme”, je me suis procuré les documents qui y sont nommés et en ai vérifié leurs contenus. Je dois dire que ce ne n’est pas très rassurant. En qui avoir “foi” aujourd’hui ?

Comment “croire” en quelque instructeur maintenant ? Doit-on se méfier de tout le monde ? 

Réponse : 

J’ai lu cette lettre également et ai aussi vérifié son contenu. Que vous ayez pu vérifier par vous-même est favorable mais c'est une démarche rare.  

Tout d’abord il n’y a pas besoin de vous inquiéter de quoi que ce soit. Ces faits se sont toujours passés au cours des siècles dans le bouddhisme ou plutôt dans les bouddhismes, si vous préférez. Dès le début du bouddhisme cela existait déjà de même que dans les monothéismes. Que ces faits interrogent permet de réfléchir à soi-même et doit pouvoir permettre de continuer sereinement son propre cheminement. Alors, laissez donc tomber tout cela, ne vous en souciez pas davantage. Cela ne vous servira pas. Laissez ces soi-disant maîtres et ces soi-disant disciples impliqués dans ces embrouilles malsaines se débrouiller entre eux. Quand à avoir “foi”, NON ! S’il-vous-plait, ayez plutôt une confiance validée et éclairée par votre propre expérience en vérification, toujours, du comportement de celle ou de celui qui vous enseigne le Dharma. Ne “croyez” en rien que vous n’ayez vérifié et vous n’aurez plus besoin de vous méfier de quiconque, seulement de demeurer prudent en gardant toujours une distance respectueuse envers le Guide. C’est tout, mais c’est déjà beaucoup pour ne pas s’égarer. 

Question : 

J’entends bien mais tout de même n’est-ce pas difficile ? Comment être certain que l’on ne va pas se faire encore et encore berner ? 

Réponse : 

Je viens de vous le dire. Vérifiez les comportements et si quoi que ce soit de trouble vous apparaît, quittez les lieux et n’y revenez pas. 

Ne faites pas non plus du “gourou-shopping”. Il vous faut bien comprendre que la majorité des gens n’ont pas le courage de réfléchir par eux-mêmes. Ils sont pris dans l’instinct de troupeau. Ils préfèrent que l’on pense pour eux. Ils croient que sous prétexte que beaucoup de personnes, au sein d’un même groupe, adhèrent aux mêmes opinions, pensent la même chose, tels ces adorateurs crédules et immatures qui absorbent des pseudo-enseignements opiacés, que ces enseignements doivent bien être véritables. Mais personne n’a le courage de réfléchir par lui-même.

Doutez intelligemment et ne croyez en rien que vous n’ayez vérifié. Et même si vous étiez amené à vous retrouver seul à le faire au sein d’un groupe, à vous trouver rejeté par le troupeau, ne baissez pas la garde à la porte de vos sens qui vous informent pour faire surgir l’Intuition métaphysique. Mais la peur retient la majorité dans l’esprit de troupeau, n’est-ce-pas ? Ne devenez pas comme tous ces gens qui après tant d’années comprennent souvent trop tard qu’ils ont été bernés ou qu’ils se sont laissés berner. Ne perdez pas votre temps avec eux. N’oubliez jamais que les années passent vites et que votre temps est compté. 

Question : 

Mais comment être certain qu’un Guide du Dharma est compétent pour l’enseigner ? 

Réponse : 

C’est très simple. Tout d’abord, le véritable Guide ne vous humiliera jamais. Il ne vous vampirisera jamais, il ne vous demandera rien, jamais d’argent, aucunes faveurs, ne vous exploitera pas, n’exigera rien de vous. Il vous laissera entièrement libre de vos décisions. Il répondra simplement à vos questions avec sympathie et respect, ne laissera pas “une folle sagesse” qui est supercherie et recherche de domination à l’égard d’autrui, se manifester. Il saura vous guider selon ce qu’il comprendra de vous, et fera du “sur-mesure” pour vous, jamais du prêt-à-porter ! Alors, votre Confiance pourra prendre sa juste place et accompagnera la véritable possibilité de développer l’Energie, la Vigilance, la Concentration, la Connaissance transcendante ou Intuition Métaphysique. Que vous puissiez comprendre et développer ces 5 forces sera son unique préoccupation par amitié pour vous, car un véritable Guide n’est qu’un ami de cœur sur la Voie, rien d’autre. Pour faire autorité il n’y a aucun besoin de le prétendre en s’érigeant en “maître”. D'ailleurs, un Guide normal n’affirmera jamais qu’il est un maître. 

Maintenant que je vous ai dit un essentiel je ne vois pas autre chose à ajouter. Vous pouvez revenir quand vous voulez. Au revoir et à bientôt si vous le souhaitez.


Thursday, September 07, 2017

LETTRE OUVERTE AUX DEVOTS DU BOUDDHISME

par Patrick

“La disparition de la Bonne Loi n’a pas lieu tant qu’une contrefaçon de la Bonne Loi n’apparaît pas dans le monde. C’est lorsque la contrefaçon de la Bonne Loi apparaît dans le monde que la bonne loi disparaît. ”
Samyutta Nikaya




1. La lecture du livre de Madame Marion Dapsance “Les Dévots du Bouddhisme” édité chez Max Milo nous informera de faits que nous ne connaissions pas, même si depuis la nuit des temps les collusions et les corruptions mondaines existent au sein de mondes religieux.


2. Nous découvrirons l’article du journal La CROIX du 30 Janvier 2017, écrit par Madame Claire Lesegretain “Polémique autour d’un livre hostile au bouddhisme tibétain”. Dans cet article, un professeur de l’INALCO et à l’UCL, grand sympathisant “des” bouddhismes tibétains, Président de l’Institut d’Etudes Bouddhiques, de même qu’un tenant du Soto Zen Français, s’opposaient à Marion Dapsance en des propos qui nous semblaient défensifs et inquiets, voire agités d’un déni, tandis que le livre de Marion Dapsance nous semblait tout simplement exposer des faits, sans intention de polémique, sans hostilité, sans diabolisation de ces faits, faisant ainsi et certainement “oeuvre de santé publique” par devoir d’alerte, par soucis de retrait devant un danger grave et imminent, par principe de précaution.


3. L’article du journal Marianne N°1062 du 28 juillet au 3 août 2017, pp. 30 et 31, par Madame Elodie Emery, venait confirmer peu de temps après les faits nommés qui se transformaient de plus en plus en preuves…

[Entre temps, nous lirons le livre de Madame Elisabeth Martens : “Histoire du Bouddhisme tibétain” La Compassion des Puissants, édité chez L’Harmattan, Recherches Asiatiques].


4. Par France Inter, le 28 août 2017, et les articles de la presse Française du même jour nous apprenions du journal Libération et du journal le Figaro que Huit des principaux élèves de Sogyal Rinpoche venaient d’écrire à 1500 adhérents de RIGPA pour dénoncer cela même qu’ils subiront de ce Lama tibétain, pendant 25 années, pour certains d’entre eux ! Nous apprenions aussi que ce Lama tibétain du centre bouddhique Lerab-Ling de RIGPA dans le sud de la France venait d’être “disgracié !” par le Dalaï-Lama et que Matthieu Ricard qualifiait le comportement de Sogyal Rinpoche d’inadmissible. N’était-ce pas trop tard ?! Nous rappelons que le Dalaï-Lama n’est qu’un représentant d’une des modalités bouddhiques tibétaines et que les modalités tibétaines ne représentent qu’un faible pourcentage de l’ensemble des différentes écoles ou modalités bouddhiques, aussi que le Dalaï-Lama n’est pas le “Pape” des bouddhistes comme beaucoup et curieusement se l’imaginent ! Pourquoi ce silence des autres représentants ?


5. Comment ce Professeur de l’INALCO et ce moine (?) Zen, avaient-ils donc pu ainsi mentir ?

Comment pourraient-ils répondre de leurs mensonges dans l’article du journal La CROIX ?

Etait-ce une parade religieuse par déni et par dénégation, pour cacher on ne sait trop quoi ni pourquoi de ce qu’ils savaient probablement depuis longtemps des comportements de ce Lama psychopathe, comportements totalement contraires aux enseignements du Bouddha ? 

Comment peut-on chercher à justifier ces comportements sous prétexte de soi-disant “folle sagesse” dans le Dzogchen ou sous prétexte de soi-disant “lien sacré” dans un Vajrayåna nourri à des Tantras réservés uniquement à quelques rares ascètes équilibrés, MAIS, hélas, pratiqués par de nombreux autres qui se perdent le plus souvent dans l’obscurité de leur irrationalité ? 

Comment peut-on justifier ainsi les comportements excentriques et corrompus de ce genre de Gourous ?

Comment des disciples du Bouddha aussi instruits et éduqués auraient-ils pu ainsi duper le public par l’intermédiaire du journal LA CROIX ? 

Comment des enseignants du Dharma qui prétendent enseigner la Parole Juste de l’Ethique Dharmique, du Noble Sentier Octuple, et le 4ème précepte de cette Ethique fonctionnelle... comment auraient-ils pu ainsi dériver vers une indignité manifestée ?


6. Sans conteste, le livre de Marion Dapsance exposait, par conséquent, des faits prouvés que personne auparavant ne voulait mettre sur la table ni entendre, faits que les huit principaux disciples de Sogyal Rinpoche osaient à présent, et enfin par eux-mêmes, confirmer par leur courrier adressé aux 1500 adeptes du centre bouddhique Rigpa de l’Hérault. Jusqu’alors, tout en prétendant suivre le Chemin du Bouddha, il suffisait au plus grand nombre de mentir sans
rien dire, de cacher, d’enfouir les non-dits, puis ensuite, et par réaction, à des enseignants connus, transformés en détracteurs de justes propos, de chercher à réduire au silence le témoignage d’un livre clair de signification, de chercher à nuire à son auteure, voire de l’humilier. 

Rappelons que les comportements de ce Lama tibétain sont similaires aux incestes familiaux, mais, ici, en particulier, au sein même d’une famille qualifiée de communauté bouddhique ou Sangha, d’une famille comportant dans le cas présent plusieurs milliers d’adeptes de toutes les couches socio-culturelles et professionnelles.


7. Si la réponse claire à la souffrance humaine est parfaitement exposée par le Bouddha dans son Dharma, dès les origines fin 6ème, début 5ème siècles avant l’ère Chrétienne, comment des disciples souvent et hélas imprudents, irréfléchis, soumis généralement par instinct de troupeau, si facilement manipulables, dominables, serviles volontaires “dans la foi du charbonnier”, inhibés d’intelligence à pouvoir vérifier : Comment pourraient-ils ou pourront-ils retrouver une santé mentale et un équilibre post-traumatique après avoir été si longtemps exploités comme simples objets sexuels, objets financiers, abusés de violences psychiques et physiques, bernés de mensonges doctrinaux qui n’ont strictement rien à voir avec le Dharma authentique ?

Pourquoi des contrefaçons font elles ce jour leur loi un peu partout dans des enseignements contrefaits auxquels adhèrent tant et bien d’autres dans divers centres ? Ceux qui peuvent comprendre les notions de harcèlement moral, de chocs post-traumatiques, notions parfaitement décrites par la médecine psychiatrique depuis la fin de la guerre 39-45, en considération des traumatisés de la guerre et des rescapés des camps de concentration, aussi par les découvertes en neuro-physiologie et en neuro-endocrinologie, par, entre autres découvreurs, le Pr Henri Laborit, ceux qui connaissent la nécessité en médecine d’urgence et généraliste de prendre en charge sans tarder les conséquences parfois irréversibles physio-psychologiques des actes des “prédateurs-vampires” des énergies d’autrui, le plus souvent pervers narcissiques psychopathes, que pensent-ils du devenir de ces braves gens si crédules dont la fragilité à croire en tout et à n’importe quoi, les conduisent inéluctablement à “avoir la Foi” en de soi-disant maîtres plus qu’incertains qui les détruisent et les conduisent à la perte de leur intégrité physique et mentale, à la perte de leur dignité, et, bien sur, sous la bénédiction des Gourous Grands Compassionnés ?


8. Le ministère de la santé, le ministère de la justice, le ministère de l’intérieur qui a en charge le maintient du respect harmonieux des cultes religieux divers sont-ils informés des faits dont nous parlons ? Quel est le devenir de ce Lama tibétain prédateur ? La loi Française lui sera-t-elle
appliquée ? Qu’en pense son ex-ami le Dalaï-Lama, bonnet jaune ? Qu’en pense Matthieu Ricard et reviendra-t-il bientôt au journal de 20 heures l’expliquer aux Français ?


9. Comment tous ces grands centres tibétains peuvent-ils récolter autant d’argent pour se construire et se répandre un peu partout ? Qui se trouve derrière tout cela ? Quels sont les enjeux ? Un immense centre tibétain est en cours de construction en Basse Normandie…


10. Les prérequis raisonnables, fondamentaux et nécessaires à la Compréhension du Dharma, enseignent l’abandon systématique de ce que l’on appelle les 10 liens, dont le troisième lien est l’abandon des rites et des cérémonies. Celui qui n’est pas libéré de ce lien ne peut évoluer sur le Chemin du Dharma du Bouddha qui n’est pas du tout un enseignement mondain, mais qu’il l’est devenu par perte des résultats subtils.

Pourquoi enseigne-t-on et maintient-on ce jour tout le contraire à travers une débauche de rites et de cérémonies en adoration de “béquilles et de poteaux indicateurs” totalement absents des fondamentaux des origines qui suffisent à la compréhension ? Pourquoi ces béquilles et ces
poteaux indicateurs à n’en plus finir dans ces centres tibétains, ont-ils remplacé sans vraiment l’assurer la véritable connaissance des fondamentaux du Dharma ? Ce point est très important à comprendre pour comprendre une forme, cette forme, de bouddhisme tibétain qui inonde de croyances et d’irrationnel des croyants crédules.


11. Que l’UBF ait écarté d’elle-même la branche Française Rigpa n’est-il pas dérisoire quand la contamination est déjà, ici même, injectée à des destinées plus qu’incertaines ?


12. Qui finance le bouddhisme tibétain de ces millions d’Euros ? Pourquoi, une place au premier rang, pour assister au spectacle du 17ème Karmapa, des bonnets rouges, à Paris, coûtera-t-elle 1000 euros par personne ?


13. Ce qui nous préoccupe davantage est la façon dont le Dharma n’est plus enseigné. Que les rites et les cérémonies viennent compenser les frustrations existentielles d’adeptes, compenser leur besoin de croire, est certain, mais n’a Rien à Voir avec le Dharma du Bouddha.


Wednesday, August 30, 2017

Le sadhou du Pic Saint Loup

Depuis presque 40 ans, un ascète français est inspiré par le mode de vie des anachorètes hindous : yoga, nudité, végétarisme... 


En 1998, Edgard C..., ou plus simplement Baba, a installé son ermitage non loin du Pic Saint Loup dans l'Hérault.

Tuesday, August 29, 2017

Le scandale qui secoue la communauté bouddhiste tibétaine


La secte lamaïste Rigpa est exclue de l'Union bouddhiste de France, 
son gourou est écarté.




Le leader spirituel de l'école de pensée bouddhiste Rigpa, a annoncé sa retraite forcée, frappé par un scandale d'agressions sexuelles et physiques, et d'abus financiers.

C'est une petite révolution qui s'est produite cet été au sein de la communauté bouddhiste tibétaine en France et qui a forcé le leader spirituel de l'école de pensée bouddhiste Rigpa au départ.


Au cœur de la tempête, Sogyal Rinpoché, l'un des artisans de la popularisation du bouddhisme en Occident et auteur en 1992 du "Le livre tibétain de la Vie et de la Mort", paru en 1992 et vendu à 2,8 millions d'exemplaires. Une figure donc, qui est définitivement tombée de son piédestal mi-juillet, lorsque huit de ses plus proches disciples, comme l'a révélé Marianne, envoient une lettre à 1 500 membres de Rigpa. Sur sept pages, on lit les claques, les humiliations, les agressions sexuelles, le train de vie trop luxueux.


Cette lettre, Olivier Raurich l'a lue, avec soulagement. Ancien traducteur de Sogyal Rinpoché, il a quitté Rigpa en 2014. Il avait dénoncé en vain ces agissements. Deux femmes lui ont confié avoir été violées.Olivier Raurich a constaté lui même des abus financiers : "En 2014, dans une grande retraite pour 600 à 800 personnes dans le centre principal près de Montpellier [NDLR : le centre de Lerab Ling], Sogyal Rinpoché nous a demandé des offrandes abondantes en argent liquide, et il a insisté pour que ce soit abondant et pour que ce soit en liquide. J’ai regardé les enveloppes tomber dans les paniers et je me suis dit que ça faisait beaucoup d’argent liquide et que si c’était destiné à des causes humanitaires et pures, pourquoi faire cela sous cette forme illégale".

La dénonciation d'Olivier Raurich, et quelques mois plus tard, la parution du livre "Les dévots du bouddhisme" (éd. Max Milo) de l'ethnologue, Marion Dapsance, n'ont rien changé. La lettre des disciples, en revanche, a créé un électrochoc, car elle émane de bouddhistes qui n'ont pas voulu quitter la communauté. Le moine Matthieu Ricard a fini par qualifier les actes de Sogyal Rinpoché d'"inadmissibles".

Le Dalaï Lama en personne a dû prendre position, début août, lors d'une conférence à Ladakh en Inde : "Certaines institutions lamaïques sont influencées par le système féodal. C’est dépassé, ça doit s'arrêter. Ces gens ne suivent pas l''enseignement du Buddha.
La seule chose à faire c’est de rendre ça public, dans les journaux, à la radio. Rendez ça public ! Sogyal Rinpoché était mon grand ami, mais c’est fini, il est tombé en disgrâce.

Dans la foulé, la communauté Rigpa a annoncé une enquête interne et la mise en place d'un code éthique.

Le scandale Rigpa est-il l'arbre qui cache la forêt ?

Tous les interlocuteurs, même ceux qui ont eu à accompagner des victimes d'abus, soulignent qu'il ne faut pas jeter l'opprobre sur la communauté bouddhiste dans son ensemble. Les dérives sont rares et localisées, mais elles existent.

Quand on demande à Olivier Raurich s'il avait eu vent d'autres abus, ailleurs, quand il était encore chez Rigpa, il le confirme, tout en ayant lui même du mal à y croire : "J’ai quelques bruits par des amis qui sont dans d’autres centres, mais bizarrement je pensais que c’était réservé aux autres. Quelque part c’est presque impensable, car les grands maîtres sont de droit divin, donc il faut avoir le nez dessus pour l’accepter et même dans ce cas, c’est difficile."

Ces soupçons, l'Union Bouddhiste de France, qui condamne toute dérive et vient d'exclure Rigpa, en a également entendu parler, comme l'explique l'un de ses dirigeants, Olivier Wang Genh. "Je pense que ça touche la communauté bouddhiste dans son ensemble et ça montre que toute forme d’angélisme ou de naïveté n’a pas sa place. On doit écouter des enseignements avec clairvoyance et toujours rester dans cette vigilance. Mais on fait très attention à ce que ça n’arrive pas ou le moins possible."

Reste que malgré tout cela arrive, parfois. Certains interlocuteurs, qui ne veulent pas en faire état au micro, évoquent la Dordogne, l'Auvergne, Montpellier. Des témoignages aussi sur les forums bouddhistes, avec toutes les précautions indispensables.

Et puis un cas un peu plus concret. C'était en 2011 au Temple des 1000 bouddhas en Saône-et-Loire. Trois lamas ont été exclus, après des dépôts de plainte. L'une est toujours en cours d'instruction, les trois autres avaient abouti à des relaxes fautes de preuve. Et on touche là le cœur du problème

Une parole qui a du mal à se libérer

Difficile de dénoncer, par honte de s'être laissé avoir, par douleur, par peur que son affaire ne discrédite tout le bouddhisme. Ceux qui franchissent la porte des associations d'aide aux victimes renoncent parfois aussi à porter plainte sur les conseils de ces mêmes associations qui ont peur que les personnes soient broyées par des années de procédure, peut-être inutile.

Daniel Sisco est le président de l'Association des familles et individus victimes de sectes, l'Adfi Paris Île de France : "Rassembler les preuves dans le domaine de l’emprise psychique c’est très, très difficile. Il y a heureusement une loi qui protège c’est la loi About-Picard, qui permet aux gens de faire référence à la mise en état de sujétion, mais il n’y a rien de plus difficile à prouver que l’état de sujétion car c’est la parole d’une personne contre une autre. Là où ça peut commencer à construire l’assise d’une procédure juridique, c’est quand vous avez cinq ou dix personnes qui disent la même chose à propos d’un individu".

L'ADFI Paris Île de France a répertorié 18 cas de signalements d'abus dans la communauté bouddhiste l'an dernier. Le bouddhisme, peut être un point d'entrée séduisant pour les mal intentionnés, poursuit Daniel Sisco, car les préceptes sont rassurants.

Si la lettre envoyée cet été pour dénoncer les actes de Sogyal Rinpoché est une révolution, c'est parce qu'elle montre que la parole commence à se libérer. Le linge sale continue à se laver en famille, mais plus de manière aussi confidentielle.

En attendant, les associations et les Bouddhistes eux mêmes le disent : il est temps que la lune de miel entre l'Occident et le bouddhisme se termine, chacun doit prendre conscience que toute religion peut avoir ses brebis galeuses.

Par Delphine Evenou